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General Motors : Koenigsegg renonce à acheter Saab
ABCBourse.com24/11/09 | 18h51 -
Pour Que Choisir, l'indexation du gaz sur le pétrole est injustifiée
QueChoisir.org24/11/09 | 17h50 -
L'usine Continental de Clairoix fermera officiellement début 2010
AFP via LePoint.fr24/11/09 | 15h32 -
Pinault veut céder la Fnac et Conforama
Wall Street Journal via LExpansion.com24/11/09 | 15h10 -
Le coût de la santé pour les ménages en hausse de 50% depuis 2001
LeMonde.fr24/11/09 | 14h59
De la crise financière à la crise de civilisation
Par Le Yéti | yetiblog.org | 07/10/2008 | 11H46
Pour peu que nous prenions un peu de distance, que nous essayions d'examiner les faits avec des yeux débarrassés des schémas routiniers, et de quelques points de vue que nous envisagions les choses, une évidence se dessine peu à peu : ce à quoi nous assistons aujourd'hui avec l'effondrement du système financier mondiale, pourrait n'être rien moins que la disparition d'une organisation, d'une civilisation.
Notre système économique capitaliste tel qu'il régie le monde depuis le début de l'ère industrielle, c'est-à-dire finalement depuis peu, n'est pas seulement « en crise ». Il a atteint, je pense, un point de non-retour historique.
Le système capitalisme est né avec notre ère industrielle. Il n'est que la variante économique moderne de la course à la dominance qui est le propre de la plupart des comportements humains. Avant lui, émergèrent et prospérèrent bien d'autres organisations, bien d'autres « civilisations », dont les motivations n'étaient pas l'appropriation du capital, mais l'expression d'une volonté de dominance par la force militaire, par la maîtrise de la culture, ou encore au nom des religions. Toutes disparurent dans la nuit des temps.
Le capitalisme « financier » ne se préoccupa plus de produire des biens
L'organisation économique capitaliste pouvait à la rigueur se justifier (pour peu que n'entrent pas ici en considération les préoccupations de justice sociale) lorsque la machine industrielle avait à produire les biens et services vitaux pour les populations. Elle avait encore une raison d'être quand il se fut agi d'offrir un minimum de confort à ceux qui devenaient des consommateurs.
Mais les choses devinrent beaucoup plus critiques quand nous passâmes à la production du superflu, dans le seul but d'alimenter une machine qui ne souffrait pas de pause dans son mouvement vers l'avant. Un superflu si négatif qu'il assécha les ressources énergétiques de la planète et mit en péril nos conditions de vie.
Enfin, ces dernières années, cette course insensée franchit un pas décisif dans la folie. Le capitalisme, devenu désormais « financier », ne se préoccupait même plus de produire des biens et des services (pour la plupart devenus superflus comme on l'a vu), il fabriquait juste de l'argent.
Lors des précédentes alertes, le capitalisme dut son salut à quelques guerres « opportunes » (1914, 1939). Toutes les infrastructures matérielles et même humaines (la Shoah) étant en ruines, il y avait tout à reconstruire.
Nous avons dépassé les limites admissibles de ce développement
Et puis nous n'avions pas alors atteint encore le stade ultime de notre développement. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. La formidable accélération des innovations technologiques nous a largement permis de franchir, et même de dangereusement excéder, les limites admissibles de ce développement. Sauf à disparaître, nous allons nécessairement devoir passer à un stade de gestion, de régulation de ce développement.
Dès lors, toute la raison d'être de l'organisation capitaliste, la croissance exponentielle, disparaît. Et une nouvelle guerre à l'échelle planétaire aboutirait plus sûrement à mettre en péril la survie de cette planète, qu'à fixer les bases dramatiques d'un nouveau départ.
Quid des pays dits émergents et de tous ceux qui ont un si impérieux besoin de développement ? Les exemples de la Chine et de l'Inde montre comment le modèle capitaliste peut se révéler insupportablement désastreux en termes d'écologie et d'épuisement des ressources énergétiques. Si l'on ajoute que le développement de ces pays dépend étroitement de leurs exportations vers les pays occidentaux, on mesure l'impasse dans lequel ceux-ci vont rapidement se retrouver, et la nécessité d'inventer avec eux de nouveaux modèles de développement.
Voilà pourquoi, j'ai la conviction que nous assistons aujourd'hui au début d'un bouleversement comme il n'en existe pas un par siècle, une révolution majeure de civilisation qui restera plus tard dans l'histoire de l'humanité. Dans les mois qui viennent, ma machine économique capitaliste va s'enrayer et caler.
De gré ou de force, nous devrons revoir nos modes de fonctionnement
De gré ou de force, nous allons devoir faire face à une situation de chaos à laquelle nous devons d'ors et déjà nous préparer à faire face. De gré ou de force, nous allons être contraints de revoir tous nos modes de fonctionnement, toute notre organisation, de remettre en cause toute notre grille de compréhension du monde et ce qui faisait nos valeurs (comme le travail, par exemple).
Nul ne sait par quelles péripéties douloureuses ou heureuses nous allons devoir désormais passer, ni combien de temps cette difficile période transitoire va durer, ni ce sur quoi nous allons déboucher (la propension naturelle des êtres humains à la dominance trouvera probablement encore à s'exprimer). Mais il semble tout à fait clair que notre monde capitaliste a vécu. L'effondrement financier en cours n'en est qu'un symptôme.
Pour finir, précisons au lecteur que le but de cette tribune n'est pas d'anticiper ce qui va advenir de nos sociétés par quelques prédictions exagérément optimistes issues d'une imagination enflammée, ou par l'expression hâtive de quelques terreurs récurrentes transformées en prophéties alarmantes. Il est d'essayer de prendre conscience le plus lucidement possible de la réalité d'une révolution fondamentale en plein déroulement.
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De Hedoniste
Agitateur social | 13H10 | 07/10/2008 |
Merci à toi pour cette tribune.
Quelque part, j'ai envie de croire que la fin du systéme matérialistico-financier arrive a sa fin mais comment ne pas craindre que ce soit encore les plus faibles qui prennent les coups …
Le terme que j'ai retenu est « chaos » car, à lire et à recouper la somme d'informations dont nous disposons sur la crise en cours, on sent que le systéme s'emballe, se cherche, se transforme au fur et à mesure des minutes, des heures, …
Des initiatives non concernées de certains gouvernement … jusqu'au particulier qui se demande si il ne va pas aller vider ses comptes en banque avant Le Krach …
Ce systéme est devenu si complexe qu'il faudrait plutôt se rapprocher des spécialistes de ce domaine : le chaos, afin de sentir ou plutôt suivre, voir constater les évolutions de la crise.
L'image qui m'est revenu en lisant la chronique est une expérience de souris de laboratoire qui mangeraient pour manger, sans trop savoir à quoi manger sert réellement, si ce n'est à faire fonctionner les usines qui fabriquent l'alimentation qu'ils ingurgitent …
Simpliste ! ?
Totalement !
La différence est que lorsque la cage à souris est trop grande, on se rend pas compte … qu'on est dans la cage ! …
« Ne cherchez pas à régler votre téléviseur … »
Préparons nous plutôt à entrer dans la 5ème dimension …
De Lapin Bleu
Journaliste n°89910 | 14H21 | 07/10/2008 |
Cher Yéti,
Merci.
Enfin quelqu'un qui prend le temps de décrire l'évidence.
Bref, j'suis assez d'accord. Voire plutôt même carrément.
-- lapinesquement,
à Lapin Bleu
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 14H46 | 07/10/2008 |
Moi aussi , je suis d » accord , mon cher Yeti , je pense que nous sommes un certain nombre …Ce que vous ecrivez « est ..logique .
Est ce pour ce coup la , that is the question ?
Pour l » instant la population ( dont je fais partie ) , bien qu » inquiete , semble calme , voire amorphe , voire hallucinée ..et regarde d » un oeil torve les dirigeants et les responsables en train de paniquer comme s » ils avaient aussi peur de nous ( et que je te colmate les breches qui s » ouvrent les unes apres les autres , et que je te hurle au populo des garanties pour son epargne et que je te jette du lest de parachutes dorés en pature pour calmer les chiens …)
à Numerosix
De pablico
17H57 | 07/10/2008 |
en tout cas, les politiques ne vont pas nous resservir la même soupe sur le néolibéralisme, le libéralisme, le marché qui est sage, qui se régule tout seul etc..etc.. personne ne va plus croire ce genre de discours qui est devenu non crédible.
quelle soupe fédératrice vont- ils inventer et concocter ?
gageons que la future soupe aura l'attribut de changement de civilisation.
La droite libérale a perdu sa crédibilité dans cette affaire.
La gauche n'a pas l'air de s'engouffrer dans cette bataille pour combler ce vide.
Qui va le faire ? Avec quelle idées ? quels idéos ? quelle philosophie ?
il y a comme un grand vide….et la nature comme l'économie a horreur du vide. C'est peut-être cela une crise de civilisation.
A moins qu'une vierge libérale fasse une apparition miraculeuse dans l'antre d'une bourse.
De Phil2922
Retraite invalidité | 15H05 | 07/10/2008 |
Bravo, le Yéti pour cette brillante tribune. Je pense aussi, qu'une nouvelle société va se créer avec cette crise financière. Le problème du chaos, c'est qu'il va toucher les plus faibles, car à chaque crise, les puissants se sont toujours bien démerdés… !
http://phil195829.overblog.com
De Mr_Quiconque
15H41 | 07/10/2008 |
La fin du pétrole n'est pas une nouvauté, il me semble que par exemple Jean Marc Jancovici en parle depuis quelques années :
http://storage02.brainsonic.com/customers2/entrecom/20080227_Spie/sessio…
Un changement de société n'est envisageable que si on réforme le mode de prise de décision, sinon je ne vois pas comment les arbitrages se feraient en faveur du plus humble/dominé plutôt qu'en faveur du plus favorisé/dominant.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 16H11 | 07/10/2008 |
J'aimerais bien y croire, mais non, rien à faire, je ne peux prendre ça que comme un vain souhait.
Dire que le principe de base du capitalisme est de produire la meilleure qualité, en payant les meilleurs salaires, en reversant les meilleurs dividendes et à moindre coût. Et l'ordre des éléments n'est pas arbitraire.
Surtout qu'on voit qu'aujourd'hui c'est l'ordre inverse qui prime…
Où donc est passée cette confiance de l'investisseur qui mettait ses économies dans une boite et les y laissait pendant dix ou vingt ans ? Aujourd'hui, c'est plutôt dix ou vingt minutes…
C'est sur que moi aussi j'aimerais bien voir ce système pourri jusqu'à la moelle se faire nettoyer, décontaminer, à défaut d'être rénover ou changer.
Mais j'ai un problème pour croire à ses illusions : à droite de mon bureau, il y a Natixis dont les employés tirent une gueule de six pieds de long. Eux ont l'air de manger cette crise en pleine face.
Mais à ma gauche, il y a plusieurs boites de traders, et eux ont un grand sourire satisfait de rapaces qui viennent de se goinfrer ou qui se préparent au festin.
Un simple transfert de prédateur dominant suite à un changement climatique.
Enfin, au moins cette crise à le mérite de m'amuser. Je me dis qui si mon banquier m'appelle et qu'il me parle de découvert, je lui demanderais combien de milliards de découvert à sa boite. Et s'il me dit que j'ai perdu toutes mes économies, je lui demanderais de quelles économies il me parle.
En plus, ce climat de panique incite les gens à réduire les dépenses futiles pour l'essentiel : la bouffe. Que certains doivent même stocker. Du coup, c'est pas la crise pour tout le monde, bien au contraire…
Aller, je vais retrouver mes amis les vautours : D
De Lewlill
végéteuse | 16H45 | 07/10/2008 |
Même si je suis tout à fait d'accord avec la description de l'absurdité et des limites du capitalisme, cette tribune m'inspire des questions somme toutes très candides. Je n'ai jamais imaginé la société sclérosée, puis évoluant subitement. Alors ces soubresauts financiers ne m'inquiètent pas…
Vit-on réellement un tournant ? N'y a t-il pas eu de mouvements qui ont bien plus bouleversés le visage de notre société, et qui n'avaient rien à voir avec les krach boursiers et la finance ? Est-ce cette dernière qui définit réellement nos sociétés, impulse une dynamique de changements ?
Pourquoi utiliser le terme « chaos » ? Certes, les finances sont importantes mais n'oublie t-on pas qu'il existe d'autres fondations dans nos sociétés (je l'espère solides)…la loi, la constitution, notre histoire vont-elles être balayées d'un simple revers de main au pretexte d'une crise financière ? Pour ma part, je ne pense pas que le chaos soit pour demain…
Comme les commentateurs précédents, si les changement vont probablement être un mieux pour l'environnement et les ressources naturelles, comment les choses pourraient-elles se retourner en faveur des plus pauvres pour un meilleur équilibre des richesses nationales et mondiales ? Je ne vois même pas se profiler ce genre de changement : alors révolution vraiment ?
Sinon, pour le travail nous sommes, à mon sens, déjà plusieurs millions (rien qu'en France) à ne plus y voir un quelconque sens, il ne reste guère que le (déconnecté) gouvernement qui dans une vaine tentative essaie de réhabiliter sa valeur…Rien à faire, « là haut » ils sont à la traine, sourds et aveugles, ils ne captent rien à l'évolution imparable de la « civilisation ». On pense qu'ils dirigent tout, en fait, il n'en est rien…(peut-être juste le croient-ils ? )
Alors même conclusion, on ne sait pas ce qu'il va advenir mais ce sera différent.
De dt_ytsejam_dt
Frouze en Suisse. | 17H39 | 07/10/2008 |
Excellente contribution dont le titre même illustre bien l'ampleur des secousses qui font vaciller notre monde. Oui, sans nul doute, au-delà de la crise financière nous assistons à une crise plus globale touchant aux fondements même de notre civilisation, tout au moins dans nos pays dits industrialisés. Par ailleurs, le postulat de départ de l'article qui voit l'auteur nous inviter à « examiner les faits avec des yeux débarrassés des schémas routiniers » me semblait aussi intéressant tant nombres d'analyses actuelles restent confiné dans les vieux schémas bipolaires. Parce que si je pense, à l'instar du Yeti que la Crise actuelle est suffisamment importante pour apporter quelques bouleversements profonds, je ne suis pas sur que l'on puisse en conclure qu'elle marque la fin du Capitalisme en tant que tel, où alors il faudra s'entendre au préalable sur les termes. Parce que le Capitalisme n'est pas une fin en soit, c'est un simple concept permettant de décrire le fonctionnement économique d'une société dont le moteur principal est l'Echange et ou le « Capital » désigne justement ce que les individus peuvent échanger entre eux. Le concept repose donc sur le constat qu'un individu A ne possède pas à lui seul le « Capital » nécessaire à subvenir à tous ses besoins et doit donc obtenir l'aide d'autres individus pour combler les manques. L'Echange peut se créer dès lors qu'un individu B pourra non seulement apporter à A ce qui lui fait défaut mais aussi aura lui besoin d'une partie de ce que possède A pour vivre. Bien sur le système réel ne se limite pas à deux individus mais le principe est strictement celui-ci. Cette approche nécessite deux postulats.
Le premier est postulat que B n'est pas disposé à donner à A ce qui lui manque sans obtenir de contrepartie. Or, on voit immédiatement que pour que B n'exige pas de contrepartie, il faut soit que B dispose déjà de TOUT ce dont il a besoin et donc n'a pas besoin de A, soit que B puisse obtenir ce qu'il veut de C. Dans le deuxième cas, on doit aussi postuler que soit C échangera le « capital » qu'il a donné à B contre un « capital » dont il a lui besoin, soit que C n'a lui besoin de rien. Ainsi, dans un système global on voit bien que ce postulat est toujours réalisé puisqu'un échange aura toujours lieu à un moment ou un autre.
Le deuxième postulat est que A et B s'accordent sur la nécessité de l'échange. Ce qui à toute chance d'arriver si A et B sont seuls puisqu'ils ne peuvent exister l'un sans l'autre mais peut vite se compliquer si A peut obtenir ce dont il a besoin de la part de C. Un deuxième concept intervient alors : celui de la valeur.
Si l'on considère que A ne pourra donner à B que la part de capital qui ne lui est pas nécessaire pour vivre en échange d'une part du capital de B dont il a besoin, on voit que la première limite de la valeur d'échange est dans le capital même que possède chaque individu. Un monde idéal verrait bien évidemment A et B arriver sans problème à un point d'équilibre mais cela ne se produit naturellement pas, ne serait-ce que par exemple B possède plus de Capital que A, ou qu'il à moins besoin du Capital de A, ou encore parce que le Capital dont B à besoin soit facilement disponible alors que celui dont A a besoin soit beaucoup plus rare. Il n'est donc point d'équilibre pur et parfait et le système se stabilise lorsque, même en situation de déséquilibre des échanges, A et B (et tous les autres) obtiennent ce dont ils ont besoins a minima. Par ailleurs le système se stabilise aussi parce si un des acteurs ne peut obtenir ce minimum il disparait, au risque d'emporter avec lui son capital et de mettre en péril tout le système. Ainsi, même si B à bien moins besoin de A que A de B, la disparition de A conduirait B à sa perte si il ne peut trouver ailleurs le Capital que A lui fournissait. Si l'on considère que le but est bien de survivre, le système à donc une tendance naturelle à l'autorégulation par la recherche du point d'équilibre. Une remarque au passage : équilibre ne veut pas dire équité. Equilibre veut dire stabilisation du système. Pour faire une analogie, les plateaux d'une balance peuvent se stabiliser même si l'un est plus lourd que l'autre et ce jusqu'à ce que la différence de poids soit trop forte et entraine l'écroulement du système. Dans son autorégulation, le système cherche en fait la stabilisation plutôt que l'équilibre pur et parfait.
Si on en reste là, on voit que la seule critique à faire envers le système, sa seule limite, est de ne pas garantir une équité entre les acteurs tout en constatant que, hélas, ce qui crée l'inégalité est la valeur du capital individuel détenu par chaque acteur et que dès lors, la seule façon de vouloir lisser ces inégalités est d'ajouter une Composante « non-naturelle » au système. Le rôle de cette Composante (appelons là X) étant de veiller à ce que chaque individu obtienne un peu plus que le minimum ou dit autrement que la stabilité du système ne soit plus uniquement garantie par la nécessité de maintenir l'ensemble des acteurs « en vie ». Par ailleurs, le système exposé plus haut pose problème lorsque le Capital de A ne devient plus utile à quiconque puisque A n'a donc plus rien à échanger. X peut intervenir à deux niveaux. Soit, dans les échanges eux-mêmes en fixant de manière « arbitraire » les « valeurs » de sorte que A soit toujours sur d'obtenir au moins le minimum. Ou alors en redistribuant à A la part du « capital » de B qui lui est nécessaire ce qui implique qu'il aurait auparavant prélevé cette part à B de façon autoritaire puisque par essence X n'est pas un acteur dans les échanges. Mais attention là aussi la notion d'équilibre joue puisque par essence B ne pourra plus échanger le Capital que X lui à prélevé au risque de ne pouvoir lui-même obtenir ce dont il à besoin de la part de C, D ou E…Notons aussi au passage que la nécessaire intervention de X ne remet pas en cause le système lui-même qui reste fondé sur les échanges de capitaux.
Voilà donc notre système complété de X qui semble avoir apporté un peu d'équité tout en ayant quand même certaines limites. Il reste cependant encore un petit détail mais qui va s'avérer prépondérant. Le système est jusqu'ici basé sur la notion d'échanges vitaux…autrement dit, A et B sont non seulement disposés à échanger mais en plus ils n'ont pas vraiment le choix puisqu'ils ont besoins d'une partie du Capital de l'autre pour vivre. Or dans la réalité, les besoins des individus vont bien au-delà de leurs seuls besoins vitaux. Et c'est là que le système devient plus complexe et surtout plus fragile. En effet, par essence les besoins vitaux sont finis, limités dans le temps et l'espace (Ainsi, je n'ai besoin que d'une quantité finie de nourriture pour vivre), les échanges se produisent donc dans un système clairement délimité et lorsque A à obtenu ce dont il à besoin, il ne va pas chercher à obtenir plus. Or donc les individus se créent un ensemble de besoins non-vitaux (attention je n'ai pas forcément encore dit superflus) dont le défaut majeur est justement de ne pas avoir de limite ou disons plutôt d'avoir des limites non seulement extrêmement larges mais en plus continuellement extensibles. Dès lors le A va devoir s'attacher à faire fructifier son « capital » afin de pouvoir l'échanger contre de plus en plus de « capital » possédé par les autres acteurs. Or la valeur du « capital » de A ne vaut que par ce que B et les autres sont prêt à lui donner (voir même par ce qu'ils peuvent lui donner). Chaque acteur veut dès lors obtenir le plus possible en échange du « capital » qu'il possède et là de nouveau le déséquilibre ce crée entre les « acteurs forts » et les « acteurs faibles »…et là de nouveau le système peut arriver à un écroulement lorsque le déséquilibre est trop important et ce d'autant plus que la part d'irrationnelle dans l'expression des besoins non-vitaux peut masquer le risque de disparition des acteurs fournissant justement le « capital » nécessaire à la réalisation des besoins vitaux. Par ailleurs, comme on l'a vu, notre bon vieux X est limité dans ses moyens de régulations et a donc de plus en plus de mal à agir au fur et à mesure que s'accroissent ces besoins non-vitaux.
On voit ici que ce n'est pas tant le système Capitaliste (basé sur les échanges de capitaux) qui est en cause dans la faillite du système que le comportement des acteurs qui le composent. C'est ici que je rejoins les différents analystes qui pensent que la cause de la crise actuelle (et des précédentes) vient de la Croissance Irrationnelle des besoins individuels. J'ai déjà dit que la Croissance était absolument nécessaire, ne serait-ce que parce que la tendance naturelle de l'homme est à l'accroissement de la population (ne serait-ce que par l'accroissement de l'espérance de vie) mais que cette croissance n'est raisonnable que si elle répond à un accroissement naturel des besoins. Le danger provient bien de la non-maitrise de cette croissance et de son irrationalité. Le danger provient bien du comportement des individus, de leur irresponsabilité…en fais-je partie ? Probablement oui hélas…Alors quelles solutions ?
On peut remonter à la source et s'attaquer au concept même des échanges de capitaux (au Capitalisme donc). Cela revient en fait à mettre en commun l'ensemble des Capitaux individuels et à les redistribuer sans que n'entre en compte la notion d'échange. Attention, pour que cela fonctionne, il faut bien TOUT mettre en commun et TOUT redistribuer de manière parfaitement égale ! Autrement dit peut importe ce qu'apporte A, B, C ou D, ils obtiendront en retour exactement la même chose. Cela parait intéressant à première vue puisque cela garantit une totale égalité. La seule limite du système, mais elle est de taille, est que cela suppose que non seulement A, B, C et D possèdent ou produisent déjà tout ce qui est nécessaire à l'ensemble qu'il constituent mais surtout qu'ils continuent à le produire. Or comme ce qu'ils reçoivent est déconnecté de ce qu'ils donnent on se trouvent face au risque majeur qu'ils cessent de produire ou diminuent leur production comptant sur les autres pour produire à leur place. En fait, seul la contrainte faite à chaque individu de maintenir sa production permettra au système de fonctionner. Le système porte donc en lui une composante liberticide, ce qui n'est pas forcément critiquable si la contrepartie est une amélioration globale de la situation d'ensemble des individus. C'est un simple constat. La deuxième limite du système est que la collecte et la redistribution nécessite la mise en place d'une structure pour la faire fonctionner, structure qui aura un pouvoir énorme puisque seule décisionnaire de ce que chaque individu recevra pour vivre. Pouvoir énorme qui soumet donc le système au même risques comportementaux que le système Capitaliste. Ce système de collecte/répartition seul à même de supprimer la notion d'échanges est la seule alternative au système capitaliste en tant que tel et n'est donc pas vraiment porteur de sécurités supplémentaires tout en paraissant offrir un moindre espace de liberté.
En fait la vrai question n'est donc pas comment sort ton du système Capitaliste (qui je le rappelle est en tant que tel simplement le système basé sur les échanges de capitaux entre les individus) mais plutôt comment le fait on évoluer pour maintenir les équilibres fondamentaux qui le font fonctionner, pour garantir les besoins vitaux des acteurs, pour tendre vers une plus grande équité…Les réponses peuvent être dans le rôle et le pouvoir donner à mon ami X, elles sont surtout dans nos comportements individuels.
à dt_ytsejam_dt
De Le Yéti
(auteur)
yetiblog.org | 17H57 | 07/10/2008 |
Pour le titre, merci à Rue 89 qui en est l'auteure.
De General Subverciòn
kouign aman délocalisé | 17H47 | 07/10/2008 |
j'ai bien aimé cette tribune mais elle a un côté un peu naïf en semblant ignorer que les gens qui tirent les manettes en ce moment sont les liquidateurs de leur propre système et nous en concoctent peut-être un autre qui justifie la manière dont ils ont investi dans la sécurité,la surveillance en tout genre,la censure,le déni de réalité avec des coups médiatiques programmés…je ne suis pas sur que nous soyons avant longtemps,en position de force pour discuter avec eux…toute fin de civilisation implique un chaos transitoire…alors quid dudit chaos ?
De koanzench
18H26 | 07/10/2008 |
Un article de Marc Halévy
Prospectiviste - Expert international.
Nous vivions la fin de la finance, la fin des « golden boys », la fin de l'argent-roi, la fin du tout monétisé du tout monétisable, la fin de la spéculation à grande échelle et de l'argent facile.
Il est deux façons de faire de l'argent. La première passe par le complexe travail-énergie-matière et produit de la valeur d'usage et, donc, par voie de conséquence, de la valeur d'échange. Les progrès de la technologie et de la méthodologie ont permis à cette filière de gagner continument des points de productivité depuis cinquante ans, ce qui a permis de répondre à la croissance consommatoire. On parle, là, d'argent réel, de valeur réelle et d'économie réelle.
Et puis, il y a la seconde façon qui s'appuie sur le complexe spéculation-pari-levier et qui crée de la valeur d'échange sans aucune valeur d'usage. Elle s'appuie sur l'économie réelle pour engendrer de l'argent virtuel par des mécanismes artificiels dont la titrisation est le parangon. On parle, ici, d'argent virtuel, de valeur virtuelle et d'économie virtuelle. Par effets de levier successifs, cette économie virtuelle a généré une croissance virtuelle qui a démultiplié la croissance réelle, mais sans rien produire.
Résultat : l'économie virtuelle pèse aujourd'hui environ quatre fois plus que l'économie réelle dans le bilan économique officiel mondial (la somme des PIB des différents Etats). Avec 1 unité de valeur d'usage, on fait ainsi 5 unités de valeur d'échange.
Ce binôme réel-virtuel n'est pas neuf. Dans l'économie, il y a toujours eu une part spéculative qui veut exploiter les anticipations sur les variations de valeurs, de coûts, de rareté relative, etc … Ce qu'il y a de neuf, c'est la disproportion monstrueuse du poids de l'économie spéculative face à l'économie réelle.
Les explosions successives des « bulles » spéculatives « dot.com », japonaise, « subprime » et, bientôt, « cartes de crédit », ne font que traduire et trahir ce déséquilibre structurel immense. On pleurniche de devoir annoncer une croissance économique mondiale maigrichonne de peut-être un pourcent alors qu'il faudrait annoncer clairement une décroissance globale des PIB de 70% pour ramener la part de l'économie spéculative à un niveau supportable - quelques pourcents de l'économie réelle.
Quand Dominique Strauss-Kahn parle de devoir réglementer les marchés financiers, il ne prêche pas autre chose que l'impérieuse nécessité de briser, une fois pour toutes, les ailes à la finance spéculative mondiale et à la production, à la pelle, de monnaie virtuelle sans aucune valeur réelle.
L'évolution économique réelle n'a fait qu'amplifier le gouffre qui sépare les entreprises productrices de valeur d'usage (matérielle ou, surtout, de plus en plus, immatérielle) et les banques et autres officines de l'argent virtuel. Les banquiers et les financiers ne comprennent plus rien à l'entreprise réelle (donc à l'économie réelle). Pour eux, une entreprise, c'est un lieu de spéculation et rien d'autre. C'est du papier (des actions) et des papiers (des bilans et plans d'affaire). Quant au reste - l'essentiel -, il n'y comprennent rien et n'en ont cure. La finance, par les effets de levier virtuels évoqués plus haut, s'est prise pour la maîtresse de l'économie et à ouvert la porte tout grand à tous les délires, tous plus artificiels et stériles les uns que les autres. Les fusions et acquisitions ne sont plus des moyens de créer des synergies réelles, mais des moyens de survaloriser artificiellement, spéculativement et virtuellement du papier dont les valeurs d'usage sont absentes. Le cas Universal et la fatuité d'un Jean-Marie Mercier furent un premier « bel » exemple. Le cas Fortis et la mégalomanie incompétente d'un Maurice Lippens en sont un second. Et qui paie la casse ? Les contribuables.
Les banques tomberont donc. Les unes après les autres. Et les Etats ne pourront plus venir à leur rescousse parce que ces Etats sont en faillite depuis longtemps et ont déjà vidé aujourd'hui les réserves de financement de demain (dont les retraites). Alors ?
La logique financière a été au bout de sa bêtise. Nous ne vivons pas une crise financière, nous vivons la fin de la Finance, la fin des golden boys de Wall Street, de la City ou d'ailleurs, la fin de l'argent-roi, la fin du tout monétisé et du tout monétisable, la fin de la spéculation à grande échelle et de l'argent facile. Retour au réel ! Il n'y a pas d'argent facile. Il n'y a pas beaucoup d'argent sans beaucoup de sueur.
La seule valeur qui soit est la valeur d'usage dont la valeur d'échange doit être l'exact reflet sous peine d'être un leurre pernicieux, un artifice creux, voire du vol pur et simple.
Comme il y a deux argents et deux économies, il y a deux capitalismes dont l'un doit être éradiqué sans pitié. Il y a le capitalisme entrepreneurial qui finance des entreprises réelles dans l'économie réelle et qui engendre de l'argent réel avec de la réelle valeur d'usage. Et il y a le capitalisme spéculatif et financier dont la Bourse est le temple et qui doit disparaître car il n'est pas seulement inutile, on sait à présent qu'il est délétère et mortel.
Que se passera-t-il ? L'économie officielle est condamnée à la décroissance rapide : le dégonflement de toutes les bulles spéculatives est inéluctable et même souhaitable - ce n'en est, aujourd'hui, que le tout début. Cela va faire mal. Les Etats ne pourront pas suivre. Une immense dépression est à nos portes avec son cortège de misères, d'émeutes, de guerres. En gros : lorsque la gangrène a gagné, il faut souffrir et amputer.
Heureusement, à l'échelle mondiale, l'économie officielle (la somme des PIB de tous les Etats) dont une large majorité est purement spéculative, ne représente qu'un sixième environ du total de l'économie réelle. Face à elle il y a l'économie pirate (le travail au noir, les fraudes fiscales et autres, les contrefaçons, les dessous de table, etc …) qui pèse 5.000 milliards de dollars (contre 2.500 milliards de dollars pour l'économie officielle). Il y a aussi l'économie maffieuse (trafics de tout ce qui est illégal et illicite) qui pèse autant que l'économie officielle. Il y a enfin l'économie démonétisée (tout le travail « gratuit », les trocs et bénévolats, les mères au foyer, les services que l'on rend et les échanges de bons procédés) qui, elle aussi, pèse globalement le double de l'économie officielle.
Avec la fin de la spéculation, c'est l'économie officielle, et elle seule, qui s'effondre. Elle ne pèse qu'un sixième, répétons-le, de l'économie mondiale réelle. La sortie de l'impasse et la survie économique de l'humanité passeront donc par les économies pirate et démonétisée. On le sait bien, en cas de crise majeure, comme ce fut le cas sous la botte nazie, le marché noir (qui est une part de l'économie pirate) se développe et prend le pas sur l'économie officielle de rationnement. De plus, comme l'économie maffieuse ne se développe que grâce aux interdits promulgués par les Etats et que ceux-ci s'étiolent, l'économie maffieuse s'étiolera avec eux.
Donc, globalement, à l'échelle mondiale, la chute de l'économie officielle n'est qu'un demi mal. Par contre, dans nos pays où l'Etat, depuis toujours, combat les économies parallèles pour s'arroger le monopole des prélèvements via l'économie officielle, celle-ci pèse beaucoup plus qu'un sixième (probablement de l'ordre de la bonne moitié) et son effondrement induira un marasme indescriptible, le temps de réinventer une économie pirate et démonétisée qui prenne le relais.
Economies pirate et démonétisée, donc ! Là, foin de spéculation : c'est de survie au quotidien qu'il s'agit. Retour à l'essentiel. Retour au réel. La seule issue est la voie de la frugalité. En tout.
L'humanité n'a guère le choix : ou bien elle devient vraiment frugale et assume le principe de réalité, ou bien elle s'enferme dans le principe de plaisir et elle mourra … comme la Bourse et les banques.
Source : http://www.noetique.eu/marchalevy/marc
De nidieunimaître
18H33 | 07/10/2008 |
« Le monde est passé à deux doigts de la catastrophe » Cool ! Je vais pouvoir me refaire un fist alors !
De ovny1984
futur-ex-retraité ! rempilez qu'ils... | 18H47 | 07/10/2008 |
Merci au Yéti de son article excellent et des commentaires des riverains.
J'étais resté silencieux depuis un moment, mais je reprends la plume pour vous avertir d'une « agression » des Caisses d'épargne qui attaquent en justice Médiapart, suivant 9 plaintes. Le « Canard enchainé » avait également relayé certaines infos sorties par L . Mauduit. de Médiapart.
Il est clair que les C.E, et le pouvoir veulent réduire l'expression de Médiapart, ce journal qui ne leur laisse pas l'opportunité de l'opacité, en mettant en branle des moyens judiciaires très coûteux ( procédure inhabituelle, très lourde pour intimider gravement ! ) en cherchant à l'acculer financièrement par des plaintes en diffamation.
Que les riverains de rue 89 soutiennent massivement Médiapart, qui ne cherche qu'à faire son travail de journaliste d'investigation. Si les riverains veulent préserver un journal encore indépendant, qu'ils le soutiennent vraiment par une campagne organisée (un signal clair de Rue 89 sur ce problème serait bienvenu).
A Voir absolument :
http://www.mediapart.fr/journal/france/071008/crise-financiere-mediapart…,
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 20H52 | 07/10/2008 |
Deux remarques :
Je ne suis pas sûr que ceux qui « dirigent » ce système vont le laisser tomber si facilement. Ils n'en sont pas à leur première crise.
De plus, si c'en était vraiment (le début de ) la fin, ce type de transition ne se fait jamais sans douleur. Pensez seulement au pourcentage, rien qu'en France, de gens qui sont totalement dépendant du système pour se nourrir (c'est à dire qui ne produisent pas ce qu'ils mangent et qui n'ont pas les moyens de le faire).
L'avenir, assez lointain, sera peut-être meilleur, mais en attendant, le présent sera très dur pour beaucoup. Et comme le font remarquer plusieurs commentaires, les plus démunis seront les premier à trinquer.
De Libelluless
21H18 | 07/10/2008 |
J'ai également beaucoup de doutes concernant le tournant de notre civilisation. Je crois qu'il s'agit plutôt d'un soubresaut de conscience collective parmi d'autres.
Mais l'espoir fait vivre Yéti.
De A.V.
tamagotchi89 | 22H07 | 07/10/2008 |
« De gré ou de force, nous allons devoir faire face à une situation de chaos à laquelle nous devons d'ors et déjà nous préparer à faire face. De gré ou de force, nous allons être contraints de revoir tous nos modes de fonctionnement, toute notre organisation, de remettre en cause toute notre grille de compréhension du monde et ce qui faisait nos valeurs (comme le travail, par exemple). »
Tout à fait d'accord avec toi, Yéti, sauf pour ce qui concerne le travail. Pourquoi la Loi des 35 heures ? Pourquoi l'existence même du travail semble-t-elle poser autant de problèmes ? Parce que dans le cadre d'un système économique qui a nivelé le travail et délocalisé ce qu'il en restait, la croissance du travail n'existe plus ; ce qui est un paradoxe pour un pays qui se réclame justement de la croissance. La mutation dont tu parles ne peut être que celle qui remplacerait, dans la croissance, la notion de quantité par celle de qualité. Et dans cette nouvelle configuration, toutes les croissances seraient illimitées, celle du travail comprise. La société industrialisée a encore de beaux jours devant elle ; elle n'en est même encore qu'à ses balbutiements. Le problème vient de la rencontre de l'outil industriel et du vieux chasseur-cueilleur qui existe en chacun de nous. Voilà ce qu'est le capitalisme. Certains riverains semblent en attribuer la responsabilité à la classe politique. Mais mon boulanger est capitaliste, mon médecin, l'agriculteur du coin, le garagiste, le fonctionnaire, moi (un petit peu).
Oui Yéti, la crise financière est un des symptômes de l'agonie d'un modèle économique. Ceux qui le tiennent pour un dogme pourront-ils le dépasser ? …
De cortomalto
montaigneux | 22H11 | 07/10/2008 |
quels changements il y aura t-il ?
Des que cette crise aura passe la finance continuera a agir comme avant tant qu'aucun contrepouvoir n'existe
De aldous
artiste | 00H53 | 08/10/2008 |
yes i hope so therefore the capitalist system is dead and that is a blazing to humanity. as it will let a real honest system to emerge and engender a natural way of existence in harmony with nature.
De Jean-Benoît
pleuw89 | 04H02 | 08/10/2008 |
« contraints de revoir tous nos modes de fonctionnement » ? Rappelez-moi 1929 ? C'était la fin et la faim du monde capitaliste dans le monde capitaliste ?
Posons les bonnes questions : Le monde est-il près à ce changement ? Sommes-nous apte aujourd'hui à transformer nos modes de vie ? Le voulons-nous ? Quel vont être les conséquences de la destruction de notre modèle économique ? Combien de nations comptent sur l'augmentation de leur capital pour développer leurs pays ?
Il faut dans un premier temps penser un autre système avant de réfuter celui qui régit notre société, nos sociétés.
De Le Yéti (auteur)
yetiblog.org | 09H07 | 09/10/2008 |
En 1945, soit quinze ans après 1929, nous n'étions pas au stade ultime et possiblement supportable du développement technologique. Ce n'est qu'après qu'on créa l'appareil ménager, la voiture pour chacun, le confort sanitaire… Et le climat coulait des jour encore assez doux au soleil.
Aujourd'hui, que nous réfutions ou non notre société actuelle, que nous ayons créé ou non « un autre système pour des jours meilleurs », que nous participions ou non au changement du système actuel (basé sur la croissance exponentielle), nous allons être contraints à cette mutation par des éléments extérieurs bien supérieurs en forces à celles des sociétés humaines : conditions climatiques, épuisement des ressources énergétiques sur lesquels reposent entièrement notre organisation actuelle…
Pour conclure, à tous ceux qui se satisfont un peu rapidement de l'effondrement complet du système capitaliste, et à ceux qui à l'opposé trouvent bien naïf et excessivement optimiste d'imaginer que cela puisse déboucher sur un monde meilleur, je dirai que,
un/ j'ai parfaitement conscience que l'écroulement du premier ne se fera pas sans troubles ni douleurs ;
deux/ que je n'ai pas la moindre idée de l'organisation sur laquelle nous allons déboucher. Bon au mauvais ? Cela dépend du comportement des sociétés humaines en général, mais aussi de chacun d'entre nous en particulier.
En attendant, la première chose qui me paraît nécessaire, c'est de garder un certain recul pour essayer de bien comprendre la situation actuelle, sans fantasmer la réalité.
De brazz
07H51 | 08/10/2008 |
Oui, quelque part c'est la fin d'un monde, qui avait commencé en fait à la chute de l'URSS. De même que Dieu a absolument besoin du diable pour exister, de même le capitalisme contemporain avait besoin du repoussoir du communisme pour se maintenir, et c'est CELA qui m'avait réjoui à l'époque. La menace passée, le roi est nu, on le voit bien à présent : plus de grande peur pour galvaniser autour d'une union sacrée ! C'est ce qui me laisse un peu dubitatif quand à un nouveau Bretton Wood, la nature humaine fait que, s'il n'y a pas une nécessité absolue, la tendance est à la tergiversation jusqu'au bout. Il ne nous reste plus qu'à attendre que toutes les radios se mettent à diffuser Autumn !
De koanzench
08H48 | 08/10/2008 |
Dans « Le Soir » - débats - à bout portant : « Nous vivons la fin d'un cycle et d'un modèle économiques ».
Nicolas Baverez Avocat, historien, économiste et essayiste français.
http://www.lesoir.be/forum/a_bout_portant/article_647057.shtml
De jjezfm
Internaute | 09H12 | 08/10/2008 |
Merci au Yeti et à tous les contributeurs qui expriment ce que l'on ose rarement évoquer en ces temps de pensée unique
le libéralisme n'est ni évident, ni le seul système possible
un article dans « Alternatives Economiques » montrait qu'il portait en lui ses propres limites :
1) système expansionniste, donc voué à s'arrêter, comme le montre le Yeti
2) système reposant sur un transfert des pertes vers les fonds publics (déficits et faillites, mais aussi pollution, santé, indemnisation et politique sociale…) donc limité par la taille des déficits publics (que le système condamne, d'ailleurs ! )
3) système reposant sur les droits de propriétés, les licences, brevets etc… or le problème des téléchargements montre bien qu'il devient de plus en plus difficile de garder le contrôle de la propriété, voire même contestable quand il s'agit de végétaux, par exemple
je n'ai pas de boule de crystal, mais je vois venir au moins une évolution : la rupture des solidarités et la poursuite de l'individualisation des parcours de vie. Parce que le travail, source de revenus et de vie avec les autres, se dilue. Parce qu'on va de plus en plus économiser les ressources en faisant tout de chez soi. Pour cela évidemment, il faudra plus de logement, mais je crois vraiment que l'on va de moins en moins vivre en groupe.
j'espère que la vie associative compensera un peu.
De DIOPZO
20H50 | 08/10/2008 |
La fin d'un monde ? non, c'est juste le début.Le capitalisme fait sa crise d'adolescence.Prise de risque inconsidérée, fuite en avant ; tout ça ne me fait pas penser aux agissements d'un vieillard moribond.Ceux qui voient la planète s'effondrer devront patienter encore.
De Beonard
artisan | 03H24 | 09/10/2008 |
La crise que nous vivons aujourd'hui est la suite logique, mathématique de l'aboutissement d'un système de fonctionnement obsolète aujourd'hui ; système absolument non scientifique, imaginé, créé, fabriqué de toute pièce par Homo Sapiens Sapiens, pour agrandir encore et étancher sa soif de pouvoir et de domination sur TOUT ; persuadé que cela va durer ; et NON ! ce système artificiel, basé sur l'économie, la finance, la production, la consommation, est un système pyramidal, non naturel, non scientifique, et mathématiquement il s'éteint, de lui même, c'est logique, mathématique, comment peut on encore s'acharner dans cet archaïsme ?
et entrainer avec soi d'autres personnes !
il s'agit purement et simplement d'un génocide, d'un suicide collectif, d'un crime contre l'humanité.
alors, faire la révolution ? belle pensée ! faire une révolution, c'est revenir à son point de départ, à quel point devrions nous redémarrer , pour suivre le même chemin ? on prend les mêmes et on recommence ?
heureusement, nous avons une superbe crise économique mondiale associée à un réchauffement climatique ( durée minimum 20000 ans ) qui, lui va aussi bien arranger l'économie mondiale et accentuer sa descente aux enfers !
enfin, les vrais hommes, les sages vont pouvoir reprendre la barre du navire qui prend l'eau mais il y aura de nombreuses victimes !
il n'y a qu'un mode de vie qui soit mathématiquement viable, c'est celui qui replace l'homme au centre de la nature, il n'y en a pas d'autre !
nous avons là aujourd'hui l'occasion de saisir une chance unique de dire NON et de lâcher ce système fou, dangereux, suicidaire qu'est notre mode de vie actuel !
tout ce que l'on raconte aujourd'hui sur le grenelle de l'environnement, sur les voitures à moins de 120 g de co² au km, sur les énergies renouvelables, c'est de la foutaise, de l'ineptie, du mensonge, scientifiquement cela n'aura aucun impact positif !
c'est la fin d'un système, la fin de notre système social, civilisé, et cette erreur doit nous servir à ne pas en commettre une autre !
pour finir et être en accord avec le souhait exprimé par l'auteur de l'article, je suis parfaitement, lucidement conscient de la réalité du mur qui arrive vers nous à grande vitesse et contre lequel nous allons nous écraser !
si vous n'êtes pas d'accord avec ce que je viens de citer, je vous en remercie sincèrement, je vous demande simplement de ne pas oublier ces écrits et de vous en souvenir quand vous verrez le scénario se dérouler.
scientifiquement votre.
Beonard