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Bernard Arnault envisage de racheter le Journal des Finances
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 08/10/2008 | 19H15

Propriétaire de son concurrent Investir, le patron de LVMH serait entré en négociations informelles avec Serge Dassault, qui possède le JDF. Cette transaction lui donnerait un monopole en France sur les hebdomadaires d'information financière.
Selon nos informations, Bernard Arnault a proposé fin septembre à Serge Dassault de lui racheter le Journal des Finances. Propriété du groupe Dassault depuis 1998, ce journal (74 136 exemplaires en diffusion totale 2007) est le deuxième hebdomadaire spécialisé en information financière, derrière Investir (104 301).
C'est après l'échec de ses négociations avec le propriétaire du Revenu Français, un mensuel financier, que Bernard Arnault aurait choisi de viser le JDF. Ce projet suscite une opposition importante tant du côté du JDF que d'Investir, puisqu'il signerait la fin du JDF. Les deux journaux partagent en effet 80% de leurs lecteurs.
L'intérêt industriel de ce rachat, probablement suivi d'une fusion, résiderait donc uniquement dans la possibilité de renforcer les positions de DI Group, la filiale médias de LVMH (Les Echos, Radio Classique…) sur le marché de la publicité financière.
On peut aussi noter que le Journal des Finances s'était montré plutôt critique au moment de l'entrée de Bernard Arnault -au côté d'un fonds américain- au capital de Carrefour.
Alors que chez LVMH, on souhaiterait boucler la transaction sous quinzaine, Serge Dassault ne serait pas encore convaincu de vendre le Journal des Finances.
Selon nos informations, ce dossier serait piloté directement par Nicolas Bazire, le directeur général de LVMH. Joint par Rue89, celui-ci assure ne pas être au courant du projet de rachat.
► Mis à jour le 08/10/2008 à 20h50 après l'appel de Nicolas Bazire.
Photo : Bernard Arnault (Thomas Peter/Reuters).
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De Thomas GREDAT
| 19H56 | 08/10/2008 |
Si c'est vrai, c'est scandaleux. Rappelons-nous, d'ailleurs, que Nicolas Bazire n'est pas seulement directeur adjoint de LVMH : c'est aussi un proche et un conseiller de Nicolas Sarkozy.
à Thomas GREDAT
De déluge
menuisier | 20H11 | 08/10/2008 |
Ancien directeur de cabinet de Balladur, 1er ministre.
à Thomas GREDAT
De Benjamin_paris
16H41 | 10/10/2008 |
Je ne vois pas pourquoi ce rachet serait plus scandaleux que le rachat des magasins Champion par Carrefour par exemple, d'une Pharmacie par une autre, la fusion de vos deux primeurs préférés, ou que tout autre rachat d'une entreprise par une autre. D'autre part, lorsqu'il y a rachat, il y a de l'autre coté désir de vendre, on ne peut pas racheter de force.
à Benjamin_paris
De Thomas GREDAT
| 19H32 | 12/10/2008 |
Rien de particulier, cher Benjamin. Juste le fait que le primeur du coin a moins d'impact sur l'opinion des gens qu'un journal et ce qu'on y met.
C'est tout
De Pas lolo
fasciné | 19H59 | 08/10/2008 |
Pas grave, les gens sérieux passeront au FT ou au WSJ, en zappant les OP-ed délirants. Quand on discute de choses sérieuses, la liberté de la presse est sure d'être préservée.
De Lairderien
20H01 | 08/10/2008 |
Pendant la crise les affaires continuent ! ! !
Bon cela ne changera pas grand chose pour le peuple d'en bas, qui n'a pas 1 centime à placer, mais certains pourront renforcer leur positions pour gagner encore plus de fric et diminuer le risque d'une information pluraliste.
Quoique entre dassault d'un coté et Arnaud de l » autre, on ne risque pas d'avoir d'informations financières qui risqueraient de les gèner ! ! !
De skalpa
actif et militant ? | 20H19 | 08/10/2008 |
En voilà qui ont écouté Sarkozy aux Etats généraux de la presse : plus de grands groupes pour moins d'indépendance !

http://kprodukt.blogspot.com
De caro
délinquante avérée | 21H14 | 08/10/2008 |
c'est quand même pas vrai ! on va pas soutenir Dassault pour une pluralité (2 c'est un pluriel) de titres de revues sur la finance ! ! ! ! !
Parce qu'en ce qui concerne le contenu … suis pas sure qu'il y ait une grosse différence, mais je laisse les experts en juger.
De Teberli
Enseignant | 21H26 | 08/10/2008 |
Je suis sûr qu'il reste encore quelques consciences à acheter sur le marché libéral, quelques journalistes à museler, alors, si vous avez des tuyaux pour lui … ce serait Chiiiiiiiic
De alain69
07H41 | 09/10/2008 |
Main basse sur la télé,
Main basse sur les journaux régionaux,
Main basse sur la press économique,
il ne restera plus guère d'information hors du champ de Nicolas Sarkozy.
Vive la France libre !
De sinclair
07H47 | 09/10/2008 |
La presse française n'a que peu de diversité et de vrai liberté d'opinion. Au tournant d'un rachat on s'en aperçoit et s'en émeut. Mais glisser de Dassault a LVMH Arnaud ne va pas changer la face de la presse financière.
Quelle drôle de démocratie que celle qui a ses rouages financier industriel administratif média au service d'un même parti au pouvoir.
Pire l'interpénétration du politique et de l'économique a travers les hommes a leur tete qui passent de l'un a l'autre au gre des échanges de bon procédé, n'inquiète plus grand monde.
Somme nous encore en démocratie ?
à sinclair
De Super5
in the mix | 08H08 | 09/10/2008 |
Je suis bien d'accord avec toi Sinclair, on pourrait vraiment se demander pkoi en France il est si facile d'acheter un journal lorsque l'on est businessman et proche du pouvoir en place ou susceptible d'influer sur les politiques.
A noter qu'en Grande Bretagne, un média comme la BBC est indépendant des pouvoirs politiques et économiques de part son statut spécifique : Que fait-on en france pour rendre enfin au média son role de 4eme pouvoir ?
De marie 75 3563
08H44 | 09/10/2008 |
et Sarko L'UMP contrôla - ainsi - la presse éco