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H1N1 : bientôt vaccinés au bureau ?
France-Info.com04/12/09 | 11h08 -
Bernard de la Villardière déclenche un conflit à M6
Liberation.fr via Ozap.com04/12/09 | 10h08 -
« Explosions » d'iPhone : la justice désigne un expert
LeFigaro.fr03/12/09 | 14h55 -
Messier comparaîtra devant la justice le 21 janvier
LExpress.fr03/12/09 | 14h44 -
Pas de coup de pouce au Smic en janvier
LaTribune.fr03/12/09 | 11h40
Trichet (BCE) supplie : « Reprenez vos esprits »
Par Eco89 | | 08/10/2008 | 22H18
Les milliards volent, les banques valsent, les politiques s'affolent, les citoyens écarquillent les yeux… Revivez la folle journée de mercredi.

24h00. « Reprenez vos esprits » lance mercredi soir le président de la Banque centrale européenne (BCE) aux opérateurs des marchés financiers, sur France3 :
« Le pessimisme excessif est très mauvais conseiller… Nous, nous sommes unis au niveau de la planète entière. Nous appelons l'ensemble des acteurs du marché, qui sont dans un état de turbulence accentué, nous leur disons reprenez vos esprits, il y a des éléments de confiance qui sont là. »
23h14. Sixième séance consécutive de recul pour le Dow Jones, qui termine en baisse de 2%. Depuis la clôture du mardi 2 octobre, l'indice phare de Wall Street a perdu 14,7%.
18h42. Pendant la crise financière, >la crise alimentaire continue. Et l'ampleur des sommes débloquées par les gouvernements pour voler au secours des banques donne le tournis aux organisations humanitaires, habituées à batailler ferme pour débloquer les fonds nécessaires à leurs projets.
Sylvain Trottier, d'Action contre la faim explique : « On est conscients qu'on ne peut pas laisser le système bancaire s'effondrer. Mais on est très inquiets pour la suite : c'était déjà de plus en plus difficile d'obtenir des financements, ça risque de ne pas s'arranger. »
ACF estime ainsi à 3 milliards d'euros par an les fonds nécessaires par an pour traiter les cas de malnutrition sévère, qui touchaient 20 millions d'enfants dans le monde en 2007 -et sans doute beaucoup plus aujourd'hui, vue la hausse prix des produits agricoles dans le monde. Une paille à côté des 700 milliards du plan Paulson, ou des 64 milliards d'euros mobilisés par le gouvernement anglais pour renationaliser partiellement les banques anglaises.
L'ONG appelle à la mobilisation le mercredi 15 octobre. Au programme notamment, une « freeze mob » sur l'esplanade de la Défense, à Paris (plus d'infos sur la page Facebook du happening).
18h19. Attention, message à caractère honteusement publicitaire. Ami trader, tu veux la jouer second degré dans ta salle des marchés au bord de la crise de nerfs ? Ami militant altermondialiste, tu veux afficher ta défiance envers le capitalisme triomphant ? Ami riverain, tu veux soutenir ton site préféré ? Achète le T-shirt spécial crise d'Eco89 !
Le visuel est signé Mathilde Hiesse, actuellement stagiaire à Rue89.
17h50. La journée a été catastrophique pour la Bourse de Paris. Le CAC 40 a perdu 6,31% et atteint son plus bas niveau depuis août 2004. La situation n'est pas meilleure sur les marchés étrangers. A Londres, le Footsie chute de 5,18%. Et à Francfort, le DAX perd 5,88%.
17h47. Les gadins du CAC40 affolent, mais qu'est-ce que ça donne si on prend un peu de recul ? Bonne nouvelle : l'indice phare de la Bourse de Paris n'est pas encore tombé dans les tréfonds du début des années 2000, après l'éclatement de la « bulle Internet ». Mauvaise nouvelle : il est bien parti pour attendre ces niveaux…

17h15. Une crise financière, en fait, c'est aussi simple à comprendre que la malbouffe. Le gérant d'un fonds explique la perte d'appétit des investisseurs (via le George Washington's Blog) :
« Imaginez que vous êtes en train de commander un Big Mac dans un “drive in”. Au premier guichet, vous commandez et vous payez, et au second, 20 mètres plus loin, vous récupérez votre repas. Mais que se passerait-il si vous étiez persuadé qu'après avoir payé au premier guichet, votre sandwich aux 1 000 calories ne vous attendait pas au second ? Vous refuseriez probablement de payer.
C'est ce qui se passe sur les marchés financiers. Après la faillite de Lehman Brothers -une banque d'investissement qui prenait les commandes à un guichet, et promettait ensuite des milliards de dollars en crédits et autres “sandwiches” financiers-, les investisseurs institutionnels ont préféré rester chez eux à manger du beurre de cacahuète, plutôt que de risquer de perdre de l'argent en commandant un BigMac.
Leur argent reste donc sous le matelas plutôt que d'être dépensé chez MacDonald's, des gens sont licenciés, les bénéfices diminuent, les prêts des banques se raréfient, et l'économie ne peut pas tenir. »
17h10. (Débat à l'Assemblée) « Aucune ! » C'est la réponse à la question « le débat à l'Assemblée a-t-il permis d'apporter des solutions à la crise ? », les députés de tous bords sont unanimes. A la sortie de l'hémicycle, des élus PS, MoDem et UMP l'ont fait savoir à la presse. Ils regrettent qu'il n'y ait pas eu de vote, à l'inverse du Congrès américain, dont les membres ont en plus débattu nuits et jours du plan Paulson.
Lionnel Luca (UMP) parle d'un « pseudo-débat » qui « apporte surtout la solution du gouvernement et fait entendre la voix de l'opposition ». Une opposition qui regrette, par la voix de Philippe Martin (PS), que « toutes les choses évoluent à l'extérieur de ce Parlement » que « ce sont les marchés financiers qui font évoluer la situation ». (Voir la vidéo)
17h03. En ces temps de grosse déprime économique, les traits d'humour/de crayon des dessinateurs de Rue89 font vraiment du bien. Nouvelle preuve avec ce dessin de Rémy Cattelain.

16h52. Débat à l'Assemblée.Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, s'énerve lors d'une prise de parole exceptionnelle. Il déplore l'absence de François Fillon dans l'hémicycle à la fin de la séance : « Nous aurions du avoir trois heures de débat en présence du Premier ministre et du Président de la République, comme les Allemands l'ont fait hier. Ici ce n'est pas un échange, c'est une succession d'interventions ».
Puis il conclut : « Le pays a droit à la vérité », citant le cas de Noël Forgeard, qui selon lui, protégé par le bouclier fiscal, ne participera pas au financement du RSA.
16h51. Pendant que les politiciens débattent, les financiers font leurs calculs. Et pour Mr Greed, la baisse des taux décidée par les banques centrales ne suffira pas à fournir les liquidités nécessaires aux banques. Selon lui, la solution britannique (nationalisation partielle des banques, garantie de leurs dettes) est plus pertinente :
« En fait, on craint un peu le coup d'épée dans l'eau. Le problème avec la liquidité bancaire, ce n'est pas tant son prix que sa disponibilité nulle.
Par exemple, le taux de refinancement de la Banque centrale européenne était de 4,25% avant l'intervention d'aujourd'hui, et le taux d'intérêt à trois mois entre banques était de 5,39%. On peut parier que demain, même avec un taux BCE descendu à 3,75%, le taux à trois mois restera aux alentours des 5,4%.
Les banques qui ont du cash ne le prêtent plus aux autres banques ni aux entreprises. D'ailleurs, passé l'effet d'annonce, le CAC est reparti au nord. Encore une fois, le problème est celui de la solvabilité des banques, et la seule réaction appropriée est celle des Anglais. »
16h45. Débat à l'Assemblée. Pour Jean-Philippe Roy, « On est définitivement sorti du mythe d'une Europe à 27 homogène et supranationale, au profit de la réalité intergouvernementale du système européen. Ce qu'on appelle la “géométrie variable”. » :
« La discussion qui se déroule maintenant objective encore plus clairement la nature de l'argumentation développée par le gouvernement. Il s'agit d'assigner une responsabilité à la crise. Les Etats-Unis sont clairement dénoncés comme ce responsable.
Cette réalité est à prendre en compte, car la structure des alliances géopolitiques pourraient ainsi s'en trouver affectée, et on trouve là le fondement même du tournant européen que je signalais au début de mon analyse. »
16h37. Info Rue89. La Commission économique de la nation, cénacle d'économistes rattaché au Trésor et chargé de bâtir les comptes prévisionnels de la nation, décide prudemment de reporter sa réunion fixée aujourd'hui. Message reçu par les membres de la Commission :
« Compte tenu des circonstances exceptionnelles actuelles, la réunion de la Commission Économique de la Nation prévue aujourd'hui est annulée et reportée à une date ultérieure d'ici la fin de l'année ».
16h26. Débat à l'Assemblée Patrick Ollier, député UMP pas franchement soupçonné d'hostilité au gouvernement, demande à la ministre de l'Economie de « clarifier [ses] annonces ». Il renchérit, visiblement inquiété par les retours de ses administrés (il est élu dans les Hauts-de-Seine) : « Il faut qu'aucun doute ne subsiste : ces milliards doivent faciliter le crédit, pas seulement aider les banques. »
Christine Lagarde tente de rassurer sur le fait que les 17 milliards sont mobilisés « afin d'aider les entreprises ». Elle précise qu'un observatoire sera mis en place à cet effet et que la Banque européenne d'investissement exercera un contrôle sur l'argent injecté dans l'économie.
La ministre trouve trois raisons de se réjouir dans la conjoncture actuelle :
- La diminution de l'inflation lié à un ralentissement de la croissance
- La baisse des prix du pétrole
- La baisse de l'euro face au dollar, qui va aider la compétitivité européenne
Réaction de Jean-Philippe Roy, politologue :
« Là encore, on assiste à un moment presque historique : à travers les contrôles proposés de l'investissement de l'Etat, se cache une question extrêmement nouvelle : quelle est la réalité de l'évaluation des politiques publiques, c'est-à-dire de l'intervention politique. »
16h24. Débat à l'Assemblée. Avant de passer la parole à François Hollande, Gilles Carrez, rapporteur général du budget (UMP) a raillé l'absence de l'opposition : « Quand on est socialiste, il faut être en poste à Washington pour faire des propositions au gouvernement ».
Commentaire de Jean-Philippe Roy :
La droite, par essence, est pragmatique et peut donc défendre une politique interventionniste, même si elle s'est fait élire sur un programme libéral. En revanche, la gauche, elle, a besoin d'une doctrine. Que sera son message et notamment la prise de parole du groupe socialiste ?
Pour le Premier secrétaire du PS, François Hollande, la gauche sort gagnante de cette crise sur le plan des idées : « C'est l'effondrement d'un système, celui de l'économie d'endettement sans contrôle ». Puis il a accusé le gouvernement : « Vous avez, pendant un an, sous-estimé la crise. » Renchérissant : « La crise n'est pas que financière, la récession est déjà là en France »
Le leader de l'opposition a félicité le le Premier ministre sur certains points, comme le fait qu'il « a raison de vouloir rassurer les épargnants sur leurs dépôts » et la BCE sur « la baisse des taux ». Mais l'urgence est pour lui de relancer l'activité des entreprises. Il faut lancer « un grand emprunt européen », ce qui n'est pas gagné vu les critères de Maastricht (interdiction pour la dette de dépasser 60% du PIB).
« C'est la question de l'accès au crédit des entreprises et particuliers qu'il faut poser. Le Fonds de garantie des dépôts étant largement insuffisamment doté, comme l'a expliqué Rue89 François Hollande a souhaité “la création d'un fond national de garantie des prêts ”.
Commentaire de Jean-Philippe Roy, politologue :
“La prise de parole de François Hollande fixe le curseur qui marque la différence entre la majorité et l'opposition. Pour résumer, deux diagnostics sont posés : à gauche, on pense qu'il s'agit d'une crise du libéralisme, du système libéral lui même. A droite, au contraire, on pense qu'il s'agit d'une crise du discours libéral. Ce qui n'est pas la même chose.
En effet on comprend comment, pour Hollande et Brard, il faut revoir les fondements matériels du système économico-politique, pour Fillon et Perruchot, il s'agit de faire face à une phase, mais ne pas remettre en cause les fondamentaux du fonctionnement économico politique.
C'est-à-dire, qu'à terme, pour ces derniers, la logique de marché doit reprendre ses droits. Remarque au passage, une question ne fait plus réellement problème : la nécessité de voir le pouvoir politique intervenir et dire son mot dans les choix de la BCE.”
15h50. La Caisse d'Epargne et la Banque populaire ont la joie de vous annoncer leurs fiançailles. Le faire-part a pris la forme d'un communiqué de presse, qui précise qu'une fois mariées, les deux parties ne mettront pas tous leurs biens en commun.
Elles fusionneront leurs organes de direction, mais devraient conserver chacune leur réseau d'agences. Il s'agit plus d'un mariage de raison que d'amour, l'objectif immédiat étant de sauver leur banque d'affaires commune, Natixis.
“Le nouvel ensemble aurait des fonds propres de plus de 40 milliards d'euros, 480 milliards d'épargne et de dépôts, (…) un réseau de 8 200 agences en France et près de 100 000 collaborateurs”, détaille le communiqué.
15h55. La crise s'aggrave ? C'est le moment de voler au secours du capitalisme ! C'est le raisonnement de Maxime Sbahi sur son blog Carpe diem Politique, qui publie
un plaidoyer qui a le mérite de l'originalité :
“ Pourtant, le capital -dont la finance n'est que l'outil de gestion- permet un transfert formidable des capacités de financement vers les besoins de financement. L'épargne des français est ainsi omniprésente sur les marchés financiers par les retraites par répartition -le fonds de réserve pour les retraites gère ainsi près de 31 milliards d'euros-, les retraites par capitalisation, les Plan d'épargne en actions, le livret A, les OPCVM, les contrats assurance-vie, etc.
Et tous les acteurs économiques tirent profit de cette épargne mise à disposition. ”
15h50. Débat à l'Assemblée. “Votre gouvernement fait face avec sang froid, lucidité et détermination à cette crise financière sans précédent”, déclare d'entrée Gilles Carrez, députés UMP. La guerre entre le groupe UMP de l'Assemblée nationale et le gouvernement est enterrée. Au moins le temps de la crise. Finalement, les seuls à répondre à la demande “d'unité politique” de François Fillon sont… l'UMP et le Nouveau Centre. Rien de neuf sous le ciel gris de la crise !
Commentaire du politologue Jean-Philippe Roy :
“[La question centrale, c'est : ] quelle est la marge de manœuvre de l'Etat sauveteur de l'Economie ? Est ce simplement un ‘rôle de pompier’ face à une situation qui lui échappe, ou au contraire, la question sociale, c'est-à-dire la question de la justice sociale doit elle gouverner en partie le rôle de l'Etat ?
On assiste, en tout cas au premier effet de la réforme constitutionnelle votée en juillet. Le Parlement revient au devant de la scène politique, en tout cas comme le lieu où tente de se reconstruire la cohésion nationale.”
15h30. Débat à l'Assemblée. Jean-Pierre Brard, député communiste, parle lui à la tribune de “crise majeure du capitalisme” et à l'adresse de Nicolas Sarkozy (absent de l'hémicycle) : “Oui, votre système.” Et de fustiger “le modèle américain de son ami Bush” qu'il est accusé d'aduler. “Aucune mesure préventive significative n'a été mise en place”, accuse également Jean-Pierre Brard. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, RÂLE au premier rang de l'hémicycle : “Ça va pas, ca va pas ! ”
Commentaire du politologue Jean-Philippe Roy :
“La discussion qui se déroule est un moment tout à fait exceptionnel, car ce qui se passe est rien moins que la redéfinition des relations entre politique et économie. On le voit à travers le discours de Jean-Pierre Brard, on assiste à la traduction des enjeux qui ont structuré la discussion publique lors de la campagne sur la ratification du TCE. Ce qui se joue devant nous, c'est la redéfinition de la place de l'Etat dans l'économie.”
15h29. Débat à l'Assemblée. Le débat qui suit le discours de François Fillon est organisé en deux phases : les porte-paroles des groupes vont intervenir, puis sept députés poseront des questions.
15h28. Débat à l'Assemblée. Vit-on la grand retour de l'interventionnisme de l'Etat dans l'économie ? Début de réponse par le politologue Jean-Philippe Roy :
“Ce discours fixe les conditions nouvelles de l'interventionnisme étatique. Il s'agit de suppléer l'absence de confiance dans les relations interbancaires quand cette absence de confiance peut faire exploser la crédibilité du système économique. Par ailleurs, les mesures facilitant l'accession à la propriété, les prêts qui en sont le véhicule, tout cela repose sur l'idée qu'une économie rationnelle repose sur la propriété.
Au fond, cette nouvelle politique met en application l'idée que le pouvoir politique intervient, mais subsidiairement, en attendant que le système économique libéral, c'est-à-dire la loi du marché retrouve son équilibre.”
15h27. Débat à l'Assemblée. “Notre politique budgétaire est adaptée à la crise, car elle n'est ni laxiste ni récessive”, poursuit François Fillon, avant de préciser “dans les contraintes du pacte de stabilité budgétaire de l'Union européenne”. Une manière de dire que le gouvernement français ne fera pas fi de ce pacte, comme le proposait Henri Guaino, conseiller spécial de l'Elysée, la semaine dernière.
15h26. Débat à l'Assemblée. Jean-Philippe Roy, le politologue qui tient le blog Politicom sur Rue89, commente à chaud l'intervention du Premier ministre à l'Assemblée :
“François Fillon, à travers son message travaille à restaurer la confiance politique. Il intègre, à travers la dimension européenne, la réalité intergouvernemantale de la construction européenne. C'est-à-dire le fait que, face à la crise, c'est le fameux G4 qui est le lieu de la politique. Cette crise intègre un tournant pragmatique de la construction européenne.”
15h17. Débat à l'Assemblée. “L'Etat assurera son rôle de garant en dernier ressort de la continuité du système bancaire. Aucune d'entre elle ne pourra être acculée à la faillite.” François Fillon se prépare à d'autres sauvetages, comme pour Dexia. Mais il assure que cela se fera dans “l'intérêt des contribuables”, en changeant s'il le faut les responsables de banques fautifs. “L'Etat, par ailleurs, n'a pas vocation à rester durablement dans leur capital.”
15h16. Débat à l'Assemblée. “Au-delà de vos considérations partisanes”, il faut une “unité politique”… François Fillon introduit son discours à l'Assemblée nationale sur la crise par une demande d'unité face aux “événements qui affectent l'économie mondiale”, qui “sont d'une gravité historique”. Ce n'est pas la faute du “capitalisme” (huées sur les bancs de la gauche), mais d'une “mauvaise régulation du capitalisme”, continue-t-il.
“Quand on doit décider en deux heures au milieu de la nuit comment sauver une banque, il ne vaut mieux pas avoir à réveiller ses homologues.” François Fillon justifie par cette phrase le choix de solutions nationales plutôt qu'européennes. Tollé à gauche, le président de l'Assemblée nationale est obligé d'interrompre le Premier ministre pour ramener de l'ordre dans l'hémicycle.
14h45. Résumé de la situation par Mr Greed, trader et riverain de Rue89 :
“Des actions ont été entreprises sur tous les fronts. Sur celui de la liquidité à court terme pour les banques et les entreprises : achat de billets de trésorerie de la part de la Réservé fédérale américaine, baisse des taux concertée par les principales banques centrales, et il faut bien sûr saluer la décision des autorités anglaises.
Elle répond directement au problème d'insolvabilité de l'univers bancaire en apportant des fonds propres. Plus direct, plus ‘juste’ que le plan Paulson.”
Mais notre boursicoteur préféré reste lucide et ne perd pas son mordant :
“L'électrochoc banque centrale a sauvé le malade. Enfin, disons qu”il n'est pas mort, mais il n'est pas bien fringant non plus. La banque du Japon n'a pas participé à la baisse concertée. Cependant, ils se sont fendus d'une déclaration pour dire qu'il soutenait l'action des banques centrales européennes et yankee. Ça fait chaud au cœur. »
15h00. Au fait, c'est quand qu'on va où ? La crise actuelle désarçonne les plus chevronnés des spécialistes de l'économie dans les médias (notamment ceux qu'on a vu il y a quelques mois sur les plateaux de télévision expliquer que le pire était derrière nous). Devant l'incertitude, le scénario catastrophe proposé dans le blog Les mots ont un sens semble semble presque crédible :
Voici ce qui nous attend en novembre :
Novembre 2008. La liste noire s'allonge et les premières holdings LBO viennent s'y ajouter. Carlyle évite le crash grâce à l'intervention de l'Etat américain, justifiant de l'intérêt de la nation. Ouf ! Les autres n'auront pas cette chance. John McCain est élu alors que les sondages le donnaient nettement perdant.
Mais le pire est pour février 2012 :
Février 2012. Au Cern, le LHC est remis en service après une mauvaise série de problèmes techniques. Une série de collisions inattendues crée un trou noir dans lequel la Terre est aspirée en l'espace de quelques secondes… Sarkozy ne sera pas réélu. La tuile !
13h40. La journée folle continue à la bourse de Paris : après avoir chuté de près de 8% au cours de la matinée, le CAC40 s'est brutalement redressé jusqu'à l'équilibre après l'annonce d'une baisse coordonnée des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine et des banques centrales européenne et anglaise (les taux directeurs sont abaissés de 0,5 point). SI vous ne comprenez rien à la phrase précédente, pas de panique, allez faire un tour sur cet explicateur.
13h40. Les méchantes langues diront que sur tous les Titanic, il y a des musiciens qui continuent à jouer pendant le naufrage. Alain Minc, en tout cas, n'est pas inquiet sur l'issue de la crise. Interrogé notamment par Sophie Verney-Caillat pour l'émission Parlons Net de David Abiker, l'éminence grise des hommes d'affaires et conseiller du soir de Nicolas Sarkozy, est particulièrement optimiste :
»Le capitalisme est un phénix qui renaît toujours de ses cendres. Nous assistons à un soubresaut gérable et aucun déposant ne paiera un sou de sa poche. »
Il prédit une concentration des banques, à laquelle on est déjà en train d'assister, « il y aura deux ou trois banques [concernées] par pays, puis après cinq ou sept ans, il y aura de nouveau une dérégulation. »
13h33. Sophie Verney-Caillat, la patronne d'Eco89, est allée rue Vivienne, à Paris, prendre la température chez les négociants spécialisés dans l'or, la numismatie et les bijoux anciens. Ces derniers ne constatent pas de « ruée vers l'or » chez leur clientèle, mais un intérêt ravivé pour le plus précieux des métal, comme toujours lors des grosses crises financières.
► A lire sur Eco89 : A Paris, pas de ruée vers l'or, mais beaucoup de curiosité
13h10. Les banques centrales décident d'un commun accord de relâcher la pression. Elles annoncent une baisse des taux, qui devrait permettre aux banques de se refinancer à moindre coût. Depuis sa salle des marchés, Mr Greed commente :
« C'était la mesure que tout le monde attendait : une baisse des taux concertée de 50 points de base de la plupart des banques centrales (Réserve centrale, Banque centrale européenne, Banque d'Angleterrre, Canada, Suisse…). Est-ce que pour autant la liquidité va revenir dans le marché interbancaire ? Evidemment, la mesure va dans le bon sens, elle souligne l'urgence et la gravité de la situation. Une baisse concertée est extrêmement rare. »

13h06. A gauche, la fausse couverture de The Economist. A droite, la vraie. Laquelle vous donne le plus envie d'acheter le vénérable hebdomadaire économique, parangon du libéralisme économique ?

12h43. Marre des photos de traders se rongeant les ongles ou grimaçant devant leurs quatre écrans d'ordinateur ? L'agence photo Reuters a pensé à vous : elle vient de ressortir une série de photos d'archives prises pendant la Grande Dépression aux Etats-Unis dans les années 30… Files d'attente devant des agences pour l'emploi, familles vivant dans des tentes ou forcées à l'exil à bord de chariots, chômeurs attendant la soupe populaire… Retour vers le futur ?
12h27. Le CAC 40 ralentit sa chute, mais perd encore 5%. La surchauffe de ce matin (la baisse a atteint 8% ! ) a contraint Euronext à actionner le disjoncteur, en suspendant pendant un quart d'heure les cotations. La suspension est automatique, dès que le montant des transactions atteint 35% de la valeur totale du CAC40.
12h26. Le plan de sauvetage des banques anglaises peut-il inverser la tendance et sortir la finance de la dépression ? Prudent, Pascal Riché fait une réponse de Normand :
« Qui sait ? Il faut l'espérer, en tout cas : si cela marche, les contribuables britanniques auront fait une bonne affaire sur le dos des actionnaires des banques. Si cela ne marche pas, la crise s'aggravera au détriment de tous les citoyens. »
► A lire sur Eco89 : Le plan de sauvetage britannique peut-il marcher ?
12h22. Un petit tour par la rubrique people. Les vedettes ne connaissent pas la crise, nous apprend Challenges.fr : Céline Dion vient d'acheter une maison à 47 millions d'euros, villa Montmorency à Paris. Une zone résidentielle fermée et très select, dont les habitants sont un peu à la peine ces temps-ci. Alain Afflelou vous propose ainsi de racheter sa maison, pour 15,5 millions d'euros.
11h51. Face à la crise, une réponse européenne, ou bien des réponses nationales ? Les Anglais ont décidé de renationaliser partiellement huit banques britanniques. Christine Lagarde, la ministre française de l'Economie, s'est réjouie des mesures annoncées par Londres :
« Ces mesures sont conformes à la doctrine d'intervention arrêtée le 6 octobre par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne et précisée par les ministres des Finances lors du conseil Ecofin du 7 octobre. Ces mesures sont appropriées à la situation britannique. »
Ce mercredi, Gordon Brown invite les autres pays de l'Union à refinancer le système bancaire. Le Premier ministre britannique s'est entretenu ce mercredi avec Nicolas Sarkozy. Mais l'Allemagne rechigne à l'idée d'un grand plan de relance européen, Angela Merkel fustigeant le modèle capitaliste anglo-saxon, responsable de la crise.
11h15. Allez, deux mauvaises nouvelles de plus, en France cette fois-ci. Le déficit de l'Etat s'est encore creusé en août, et s'élève désormais à 67,6 milliards d'euros. Et le déficit commercial a lui aussi augmenté. Sur un an, il est de 51,3 milliards d'euros. Et Rue89 peut vous annoncer en exclusivité que d'autres mauvaises nouvelles devraient être annoncées dans la journée (bon, OK, on s'avance pas trop).

10h45. Les Britanniques choisissent la manière forte : la renationalisation partielle de huit de leurs banques. Pour leur fournir des liquidités, il va les recapitaliser à hauteur de 50 milliards de livres (plus de 64 milliards d'euros). Il disposera d'actions préférentielles, qui lui permettront de contrôler l'action des banques.
Deuxième volet du plan annoncé ce matin : le gouvernement va prêter de l'argent aux banques, en ouvrant une ligne de crédit de 200 milliards de livres (257 milliards d'euros). Et il garantira leurs dettes pour un montant de 250 milliards de livres (322 milliards d'euros).
10h40. Après la chute de près de 9% enregistrée lundi, on pouvait penser que le CAC40 avait touché le fond. Mais, dans ces cas-là, c'est bien connu, on peut toujours creuser : à cette heure, le CAC40 est (déjà) en chute libre de plus de 6%, à son plus bas niveau depuis décembre 2003. Londres affiche pour l'heure -6% et Francfort -7%.
10h30. Sale nouvelle au petit-déjeuner des traders européens : à Tokyo, l'indice Nikkei a terminé sur une gamelle de 9,38%, la pire depuis le « lundi noir » de 1987. Même tendance à Séoul (-5,8%), Hong Kong (-8,2%), Shangaï (-3%). Vu de loin, on a l'impression d'une boucle infernale : la baisse des indices américains le soir entraîne l'effondrement des places asiatiques au petit matin, qui pousse les bourses européennes à la culbute le midi, qui donne une mauvaise tendance pour les marchés outre-Atlantique l'après-midi… et c'est reparti pour un tour.
Photos : Un trader à la bourse de Francfort mercredi (Kai Pfaffenbach/Reuters) - Devant une agence pour l'emploi à San Francisco en 1936 (Franklin D. Roosevelt Presidential Library and Museum/National Archives and Records Administration/Reuters) ; François Fillon (Charles Platiau/Reuters) - François Fillon (Charles Platiau/Reuters).
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à brazz
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 13H25 | 08/10/2008 |
« septembre noir “ , ca aurait rappelé des souvenirs . C'est con on est en octobre ..
Aujourd” hui , ste Pélagie :
A la Ste Pélagie , la bourse gémit .
Demain : St denis
à Numerosix
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 14H04 | 08/10/2008 |
Bonjour numerosix !
Le pire va être au moment des fêtes, réveillons, cadeaux vont trinquer en chute libre et les commerçants vont vraiment faire la gueule.
à Numerosix
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 06H38 | 09/10/2008 |
Et l'octobre rouge, c'est pas mal ? ? ?
Cordialement
De Nicotine
11H10 | 08/10/2008 |
@ zphilou 11h55
Par nature, un banquier, ça sait voler. La preuve … ? :
http://www.lepoint.fr/actualites/aig-renfloue-ses-dirigeants-s-offrent-u…
J'ai hésité entre la nausée et le rire. Cela dit, au premier trader qui se défenestrera, je promets de reprendre des nouilles.
Gisou
à Nicotine
De zphilou
11H45 | 08/10/2008 |
« Cela dit, au premier trader qui se défenestrera, je promets de reprendre des nouilles. »…..
N'oublie de lui faire les poches pour récupérer les clefs de la Porshe… ! !
Ok pour les nouilles… ! ! ! J'moccupe de passer prendre une banette..pour les mouillettes… ! ! !
: o))
Salutations……bolognaises…. ! ! !
à Nicotine
De brazz
13H27 | 08/10/2008 |
Chez les Grecs, qui s'y connaissaient, le dieu des voleurs et celui des commerçants, c'était le même ! En outre, c'était aussi celui de la communication… Tout compris, il y a plus de 2000 ans !
à Nicotine
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 06H43 | 09/10/2008 |
Rembourser rembourser rembourser…
Cordialement
De yoye-2000
se leve tard et travaille mou | 11H14 | 08/10/2008 |
En tout cas, Johnny halliday, bernard Lavilliers… on fait appel a des types super pointus pour expliquer tt ça…
C'est dire comme c'est simple !
http://ma.vie.a.nantes.over-blog.com/
à yoye-2000
De Gringo
| 11H21 | 08/10/2008 |
Bah, je préfère ça que Capdevielle ; -)
Sinon, oui, c'est très simple, la machine à gagner tourne à l'envers et fonctionne en machine à perdre.
« Toute personne croyant qu'une croissance exponentielle peut durer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste »
Kenneth Ewart Boulding (économiste)
De hagalma
11H15 | 08/10/2008 |
Les riches ont des soucis, pour une fois !
Et puis quand je vois ces jeunes traders se payer des frissons devant les courbes dégringolantes, je me dis qu'il y a des fessées qui se perdent. Ils ressemblent à Sarkozy, ce côté plus c'est sur la corde raide, plus c'est excitant. Il a pas dû en recevoir beaucoup de son papa, des fessées, le p'tit…
Pour le reste, ils ont les moyens de communication, et les chars Leclerc reconvertis en véhicule anti-émeutes…
De yoye-2000
se leve tard et travaille mou | 11H19 | 08/10/2008 |
En tt cas, moi, j'ai qu'un seul regret, moi auditeur de la radio publique, c'est que France Inter ait viré Jean Marc Sylvestre trop tôt*. je suis sûr que ces chroniques auraient été passionnantes et particulièrement pertinentes en cette bonne période où la loi du marché marque son incontestable supériorité…
* Pour être honnête, plusieurs années trop tard à mon gout, mais bon…
http://ma.vie.a.nantes.over-blog.com/
à yoye-2000
De Ech-picard
21H45 | 08/10/2008 |
Ah ! Cet inéluctable Jean Marc, ce débloqueur de frein pour l'économie qui exprimait ce besoin de moins d'états l'absence de contrainte ….
J'aimerai bien voir l'état de son portefeuille boursier !
Ou l'état de ses joues après la baffe de la main invisible du marché.
De watashi_baka
... | 11H22 | 08/10/2008 |
Ma question est certainemnt bête mais qu'est ce que cette crise va changer concretement pour moi ?
Les banques se casse la geule mais je ne suis pas assez riche pour que mes comptes soient au dessus du Plafond.
La partie de mon Epargne qui est sur une plateforme a risque ( Une partie de mon assurance vie, je me demande si c'est pas d'ailleur le moment d'y mettre de l'argent car ça ne peux que remonter) va peut être se casser la geule temporairement, mais ça remontera, Et le marché de l'immobilier baisse suffisament pour que mon PEL redevienne un bon placement. même peut être qu'un jour je pourrais me servir de l'argent dessus pour acheter si sa continue à baisser.
Ca va être encore plus dur de trouvé du boulot ? c'est déjà quasi-impossible, et je suis déjà à l'étranger.
Bref finalement j'ai l'impression que finalement tout l'argent qui disparais était à la base batti sur du vent et que cette crise concerne surtout quelques trader et banque d'affaire mais que le particulier est assez bien protégé…
à watashi_baka
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 06H52 | 09/10/2008 |
Laissez les titres, ils remonteront peut-être…
Prenez les espèces et barrez-vous !
Cordialement
De 9911francis
11H23 | 08/10/2008 |
Le bling bling s'effondre !
Les 53 % doivent, ,pour certains, pleurer sur leurs économies.
C'est bien fait pour eux.
Mille colombees vous fientent sur le cornet et vous l'avez bien cherhé.
Votre petitesse a mis notre pays dans la mouise.
Et vous aussi ce qui est notre consolation.
Mais à cause de vous, le France entière souffre.
Merci les crétins, les maniplulés, les temps de cervau disponible pour la culture télé concon !
De Ouko
Citoyen réinformateur ..... | 11H25 | 08/10/2008 |
Il ne faut pas exagérer…
On est loin de la crise de 29 ..
Moi même je ne vois pas la différence …
Alors ne pas généraliser ….
L'industrie du luxe se porte bien …
Alors ne pas en rajouter plus qu'il n'en faut ..
cqfe.
De Jean-Charles DUBOC
11H40 | 08/10/2008 |
Une série de faillites bancaires, et d'effondrement des Bourses, comme cela ne s'est pas passé depuis 1929 ! ….
L'unité de mesure de ces faillites est la somme de 10 milliards d'euros ! ! …
Mais, que peut bien représenter un tel montant ? …
A côté des hôpitaux, lycées, universités, qu'il aurait été possible de construire et qui peuvent donner une idée de l'évaporation des fonds en cours, je propose une unité de mesure originale : le « Statsraad Lehmkuhl », voilier-école norvégien de 98 mètres, construit en 1914, et qui embarque 150 jeunes en croisière au départ de Bergen :
http://euroclippers.typepad.fr/
Et bien, 10 milliards d'euros représente de quoi construire 285 « Statsraad Lehmkuhl », c'est-à-dire une flotte de grands voiliers qui pourrait embarquer, chaque année, 42 750 jeunes Français en tour du Monde ! ….
Jean-Charles DUBOC
à Jean-Charles DUBOC
De zphilou
12H05 | 08/10/2008 |
Excellent….. ! ! !
La démo par l'exemple….rien de mieux…. ! ! !
Merci pour cette illustration originale…. ! ! !
Salutations……marines…
De Unstern
11H47 | 08/10/2008 |
Y'en a marre de mettre la main à la poche pour dépanner tous ces ASSISTÉS de Wall Street, de la City, de La Défense ou d'ailleurs !
Z'ont qu'à se bouger un peu le cul et à se trouver un autre boulot…
Ah, mince, j'oubliais, ils ne savent rien faire d'autre que claquer un max de fric, sniffer de la coke et frimer en costard cravate devant des écrans d'ordinateur…
Ben alors, z'ont qu'à s'asseoir dans la rue et à faire la manche…
De nemo3637
Déchoukeur | 12H11 | 08/10/2008 |
La Bourse, reflet de l'économie, ne vas pas s'en remettre de si tôt. Le CAC40 a terminé à +0,5%,hier, petite remontée technique avant la glissade plus ou moins rapide qui va continuer dans ces prochains jours. La récession économique qui va s'en suivre, touchera les retraites, la santé (moins de remboursement de la Sécurité Sociale) et bien sûr l'emploi en général. Compte tenu de la dette publique, vertigineuse, des contribuables de moins en moins nombreux, on se demande sur quoi pourront reposer les obligations d'état.
Les capitalistes sont dans une mauvaise passe.Que la bête meure.
Ne sombrons pas avec eux.
Seule a Révolution Economique et Sociale permettant la satisfaction des besoins réels.
De jck
12H12 | 08/10/2008 |
Pour la rubrique Questions/Réponses d'Eco89
Pourquoi les prix de l'essence restent stables à la pompe quand le pétrole passe de 140€ à 80€ en 3 mois ?
à jck
De Gimp
12H33 | 08/10/2008 |
Là dessus, il faut absolument lire un article des échos d'un jeune docteur en économie sur la taxation des produits pétroliers. Il soutient que cette taxation à pour but de capturer la rente pétrolière, au détriment des pays producteurs.
Cela pourrait être une explication.
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4772697-les-vrais-enjeux-de-la-taxa…
à jck
De Yann Guégan
Rue89 | 13H32 | 08/10/2008 |
N'oubliez pas d'envoyer votre question à l'équipe d'Eco89 (ça se passe dans le bloc bleu « Posez votre question sur l'économie » en haut à droite de cette page.
à Yann Guégan
De nemo3637
Déchoukeur | 22H16 | 08/10/2008 |
Voilà, j'ai posé ma question : « Y a t-il une similitude entre la chute de l'Empire romain et la fin annoncé du capitalisme ? »
Votre fidèle lecteur, nemo.
à jck
De Millecalottes SARKASTIK
Variable | 07H07 | 09/10/2008 |
La liquidité… c'est limpide !
Cordialement
De parousnik
12H28 | 08/10/2008 |
Au début du règne de Jo Bush Dalton il y a eu les effondrements controlées des 3 tours du WTC , un avion vaporisé au Pentagone un autre disparu a Sankville et a la fin du règne de ce même les effondrements controlées des bourses ou se vaporisent des centaines de milliards d'euros… mais ou vont ces milliards dans quelles caisses sur quels comptes ? Etrange que les journalistes ne suivent pas la pistes de ces milliards qui pshittt…
De zphilou
12H39 | 08/10/2008 |
Intermède littéraire (époque de vendanges oblige.. ! ! )
A force d'avoir planté les sarments de l'injustice, l'heure est venue de récolter les raisins de la colère… ! !
A ce propos, il serait temps d'imposer ce prodigieux ouvrage de Steinbeck dès la 6ème…avec relecture obligatoire jusqu'en terminale ! !
Ceci éclairerait peut-être les futurs électeurs et de saines lectures valent 100 fois mieux qu'un conseiller d'orientation…en général désorienté…. ! ! !
Salutations……………..vinicoles… ! ! !
De papy24
retraité | 12H46 | 08/10/2008 |
Il est remarquable de constater que les gouvernements, tous plus libéraux
les uns que les autres, n'ont qu'un soucis, nationaliser…… les
banques !
Un système est mort il y a peu, le communisme, un autre agonise
lamentablement, le capitalisme forcené.
Le plus dramatique, c'est que des couillons, qui auraient toutes les
possibilités de participer d'un autre monde se battent pour être « le
chef » et ne réfléchissent pas, depuis 2002 quand même, à cet autre
monde !
Celà laisse la place aux voyous pour détourner l'argent du plus grand
nombre au profit de cette minorité dévoyée, et ce avec comme argument :
« Il faut punir les responsables » Magnifique, mais qu'attend donc notre
président pour le faire…. c'est pas lui le patron de ces entreprises.
Je ne doutte pas qu'ils règlent celà, les uns et les autres, sinon
comment partiraient-ils en vacances……….entre autres
De Pépé61
Enterré vivant | 13H01 | 08/10/2008 |
Il n'y a pas si longtemps, un « expert » de la finance nous prédisait du pétrole à $2.5 pour le 3ème trimestre 2008. La « crise » sert au moins à tous ces spécialistes de l'inconnu qui viennent pérorer derrière les micros. N'hésitons pas à dire que désormais tout est rigoureusement imprévisible, et nous passerons pour de fins analystes. Les gourous Attali et Minc, au passé balisé d'extraordinaires réussites professionnelles vont bientôt venir nous prédire l'avenir. Avec autant de fiabilité que Carmen Tessier qui, elle, est quand même passée par la Sorbonne.
De zphilou
13H08 | 08/10/2008 |
1) Leitmotiv = « TRAVAILLER PLUS, POUR GAGNER PLUS »
2) Illustration : (article Libé)
« Rapide calcul, niveau… CM1 : combien font 13. 650. 000 dollars, divisés par 18 ? Environ 758 .333 dollars. Soit le montant délirant par jour de travail qu'Alan Fishman récoltera – a minima – pour avoir occupé pendant 18 jours le siège de PDG de Washington Mutual (WaMu), plus grande banque de dépôt de l'histoire américaine. Avant de la mener, jeudi dernier, à la faillite.
Alors que les autorités monétaires ont rétrocédé WaMu à JP Morgan dans la foulée, ce nouvel épisode de parachute doré risque de faire du bruit. Le plan de sauvetage du système bancaire est censé se pencher sur le système de rémunération…
Reprenons. Le 7 septembre, WaMu, plombée par ses créances pourries dans les subprimes n'arrive plus à faire face à ses échéances. Kerry Killinger, le boss de l'ex-petite mutuelle de Seattle qu'il a dopé aux hormones de croissance pour en faire la plus grande mutuelle des Etats-Unis, est mis sur la touche. Pas les mains vides : 98 millions de dollars en 14 ans de job…
Alan Fishman, 62 ans, ex-patron de l'Independance community bank, lui succède. Il reçoit, en guise de bienvenue, un cadeau (“golden hello”) bonus de 7,5 millions de dollars. Et une clause : 6,15 millions de dollars en cas de rupture de son contrat. Le conseil d'administration place alors “une grande confiance dans les capacités d'Alan de diriger WaMu et ramener la firme à la profitabilité”. “Je sais que nous allons surmonter les problèmes que nous rencontrons”, répond l'intéressé.
Las : le titre s'effondre à la bourse. En dix jours, les particuliers retirent plus de 16,7 milliards de dollars dans les agences. Du coup, pour éviter des émeutes, l'administration Bush décide, le jeudi, de refourguer WaMu à JP Morgan. Les actionnaires perdent tous leur argent. Pas Fishman. Selon la firme Reda & associates, son chèque pourrait (incluant salaire et stocks options), culminer à 19,1 millions… Qui dit mieux ? »
3) Qu'en pense donc notre Monarque national.. ? ? Si prompt à faire les pompes au modèle « Outre-Atlantique »… ? ? ? …
4) Dans Outre-Atlantique…Il y a quand même « OUTRANCE »…en cherchant bien… ! ! !