En direct de la crise financiere

Trichet (BCE) supplie : « Reprenez vos esprits »

Par Eco89 |   | 08/10/2008 | 22H18

Les milliards volent, les banques valsent, les politiques s'affolent, les citoyens écarquillent les yeux… Revivez la folle journée de mercredi.

Un trader à la bourse de Francfort mercredi (Kai Pfaffenbach/Reuters).

24h00. « Reprenez vos esprits » lance mercredi soir le président de la Banque centrale européenne (BCE) aux opérateurs des marchés financiers, sur France3 :

« Le pessimisme excessif est très mauvais conseiller… Nous, nous sommes unis au niveau de la planète entière. Nous appelons l'ensemble des acteurs du marché, qui sont dans un état de turbulence accentué, nous leur disons reprenez vos esprits, il y a des éléments de confiance qui sont là. »

23h14. Sixième séance consécutive de recul pour le Dow Jones, qui termine en baisse de 2%. Depuis la clôture du mardi 2 octobre, l'indice phare de Wall Street a perdu 14,7%.

18h42. Pendant la crise financière, >la crise alimentaire continue. Et l'ampleur des sommes débloquées par les gouvernements pour voler au secours des banques donne le tournis aux organisations humanitaires, habituées à batailler ferme pour débloquer les fonds nécessaires à leurs projets.

Sylvain Trottier, d'Action contre la faim explique : « On est conscients qu'on ne peut pas laisser le système bancaire s'effondrer. Mais on est très inquiets pour la suite : c'était déjà de plus en plus difficile d'obtenir des financements, ça risque de ne pas s'arranger. »

ACF estime ainsi à 3 milliards d'euros par an les fonds nécessaires par an pour traiter les cas de malnutrition sévère, qui touchaient 20 millions d'enfants dans le monde en 2007 -et sans doute beaucoup plus aujourd'hui, vue la hausse prix des produits agricoles dans le monde. Une paille à côté des 700 milliards du plan Paulson, ou des 64 milliards d'euros mobilisés par le gouvernement anglais pour renationaliser partiellement les banques anglaises.

L'ONG appelle à la mobilisation le mercredi 15 octobre. Au programme notamment, une « freeze mob » sur l'esplanade de la Défense, à Paris (plus d'infos sur la page Facebook du happening).

18h19. Attention, message à caractère honteusement publicitaire. Ami trader, tu veux la jouer second degré dans ta salle des marchés au bord de la crise de nerfs ? Ami militant altermondialiste, tu veux afficher ta défiance envers le capitalisme triomphant ? Ami riverain, tu veux soutenir ton site préféré ? Achète le T-shirt spécial crise d'Eco89 !

Le visuel est signé Mathilde Hiesse, actuellement stagiaire à Rue89.

17h50. La journée a été catastrophique pour la Bourse de Paris. Le CAC 40 a perdu 6,31% et atteint son plus bas niveau depuis août 2004. La situation n'est pas meilleure sur les marchés étrangers. A Londres, le Footsie chute de 5,18%. Et à Francfort, le DAX perd 5,88%.

17h47. Les gadins du CAC40 affolent, mais qu'est-ce que ça donne si on prend un peu de recul ? Bonne nouvelle : l'indice phare de la Bourse de Paris n'est pas encore tombé dans les tréfonds du début des années 2000, après l'éclatement de la « bulle Internet ». Mauvaise nouvelle : il est bien parti pour attendre ces niveaux…

17h15. Une crise financière, en fait, c'est aussi simple à comprendre que la malbouffe. Le gérant d'un fonds explique la perte d'appétit des investisseurs (via le George Washington's Blog) :

« Imaginez que vous êtes en train de commander un Big Mac dans un “drive in”. Au premier guichet, vous commandez et vous payez, et au second, 20 mètres plus loin, vous récupérez votre repas. Mais que se passerait-il si vous étiez persuadé qu'après avoir payé au premier guichet, votre sandwich aux 1 000 calories ne vous attendait pas au second ? Vous refuseriez probablement de payer.

C'est ce qui se passe sur les marchés financiers. Après la faillite de Lehman Brothers -une banque d'investissement qui prenait les commandes à un guichet, et promettait ensuite des milliards de dollars en crédits et autres “sandwiches” financiers-, les investisseurs institutionnels ont préféré rester chez eux à manger du beurre de cacahuète, plutôt que de risquer de perdre de l'argent en commandant un BigMac.

Leur argent reste donc sous le matelas plutôt que d'être dépensé chez MacDonald's, des gens sont licenciés, les bénéfices diminuent, les prêts des banques se raréfient, et l'économie ne peut pas tenir. »

17h10. (Débat à l'Assemblée) « Aucune ! » C'est la réponse à la question « le débat à l'Assemblée a-t-il permis d'apporter des solutions à la crise ? », les députés de tous bords sont unanimes. A la sortie de l'hémicycle, des élus PS, MoDem et UMP l'ont fait savoir à la presse. Ils regrettent qu'il n'y ait pas eu de vote, à l'inverse du Congrès américain, dont les membres ont en plus débattu nuits et jours du plan Paulson.

Lionnel Luca (UMP) parle d'un « pseudo-débat » qui « apporte surtout la solution du gouvernement et fait entendre la voix de l'opposition ». Une opposition qui regrette, par la voix de Philippe Martin (PS), que « toutes les choses évoluent à l'extérieur de ce Parlement » que « ce sont les marchés financiers qui font évoluer la situation ». (Voir la vidéo)



17h03. En ces temps de grosse déprime économique, les traits d'humour/de crayon des dessinateurs de Rue89 font vraiment du bien. Nouvelle preuve avec ce dessin de Rémy Cattelain.


16h52. Débat à l'Assemblée.Le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, s'énerve lors d'une prise de parole exceptionnelle. Il déplore l'absence de François Fillon dans l'hémicycle à la fin de la séance : « Nous aurions du avoir trois heures de débat en présence du Premier ministre et du Président de la République, comme les Allemands l'ont fait hier. Ici ce n'est pas un échange, c'est une succession d'interventions ».

Puis il conclut : « Le pays a droit à la vérité », citant le cas de Noël Forgeard, qui selon lui, protégé par le bouclier fiscal, ne participera pas au financement du RSA.

16h51. Pendant que les politiciens débattent, les financiers font leurs calculs. Et pour Mr Greed, la baisse des taux décidée par les banques centrales ne suffira pas à fournir les liquidités nécessaires aux banques. Selon lui, la solution britannique (nationalisation partielle des banques, garantie de leurs dettes) est plus pertinente :

« En fait, on craint un peu le coup d'épée dans l'eau. Le problème avec la liquidité bancaire, ce n'est pas tant son prix que sa disponibilité nulle.

Par exemple, le taux de refinancement de la Banque centrale européenne était de 4,25% avant l'intervention d'aujourd'hui, et le taux d'intérêt à trois mois entre banques était de 5,39%. On peut parier que demain, même avec un taux BCE descendu à 3,75%, le taux à trois mois restera aux alentours des 5,4%.

Les banques qui ont du cash ne le prêtent plus aux autres banques ni aux entreprises. D'ailleurs, passé l'effet d'annonce, le CAC est reparti au nord. Encore une fois, le problème est celui de la solvabilité des banques, et la seule réaction appropriée est celle des Anglais. »

16h45. Débat à l'Assemblée. Pour Jean-Philippe Roy, « On est définitivement sorti du mythe d'une Europe à 27 homogène et supranationale, au profit de la réalité intergouvernementale du système européen. Ce qu'on appelle la “géométrie variable”. » :

« La discussion qui se déroule maintenant objective encore plus clairement la nature de l'argumentation développée par le gouvernement. Il s'agit d'assigner une responsabilité à la crise. Les Etats-Unis sont clairement dénoncés comme ce responsable.

Cette réalité est à prendre en compte, car la structure des alliances géopolitiques pourraient ainsi s'en trouver affectée, et on trouve là le fondement même du tournant européen que je signalais au début de mon analyse. »

16h37. Info Rue89. La Commission économique de la nation, cénacle d'économistes rattaché au Trésor et chargé de bâtir les comptes prévisionnels de la nation, décide prudemment de reporter sa réunion fixée aujourd'hui. Message reçu par les membres de la Commission :

« Compte tenu des circonstances exceptionnelles actuelles, la réunion de la Commission Économique de la Nation prévue aujourd'hui est annulée et reportée à une date ultérieure d'ici la fin de l'année ».

16h26. Débat à l'Assemblée Patrick Ollier, député UMP pas franchement soupçonné d'hostilité au gouvernement, demande à la ministre de l'Economie de « clarifier [ses] annonces ». Il renchérit, visiblement inquiété par les retours de ses administrés (il est élu dans les Hauts-de-Seine) : « Il faut qu'aucun doute ne subsiste : ces milliards doivent faciliter le crédit, pas seulement aider les banques. »

Christine Lagarde tente de rassurer sur le fait que les 17 milliards sont mobilisés « afin d'aider les entreprises ». Elle précise qu'un observatoire sera mis en place à cet effet et que la Banque européenne d'investissement exercera un contrôle sur l'argent injecté dans l'économie.

La ministre trouve trois raisons de se réjouir dans la conjoncture actuelle :

  1. La diminution de l'inflation lié à un ralentissement de la croissance
  2. La baisse des prix du pétrole
  3. La baisse de l'euro face au dollar, qui va aider la compétitivité européenne

Réaction de Jean-Philippe Roy, politologue :

« Là encore, on assiste à un moment presque historique : à travers les contrôles proposés de l'investissement de l'Etat, se cache une question extrêmement nouvelle : quelle est la réalité de l'évaluation des politiques publiques, c'est-à-dire de l'intervention politique. »

16h24. Débat à l'Assemblée. Avant de passer la parole à François Hollande, Gilles Carrez, rapporteur général du budget (UMP) a raillé l'absence de l'opposition : « Quand on est socialiste, il faut être en poste à Washington pour faire des propositions au gouvernement ».

Commentaire de Jean-Philippe Roy :

La droite, par essence, est pragmatique et peut donc défendre une politique interventionniste, même si elle s'est fait élire sur un programme libéral. En revanche, la gauche, elle, a besoin d'une doctrine. Que sera son message et notamment la prise de parole du groupe socialiste ?

Pour le Premier secrétaire du PS, François Hollande, la gauche sort gagnante de cette crise sur le plan des idées : « C'est l'effondrement d'un système, celui de l'économie d'endettement sans contrôle ». Puis il a accusé le gouvernement : « Vous avez, pendant un an, sous-estimé la crise. » Renchérissant : « La crise n'est pas que financière, la récession est déjà là en France »

Le leader de l'opposition a félicité le le Premier ministre sur certains points, comme le fait qu'il « a raison de vouloir rassurer les épargnants sur leurs dépôts » et la BCE sur « la baisse des taux ». Mais l'urgence est pour lui de relancer l'activité des entreprises. Il faut lancer « un grand emprunt européen », ce qui n'est pas gagné vu les critères de Maastricht (interdiction pour la dette de dépasser 60% du PIB).

« C'est la question de l'accès au crédit des entreprises et particuliers qu'il faut poser. Le Fonds de garantie des dépôts étant largement insuffisamment doté, comme l'a expliqué Rue89 François Hollande a souhaité “la création d'un fond national de garantie des prêts ”.

Commentaire de Jean-Philippe Roy, politologue :

“La prise de parole de François Hollande fixe le curseur qui marque la différence entre la majorité et l'opposition. Pour résumer, deux diagnostics sont posés : à gauche, on pense qu'il s'agit d'une crise du libéralisme, du système libéral lui même. A droite, au contraire, on pense qu'il s'agit d'une crise du discours libéral. Ce qui n'est pas la même chose.

En effet on comprend comment, pour Hollande et Brard, il faut revoir les fondements matériels du système économico-politique, pour Fillon et Perruchot, il s'agit de faire face à une phase, mais ne pas remettre en cause les fondamentaux du fonctionnement économico politique.

C'est-à-dire, qu'à terme, pour ces derniers, la logique de marché doit reprendre ses droits. Remarque au passage, une question ne fait plus réellement problème : la nécessité de voir le pouvoir politique intervenir et dire son mot dans les choix de la BCE.”

15h50. La Caisse d'Epargne et la Banque populaire ont la joie de vous annoncer leurs fiançailles. Le faire-part a pris la forme d'un communiqué de presse, qui précise qu'une fois mariées, les deux parties ne mettront pas tous leurs biens en commun.

Elles fusionneront leurs organes de direction, mais devraient conserver chacune leur réseau d'agences. Il s'agit plus d'un mariage de raison que d'amour, l'objectif immédiat étant de sauver leur banque d'affaires commune, Natixis.

“Le nouvel ensemble aurait des fonds propres de plus de 40 milliards d'euros, 480 milliards d'épargne et de dépôts, (…) un réseau de 8 200 agences en France et près de 100 000 collaborateurs”, détaille le communiqué.

15h55. La crise s'aggrave ? C'est le moment de voler au secours du capitalisme ! C'est le raisonnement de Maxime Sbahi sur son blog Carpe diem Politique, qui publie
un plaidoyer qui a le mérite de l'originalité :

“ Pourtant, le capital -dont la finance n'est que l'outil de gestion- permet un transfert formidable des capacités de financement vers les besoins de financement. L'épargne des français est ainsi omniprésente sur les marchés financiers par les retraites par répartition -le fonds de réserve pour les retraites gère ainsi près de 31 milliards d'euros-, les retraites par capitalisation, les Plan d'épargne en actions, le livret A, les OPCVM, les contrats assurance-vie, etc.

Et tous les acteurs économiques tirent profit de cette épargne mise à disposition. ”

15h50. Débat à l'Assemblée. “Votre gouvernement fait face avec sang froid, lucidité et détermination à cette crise financière sans précédent”, déclare d'entrée Gilles Carrez, députés UMP. La guerre entre le groupe UMP de l'Assemblée nationale et le gouvernement est enterrée. Au moins le temps de la crise. Finalement, les seuls à répondre à la demande “d'unité politique” de François Fillon sont… l'UMP et le Nouveau Centre. Rien de neuf sous le ciel gris de la crise !

Commentaire du politologue Jean-Philippe Roy :

“[La question centrale, c'est : ] quelle est la marge de manœuvre de l'Etat sauveteur de l'Economie ? Est ce simplement un ‘rôle de pompier’ face à une situation qui lui échappe, ou au contraire, la question sociale, c'est-à-dire la question de la justice sociale doit elle gouverner en partie le rôle de l'Etat ?

On assiste, en tout cas au premier effet de la réforme constitutionnelle votée en juillet. Le Parlement revient au devant de la scène politique, en tout cas comme le lieu où tente de se reconstruire la cohésion nationale.”

15h30. Débat à l'Assemblée. Jean-Pierre Brard, député communiste, parle lui à la tribune de “crise majeure du capitalisme” et à l'adresse de Nicolas Sarkozy (absent de l'hémicycle) : “Oui, votre système.” Et de fustiger “le modèle américain de son ami Bush” qu'il est accusé d'aduler. “Aucune mesure préventive significative n'a été mise en place”, accuse également Jean-Pierre Brard. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, RÂLE au premier rang de l'hémicycle : “Ça va pas, ca va pas ! ”

Commentaire du politologue Jean-Philippe Roy :

“La discussion qui se déroule est un moment tout à fait exceptionnel, car ce qui se passe est rien moins que la redéfinition des relations entre politique et économie. On le voit à travers le discours de Jean-Pierre Brard, on assiste à la traduction des enjeux qui ont structuré la discussion publique lors de la campagne sur la ratification du TCE. Ce qui se joue devant nous, c'est la redéfinition de la place de l'Etat dans l'économie.

15h29. Débat à l'Assemblée. Le débat qui suit le discours de François Fillon est organisé en deux phases : les porte-paroles des groupes vont intervenir, puis sept députés poseront des questions.

15h28. Débat à l'Assemblée. Vit-on la grand retour de l'interventionnisme de l'Etat dans l'économie ? Début de réponse par le politologue Jean-Philippe Roy :

“Ce discours fixe les conditions nouvelles de l'interventionnisme étatique. Il s'agit de suppléer l'absence de confiance dans les relations interbancaires quand cette absence de confiance peut faire exploser la crédibilité du système économique. Par ailleurs, les mesures facilitant l'accession à la propriété, les prêts qui en sont le véhicule, tout cela repose sur l'idée qu'une économie rationnelle repose sur la propriété.

Au fond, cette nouvelle politique met en application l'idée que le pouvoir politique intervient, mais subsidiairement, en attendant que le système économique libéral, c'est-à-dire la loi du marché retrouve son équilibre.”

François Fillon (Charles Platiau/Reuters). 15h27. Débat à l'Assemblée. “Notre politique budgétaire est adaptée à la crise, car elle n'est ni laxiste ni récessive”, poursuit François Fillon, avant de préciser “dans les contraintes du pacte de stabilité budgétaire de l'Union européenne”. Une manière de dire que le gouvernement français ne fera pas fi de ce pacte, comme le proposait Henri Guaino, conseiller spécial de l'Elysée, la semaine dernière.

15h26. Débat à l'Assemblée. Jean-Philippe Roy, le politologue qui tient le blog Politicom sur Rue89, commente à chaud l'intervention du Premier ministre à l'Assemblée :

“François Fillon, à travers son message travaille à restaurer la confiance politique. Il intègre, à travers la dimension européenne, la réalité intergouvernemantale de la construction européenne. C'est-à-dire le fait que, face à la crise, c'est le fameux G4 qui est le lieu de la politique. Cette crise intègre un tournant pragmatique de la construction européenne.”

15h17. Débat à l'Assemblée. “L'Etat assurera son rôle de garant en dernier ressort de la continuité du système bancaire. Aucune d'entre elle ne pourra être acculée à la faillite.” François Fillon se prépare à d'autres sauvetages, comme pour Dexia. Mais il assure que cela se fera dans “l'intérêt des contribuables”, en changeant s'il le faut les responsables de banques fautifs. “L'Etat, par ailleurs, n'a pas vocation à rester durablement dans leur capital.”

15h16. Débat à l'Assemblée. “Au-delà de vos considérations partisanes”, il faut une “unité politique”… François Fillon introduit son discours à l'Assemblée nationale sur la crise par une demande d'unité face aux “événements qui affectent l'économie mondiale”, qui “sont d'une gravité historique”. Ce n'est pas la faute du “capitalisme” (huées sur les bancs de la gauche), mais d'une “mauvaise régulation du capitalisme”, continue-t-il.

“Quand on doit décider en deux heures au milieu de la nuit comment sauver une banque, il ne vaut mieux pas avoir à réveiller ses homologues.” François Fillon justifie par cette phrase le choix de solutions nationales plutôt qu'européennes. Tollé à gauche, le président de l'Assemblée nationale est obligé d'interrompre le Premier ministre pour ramener de l'ordre dans l'hémicycle.

14h45. Résumé de la situation par Mr Greed, trader et riverain de Rue89 :

“Des actions ont été entreprises sur tous les fronts. Sur celui de la liquidité à court terme pour les banques et les entreprises : achat de billets de trésorerie de la part de la Réservé fédérale américaine, baisse des taux concertée par les principales banques centrales, et il faut bien sûr saluer la décision des autorités anglaises.

Elle répond directement au problème d'insolvabilité de l'univers bancaire en apportant des fonds propres. Plus direct, plus ‘juste’ que le plan Paulson.”

Mais notre boursicoteur préféré reste lucide et ne perd pas son mordant :

“L'électrochoc banque centrale a sauvé le malade. Enfin, disons qu”il n'est pas mort, mais il n'est pas bien fringant non plus. La banque du Japon n'a pas participé à la baisse concertée. Cependant, ils se sont fendus d'une déclaration pour dire qu'il soutenait l'action des banques centrales européennes et yankee. Ça fait chaud au cœur. »

15h00. Au fait, c'est quand qu'on va où ? La crise actuelle désarçonne les plus chevronnés des spécialistes de l'économie dans les médias (notamment ceux qu'on a vu il y a quelques mois sur les plateaux de télévision expliquer que le pire était derrière nous). Devant l'incertitude, le scénario catastrophe proposé dans le blog Les mots ont un sens semble semble presque crédible :

Voici ce qui nous attend en novembre :

Novembre 2008. La liste noire s'allonge et les premières holdings LBO viennent s'y ajouter. Carlyle évite le crash grâce à l'intervention de l'Etat américain, justifiant de l'intérêt de la nation. Ouf ! Les autres n'auront pas cette chance. John McCain est élu alors que les sondages le donnaient nettement perdant.

Mais le pire est pour février 2012 :

Février 2012. Au Cern, le LHC est remis en service après une mauvaise série de problèmes techniques. Une série de collisions inattendues crée un trou noir dans lequel la Terre est aspirée en l'espace de quelques secondes… Sarkozy ne sera pas réélu. La tuile !

13h40. La journée folle continue à la bourse de Paris : après avoir chuté de près de 8% au cours de la matinée, le CAC40 s'est brutalement redressé jusqu'à l'équilibre après l'annonce d'une baisse coordonnée des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine et des banques centrales européenne et anglaise (les taux directeurs sont abaissés de 0,5 point). SI vous ne comprenez rien à la phrase précédente, pas de panique, allez faire un tour sur cet explicateur.

13h40. Les méchantes langues diront que sur tous les Titanic, il y a des musiciens qui continuent à jouer pendant le naufrage. Alain Minc, en tout cas, n'est pas inquiet sur l'issue de la crise. Interrogé notamment par Sophie Verney-Caillat pour l'émission Parlons Net de David Abiker, l'éminence grise des hommes d'affaires et conseiller du soir de Nicolas Sarkozy, est particulièrement optimiste :

 »Le capitalisme est un phénix qui renaît toujours de ses cendres. Nous assistons à un soubresaut gérable et aucun déposant ne paiera un sou de sa poche. »

Il prédit une concentration des banques, à laquelle on est déjà en train d'assister, « il y aura deux ou trois banques [concernées] par pays, puis après cinq ou sept ans, il y aura de nouveau une dérégulation. »

13h33. Sophie Verney-Caillat, la patronne d'Eco89, est allée rue Vivienne, à Paris, prendre la température chez les négociants spécialisés dans l'or, la numismatie et les bijoux anciens. Ces derniers ne constatent pas de « ruée vers l'or » chez leur clientèle, mais un intérêt ravivé pour le plus précieux des métal, comme toujours lors des grosses crises financières.

A lire sur Eco89 : A Paris, pas de ruée vers l'or, mais beaucoup de curiosité

13h10. Les banques centrales décident d'un commun accord de relâcher la pression. Elles annoncent une baisse des taux, qui devrait permettre aux banques de se refinancer à moindre coût. Depuis sa salle des marchés, Mr Greed commente :

« C'était la mesure que tout le monde attendait : une baisse des taux concertée de 50 points de base de la plupart des banques centrales (Réserve centrale, Banque centrale européenne, Banque d'Angleterrre, Canada, Suisse…). Est-ce que pour autant la liquidité va revenir dans le marché interbancaire ? Evidemment, la mesure va dans le bon sens, elle souligne l'urgence et la gravité de la situation. Une baisse concertée est extrêmement rare. »

13h06. A gauche, la fausse couverture de The Economist. A droite, la vraie. Laquelle vous donne le plus envie d'acheter le vénérable hebdomadaire économique, parangon du libéralisme économique ?

Devant une agence pour l'emploi à San Francisco en 1936 (Reuters).

12h43. Marre des photos de traders se rongeant les ongles ou grimaçant devant leurs quatre écrans d'ordinateur ? L'agence photo Reuters a pensé à vous : elle vient de ressortir une série de photos d'archives prises pendant la Grande Dépression aux Etats-Unis dans les années 30… Files d'attente devant des agences pour l'emploi, familles vivant dans des tentes ou forcées à l'exil à bord de chariots, chômeurs attendant la soupe populaire… Retour vers le futur ?

12h27. Le CAC 40 ralentit sa chute, mais perd encore 5%. La surchauffe de ce matin (la baisse a atteint 8% ! ) a contraint Euronext à actionner le disjoncteur, en suspendant pendant un quart d'heure les cotations. La suspension est automatique, dès que le montant des transactions atteint 35% de la valeur totale du CAC40.

12h26. Le plan de sauvetage des banques anglaises peut-il inverser la tendance et sortir la finance de la dépression ? Prudent, Pascal Riché fait une réponse de Normand :

« Qui sait ? Il faut l'espérer, en tout cas : si cela marche, les contribuables britanniques auront fait une bonne affaire sur le dos des actionnaires des banques. Si cela ne marche pas, la crise s'aggravera au détriment de tous les citoyens. »

A lire sur Eco89 : Le plan de sauvetage britannique peut-il marcher ?

12h22. Un petit tour par la rubrique people. Les vedettes ne connaissent pas la crise, nous apprend Challenges.fr : Céline Dion vient d'acheter une maison à 47 millions d'euros, villa Montmorency à Paris. Une zone résidentielle fermée et très select, dont les habitants sont un peu à la peine ces temps-ci. Alain Afflelou vous propose ainsi de racheter sa maison, pour 15,5 millions d'euros.

11h51. Face à la crise, une réponse européenne, ou bien des réponses nationales ? Les Anglais ont décidé de renationaliser partiellement huit banques britanniques. Christine Lagarde, la ministre française de l'Economie, s'est réjouie des mesures annoncées par Londres :

« Ces mesures sont conformes à la doctrine d'intervention arrêtée le 6 octobre par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne et précisée par les ministres des Finances lors du conseil Ecofin du 7 octobre. Ces mesures sont appropriées à la situation britannique. »

Ce mercredi, Gordon Brown invite les autres pays de l'Union à refinancer le système bancaire. Le Premier ministre britannique s'est entretenu ce mercredi avec Nicolas Sarkozy. Mais l'Allemagne rechigne à l'idée d'un grand plan de relance européen, Angela Merkel fustigeant le modèle capitaliste anglo-saxon, responsable de la crise.

11h15. Allez, deux mauvaises nouvelles de plus, en France cette fois-ci. Le déficit de l'Etat s'est encore creusé en août, et s'élève désormais à 67,6 milliards d'euros. Et le déficit commercial a lui aussi augmenté. Sur un an, il est de 51,3 milliards d'euros. Et Rue89 peut vous annoncer en exclusivité que d'autres mauvaises nouvelles devraient être annoncées dans la journée (bon, OK, on s'avance pas trop).

10h45. Les Britanniques choisissent la manière forte : la renationalisation partielle de huit de leurs banques. Pour leur fournir des liquidités, il va les recapitaliser à hauteur de 50 milliards de livres (plus de 64 milliards d'euros). Il disposera d'actions préférentielles, qui lui permettront de contrôler l'action des banques.

Deuxième volet du plan annoncé ce matin : le gouvernement va prêter de l'argent aux banques, en ouvrant une ligne de crédit de 200 milliards de livres (257 milliards d'euros). Et il garantira leurs dettes pour un montant de 250 milliards de livres (322 milliards d'euros).

10h40. Après la chute de près de 9% enregistrée lundi, on pouvait penser que le CAC40 avait touché le fond. Mais, dans ces cas-là, c'est bien connu, on peut toujours creuser : à cette heure, le CAC40 est (déjà) en chute libre de plus de 6%, à son plus bas niveau depuis décembre 2003. Londres affiche pour l'heure -6% et Francfort -7%.

10h30. Sale nouvelle au petit-déjeuner des traders européens : à Tokyo, l'indice Nikkei a terminé sur une gamelle de 9,38%, la pire depuis le « lundi noir » de 1987. Même tendance à Séoul (-5,8%), Hong Kong (-8,2%), Shangaï (-3%). Vu de loin, on a l'impression d'une boucle infernale : la baisse des indices américains le soir entraîne l'effondrement des places asiatiques au petit matin, qui pousse les bourses européennes à la culbute le midi, qui donne une mauvaise tendance pour les marchés outre-Atlantique l'après-midi… et c'est reparti pour un tour.

Photos : Un trader à la bourse de Francfort mercredi (Kai Pfaffenbach/Reuters) - Devant une agence pour l'emploi à San Francisco en 1936 (Franklin D. Roosevelt Presidential Library and Museum/National Archives and Records Administration/Reuters) ; François Fillon (Charles Platiau/Reuters) - François Fillon (Charles Platiau/Reuters).

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Portrait de Gringo

De Gringo

| 15H05 | 08/10/2008 | Permalien

[…]Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'août, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j'en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant

Et… « les banques valsent »…

Portrait de Yfig

De Yfig

Poète sans illusions j'écris des ch... | 15H12 | 08/10/2008 | Permalien

Oui, Dedalus,
mais tu occultes totalement l'économie réelle.
Les banques, certes vivent de biens qu'elles ne possèdent pas, mais s'adossent à des biens réels fabriqués par des ouvriers.

Le problème, c'est la spéculation boursière autour de ces valeurs réelles qu'elle projette dans un futur idyllique directement inspiré de leurs rêves de richesse sans connection avec le réel de l'entreprise dont les moyens de production et la production elle même reste limitée.

Mais quand un fonds de placement demande 20%, faut bien inventer quelque chose pour leur piquer leur pognon !

J'explique tout ça sur mon blog ….. depuis le « A » de « à vos marques »
jusqu'à le « Z » de « zéro + zéro = la tête à toto » !

http://yfigexnihilo.hautetfort.com/

Portrait de Amelie89

De Amelie89

sans ou toutes | 15H30 | 08/10/2008 | Permalien

A quand la planche à billets pour traiter la famine et le Sida dans les pays pauvres ?

En quelques jours, voilà les politiques qui s'agitent dans tous les sens, et dégagent des centaines de milliards d'euros pour aider les banques. Pourquoi ne fait-on pas fonctionner la planche à monnaie pour traiter les problèmes de famine et de sante dans les pays les plus pauvres ?

De qui se moque-t-on quand les dirigeants de nos pays riches disent qu'ils n'en ont pas les moyens ? Et bien, qu'ils prennent conscience qu'ils sont co-responsables de tous les morts et de toutes les souffrances engendrés par leur manque d'intervention ! ! ! Honte à eux, et à ceux qui continuent de les élire.

Portrait de flixp

à Amelie89 Portrait de Amelie89 De flixp

15H46 | 08/10/2008 | Permalien

si j'ai bien compris c'est de l'argent qui n'existe pas…
les labo pharmaceutiques eux veulent du cash, du vrai…

Portrait de survivant

De survivant

15H31 | 08/10/2008 | Permalien

S'il n'y avait que les banquiers qui étaient coupables le peuple n'hésiterait pas une seconde à faire bouffer les pissenlits par la racine à tout ce beau monde. Ce que fillon n'arrive pas à dire (de peur de représailles ? ) les esclavagistes et tous les collaborateurs qui ont mis en place ce système financier et qui ont laisser faire doivent sérieusement se bouffer les ongles. Les financements occultes vont des confédérations syndicales salariales comme patronales, les partis politiques de tous bords, les patrons et enfin les banques et toutes leur armada de traders et autres actionnaires. Tous ! en ont croqués. Nous suivons en direct la débâcle d'un système de pourritures.

Portrait de Numerosix

à survivant Portrait de survivant De Numerosix

Prisonnier dans le village global | 15H50 | 08/10/2008 | Permalien

.

Pas de débacle , ils vont se refaire , grace à leurs mains invisibles de pickpockets du marché qui nous volent nos portefeuilles ….

Avec pour complices les responsables politiques en place ..

C'est hallucinant ..

Portrait de Carmagnole

De Carmagnole

retraité de l'Education Nationale | 15H38 | 08/10/2008 | Permalien

Fillon entonne le chant sur « l'unité nationale » pour sauver les banques ; en clair que tous les français mettent la « main à la poche“et ‘se serrent la ceintureencore plus ! ! !
Et comme cette crise ce n'est pas la faute du capitalisme( ! ! ! ) il s'empresse de nous avertir qu'après la nationalisation’ des pertes quand les profits seront de retour…ils seront ¨PRIVATISES”.
Citoyens français ,allez-vous encore longtemps être les “dindons de la farce” ? allez-vous encore longtemps accepter de vous faire exploiter et spolier ?

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 15H54 | 08/10/2008 | Permalien

Si la Caisse d'Epargne coule, ça serait sympa qu'elle le fasse avant que je touche mon salaire et quand mon compte est à découvert.
Enfin du coup, je sens que mon banquier va me lâcher les basques un moment avec mes trous à répétition, je me dis qu'il doit être occupé à autre chose que chercher la petite bête à son pire client préféré : D

Et puis cette crise, je trouve ça génial. J'avais pas tout pigé au précédente, et celle là à l'air vraiment costaud en plus. C'est rempli de suspens, encore plus palpitant que le début d'une guerre (la super partie avec missiles hi-tech et images vertes).

Et sinon j'ai une question : que se passe-t-il dans le reste du monde ? Les banques chinoises, indiennes, brésiliennes, maliennes et turménistanaises sont épargnées ? Elles sont mortes ? Elles se goinfrent ?

Et question bonus : il y a une super crise pile pour le lancement de Eco89. Avouez le, c'est vous les coupables qui avait déclenché ça juste pour faire de l'audimat ! : D

Portrait de Eliott

De Eliott

16H04 | 08/10/2008 | Permalien

Mais non ce n'est pas de la faute du capitalisme…

Comme le dit Madelin c'est de la faute des états et des pauvres…

Par contre si il y a des pauvres, des guerres, des famines etc… C'est de la faute de qui ?

Portrait de Yfig

De Yfig

Poète sans illusions j'écris des ch... | 16H11 | 08/10/2008 | Permalien

Oui, Dedalus,

mais tu occultes totalement l'économie réelle.

Les banques, certes vivent de biens qu'elles ne possèdent pas, mais s'adossent à des biens réels fabriqués par des ouvriers dans les prêts qu'elles accordent, même si ensuite, elle réempruntent sur le prêt en question ….

L'autre problème, c'est la spéculation boursière autour de ces valeurs réelles qu'elle projette dans un futur idyllique directement inspiré de leurs rêves de richesse sans connection avec le réel de l'entreprise dont les moyens de production et la production elle même reste limitée.
Car la bourse est au moins autant génératrice d'argent virtuel que les banques …
Mais quand un fonds de placement (d'investissement) demande 20% de rentabilité, faut bien inventer quelque chose pour leur piquer leur pognon !

J'explique tout ça sur mon blog ….. depuis le « A » de « à vos marques »
jusqu'à le « Z » de « zéro + zéro = la tête à toto » !

http://yfigexnihilo.hautetfort.com/

Portrait de Yfig

De Yfig

Poète sans illusions j'écris des ch... | 16H15 | 08/10/2008 | Permalien

Mille pardon ….

mon doublon est lié à une mauvaise réaction du site qui m'a renvoyé vers mon message …. ? ? ? ?

Oui, c'est vrai, ça que c'est étrange cet argent pour sauver un système qui vit de l'exploitation de l'homme par l'homme et refuse de bouger les orteils pour sauver les misérables de la famine, donner un toit et un travail décent à chaque ménage ! ?

vraiment de quoi se révolter !

Portrait de marie 75

De marie 75

16H16 | 08/10/2008 | Permalien

16 : 53 La bourse de Paris poursuivait sa glissade mercredi après-midi, le CAC 40 abandonnant 5,79% à 3.516,17 points après avoir brièvement perdu plus de 6%., le temps

Portrait de gaebus

à marie 75 Portrait de marie 75 De gaebus

07H57 | 09/10/2008 | Permalien

Et encore ce n'est pas fini : et si cette crise est plus grave que ce que l'on essaye de nous faire croire depuis des mois ?
Si les banques ont créés des fausses valeurs papiers que personne ne veut plus payer, où va t'on trouver l'argent ? ? ? Cet argent qui a existé pour une partie oµ est-il passé ?

Oui, il faut absolument changer le système capitaliste, qui n'a servi que quelques uns et que tout le monde va devoir payer.

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 16H24 | 08/10/2008 | Permalien

Les banquiers spéculaient l'argent dans des bulles qui éclatent, au lieu de le remettre dans le circuit économique des PME qui en avaient besoin.

Maintenant, que les bourses dégringolent, ils appellent l'Etat au secours…lamentable… !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de admirateur

De admirateur

16H24 | 08/10/2008 | Permalien

« partis du bon pied à l'ouverture, les marchés américains se retournent, malgré la thérapie de choc appliquée par six banques centrales », écrit le Figaro.
eurostoxx 50 -5%, cac 40 - 7 % à 17 heures
c'est clair, on pourra injecter autant de milliards que l'on veut dans le système, on ne le sauvera pas.
il est temps de garder les milliards qui restent peut-être encore pour l'économie réelle et les gens qui travaillent, laissons les spéculateurs à leur sort bien mérité.

Portrait de Teberli

De Teberli

Enseignant | 16H25 | 08/10/2008 | Permalien

Les paroles de Lagarde, peu s'en soucient et ce n'est que reconnaissance d'une pensée et d'une action qui se cherchent sans trouver.

Pour vos économies, avant que les distributeurs ne soient à sec, ou les portes des agences fermées, la prudence s'impose.

Pour la suite, changer de système, de société est tout à fait possible : Ceux qui ont mis les pays dans le trou vous diront le contraire, mais d'autres savent que la justice sociale est nécessaire et il serait bien que vous apportiez vos idées et votre énergie à cette grande idée pour un nouveau siècle.

Portrait de Millecalottes SARKASTIK

à Teberli Portrait de Teberli De Millecalottes SARKASTIK

Variable | 08H46 | 09/10/2008 | Permalien

Si Lagarde erre mais ne vient pas à toi, ne t'inquiète pas !

« Tous pour un et sauve qui peut ! »

Cordialement

Portrait de fedor20b

De fedor20b

balagne | 16H37 | 08/10/2008 | Permalien

Le néo-capitalisme, néolibéral tremble et causera beaucoup de souffrances mais risque fort, comme le Phénix de renaître (modifié), de renaître de ses cendres

Portrait de Yfig

De Yfig

Poète sans illusions j'écris des ch... | 16H47 | 08/10/2008 | Permalien

le phénix est le symbole du soleil et de la vie,

pas de la mort et du vol !

Portrait de Redroom

De Redroom

16H57 | 08/10/2008 | Permalien

Minc, c'est l'antithèse de l'intelligence…

Il faut le voir face à Naulleau (qui n'est pas le plus doué des impertinents mais qui a les c…, lui, pour l'attaquer), il se décompose à chaque fois, tout pale, tout bafouillant, il devient pitoyable…

Finalement, il résume bien, à lui seul la crétinisation de notre système politique. De crétins on en fait des génies et les vrais génies, eux, on les dégomme.

Ah on est loin de Talleyrand !

Portrait de Alex Engwete

De Alex Engwete

Consultant | 17H18 | 08/10/2008 | Permalien

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Portrait de survivant

De survivant

17H28 | 08/10/2008 | Permalien

18h25 : Braoummm taratatata ! Avis à la population ! La messagère « lagarde » a un communiqué.

TOUT VA BIEN.

Les contrôleurs sont en place, la perfusion aussi, il manque juste le liquide à injecter dans l'économie (des banquiers).

Et pour finir sarkozy promet de chanter l'hymne à la joie (hymne européen) en slip à la fin de la présidence européenne pour remercier les bons peuples d'avoir contribuer au renflouement des caisses (vides) des copains banquiers.

Portrait de richy

De richy

18H07 | 08/10/2008 | Permalien

je m'etonne que personne ne propose d'aller rechercher la monnaie dans les poches de tous les margoulins qui ont fait fortune avec ses magouilles ! ! maintenant ces nantis sont tranquilles avec leur sacs d'or et les peuples vont payer ! ! ! ! ! ! JE REVE ! ! ! ! !

Portrait de richy

De richy

18H18 | 08/10/2008 | Permalien

n'oublions pas que quel que soit le chiffre du cac40, demain ces entreprises seront là et des gens irons y travailler, les outils seront dans le méme etat que la veille, la spéculation seule a amplifié la catastrophe ! ! et ce n'est pas fini car les spéculateur n'est pas mort loin sans faut ! ! il faudrais donc s'en occuper (du spéculateur)et pas en lui confiant quoi que se soit ! mais en lui prenant l'argent pour commencer !

Portrait de dt_ytsejam_dt

De dt_ytsejam_dt

Frouze en Suisse. | 18H25 | 08/10/2008 | Permalien

« Ce n'est pas la faute du Capitalisme ! » - Derrière cette phrase sibylline ce cache beaucoup plus qu'une pure posture idéologique pro ou anticapitaliste en fait, cette affirmation péremptoire peut servir à ouvrir le débat de fond. Tout d'abord, le mot « faute » implique deux choses. En premier lieu, cela implique l'existence d'un problème, d'un dysfonctionnement quelconque qu'il conviendra de définir mais qui est bien présent. En second lieu, cela implique la nécessité d'en trouver le ou les responsables, voir ce qui serait encore plus efficace, d'en trouver la cause. Ensuite, la forme négative associée au mot Capitalisme, semble indiquer que ce n'est pas là que l'on doit chercher les raisons du dysfonctionnement mais laisse un petit gout d'inachevé puisque nous laisse d'en l'expectative quand à ces même raisons. Pour être tout à fait honnête, l'auteur de la phrase poursuivait en disant que la faute incombait plutôt à un dysfonctionnement du Système en question. On tiendrait donc bien notre « coupable ». Nous avons donc un problème (Sauf erreur il doit s'agir de « La Crise »), une cause à ce problème et, espérons le, des solutions visant à résoudre le problème et à prévenir toutes nouvelles survenances. A vrai dire, la lecture des différents médias et des contributions des internautes sur cet excellent site, les différentes interventions des éminents spécialistes de tous bords, les discussions de Monsieur Tout le Monde au Café du Commerce…bref tout le bruit et les agitations actuelles auraient plutôt tendance à me faire dire que nous avons :
- des problèmes (Crises Immobilières, Crise Boursière, Crise Financière, Crise des liquidités, Crise de la Croissance, Crise sans thème…Crise et chuchotements…).
- des causes (Capitalisme, Libéralisme, Je m'en foutisme, Foutisme de gueule…)
- et encore plus de solutions comme par exemple…euh benh…j'sais pas…disons faudrait pas recommencer quoi…mais voili, voilou…après yaka fokon…et p'is c'est tout ! ! !
Bref, dans tout ce charivari, je me sens un brin perdu, je ne sais si je dois m'inquiéter ou non… je ne sais si j'ai ma part de responsabilité dans ce qui arrive ou non…d'ailleurs qu'arrive t'il au juste ? … Je ne sais pas non plus si je peux vraiment changer les choses, ou tout au moins proposer de le faire ? Je me sens un brin perdu et croyez-moi chers amis et voisins, cela m'embête fortement. Alors je me dis que si on s'y met tous…enfin au moins nous les riverains de la désormais Rue la plus célèbre de France…et benh…on pourrait sans doute arriver à quelques bonnes idées sur le sujet. Disons que si nous parvenions à échanger nos différentes visions sur ces 3 éléments (Le(s) Problème(s), Les Causes, Les Solutions) et bien peut être me sentirais-je (oserais-je dire : nous sentirions-nous ? ) moins démuni(s) la crise étant venue. Alors certes me direz-vous cela à déjà fait l'objet de moult contributions dans les différents articles de la Rue mais je me dis que peut-être il pourrait être intéressant que nos chers « concierges » ouvrent un sujet unique où les Riverains pourraient chacun donner leurs avis sur les 3 thèmes cités plus hauts (Problèmes / Causes / Solutions)…Dans cette attente, je m'en vais réfléchir de mon coté dans le but de contribuer à ce débat dès demain…Bonne soirée à vous amis et voisins…

Portrait de Courageux anonyme

De stangrof

18H28 | 08/10/2008 | Permalien

Bonsoir, les émeutes de la faim vont reprendre de plus belle, les marchands refusent de livrer de peur de ne pas être payé et cela ne sera pas seulement dans le tiers monde !
http://www.financialpost.com/story.html ? id=866310

A plus

Portrait de papy55

De papy55

prof. en province | 19H14 | 08/10/2008 | Permalien

Je crois que les gouvernements, le nôtre en particulier, doivent arrêter la communication au sujet de mesures qui se veulent fortes mais qui restent dans la continuité d'un système agonisant.
Il y a encore trop de spéculateurs qui attendent que le citron des états soit complètement pressé. Les solutions qui doivent être prises doivent être radicales et en totale rupture, il ne faut pas que le système reparte de plus belle !

Portrait de Les Chats

à papy55 Portrait de papy55 De Les Chats

En grève du zèle contre le nettoyeu... | 22H09 | 08/10/2008 | Permalien

Il n'y a qu'a suspendre les ventes d'actions pour éviter la spéculation.

Qu'en pense Rue89 et leurs spécialistes financiers ou les riverains ?

Portrait de parousnik

De parousnik

19H40 | 08/10/2008 | Permalien

Six jours après avoir été sauvés de la faillite par une injection de 85 milliards de dollars frais, une poignée de dirigeants de la société d'assurance AIG ont fêté ça dans un hôtel de luxe pour la modique somme de 440.000$. Vive la crise !
http://www.marianne2.fr/Sauves-par-les-fonds-publics,-les-patrons-d-AIG-s-offrent-une-semaine-dans-un-hotel-de-luxe ! _a92038.html

Portrait de AlfredoGarcia

De AlfredoGarcia

Rien | 19H58 | 08/10/2008 | Permalien

C'est intéressante ce graphique. On y voit la remontée du CAC 40 de 3 000 points entre 2002 et 2007, mais dans l'économie réel cette époque est celle de la « croissance mollassonne », de la dés-industrialisation de la France, du manque d'investissement, des +3 % de création d'emplois (contre les + 14 % de l'époque du « Jospin archaïque »).
C'est aussi l'époque que les banques françaises sont devenues les grosses banques qu'elles sont actuellement.
Ça pompait quelque part, mais à quoi bon critiquer si n'est que la Société Générale, BNP-PARIBAS, NETIXIS ou d'autres Dexias qui faisaient la fiérté du capitalisme français ?

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