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Peut-on calculer quand aura lieu le « point bas » du krach ?
Par Pascal Riché | Rue89 | 10/10/2008 | 17H31
C'est un mot qui commence comme « capitalisme » mais termine mal : « capitulation ». Après une semaine de chute libre (-22% à la Bourse de Paris), il était vendredi dans toutes les bouches boursières. Il se prononce en anglais (capituleychionne), les salles de marchés étant le plus souvent anglophones. Il signifie la défaite complète : le point de non retour, au-delà duquel l'investisseur perd la tête. Mais même s'il a déjà perdu la tête, il peut encore être décapité par la capitulation : « Le marché a capitulé : vendre aujourd'hui reviendrait à mettre la tête sur le billot. », met en garde Roland Laskine sur le site du Journal des Finances.
La capitulation est une sensation vertigineuse. Jean-Pierre Petit, chef économiste chez Exane BNP Paribas, peut ainsi donner une interview au Monde pour expliquer que plus personne ne pige plus rien :
« Les marchés ont perdu tout repère. Les Américains appellent cela une situation de capitulation. La crise est multiforme. Elle touche une foule d'acteurs et presque toutes les classes d'actifs : les actions, les obligations des entreprises, les dérivés de crédit, les matières premières… Des “hedge funds” sont contraints de procéder à des “ventes de détresse” en raison des pressions des banques et de leurs clients qui veulent récupérer leur argent. La baisse appelle la baisse, ce d'autant qu'il y a des vecteurs d'accélération du stress, en particulier les dérivés de crédit et les normes comptables. »
Pour mesurer l'ampleur de la capitulation, il existe un instrument. Car dans le monde de la finance, tout peut être encapsulé dans des indices. Celui-ci s'appelle le Vix. Ce n'est pas un chiffre romain mais l'acronyme de « Volatility Index ». On peut suivre son évolution ici. On le surnomme aussi le trouillomètre.
Que signifie cet indice ? Il est construit sur la base des prix des « options », un produit qui sert à parier sur la hausse ou la baisse des actions, et il reflète les anticipations de « volatilité » dans les trente jours à venir. Plus on prévoit des mouvements erratiques de la bourse, plus le Vix grimpe.
Ci-dessous, deux courbes. En vert, le Vix, en bleu, l'indice Dow Jones, cousin américain du CAC 40.

Certains y voient un « indicateur avancé » de l'évolution de la bourse. Quand il est au plus haut, celle ci est sur le point d'atteindre son plus bas. Et vice versa.
Grâce à l'expérience du passé, peut-on prévoir, à partir de la courbe du Vix, où se situera le « point bas » du krach actuel ? Certains s'y essaient, comme Jean d'Anjou, responsable de la stratégie d'Oddo Securities, qui a étudié de très près les mouvements de 2001 et 2002 : il y eu alors quatorze séances de « Vix de crise » et le point bas boursier fut atteint pour la dernière des séances de crise, le 9 octobre 2002…
Concernant la période actuelle, les séances de « Vix de crise » n'ont commencé que très récemment (le 29 septembre). Jean Danjou fait tourner sa calculette et à quoi aboutit-il ? « En résumé, on approche d'un possible point bas mais il n'a peut-être pas encore été franchi », écrit-il dans une note datée de mercredi. Bref, on ne sait rien de rien. Capitulation !
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De bob77370
retraité | 20H39 | 11/10/2008 |
La Bourse , mais c » est très simple !
Crise des subprimes : une explication très simple pour ceux qui essayent encore de comprendre
Alors voilà, Mme. Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le Pas de Calais. Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu qu « elle vend à crédit, Mme. Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en plus, peut augmenter un peu les prix de base du “calva” et du ballon de rouge.
Le jeune et dynamique directeur de l “ agence bancaire locale, quant à lui, pense que les ‘ardoises’ du troquet constituent, après tout, des actifs recouvrables, et commence à faire crédit à Mme. Ginette, ayant les dettes des ivrognes comme garantie.
Au siège de la banque, des traders avisés transforment ces actifs recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers imbitables.
Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, au Bourses de Francfort et de Paris, etc., à des opérations de dérivés dont les garanties sont totalement inconnues de tous (c.à.d., les ardoises des ivrognes de Mme Ginette).
Ces ‘dérivés’ sont alors négociés pendant des années comme s ‘ il s agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de 80 pays.
Jusqu au jour où quelqu un se rend compte que les alcoolos du troquet de Bertincourt n ont pas un rond pour payer leurs dettes.
La buvette de Mme. Ginette fait faillite.
Et le monde entier l'a dans le cul….