Decryptage

Immobilier : quand la pierre ne semble plus un refuge

Par Lise Barcellini | Journaliste | 14/10/2008 | 15H37

Bien immobilier à vendre à Nice, mi-septembre 2008 (Eric Gaillard/Reuters).

Pour la première fois en dix ans, les prix de l'immobilier baissent de manière significative. On n'est pas encore dans le « krach », mais tout un secteur souffre déjà de ce coup de frein.

Jusqu'où les prix vont-ils baisser ?

Selon les chiffres de la Fnaim, la Fédération nationale de l'immobilier, les prix de l'ancien ont baissé de 2,9% au dernier trimestre (et de 3,2% en septembre). Pourtant ils continuent d'augmenter localement, comme à Paris.
Deux scénarios sont envisagés par les spécialistes.

Soit le marché de l'immobilier est en train de se retourner pour « recoller à la réalité » : en clair, la hausse a été telle pendant la dernière décennie qu'une baisse s'impose. Il en est ainsi du cabinet Précepta, filiale du groupe d'analyses Xerfi qui estimait, dès l'automne 2007, que les prix allaient baisser de 18% d'ici 2010.

Ou bien, comme l'estime le notaire Pierre Bazaille, président de l'Institut notarial de l'immobilier :

« On a un ajustement des prix à la baisse : les prix vont baisser, mais pas au-delà de 5%, et pas partout. Et finalement, contrairement à ce qui est dit, on note une remarquable stabilité des prix : c'est l'une des conclusions de la note de conjoncture que l'on rendra publique cette semaine. »

Même prudence du côté du Secrétaire général de la Fnaim, Jean-François Buet, pour qui la baisse est et restera contenue :

« Je pense que c'est un réajustement. Le marché est en rééquilibrage. »

Pourtant, le délégué général de la Fnaim, Henry Buzy-Cazaux, avait fait des déclarations beaucoup plus alarmistes quelques jours plus tôt.

Chiffres et pronostics sont à prendre avec des pincettes : il ne s'agit que de moyennes, qui cachent de grandes disparités. Le marché de l'immobilier est une addition de plusieurs segments : exemple, un pavillon en zone péri-urbaine se vend moins bien qu'un T2 en centre-ville d'une grande agglomération.

Il est possible que, pour défendre leurs intérêts, les professionnels du secteur sous-estiment la baisse des prix. Michel Mouillart, professeur d'économie à Nanterre, fait valoir que :

« Ce n'est pas parce que cela vient d'être annoncé que c'est une nouveauté : les prix baissent depuis février. Je pense que d'ici la fin de l'année, la baisse sera comprise entre 5 et 7%. »

Le niveau des prix n'est pas le seul indice qui donne la température du marché de l'immobilier. Il faut aussi regarder la durée moyenne de vente (qui a doublé en un an, ce qui augmente les stocks) ; et le volume des transactions qui a accusé une baisse d'environ 25% au premier trimestre.

Pourquoi cette baisse brutale du nombre de transactions ne se traduit-elle pas par une baisse plus importante des prix ? Pour Michel Mouillart, la baisse des prix est freinée par le prix élevé des matières premières et des terrains. Autre raison, avancée par Maître Bazaille : « Il y a toujours le même appétit des consommateurs pour l'immobilier. »

Selon les analystes, les prix devraient remonter en 2010 au plus tôt, en 2012 selon Mathilde Lemoine, économiste chez HSBC France.

La pierre est-elle encore une valeur refuge ?

Oui, certains investisseurs échaudés par la crise boursière se reportent sur l'immobilier. Surtout qu'à Paris et dans d'autres grandes villes comme Lyon, les prix de l'ancien ne baissent pas, bien au contraire. La pierre est plus que jamais un investissement fiable, même si ce mouvement ne concerne qu'une frange infime de la population. Maître Bazaille raconte :

« On a des investisseurs qui nous disent : “Au moins, mon appartement, lui, il ne disparaîtra pas. ”

Faut-il se réjouir de la faillite de certaines agences immobilières ?

En dix ans, le nombre d'agences immobilières en France a augmenté de 50%, passant de 20 000 à 30 000. Après l'euphorie, c'est le temps du désenchantement. La lame de fond entamée avec le début de la crise américaine des subprimes à l'été 2007 continue de faire des ravages : de plus en plus d'agences immobilières mettent la clé sous la porte.

Selon Michel Mouillart, les défaillances d'entreprises dans ce secteur ont augmenté de 22% sur les huit premiers mois de l'année, par rapport à 2007. Exemple : Orpi a annoncé la fermeture d'ici la fin de l'année de 50 agences de son réseau sur 1400. Beaucoup d'agences indépendantes sont aussi touchées.

Mais pour beaucoup de professionnels, c'est un juste retour des choses : ils parlent d'épuration, d'assainissement, de régulation par le marché. Jean-François Buet dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas : “ Les aventuriers de l'immobilier sont obligés de fermer. ”

La crise du logement va-t-elle s'accroître ?

Tous les voyants sont dans le rouge : les mises en chantier ont baissé de 9,5% et le nombre de permis de construire a chuté de 16%, par rapport à septembre 2007.

Selon le PDG de Nexity, Alain Dinin, les promoteurs privés devraient à peine construire 80 000 logements neufs en 2008 (contre 127 000 en 2007 et 90 000 prévus il y a encore un mois).

Ils ont annoncé des suppressions de postes, et Alain Dinin pronostique la mise au chômage de 180 000 travailleurs du bâtiment à cause du coup d'arrêt sur la construction neuve.

Car avec la crise, les promoteurs gèlent le lancement de certains nouveaux programmes : ils ne veulent pas se retrouver avec des invendus sur les bras. Conséquence de cette stratégie anticrise des promoteurs : les objectifs de construction de logements neufs pour l'année 2008 ne seront pas atteints.

Alors que la ministre Christine Boutin présente sa loi sur le logement devant le Sénat à partir de mardi, elle a revu à la baisse sa prévision du nombre de mises en chantier : de 400 000 à 380 000. Très loin donc, des 500 000 logements par an souhaités par Nicolas Sarkozy.

Et le flou persiste après l'annonce par le gouvernement du rachat, à prix décoté, de 30 000 logements dont la construction n'a pas été lancée faute de certitude sur les ventes.

Comment relancer le marché ?

Les professionnels de l'immobilier jettent la pierre aux banques : c'est elles qui ont plongé le secteur dans la crise, c'est à elles de l'en sortir, disent-ils en substance. Pour la Fnaim, les banques sont “ les arbitres des marchés ”.

Malgré la baisse des prix, le nombre de ventes chute car les acquéreurs ont de plus en plus de difficulté à obtenir un crédit. Au premier semestre, la production de crédits aux particuliers a baissé de 11% selon Christophe Crémer de meilleurtaux.com.

Pour relancer le marché de l'immobilier, la Fnaim propose plusieurs pistes : alléger les frais de mutation, doubler le prêt à taux zéro, favoriser la collecte sur les comptes d'épargne logement. Mais surtout : resolvabiliser les primo-accédants, notamment en assouplissant les conditions d'octroi des crédits immobiliers. C'est aussi la piste évoquée dans un rapport du conseil d'analyse économique publié en fin de semaine dernière.

D'autres demandent un coup de pouce fiscal : Jean-François Gabilla, président de la Fédération nationale des promoteurs et constructeurs (FNPC), réclame un taux de TVA de 5,5% contre 19,6% “ dans toutes les agglomérations de plus de 250 000 habitants ”. Solution, selon lui, pour faciliter l'accession à la propriété des personnes à revenus modestes. Mais cette baisse de TVA sera-t-elle répercutée sur les prix ? Les autres professionnels du secteur -notaires et agents immobiliers- en doutent.

Enfin, l'Etat a d'autres cartes en main, notamment des outils de politique urbaine (construction de tours, etc.), pour stopper la flambée des prix du foncier.

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Portrait de pablico

De pablico

15H48 | 14/10/2008 | Permalien

La pierre est un bon placement si c'est pour une résidence principale.

Les placements locatifs sont plus risqués, à moins d'en avoir un grand nombre.

Pour être tranquille : le livret A, les assurances vie. Tout le reste n'est que tracas, soucis, emmerdements (il me semble)

Portrait de Pépé61

De Pépé61

Enterré vivant | 16H05 | 14/10/2008 | Permalien

Certaines valeurs immobilières avaient tellement augmenté qu'elles avaien rendu leurs propriétaires « éligibles » à l'ISF. Comment va se faire la régularisation quand ces valeurs vont descendre en-dessous de ce seuil ?

Portrait de pierrejcallard

à Pépé61 Portrait de Pépé61 De pierrejcallard

www.nouvellesociete.org | 00H40 | 16/10/2008 | Permalien

@ Pepée61 : La valeur des maisons, dans certaines banlieues de Los Angeles, a déjà baissé de 31% en un an. Tout le crédit ne tient plus que sur la garantie officieuse de l'État… qui deviendra bientôt officielle.

http://nouvellesociete.org/H40.html

http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/22/une-crise-de-confiance/

Pierre JC Allard

Portrait de Phil2922

De Phil2922

Retraite invalidité | 16H16 | 14/10/2008 | Permalien

« Le nombre de permis de construire a baissé de 16% ». Séguéla en fait partie avec celui de sa future villa en Corse. Il baisse le publicitaire, quand il faisait la campagne de Tonton, il était dans de meilleurs pourcentages… !

http://phil195829.overblog.com

Portrait de Le Yéti

De Le Yéti

yetiblog.org | 19H59 | 14/10/2008 | Permalien

ENCORE UN COUP DES BANQUES !

Pour être assez prêt de la partie, il semble que le principal problème ne soit pas seulement le prix de l'immobilier (parfaitement excessif et sur-évalué en regard des possibilités du commun des mortels), ni même le fait que la pierre ne soit plus considérée comme une valeur-refuge (ça pourrait même être bientôt le contraire vu l'effondrement des places boursières* et les risques à venir pour les comptes et l'épargne des particuliers**).

Non, le principal problème, selon les professionnels de mon entourage, c'est celui des crédits délivrés avec une parcimonie d'Harpagon par des banques fauchées comme les blés.

_________

(* et ** Oui, oui, dans les deux cas, vous avez bien lu : je pèse soigneusement ces affirmations.)

Portrait de I.P

De I.P

Flat4 | 17H01 | 14/10/2008 | Permalien

Allez ma petite prévision qui vaut ce qu'elle vaut. Une fois le désordre ambiant stabilisé le pétrole repartira à la hausse avec le diesel et le SP aux alentours de 1.25/1.35 eur/litre, voire le diesel au dessus si le baril augmente encore plus et la diesélisation du parc automobile s'accentue.

Du coup après le passage à vide actuel, lié à un manque de crédit, le cout des transports engendrera une pression encore plus forte sur l'immobilier du centre des villes moyennes, pour les grandes villes la pression n'est de toute façon jamais retombée.
Au final on aura une stagnation, voire une baisse, dans les périphéries et une augmentation dans les centres, surtout que dans les villes moyennes le prix au m2 est encore bien loin de ce qu'on peut voir à Paris ou Lyon.

Portrait de cheng

à I.P Portrait de I.P De cheng

Etudiant en gestion des territoires... | 21H08 | 14/10/2008 | Permalien

Les anglais appellent ça « end of suburbia », et le phénomène prend de l'ampleur déjà là-bas.

Portrait de I.P

à cheng Portrait de cheng De I.P

Flat4 | 21H57 | 14/10/2008 | Permalien

Merci pour l'information, je suis curieux de voir ce que ça donne chez eux.
Je sens que je vais investir dans une petite moto et une maison à la campagne : )

Portrait de papy55

De papy55

prof. en province | 18H22 | 14/10/2008 | Permalien

 »….resolvabiliser les primo-accédants, notamment en assouplissant les conditions d'octroi des crédits immobiliers.. »

Concrètement, assouplir les conditions d'octroi des crédits, cela tend vers une situation de « subprimes », ce n'est pas forcément une bonne idée !

Il faudrait que les salaires soient revus à la hausse, que la précarité professionnelle ne soit plus la règle, y compris dans la catégorie des fonctionnaires, que la mobilité professionnelle soit prise en compte dans une démarche d'acquisition d'une habitation principale, et que les divers acteurs soient « moins gourmands » pour qu'un juste équilibre soit trouvé !

Tout le contraire de ce qui se passe depuis de nombreuses années !
Ne parlons pas de ce que l'on appelle déréglementation, libération du marché, et autres vocables du même acabit !
La loi de la jungle où ceux qui sont en haut de la chaîne alimentaire finiront par mourir faute d'avoir des proies à se mettre sous la dent !

Portrait de jbapt

De jbapt

Ingenieur | 19H40 | 14/10/2008 | Permalien

La Fnaim et les notaires cachent la réalité des chiffres pour maintenir le marché haussier le plus longtemps possible .
Résultat ,les vendeurs potentiels imaginent etre assis sur un tas d'or
-Donc les biens immobiliers ne se vendent pas .
-10% seulement de primo accédants ,le niveau de salaire moyen ne permet plus depuis presque dix ans d'acheter un appartement ou une maison .Pour la génération d'apres guerre ,l'achat d'un appartement ce faisait naturellement et sur une durée moyenne de 15 ans maximum.
On a rallongé la durée des credits a 25 ans pour compenser la hausse ,on crée donc une situation a la subprime ,parcequ'a terme le niveau d'endettement d'un couple va augmenter avec l'age des enfants ,de plus personne ne peut garantir une stabilité d'emploi sur une telle période .
La réalité est donc bien là ,la pierre est bien trop chere , l'acquisition est réserve aux plus riches ,spéculateurs ou gosses de riches .
On a volontairement laissez faire ,parcequ'une génération qui refuse aujourdh'ui les acquis dont elle a profité dans sa jeunesse souhaite continuer a s'enrichir .
Le refus de la baisse des prix va entrainer une grave crise parceque la part de l'argent consacré par les ménages pour se loger est exorbitante et ne profite pas a la relance de l'économie ,et personne ne fait rien ,et ne dit rien .
Les politiques ne s'expriment que tres peu sur le sujet ,n'empeche que le logement est devenu un des problemes majeurs de notre société .

Portrait de orties

à jbapt Portrait de jbapt De orties

14H56 | 15/10/2008 | Permalien

 ».Pour la génération d'apres guerre ,l'achat d'un appartement ce faisait naturellement et sur une durée moyenne de 15 ans maximum. »

Je suis de cette génération, et je peux vous dire que cette affirmation est totalement fausse, d'autant plus que les taux de crédits étaient de 11% pour les crédits dits « sociaux » et de plus de 12% pour les autres. On empruntait sur 25 ans, pas 15 ans (c'est de cette manière que j'ai pu acheter mon appartement), et il fallait un apport personnel de 20% (10% pour les fonctionnaires).

La part de la dépense qui n'entrait pas dans le prix du logement servait à engraisser les banquiers, et la situation était loin de celle que vous décrivez. Il y n'y avait pas plus de gens qui réussissaient à être propriétaires que maintenant !

Portrait de sans_avoir

De sans_avoir

sans profession | 21H13 | 14/10/2008 | Permalien

Tirez enfin la chasse sur incompétents et financiers-faisans .

Parlons simplement .
La veille du début de de la course vers l'abime politiques et financiers ,européens et américains ,escortes d'experts et de la claque des médias nous incitaient encore a poser notre argent ,notre sueur a la bourse .
On enrobait toutes ces prospectives de chiffres abscons pour le public ,le but était de faire avaler que l'affaire était bonne ,un placement de père de famille ; & qui peut et ne souscrit pas n'est qu'un ringard ? En allant vers la tonte ,on lui donnait l'impression ,actionnaire ,pensez ,d'être une golden-machin ,fut-ce au petit pied ; on approchait tel financier vu à la TV,tel gouverneur-gourou de banque centrale dont les avis tombaient comme des sentences & les taux trop bas permettaient au prolo ,souvent d'emploi incertain avec les de-localisations & modes du rendement ,de montrer à son voisin qu'il était presqu'un grand-quelqu'un .
On n'a pas trop entendu le demi-dieu Greenspan ..Tiens …Ses affaires sont faites.
Pire encore ,si ces spécialistes ,manipulateurs de l'opinion au profit d'une oligarchie politico-financière n'ont pas vu ,mais c'est incroyable ,une vraie atteinte au bon sens ,venir la chute ,« der Untergang » .
Le coup de Kerviel aurait faire prendre conscience ,à minima ,de la légèreté avec laquelle les banquiers et la finance peut se comporter ; une pétaudière où l'on jongle avec vos milliards ,les petits ruisseaux ..
A coup de milliards au carré ,1700 milliards d'euros pour commencer ,les états ,les politiques car l'état là dedans c'est ,en principe vous & moi ,alors ,nous ou rien…les politiques donc ,majorités ,oppositions ,même farine ,craignant pour leur légitimité ,leur existence n'ont pas hésité ce façon régalienne à injecter ces fortunes
Plus curieux encore ,quelques jours après ,la bourse s'envole vers ses anciennes cimes ou pas loin .
Les moins téméraires & on le serait à moins ,même les professionnels s'y sont mis ,auront vendu à perte tout ou partie de leur portefeuille & perdu beaucoup d'argent .Echaudés de balivernes passées ,qui croire ?
Lequel ne sera pas perdu pour tout le monde ,les plus values encaisses en 48 heures ce 14 octobre 2008 sont assez hors normes .
Alors faites des procès aux plus puissants ,aux dirigeants glorieux de ces officines qui en rient encore ,montez des associations ,& dans 15 ans ,la justiiice …On a des precedents de non- lieux récents en France .Mais il n'est pas interdit d'essayer ne serais-ce que pour leur faire raser les murs ; bien qu'ils ne fréquentent pas les mêmes rues ou bourgades que leurs victimes .
Apparaît un comparse ,celui qui vous parlé ,pas le super-man aux parachutes ,non ,le vendeur ,pompeusement affublé du badge grotesque de conseiller financier ,gestionnaire de patrimoine (sic et re-sic) dans votre banque ,Cie d'assurance et autres aspirateurs à épargne…presqu'un ami croyiez vous ,celui qui ne faisait ,a coup de pommade ,qu'appliquer les directives de sa direction & au passage ,empochait des bonus si menus soient-ils ; ils n'ont rien a envier a ces fonctionnaires qui ,dans des époques troubles de notre histoire ,ont collaboré à un système pernicieux à la différence qu'eux le savaient ,devaient par conscience professionnelle le savoir & que c'était pour de leur carrière ,l'argent ,loin d'un délit d'opinion ou d'une erreur de jugement ,pas toujours par goût du lucre comme aujourd'hui .
Ils sont complices de diffusion de fausses nouvelles ,de publicités mensongères ,d'appels a l'épargne publique ,tout autant que les gens du haut de la pyramide ,du sommet de la boule de neige .En prison pour vanité .
Un lampiste mais un lampiste rémunéré ,difficile de l'envoyer au trou : évitez le désormais et dans quelques mois ,il sera a la rue .Ou en prison pour médiocrité .
Pour vous faire oublier le magistral clystère ,on vous ,à coup de médias serviles ou peu compétents ,servira 2 ou 3 scandales véniels ,les grands ,la corruption ,le copinage ,la prévarication restent entre soi ,appel en boucle au recours de vos belles âmes ,spectacles de bateleurs ,une catastrophe sismique serait même la bienvenue pour mobiliser le chaland ,dommage que les pouvoirs n'aient pas encore la faculté de les déclencher .
Freinez des quatre fers si vous ne pouvez les atteindre par la justice ou les mises a l'ecart.
Dindons ou non ,oubliez jamais .

Portrait de orties

à sans_avoir Portrait de sans_avoir De orties

14H18 | 15/10/2008 | Permalien

Je ne plains guère ceux qui ont voulu gagner le plus possible d'argent en dormant.
Il y avait déjà le livret A (qui permettait de financer le logement social) et les placements dits « éthiques ». Mais cela ne suffisait pas pour ces goinfres. Ils ont attrappé une idigestion, tant pis pour eux.

Je ne sais plus où j'ai lu ou entendu qu'un taux de rentabilité trop supérieur au taux de base du crédit était malsain. C'est une évidence, mais pas pour ceux qui en veulent « toujours plus ».

Ils ont à leur échelle, le même comportement que les tradeurs abhorrés.

Portrait de hagalma

De hagalma

22H11 | 14/10/2008 | Permalien

J'ignorais que l'immobilier est taxé à 19,6%. Ca me semble consternant. Y pourraient au moins taxer en fonction de la tranche d'imposition. C'est le moyen âge ! Et comme par ailleurs, les entrepreneurs, les vendeurs, les prêteurs, les notaires, etc, chacun y va de son petit plus pour la facturation, l'immobilier est devenu un produit de luxe, c'est-à-dire irrationnel. Il me vient de penser que la génération de l'après-guerre n'aura pas été généreuse pour les suivantes : payer en 25-30ans ce que les anciens payaient en 15 ans, y'a comme un problème de perspective sociétale.

Portrait de Photine

à hagalma Portrait de hagalma De Photine

09H38 | 15/10/2008 | Permalien

Bein, j'ai une information pour vous : tous les produits que vous achetez (sauf l'alimentaire de 1ère nécessité) sont taxés à 19,6 %, sans prendre en compte la tranche d'imposition.

ça s'appelle la TVA.

Portrait de Chuck Norris

à hagalma Portrait de hagalma De Chuck Norris

11H57 | 15/10/2008 | Permalien

La règle c'est le 19,6, mais il est possible, sous conditions de revenus, pour une résidence principale, de bénéficier d'un taux de TVA à 5,5, au moins pour les nouvelles constructions, à condition qu'il s'agisse de zones de renouvellement urbain.
Par contre, les promoteurs et agences immobilières vendeuses ne prennent pas nécessairement la peine d'en parler aux acquéreurs…exemple de la mentalité de la faune qui gravite dans le secteur de l'immobilier.

Portrait de madfix

De madfix

programmeur de la machine à différe... | 00H32 | 15/10/2008 | Permalien

Il est possible que la surévaluation actuelle soit en partie due à l'hypothétique plus-value que ces fameux papy-boomers souhaitaient réaliser à l'occasion de la vente de leurs propriétés.

Selon quelques représentants de cette génération dans ma clientèle, il s'agit d'un cercle particulièrement vicieux :
- Vendre plus cher son bien immobilier devient très difficile, mais…
- La plus-value attendue est de toutes façons destinée à aider les enfants/petits-enfants primo-accèdants.

Pas de plus-value, pas d'aide aux générations suivantes !

Cette bulle immobilière n'a favorisé qu'une seule catégorie d'anciens, les très à l'aise.

En transférant l'argent des plus jeunes vers les plus anciens, on a bloqué l'économie, ralentit le commerce et hypothèqué l'avenir du pays.

Vivant sur la côte sud, je croise quotidiennement des retraités pleins aux as qui dépensent leur pognon dans les pays étrangers lors de leurs vacances luxueuses, tandis que les aussi vieux mais moins fortunés tiennent compagnie aux plus jeunes, contraints eux de s'alimenter chez les discounteurs du coin, tout en louant à prix d'or de microscopiques logements.

Encore une fois, tout le système est à revoir, en prenant garde à taxer TRES fortement les hauts revenus (retraites & salaires & rentes) afin de ne pas reproduire ad lib ces processus absurdes.

Pour en finir, les seuls programmes immobiliers prévus pour les cinq ans à venir concernent uniquement des logements à partir de 700.000 € pour un trois pièces/loggia, définitivement déconnecté du prix réel de l'immobilier neuf.

Quand on sait que la municipalité planche sur un projet de sauvegarde des côtes menacées par l'élévation du niveau de la mer, irréaliste puisque pharaonique (En Petite Camargue, il faudrait construire une digue de 7 mètres de haut et longue de … 580 km ; -) uniquement pour protéger les privilégiés du pouvoir d'achat, on mesure l'absurde de la situation.

Malheureusement, rare sont les citoyens avisés, et ils n'ont voté que pour des projets de court-terme, 80 % à droite car 80% de la population a plus de 65 ans.

Plus on vieillit et plus on se contrefout de la jeunesse, tout en espèrant fortement qu'elle tienne le coup pour financer le coût immense de la dépendance de fin de vie.

on tourne en rond, et les nouvelles générations pauvres vont devoir payer pour les loisirs des vieillards bourgeois.

L'euthanasie active (ou positive, selon l'expression favorite de Sarko) est-elle la seule solution ? ; -)

Portrait de orties

à madfix Portrait de madfix De orties

16H55 | 15/10/2008 | Permalien

@madfis
La seule remarque intelligente de votre post est :
« La plus-value attendue est de toutes façons destinée à aider les enfants/petits-enfants primo-accèdants.
Pas de plus-value, pas d'aide aux générations suivantes ! »

En effet, « les vieux », ces fameux « baby-boomers » ne sont pas les monstres d'égoïsme que vous décrivez plus loin.

« Malheureusement, rare sont les citoyens avisés, et ils n'ont voté que pour des projets de court-terme, 80 % à droite car 80% de la population a plus de 65 ans.

Vous ne croyez pas que ce sont plutôt les “privilégiés du pouvoir d'achat” que vous citez dans le paragraphe précédent qui font des choix à court terme ? Quelle contorsion pour en arriver à cette interprétation !
Ce vote est celui des privilégiés de TOUTES les générations et dans TOUS les domaines. Oui, il existe des jeunes bien plus riches que la plupart des vieux.

“Plus on vieillit et plus on se contrefout de la jeunesse, tout en espèrant fortement qu'elle tienne le coup pour financer le coût immense de la dépendance de fin de vie.”

J'en ai PLUS QU'ASSEZ » de lire des c*** pareilles, qui sont d'ailleurs en contradiction avec la première affirmation que j'ai citée.
De plus, vous oubliez sans doute la génération des enfants de ces baby-boomers, qui, elle, a eu tout tout de suite dans son enfance (la faute à leurs parents, je veux bien l'admettre) et qui a continué sur sa lancée, cherchant avant tout le profit et oubliant la solidarité.
C'est d'ailleurs à cause de ce manque de solidarité que les fins de vie seront si coûteuses.
J'exagère ? Pas plus que vous !

« on tourne en rond, et les nouvelles générations pauvres vont devoir payer pour les loisirs des vieillards bourgeois. »

Les vieillards sont-ils tous des bourgeois ? J'en serais ravie en ce qui me concerne et j'en ferais profiter mes enfants (MDR).

« L'euthanasie active (ou positive, selon l'expression favorite de Sarko) est-elle la seule solution ? ; -) »

Voilà une réflexion qui pue la haine et qui éclaire tout le reste de votre post.
Avez-vous donc eu de si mauvaises relations avec vos grands parents ? Sans doute qu'ils ne se sont pas dépouillés pour vous lancer dans la vie (j'affabule, mais pas plus que vous).

Quoi qu'il en soit, que vous soyez agent immobilier ou notaire (comme vous le laissez entendre), ou un de ces professionnels qui ont largement contribué à l'augmentation du prix de l'immobilier parce que la vente d'un bien leur rapportait d'autant plus qu'il se vendait plus cher, je vous trouve de très mauvaise foi. Vous devriez d'abord balayer devant votre porte.

Portrait de nemo3637

De nemo3637

Déchoukeur | 02H04 | 15/10/2008 | Permalien

Si l'économie s'effondre, comme c'est probable, la pierre restera un des seuls placements sûrs. Avoir sa maison et de quoi manger et on passera pour un nanti. Donc après un petit réajustement, l'immobilier restera une valeur sûre. Qui achètera ? Les riches bien sûr. Et il y en aura encore et même sans doute plus qu'aujourd'hui… si le système capitaliste se perpétue. Les pauvres n'auront aucun intéret surtout s'ils ne produisent pas du fait du chômage.

Portrait de Photine

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De Photine

09H41 | 15/10/2008 | Permalien

Non, l'immobilier aussi s'effrondrera car il n'y aura plus d'acheteurs, mais encore des vendeurs -mobilité géographique, séparation des familles, décès).

Pour vendre, il faudra bien baisser les prix.

L'immobilier aussi a subi une spéculation, c'est même l'origine de la crise actuelle (les subprimes aux EU).
Voir en France les années 93 -98 (baisse drastique de l'immobilier).

Portrait de nemo3637

à Photine Portrait de Photine De nemo3637

Déchoukeur | 13H11 | 15/10/2008 | Permalien

Qu'achètent aujourd'hui ceux qui ont vendu, plus ou moins à perte, leurs actions ? En ces temps boursiers incertains Ils ne gardent cependant pas leur argent dans un bas de laine. Même si ce n'est pas le secteur le plus porteur voici un signe de l'enrichissement de certains et de leur volonté de placement : la flotte des yachts de grande envergure est en pleine expansion en France, et on s'attend à ce qu'elle double d'ici l'année prochaine - émission, bien documentée de Daniel Mermet sur France Inter mardi 14.
Il y a des acheteurs.
La crise de l'immobilier aux Etats-Unis due au surendettement n'a été qu'un signe de la déliquescence actuelle du capitalisme. Ce n'est pas l'immobilier en lui-même qui est en cause.

« Si la crise n'avait pas été déclenchée par une mauvaise évaluation des prêts subprime US titrisés, elle aurait fini par se déclarer dans d'autres secteurs ou marché. Quelquechose devait céder. » Alan Greenspan (cité par « La Chronique Agora »).

La morale capitaliste, dans cette histoire, pourrait être de ne plus prêter aux pauvres. C'est trop risqué. Prêter à qui alors ? A ceux qui ont déjà de l'argent. C'est ce qui se passe actuellement dans les banques.
Nous avons peut-être trop l'habitude de considérer nos sociétés capitalistes comme des sociétés de consommation de masses. Avec la rétractation de l'économie, on peut imaginer celle-ci, se réformant, fonctionner avec seulement 10% de la population qui consomment dans la perspective d'aujourd'hui. C'est ce qui se passe dans les pays émergents. C'est ce qui se passait aux XIXe et pendant une bonne partie du XXe siècle, quand les pauvres croupissaient dans des taudis : l'immobilier n'est alors pas en crise car, encore une fois, ce sont les riches qui achètent les maisons.

Portrait de marie 75

à nemo3637 Portrait de nemo3637 De marie 75

10H04 | 15/10/2008 | Permalien

ex dans tageblatt :
A Thionville (Moselle), l'immobilier patine, malgré le Luxembourg

A Thionville, le boom immobilier lié à la proximité du Luxembourg n'est plus : le marché, en fort ralentissement en 2008, subit un coup d'arrêt net depuis quelques semaines et le début de la crise financière.

Les nouveaux lotissements colorés constellant la zone peinent à se renouveler. Deux ensembles, « dont les travaux de voirie devaient commencer, ont été reportés sine die. Il y a un report de toutes les opérations », observe Me Gilbert Buhler, représentant du Syndicat national des notaires. « Mes confrères disent qu'il n'y a rien qui bouge. Ce n'est pas la gloire. Heureusement que les divorces et les successions nous font encore travailler », constate Me Buhler, dont l'étude de Yutz, près de Thionville, a vu son activité reculer de 20% en 2008 par rapport à 2007. Une telle baisse d'activité est confirmée par tous les professionnels rencontrés par l'AFP. « En ce moment, mes commerciaux sont presque au chômage technique. Les clients ne veulent plus visiter. Ils décommandent même leurs rendez-vous », constate Philippe Léonard, représentant de la Fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim), dont la fenêtre donne sur des immeubles en chantier. La crise financière mondiale provoque de l'« attentisme » et de la « crispation » à Thionville, selon plusieurs agents, qui épinglent les médias, accusés de colporter la mauvaise parole. « Un reportage sur la crise de l'immobilier au 20 heures de TF1 le soir équivaut à deux ou trois annulations le lendemain », souligne l'un d'entre eux. Le phénomène est d'autant plus marqué que Thionville, ancien bassin sidérurgique sinistré, revit depuis une vingtaine d'années grâce au Luxembourg. Sur les 70.000 Français travaillant chaque jour au Grand Duché, la moitié vient du secteur. Les meilleurs salaires accordés à ces frontaliers, surtout dans les banques, ont causé une inflation dans l'immobilier. En quinze ans, le prix du mètre carré a doublé et celui du foncier sextuplé, selon une estimation de M. Léonard. « Jusqu'en 2007, les acheteurs étaient prêts à mettre n'importe quel prix pour des biens. Et les professionnels sont entrés dans la course à l'échalotte », observe-t-il. « N'importe qui pouvait faire de l'immobilier à Thionville ! Il y avait un vendeur pour cinq acheteurs », soupire un agent franchisé. La tendance s'est inversée. Sept agences ont fermé les portes depuis le début de l'année, selon le responsable de la Fnaim. Un « réajustement » ou « retour à la normale », nécessaire, s'est donc opéré en 2008, selon les professionnels. Les maisons à plus de 350.000 euros, qui se vendaient bien il y a encore un an, ne trouvent plus preneurs, de même source. Les demeures plus modestes ne sont pas en reste. « J'ai baissé mon prix de 40.000 euros. Mais je n'ai pas beaucoup de visites », regrette une jeune femme, qui cherche à vendre sur internet sa maison de Terville, à côté de Thionville. « Ici, l'immobilier tiendra si le Luxembourg tient, relativise Me Buhler. Mais si le Luxembourg prend le bouillon, les frontaliers seront les premiers à payer. Et à ce moment, ça deviendra vraiment dur. »

Portrait de brigadoon

De brigadoon

ouf!!! | 07H39 | 15/10/2008 | Permalien

Beaucoup d« éléments de compréhension sont avancés à juste titre ici sur les fluctuations de l'immobilier. J'en ajoute un poil afin de comprendre que la pierre n'est pas un refuge.

- Le marché de l'immobilier était surcôté depuis une dizaine d'années. Une des raisons (et pas la seule) était liée au fait que les gens se déplaçaient mieux et plus vite, les “migrants saisonniers”, aussi était-il aisé d'acheter un appartement à Marseille en vivant à Paris, de s'y rendre le vendredi soir et d'en repartir le lundi matin (effet TGV). De même les étrangers pouvaient acheter un appartement en France ou en Espagne ou ailleurs pour leur vacances ou pour leurs vieux jours.
Or les déplacements vont redevenir très coûteux avec la crise des énergies dont le pétrole.
- Autre facteur, la crise financière loin d'être finie même si dans le meilleurs des cas le marché financier se stabilisera ; va entraîner une perte d'emplois massive (ça a commencé) et une précarité chez les autres travailleurs : résultats des courses, un grand nombre de travailleurs cadres, commerçants, artisans, etc., ceux qui font des emprunts immobiliers vont devoir vendre leur bien pour manger et pour éviter les saisies, car au chômage avec une famille il faut bien continuer à s'alimenter.
- Ceux qui avaient des résidences secondaires et qui vu la crise vont vouloir réaliser leur capital pour éviter d'entretenir des apparts et des maisons somme toute dans lesquels ils ne vivent que 15 jours à 1 mois par an vont également larguer sur le marché immobilier leurs résidence secondaires…(c'est déjà le cas en Espagne).
Tout ces élements conjugués ça en fait des biens immobilier à nouveau sur le marché quand la demande elle baisse ou sera quasi absente…

Il faut entendre le discours du prix nobel d'économie Krugman nous affirmer que la récession sera là, et on peut ajouter longue et dure vu : crise des matières premières (pour le bâtiment notamment), crise énergétique (déplacements…), crise de l'emploi (revente des maisons et apparts payés à crédit), crise alimentaire… et crise financière… Tous les ingrédients réunis pour une chute massive des prix dans l'immobilier, sauf peut être l'immobilier urbain favorisé par les transports en commun….

Alors les riches n'auront pas de soucis, des valeurs refuges ils en trouveront toujours mais les classes moyennes et les plus faibles ? Ce sont eux qui vont morfler… Il est exact qu'aujourd'hui un cadre sup normal, un fonctionnaire cadre A ne peut pratiquement plus acheter son appart ou sa maison sans apport personnel (héritage)…

Un ami grand patron de BTP français me disait que son activité avait chuté de 30% depuis le début de l'année et que certaines agences immobilières qui avaient vendu 300 biens immobiliers sur un mois en juillet et sur la France n'en ont vendu que 14 sur septembre sur toute la France… Sans compter la chute des travaux des collectivités qui n'ont plus un accès facile au crédit des banques… Ca en fait des gens de métiers qui n'ont plus de boulot…

Alors y aurait-il désinformation dans les discours officiels des spécialistes de l'immobilier pour ne pas faire peur aux clients potentiels et accentuer la chute ? Trop tard elle est là et comme moi tout le monde connaît des artisans du BTP, des patrons, des notaires qui disent : “attendez avant d'acheter, ça va encore chuter fort ! ”….

Je pense que oui l'immobilier n'a pas encore atteint le creux de la vague et on pourrait bien dans les 2 ans voir une chute monstrueuse… Quid de ceux qui ont acheté ces dernières années des biens surcôtés et verront leur valeur s'effondrer ?

Je ne regrette qu'une chose c'est que les loyers ne baissent pas davantage quoique là aussi, si on m'offre les même prestations que mon appart actuel pour moins cher je déménagerai rapidement, après tout on n'est pas plus con que la moyenne parce qu'on est pauvre et on peut tous faire un calcul coût/avantages… addition/soustraction

Portrait de orties

à brigadoon Portrait de brigadoon De orties

15H01 | 15/10/2008 | Permalien

A vous deux, marie75 et vous, vous expliquez bien le problème.
Une remarque cependant :
« un fonctionnaire cadre A ne peut pratiquement plus acheter son appart ou sa maison sans apport personnel (héritage)… »
c'était déjà le cas dansles années 70-80.
Si cette condition a disparu, (je n'en sais rien) cela a pu contribuer, avec la chute des taux d'intérêt il y a 10 ans, à la montée de l'immoblier (augmentation de la demande) et aussi de l'endettement des familles..
Toutes les mesures permettant de s'engager dans un achat en allant au bout, et même au-delà, de ses possibilités ont eu un effet pervers.

Portrait de manusan

De manusan

07H21 | 15/10/2008 | Permalien

il y a un an, je me suis inscrit dans une petite mairie pour des parcelles à plus de 50 euro/m2. 56éme sur la liste d'attente, on m'a dit : il faudra être très patient, 2, 3 ans mini.

On m'a rappelé la semaine dernière pour savoir si j'étais preneur, c'était à 37 euro/m2.

Je vais faire comme tout ceux avant moi, j'attendrais 2,3 ans mini.

Portrait de brigadoon

à manusan Portrait de manusan De brigadoon

ouf!!! | 07H35 | 15/10/2008 | Permalien

Je pense que c'est une sage décision, l'idéal étant une sorte de calcul de compromis entre : ce que ça coûte réellement, ce que vous pouvez payer, et ce que vous coûte un loyer à perte pour l'heure…
La chute de l'immobilier serait intéressante pour tous ceux qui comme moi ne pouvaient emprunter faute de revenus conséquents et qui vont être en mesure d'acheter des biens « corrects » en dessous de 200 000 euros, malheureusement un grand nombre d'entre eux perdront leur emploi et pour les autres les banques seront plus réticentes sur les crédits comme on le voit déjà….

Il y a un sujet qui fache mais qui me fait mal chaque jour : le passage à l'euros et ses effets désatreux depuis 2000 ! Si la baguette à 1 franc est devenue la baguette à 1 euros Quid de la pierre ?

Portrait de orties

à manusan Portrait de manusan De orties

15H04 | 15/10/2008 | Permalien

37 euro/m² ? ? ? Je rêve ! je sauterais sans hésiter sur une telle affaire.
à Antony, juste à côté de chez moi, le terrain coûte 1000 euro/m² !

Portrait de brigadoon

à orties Portrait de orties De brigadoon

ouf!!! | 15H48 | 15/10/2008 | Permalien

ça dépend où se trouve le terrain….

Portrait de deecurl

De deecurl

| 08H45 | 15/10/2008 | Permalien

c'est bien beau bien joli mais permettez-moi de poser une question de quelqu'un qui ne pense pas encore à acheter, mais qui voudrait bien pouvoir continuer à être locataire sans trop de dégâts.

les loyers, ils vont baisser ? ils vont augmenter ?

quand est-ce qu'on va se décider à assainir un peu tout ça ?

Portrait de helios33

De helios33

08H58 | 15/10/2008 | Permalien

Le paramètre le plus important à mon avis, et de loin, est le rapport prix de l'immobilier/revenus . Les prix de l'immobilier ont explosé et les revenus ont peu augmenté ces dernières années. La cause en est la bulle du crédit qui a amené de l'argent facile et pas cher, rendant possible des emprunts sur de très longues durées sur lesquels des acheteurs stupides se sont jetés. Cette bulle a explosé. Dorénavant l'argent sera plus difficile à obtenir et plus cher. On devrait donc revenir à un rapport prix de l'immobilier/revenus traditionnel, ce qui implique une baisse de 45% des prix par rapport au pic du début 2007.

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