-
H1N1 : bientôt vaccinés au bureau ?
France-Info.com04/12/09 | 11h08 -
Bernard de la Villardière déclenche un conflit à M6
Liberation.fr via Ozap.com04/12/09 | 10h08 -
« Explosions » d'iPhone : la justice désigne un expert
LeFigaro.fr03/12/09 | 14h55 -
Messier comparaîtra devant la justice le 21 janvier
LExpress.fr03/12/09 | 14h44 -
Pas de coup de pouce au Smic en janvier
LaTribune.fr03/12/09 | 11h40
Avec la crise, Marx redevient capital
Par François Krug | Eco89 | 15/10/2008 | 21H49

Depuis le krach, les ventes du « Capital » explosent. Le pavé de Karl Marx n'est pas encore un best-seller, mais cent quarante ans après sa parution, il fait un retour en force dans le débat public. Jusqu'à devenir le livre de chevet d'Alain Minc.
« Marx est de nouveau à la mode », se félicite dans un quotidien allemand le patron de la maison d'édition berlinoise Karl-Dietz-Verlag. Chiffres à l'appui. En 2005, il n'avait vendu que 500 exemplaires du « Capital ». Cette année, il en a déjà écoulé 1 500.
L'économie industrielle britannique du XIXe siècle à la mode ?
« Le Capital » à la mode ? « Vous me l'apprenez, s'étonne-t-on chez un de ses éditeurs de ce côté-ci du Rhin, les Presses universitaires de France (PUF). Mais si c'est vrai, c'est une très bonne nouvelle. » Et vérification faite dans les comptes de la maison, la nouvelle est effectivement vraie.
Jusqu'ici, les PUF vendaient une cinquantaine d'exemplaires du livre 1 du « Capital » par mois. Mais en juillet, 94 ont trouvé preneur. Et passé août, mois creux pour l'édition universitaire, la tendance s'est accélérée : 117 en septembre, et 150 prévus pour octobre.
Marx ne peut pas encore rivaliser avec Amélie Nothomb, qui a vendu 140 000 exemplaires de son dernier roman en moins de deux mois. Mais ces chiffres ne sont pas négligeables pour une maison de la taille des PUF. Et pour une critique en plus de 1 000 pages de l'économie industrielle au XIXe siècle.
Gallimard et Flammarion, qui ont récemment réédité « Le Capital » en poche, n'ont pas donné suite à nos sollicitations. Mais selon les estimations d'Edistat, le coffret intégral chez Folio (deux volumes et 3 000 pages) s'est vendu à 1 552 exemplaires depuis juin. Flammarion aurait écoulé 117 exemplaires de son édition de poche sortie fin août, dont près d'un quart rien que la semaine dernière.
Qui achète aujourd'hui « Le Capital » ? Dans sa préface, Marx avait lui-même défini le profil de ses lecteurs :
« Je suppose naturellement des lecteurs qui veulent apprendre quelque chose de neuf et par conséquent aussi penser par eux-mêmes. »
Coup de gueule : quel article ici a remis en question le capitalisme ?
Penser par eux-mêmes, plutôt que de subir une pensée dominante diffusée par les médias. Y compris par les meilleurs sites web, comme en témoigne le coup de gueule que nous a adressé un riverain, nemo3637 :
« On a eu droit, de début septembre à aujourd'hui, à presque tous les poncifs de la pensée libérale -à de rares exceptions près. On ne demande certes pas aux journalistes de tout savoir, mais on peut leur demander quand même d'aller puiser leur information à des sources diverses et de pouvoir réellement informer pour susciter un vrai débat, avec tous les éléments en main. Quel est l'article ici qui a remis en question le capitalisme lui-même et son économie ? »
Notre riverain nous renvoie à une interview d'Immanuel Wallerstein dans Le Monde. Le sociologue américain y fournit une longue et passionnante analyse historique. Et il se montre effectivement moins timoré qu'un journaliste :
« La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu'alors, et l'on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l'usage du mot “crise” à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin. »
Capitalisme pur contre capitalisme dévoyé : une vision sarkozienne
« Capitalisme » : depuis la chute des régimes communistes d'Europe de l'est, ce mot avait presque disparu du vocabulaire, éclipsé par « libéralisme » et « mondialisation ». Aujourd'hui, même Nicolas Sarkozy n'hésite plus, comme dans son discours de Toulon, à en user et abuser. Mais avec une définition qui ne convaincrait peut-être pas Marx :
« Le capitalisme, ce n'est pas la primauté donnée au spéculateur. C'est la primauté donnée à l'entrepreneur, le capitalisme, c'est la récompense du travail, de l'effort et de l'initiative. Le capitalisme, ce n'est pas la dilution de la propriété, l'irresponsabilité généralisée. Le capitalisme, c'est la propriété privée, la responsabilité individuelle, l'engagement personnel, le capitalisme, c'est une éthique, c'est une morale, ce sont des institutions. C'est d'ailleurs le capitalisme qui a permis l'essor extraordinaire de la civilisation occidentale depuis sept siècles.
“ La crise financière, que nous connaissons aujourd'hui, mes chers compatriotes, n'est pas la crise du capitalisme. C'est la crise d'un système qui s'est éloigné des valeurs les plus fondamentales du capitalisme, qui, en quelque sorte, a trahi l'esprit du capitalisme. Je veux le dire aux Français : l'anticapitalisme n'offre aucune solution à la crise actuelle. Renouer avec le collectivisme qui a provoqué dans le passé tant de désastres serait une erreur historique.”
Alain Minc en seul et vrai disciple de Marx
Mais le marxisme s'est trouvé un défenseur dans l'entourage du président. Alain Minc, qui expliquait pourtant à notre journaliste Sophie Verney-Caillat que le capitalisme “est notre oxygène”, se considère en effet aujourd'hui comme le seul et vrai disciple de Marx. Du moins, à en croire un échange étonnant avec Jean-Michel Aphatie à propos de parachutes dorés, le 7 octobre sur RTL :
Minc : “ Ecoutez, si la bourgeoisie n'est pas capable de traiter elle-même ce problème, pour employer un mot marxiste, pour ne pas dire les patrons… ”
Aphatie : “ Ah oui, dans votre bouche : ‘si la bourgeoisie’ ! Effectivement… ”
Minc : “ Mais je suis le dernier marxiste français à certains égards… ”
L'essayiste avait peut-être lu la correspondance de Marx, qui écrivait en 1867 que son livre était “certainement le plus terrible missile qui ait encore jamais été lancé à la face des bourgeois (y compris les propriétaires fonciers).” Et Alain Minc le sait bien : mieux vaut être du côté de celui qui tire le missile que de celui qui le reçoit.
Photo : jaquettes du “Capital” de Marx (DR).
6277 visites | 48 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque































48
(Pour réagir, connectez-vous)
De nemo3637
Déchoukeur | 22H14 | 15/10/2008 |
Marx n'est « redécouvert » que pour les besoins de la cause, pour une ultime tentative destinée à sauver le système, à le réformer pour en perpétuer sa survie. Tout économiste bourgeois - ou se prétendant tel - connait les grandes lignes de la pensée économique marxiste. Quand tout va bien c'est une vieille lune. Quand ça va mal, les capitalistes ou leurs suppots seraient prêts à pactiser avec le diable s'ils entrevoyaient une chance d'assurer leur survie.
Ce qu'« ils » leur manquent généralement c'est la dialectique, c'est le pouvoir de se projeter en relativisant notre être social. Ils ne peuvent pas le faire car il est décidé que ce monde était le meilleur des mondes et que l'Histoire s'était définitivement terminé, pour reprendre les termes d'un commentateur connu, à la chute du Mur de Berlin.
Cela dit il n'est pas de sauveur suprême, ni Marx, nI César, ni Sarkozy. Il ne faut pas confondre Marx et les marxistes, le capitalisme d'état de l'URSS avec le communisme, et les anarchistes avec des fouteurs de…
C'est difficile de bâtir un projet social quand les médias entretiennent ce genre de confusion.
C'est tout à l'honneur de Rue 89 de réagir à la critique ; Et je n'en veux à personne d'avoir censuré mes articles.
De mamouth
incognito | 22H40 | 15/10/2008 |
Alain Minc marxiste et Sarkozy reprenant des bribes de « Weber pour les nuls »… c'est d'autant plus drôle que ni l'un ni l'autre n'ont l'air de réellement comprendre ce qui se déroule sur les marchés et que l'expression « crise du capitalisme » telle que la définit Wallerstein cerne bien. Le problème vient peut être justement de ce qu'on manque un peu de gens « qui veulent apprendre quelque chose de neuf et par conséquent aussi penser par eux-mêmes », ces derniers temps…
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 23H01 | 15/10/2008 |
Encore faudrait-il, non pas simplement lire Marx, ce qui est une tâche ardue qu'on ne peut mener à bien en une semaine et sans l'aide de personnes bien informées, mais encore donner à penser ce qui, chez Marx, permet de comprendre les événements actuels (en complétant si possible ses enseignements par ceux des disciples ou des critiques de Marx).
C'est ainsi, par exemple, que l'on pourrait indiquer en quoi la caractérisation de l'impérialisme capitaliste selon Lénine (l'appropriation violente des ressources naturelles des économies non intégrées au mode de production capitaliste) se distingue de celle de Rosa Luxemburg, pour qui le vice premier du capitalisme tient à sa proprension à dépendre de prêts internationaux à ces mêmes économies non- ou sous-développées, naturellement incapables de les rembourser.
C'est évidemment un énorme débat qui n'aura sans doute pas lieu sur Eco89 ou Rue89 faute de temps (car l'actualité nous devance constamment ! ).
Mais il serait en tout cas urgent de tirer au clair la différence entre la réflexion de Marx et celle de prétendus « penseurs » qui, en fait, s'éloignent complètement de son analyse pour proposer des schémas de production soit irréalisables, soit franchement réactionnaires. (Beaucoup de fascistes ont débuté leur carrière politique en endossant la critique impitoyable du capitalisme que Marx a incarnée pendant plus d'un siècle…)
Minc est impayable ! Il faut dire qu'il a eu de nombreux prédécesseurs dans ce genre de loufoquerie -- par ex. des profs de fac ou des chercheurs ( ? ) prétendant ne trouver en Marx que de multiples données empiriques échappant à toute systématisation.
De Le Yéti
yetiblog.org | 23H15 | 15/10/2008 |
MANQUE D'IMAGINATION
Que le bon vieux Capital de Karl Marx revienne en vogue en cette période de déconfiture du capitalisme, témoigne pour le moins, hélas, d'un solide manque d'imagination de la part de ceux qui voudraient aujourd'hui trouver des solutions à notre dramatique crise de civilisation.
à Le Yéti
De nidieunimaître
06H30 | 16/10/2008 |
Oui et non. Il est également nécessaire de connaître les « anciens » pour proposer des choses nouvelles.
à Le Yéti
De pablico
12H31 | 16/10/2008 |
la loi de la jungle est la loi « divine », puisque naturelle, le plus fort a raison et impose sa loi même si elle est bête et méchante, même si elle est meurtrière, même si elle fait des ravages.
la « loi des hommes » qui essaye de mettre de l'ordre là dedans, ne tient jamais longtemps, puisque basée sur un concept.
concepts vécus (non exhaustifs) :
on a eu les républiques antiques, les théocraties, la royauté théocratique, les républiques bourgeoise en passant par un empire, et des républiques gaullistes ou l'on a mixé un capitalisme-social… sans compter le communisme(marxisme dévoyé par la loi de la jungle) ailleurs et le capitalisme pur et dur, le libéralisme, la dictature.
mais percevrons à trouver une loi-concept à peu près juste même si elle ne dure qu'un temps….car la loi de la jungle, souvent masquée, revient malheureusement toujours au galop. (chassez le naturel et il revient au galop)
De violeta
psy | 23H25 | 15/10/2008 |
vous ne trouvez pas que la rue devient déserte ? ….
Un bien étrange pari est lancé : le capitalisme est il parvenu à sa fin ? Si c'est le cas il aura vécu et implosé de lui même par ses excès et non pas par des volontés majoritaires ramollies par l'appât du gain. S'il perdure c'est bien parce que tous (et les petits aussi) courent comme des fous après la spéculation. Je m'explique cette faiblesse générale mais je ne la pardonne pas, vu les conséquences irréversibles qu'elle engendre.
Et Minc en remet une couche : » si les États avaient fait en 1929 ce qu'ils font aujourd'hui hé bien » ose t-il avec un air de potache faussement courageux « Hitler n'aurait probablement pas existé ! » Et toc ou « na ! », il nous ressert « le pire » pour qu'on la boucle. Facile de considérer le terreau du capitalisme comme extérieur aux horreurs qui s'installent -dès lors- sur notre planète et de dire que nous n'avons qu'une SEULE SOLUTION : c'est de le soigner activement à chaque fois qu'il s'enrhume car sinon il y le grand méchant loup qui va encore faire plus de mal que lui ! … Comme s'ils étaient étrangers les uns aux autres ! Non mais, nous ne sommes pas si sots ! Les plus grosses fortunes se sont crées lors d'échanges commerciaux avec l'Allemagne de 1939, demandez vous pourquoi ? Le malheur enrichit, Il n'y a qu'à voir aujourd'hui l'état des pays en voie de développement écrasés par la DETTE et les matières premières qui sont détournées des pays où sévit la GUERRE. A qui cela profite-il ?
MARX revient ? Il n'est jamais parti, ce sont les gens qui se sont détournés.
De stangrof
23H52 | 15/10/2008 |
1911 Cartoon by Robert Minor has Wall Street embracing Karl Marx. Certain avait compris bien avant les autres.
http://en.wikipedia.org/wiki/Robert_Minor
A plus.
De libalise
Travailleur indépendant | 00H21 | 16/10/2008 |
N'oubliez pas Prouhon !
« La propriété c'est le vol ! »
Qui dit mieux ?
à libalise
De stangrof
12H02 | 16/10/2008 |
Bonjour, moi, donne moi ta montre et je te donnerai l'heure !
A plus
De nemo3637
Déchoukeur | 02H46 | 16/10/2008 |
Ce serait certes intéressant d'approfondir la pensée de Marx, de commenter son interprétation par Lénine, Staline ou Trotsky. Mais est-ce bien l'enjeu en ce moment ? Ne serait-ce pas plus utiles se servir des expériences concrètes du passé, de celles qui prétendaient édifier un nouveau modèle, pour élaborer, proposer aujourd'hui quelquechose de nouveau, qui ne soit pas justement la réplique du Goulag ? Y a t-il une place pour un projet anti capitaliste et libertaire ? Ce n'est parce que certaines de ces expériences du passé, complaisamment montrées par les partisans du capitalisme libéral, ont tourné au cauchemar qu'il faut systèmatiquement s'interdire de proposer des utopies.
à nemo3637
De nidieunimaître
06H36 | 16/10/2008 |
D'accord ! Lesquelles ?
De Le Yéti
yetiblog.org | 06H46 | 16/10/2008 |
« KRACH 1995-2008 : Dire la vérité au peuple »
Il n'y a pas que Karl Marx ! J'ai mis le titre de ce commentaire en italique et entre guillemets, car il n'est pas de moi mais d'un certain Jacques Cheminade. Je ne partage pas totalement à l'identique tous ses propos, toutes les solutions qu'il suggère, mais force est de constater que son analyse est d'une puissance étourdissante. Et prémonitoire quand on constate que certains de ses propos datent de la campagne présidentielle de 1995.
PS : il me semblerait intéressant que Rue 89 ou sa petite sœur Eco 89 mettent en valeur, un peu mieux que dans ce modeste commentaire, les analyses de ce monsieur. (On en trouve encore ici ou là).
Encore une fois, nulle question pour moi de verser une quelconque hagiographie idolâtre. Mais dans ce monde pris de folie suicidaire, toute tentative de compréhension un tant soit peu raisonnée me paraît mériter détour.
à Le Yéti
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 09H24 | 16/10/2008 |
Mon cher Yéti
Ne sois pas si enthousiaste au sujet de Jacques Cheminade, ancien candidat à la présidence de la république, et représentant en France de Lyndon H. LaRouche, du U.S. Labor Party, lequel a commencé sa carrière comme dissident trotskyste (dans deux groupuscules successifs) et occupe aujourd'hui une place plus ou moins à l'extrême-droite de l'échiquier politique américain.
Les textes de Cheminade te plaisent ? Ce n'est pas un mauvais gars personnellement, mais un utopiste qui a fait certaines bonnes lectures et d'autres beaucoup moins bonnes. C'est un énarque diplômé d'HEC et ancien du Quai d'Orsay. Il a été recruté par LaRouche dans les années 70 alors qu'il était conseiller commercial à l'antenne de l'ambassade de France à New York. Je ne pense pas qu'il ait été partie prenante aux turpitudes politiques (réalignement sur les positions des pires réactionnaires, y compris des néo-cons) de LaRouche, car il résidait à l'écart en France. Pour une raison ou pour une autre, Cheminade a refusé de reconnaître l'évolution ultra-droitière de son mentor, et cultive son minuscule jardin à Paris. C'est dommage qu'il ait bousillé une carrière qui aurait pu être beaucoup plus brillante comme représentant d'une nouvelle gauche internationaliste en France.
Cf. mon précédent post, où j'indique que l'heure est venue de distinguer les dignes héritiers de Marx de ceux qui s'en sont dangereusement éloignés.
à Le Yéti
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 10H39 | 16/10/2008 |
J'appuie entièrement les propos de Jaycib et je vais compléter.
« Mon cher Yéti »,
tu te méprends sur le compte de Cheminade.
Cela fait plusieurs fois que je post un compte rendu sur ce personnage et son association.
Dans une de mes démarches citoyennes, je les ai infiltrés et étais en relation avec la MIviludes.
J'ai plusieurs fois vu sur ton site des références à eux qui me laissèrent un gout fortement amer. Bien que ton amour pour la justice se transforme parfois en foudre, point de haine dans tes propos. Quant à eux je ne dirai pas la même chose : je te prie de prendre de tes distances, ils ne te méritent pas.
J'aurai de la tendresse mêlée de compassion pour eux, s'ils ne trainaient pas quelques casseroles et pas des moindres : suspecté de meurtre et accusé d'escroquerie. Si les bons sbires de Cheminade passent par ici, qu'ils viennent s'en défendre, qu'ils viennent en discuter, on va se marrer… ou plutôt pleurer. je pense notamment à Berti, soi-disant chercheur, qui post souvent ici et ne répond jamais. Ces gens fuient le débat.
Cheminade a des airs angéliques. Mais nombreux sont les démons qui l'habitent.
J'ai quelques questions pour lui :
1. Pouvez-vous, Monsieur Cheminade, nous éclairer sur la disparition de Jerry, étudiant anglais de confession juive et fraîchement recruté à la sortie d'une bouche de métro parisien par Michel ( ? ) individu canadien dont la femme a des crises de transe lors de vidéoconférences de LaRouche ? Il fut retrouvé nu et mort sur les routes d'Allemagne non loin de votre Institut Schiller. Selon la police allemande, il aurait été percuté par deux voitures.
2. Pouvez-vous nous donner la liste des 512 maires ayant déposé des signatures pour votre accession à la candidature à la présidentielle de 1995 ?
3. Pouvez-vous nous expliquer comment vous aller « javeliser les tuyaux de canalisations afin de repousser la Peste qui revient à grand pas » ? Je cite un de vos associés, et si vous voulez, je balance l'écoute téléphonique…
4. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi un de vos aide-conférencier ferment la porte à clé pour le jeu des questions-réponses à la fin des vidéoconférences de Lyndon LaRouche ?
5. Pouvez-vous nous expliquer la pertinence d'un retour à la machine à vapeur ? Et pouvez-vous nous donner votre point de vue sur un retour au Bel Canto, chant soi-disant le plus noble et qui devrait remplacer tout autre musique ?
6. Pouvez-vous expliquer le grand désarroi qui habitent vos cadeptes, leurs états d'angoisses généralisés, leur attitudes sectaires qui refusent les avis des autres ?
Si vous répondez à ces questions, je serai ravi de pouvoir vous en poser d'autres…
@ Le Yéti, à bon entendeur…
à Le Yéti
De nemo3637
Déchoukeur | 12H45 | 16/10/2008 |
Même les pires des fachos ont eu des critiques pertinentes à propos du capitalisme. Je partage les opinions des internautes au sujet de Jacques Cheminade. Je salue au passage la haute tenue des commentaires - dont ceux du Yéti -, dans l'ensemble, leur pertinence, même si je ne suis pas toujours d'accord avec eux. On voit nettement que la critique avance, que finalement on y voit plus clair.
Cela dit combien de gourous allons-nous citer avant de passer à l'action ?
à nemo3637
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 13H36 | 16/10/2008 |
Oui, comme Hitler qui fustigeait la couardise des français au lendemain des accords de Munich…
Bref, comme le disait Diderot (en des termes plus justes), Dieu n'a pas créé de chef ni de serviteur, alors je ne veux recevoir ni n'édicter de lois…
nb : j'ai remarqué que sur Eco89, ça castagne ou cherche des noises beaucoup moins voire pas du tout. Est-ce la couleur dominante du bleu ? ..
De nidieunimaître
06H53 | 16/10/2008 |
J'ai vu plusieurs de ses vidéos et ses propos sont intéressants. Cependant, n'était-il pas facile de prévoir ce qui allait se produire dès 1989 ? Il n'y avait qu'à voir l'euphorie des dirigeants occidentaux lors de la chute du Mur -euphorie légitime- pour savoir à quelle sauce nous allions être mangés ! Plus d'opposition au capitalisme ? Un boulevard s'ouvrait à eux !
il ne faut pas être diplômé de grandes écoles pour comprendre que la spéculation est nuisible. Il suffit juste de feuilleter un bouquin sur la crise de 29 pour le savoir. La spéculation poursuit toujours le même objectif : enrichir une minorité. Seuls les produits (en l'occurence les produits dérivés) changent. La prochaine bulle est déjà dans les cartons. Vu que le gouvernement vient de consacrer une enveloppe de 570 millions (si mes souvenirs sont bons) à un centre de recherches sur les nano-technologies, m'est avis qu'il faudra lorgner de ce côté pour faire des affaires !
à nidieunimaître
De Le Yéti
yetiblog.org | 06H56 | 16/10/2008 |
@ nidieunimaitre
« La prochaine bulle … »
Z'auront pas le temps !
De Pépé61
Enterré vivant | 07H37 | 16/10/2008 |
Wouahou, Minc relisant le Capital, et pouquoi pas Siné rejoignant les témoins de Jehovah ? Vraiment, ça va mal sur tous les fronts.
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 08H56 | 16/10/2008 |
Que les thuriféraires du libéralisme « redécouvrent » Marx est le signe « d'une panique idéologique » ( comme écrivait Marx,en dernier ressort la réalité s'impose ! ) mais aussi de « l'allumage » d'un contre-feu à la prise de conscience des peuples sur la réalité du capitalisme…donc attention à ne pas se faire piéger une fois de plus !
Quand à la déclaration de Sarkozy … » le capitalisme c'est une éthique,c'est une morale… » il a simplement omis ( ou occulté ) de préciser …dans l'intérêt de qui ? Pour lui venir en aide je lui conseille la lecture de « Capitalism and Freedom » de Milton Friedman,chantre du capitalisme et inspirateur des politiques US .
page 133 il écrit :
« L'opinion selon laquelle les dirigeants des compagnies auraient une responsabilité sociale autre que celle de SERVIR LES INTERÊTS DES ACTIONNAIRES dénote une méprise fondamentale de la NATURE ET DES CARACTERISTIQUES DE LA LIBRE ENTREPRISE ET DU LIBRE MARCHE. »
A coup sûr ce Monsieur a lu Marx ! ! ! !
Avec lui pas de langue de bois ! La réalité du système dans sa cruauté !
à Carmagnole
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 10H08 | 16/10/2008 |
Carmagnole
En effet ! Mais Friedman n'est que l'un des interprètes de cette « pensée » toute dévouée à l'augmentation de la « valeur » apportée aux actionnaires. Sa vision des choses l'a temporairement emporté. Elle est discréditée par la crise d'aujourd'hui.
Dans les années 80, Jimmy Goldsmith, ancien propriétaire de l'Express, ne disait pas autre chose. J'ai assisté à un débat entre lui et deux grands patrons américains (dont le PDG de General Electric), qui étaient verts de rage, car à l'époque la conception friedmanienne n'était pas encore victorieuse. Eux avaient une vision plus équilibrée des choses : responsabilité de l'entreprise envers la communauté, nécessité de l'augmentation des salaires, etc.
Goldsmith lui-même a connu par la suite son propre chemin de Damas, car il s'est tout soudain converti à l'écologisme, ayant été convaincu (par qui ? ) de la nécessité d'une culture capitaliste frugale face à la dévastation de l'environnement.
Minc n'est ni d'un camp ni de l'autre. Ce n'est qu'un opportuniste et un imposteur.
à Carmagnole
De Blaise11
I'm hard, but I'm fair. | 12H05 | 16/10/2008 |
Une lecture actuelle de ces propos est possible. Il suffit d'aller consulter les comptes rendus d'Assemblée Générale des multinationales et les speech de leurs présidents destinés à leurs « chers actionnaires ».
Je vous invite à le faire via google. C'est très simple. Tapez « assemblée générale » + « pdf » + « le nom de l'entreprise ». C'est édifiant.
J'ai découvert ceci en faisant des recherches sur Syngeta et Monsanto.
Exemple :
« … L'avenir auquel nous faisons face, ouvre de vastes horizons à Syngenta, en tant qu'entreprise d'agribusiness. Je serais ravi que vous continuiez de contribuer avec intérêt au développement dynamique de notre entreprise.
Nous allons exploiter notre stratégie et notre force innovatrice pour générer en permanence des plus-values dans votre intérêt, chers actionnaires. Je vous remercie de la confiance que vous accordez à Syngenta ! » Heinz Imhof, ancien président de Syngenta, AG de 2006.
Traduction : Michel Serres dans son livre la « Guerre du Monde » nous interpelle sur l'extrême dangeurosité de la realpolitik. Un pays qui n'a pas d'eau et en demande à un autre, se voit envoyer de fringants diplomates qui leur rétorque l'impossibilité d'une telle aide. Pourquoi ? cela va à l'encontre de la stratégie commerciale et de l'intérêt de leurs multinationales ! C'est-à-dire que l'on se bat contre nous mêmes, contre les piliers de notre civilisation.
Cet exemple est une version à plus large échelle du passage que je cite plus haut.
Effectivement, en blindant les terres des produits de Syngenta, cette entreprise accroitera sa production donc ses rentrées d'argent, tout cela grâce à la bienveillance des pouvoir politiques. Tout heureux, son président l'annonce à ses chers actionnaires : « exploiter notre stratégie »… sous entendu de lobbying ! Quid du principe de précaution et des avis scientifiques sur les produits de syngenta, pesticides et OGM ? à la trappe car cela va à l'encontre de leurs intérêts. Et il le dit, ce monsieur, à ces actionnaires : tout faire pour « dégager des plus-values dans votre intérêt »… Mais de quel intérêt parle-t'il, de quel bénéfice ? celui de l'âme civilisationnelle ou du portefueille. Du portefeuille, bien évidemment ! Le but financier écrase le bien-être, renvoie l'âme de notre civilisation aux orties, dépouillent notre coeur qui est dénué de tout sens stratégique ! Résultat ? nous nous battons contre nous-même, nous nous auto-déclarons la guerre, nous érigeons le masochisme comme culture du « progrès » car nous laissons faire la sacrosainte libre entreprise libérer le marché ; la responsabilité sociale est réduite au néant.
Ici le capitalisme n'est pas en question, mais l'ultra-libéralisme. On peut très bien satisfaire les besoins de notre âme en redirigeant, réorientant les objectifs des entreprises. Le capital et son utilisation doivent être remis en adéquation avec nos besoins primaires, ceux qui renforcent en permanence les piliers de notre civilisation, pas les poches des actionnaires et les comptes en banque d'une poignée d'individu.
De Albufera
Observateur. | 09H22 | 16/10/2008 |
C » est au prix de mille contorsions intellectuelles que les économistes lisent dans Marx l » explication des rouages de l » économie contemporaine (la financiarisation de l » économie actuelle lui était inconnue : sa théorie de la valeur et de la formation des prix ne peut plus s » appliquer. Quid de la baisse tendantielle du taux de profit ? ) : la pensée économique s » illusionne en utilisant les mêmes concepts théoriques d » un bout à l » autre de l » histoire économique alors qu » ils recouvrent une réalité tout à fait différente dans le temps (qu » est-ce qu » une rente au XIX et au XX ème ? ). Le présent n » est-il pas au contraire le triomphe des penseurs des équilibres du marché, de sa transparence, de la concurrence pure et parfaite alors qu » internet nous permet de comparer les prix d » un même produit sur toute la planète ? Marx redevient pertinent dans son analyse sociale du capitalisme peut-être parce que la condition des salariés redevient ce qu » elle a été au XIX siècle avec un antagonisme entre riches vivant du capital et pauvres vivotant de leur travail (c « est le retour du salaire de subsistance), la classe moyenne et intermédiaire disparaissant. Et si on relisait les Misérables ?
à Albufera
De kiki21120
sans emploi | 17H01 | 16/10/2008 |
Le talon de fer de Jack London est une très bonne vulgarisation de Marx et des idées socialistes (le vrai),
Pour ceux qui se lancent dans « le capital » bon courage !
à Albufera
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 17H25 | 16/10/2008 |
Pour Albufera :
Marx n'avait peut-être pas anticipé la financiarisation du capitalisme, mais sa disciple Rosa Luxemburg (« L'accumulation du capital », jadis publié par Maspero) l'a par contre parfaitement comprise. Ce livre est un chef-d'oeuvre de lucidité et de compétence mathématique (que Marx n'avait pas).
La financiarisation est la preuve de la baisse tendancielle du taux de profit (c'est expliqué par Luxemburg). Quand on ne parvient plus à dégager des marges suffisantes de la production (car il y a toujours des emprunts à rembourser…), on cesse de produire et on investit dans les « produits » financiers ad nauseam.
La rente est inchangée. Les capitalistes le comprennent très bien. Si on appliquait leurs propres préceptes comptables (amortissement des biens fonciers, immobiliers et des équipements sur diverses périodes données et toujours FINIES), on déprécierait la valeur de ces biens progressivement jusqu'à ce qu'elle arrive à zéro (ce qui ne limiterait pas nécessairement leur valeur d'usage). C'est ce qu'ils font, et ils ne laissent que des déchets ; par contre cela NOUS est interdit par la logique du marché, avec la pénurie de logements qui gonfle artificiellement les prix d'achat et/ou de location. Je ne vois pas où est l'évolution par rapport à la critique de Marx.
Et enfin, pour ce qui est de la critique sociale de Marx, je ne vois rigoureusement aucune différence avec le XIXème siècle. Les « agents » ont changé, les salariés des entreprises industrielles sont ailleurs (Chine, Inde, Brésil, etc.), mais l'accumulation primitive subsiste, les agriculteurs sont obligés d'aller chercher leur maigre pitance dans les usines… et le « lumpen-prolétariat » fleurit, si je puis dire, plus que jamais. La réserve de main-d'oeuvre (=chômeurs) est la plus importante de l'histoire. Et ainsi de suite.
Je chercherais plutôt des poux (vu l'abondante chevelure de Marx ! ) dans son calcul de la plus-value, rendue difficilement perceptible par son utilisation ambiguë du mot « profit », qui n'a rien à voir. La plus-value (surplus généré par la production) existerait dans n'importe quel système non statique. Le problème des capitalistes n'est pas qu'ils accaparent les profits, mais qu'ils prennent abusivement possession de la plus-value, ce qui ruine les salariés et réduit à néant les possibilités d'investissements productifs. Les capitalistes s'en servent pour leur propre consommation (lucre, luxe et placements financiers, pour augmenter exponentiellement le luxe, etc.), c'est bien là le drame.
De gw-n
prof | 10H27 | 16/10/2008 |
Episode 1
Tout a commencé par une douce matinée de printemps lorsque le soleil sort de sa langueur hivernale et que les traders de Wall Street troquent la doudoune Armani pour la veste de trois-quart Hugo Boss.
C'était une belle journée, des gazouillis de rouges-gorges, une petite rosé qui mouille les pieds lorsque l'on coupe à travers à travers la pelouse pour gagner sa voiture au sortir de la maison, et des banquiers qui accordent des prêts à tout un tas de petits ménages américains désireux de devenir propriétaires comme dans la pub de Freddie Mac.
Mark et Tweedy sont un ménage d'une trentaine d'années, lui, ouvrier chez un sous-traitant de General Motor et elle, assistante comptable pour la ville de Lim Our. Tous les deux souhaitent faire l'acquisition d'un de ces récents pavillons de banlieue afin d'y élever leurs deux enfants et de leur offrir un cadre de vie plus agréable que celui des tours grisâtres de 15 étages avec pour seul distraction la supérette de la dalle qui ne s'est pas faite braquée ce mois-ci.
Cela tombe rudement bien, plusieurs entrepreneurs viennent de faire construire des lotissements de maisons avec jardinets, et malgré des tarifs avoisinant les 350 000$ pour 120m², les publicités des banques fleurissent pour inciter les ménages à devenir propriétaires en empruntant un montant égal au prix de leur future acquisition s'ils acceptent la prise en hypothèque de leur logis en cas de défaillance dans les remboursements.
Alléchés par les perspectives d'une vie plus rose et malgré des revenus somme toute modestes (2600$) sur lesquels 800$ seront chaque prélevés pour rembourser leur emprunt, Mark et Tweedy ont signé les yeux fermés sans prendre le soin de lire les lignes imprimées en tout petit qui suivent la mention : prêt à taux variable 1,1%* (*le taux d'intérêt peut varier en fonction de blablabla chute marché immobilier blablabla hausse des taux directeurs blablabla mais en aucun cas il ne peut dépasser les 10% [ouf]).
Alors ça y est, le ver est dans le fruit, c'est même un ténia tellement il va détruire des milliards de $. Les banques américaines ont financé les promoteurs immobiliers alors que les prix des logements augmentaient et elles ont accordé des crédits à tout un tas de ménages dont le souhait le plus cher (quel humour n'est-ce pas) est de devenir propriétaire alors même qu'au moindre soubresaut économique ils seront des centaines à ne pas pouvoir payer leurs mensualités et des milliers dès lors que leur crédit à taux variable sera revu à la hausse.
Mais peu importe, que des ménages soient dans l'incapacité d'honorer leur mensualités puisque les banques récupèrent les maisons, des maisons qui entre-temps sont censées avoir pris de la valeur puisque les prix des logements suivaient une courbe ascendante et tant pis s'il faut parfois expulser les propriétaires temporaires. C'était cela le pari, un pari sur une hausse continue de l'immobilier pour récupérer les logements et les revendre plus chers (et donc se faire encore plus de blé qu'avec un simple crédit et qui plus est avec ceux qui disposent du moins de pognon dans la société).
[entre temps, les banques ont bien essayé de fourguer quelques crédits revolving, vous empruntez 300 000$ pour acheter une maison de 300 000$ mais au bout de 6 mois la maison est estimée 320 000$, dans ce cas la banque vous propose une petite rallonge supplémentaire de 20 000$ histoire de s'offrir un home cinéma dolby surround stereo ou pourquoi pas une petite piscine].
Mais le printemps s'achève et l'été s'annonce pourri car plutôt pour financer leurs nouveaux crédits immobiliers, les banques ont commencé à titriser leur créances, c'est-à-dire à revendre les créances qu'ils ont sur les ménages à d'autres sociétés (assurance, sicav, fonds de pension autres banques) qui souhaitent investir dans l'immobilier en leur faisant des packages (tiens ! je te vends une créance de 100 000$ qui doit en rapporter 115 000$, allez prends c'est de la bonne j'te dis ! ).
Dans le même temps, les banques ont pris des assurances sur les cours de l'immobilier afin de se protéger d'un éventuel krach.
la suite existe, si ça vous intéresse je vous la livre
De chinchilla1967
plate | 11H35 | 16/10/2008 |
Jean-Claude Juncker est mort
Alors qu'il jetait l'ancre en vue des Bahamas, son yacht, le Luxeenbourge, a été frappé de plein fouet par l'ouragan qui dévaste actuellement le Guatemala. Le navire, long de 666 mètres a disparu corps et biens. Poussés par la famine des pêcheurs qui bravaient le grain ont découvert et rapporté un costume Hue Bogosse qui lui aurait appartenu. On est également sans nouvelles de Nicolas Sarkozy qui une fois n'est pas coutume n'avait pu résister à l'appel du large.
De jck
11H47 | 16/10/2008 |
Pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, je signale le séminaire Marx de Paris I La Sorbonne, ouvert au public, tous les samedi à partir du 18 Octobre.
* 18 octobre 2008 | Michael Löwy • Kafka, la politique, le socialisme
* 25 octobre 2008 | Domenico Losurdo • Nietzsche, le rebelle aristocrate
* 8 novembre 2008 | Catherine Samary • Des contradictions des sociétés dites « socialistes » aux débats sur d'autres « modèles » : propriété sociale, État,marché
* 15 novembre 2008 | Luciano Canfora • Peut-on critiquer la démocratie ?
* 22 novembre 2008 | Bernard Gainot • Esclavage, abolitions, luttes armées dans les colonies françaises
* 29 novembre 2008 | Sophie Wahnich • La longue patience du peuple
* 6 décembre 2008 | Nicolas Tertulian • Heidegger/Lukács, quelle ontologie ?
* 13 décembre 2008 | Jean-Claude Bourdin • Marx historien de la France moderne
* 17 janvier 2009 | Alain Bihr • La reproduction du capital
* 31 janvier 2009 | Olivier Neveux • Usages de Brecht
* 14 février 2009 | Paul Bouffartigue & Sophie Béroud • Travail et précarisation
* 21 février 2009 | André Tosel • Pourquoi s'intéresser à l'histoire des marxismes ?
* 28 février 2009 | Yves Schwartz • Production, travail et activité
* 7 mars 2009 | Guillaume Sibertin-Blanc • Subjectivité révolutionnaire et inconscient lutte de classes
* 14 mars 2009 | Nicole-Edith Thévenin • Psychanalyse et marxisme
* 21 mars 2009 | Jean Bourgault • Tours et détours de l'idéologie : la conception de l'action politique chez Sartre
* 28 mars 2009 | Gilbert Achcar • Marx est-il orientaliste ?
* 4 avril 2009 | Emmanuel Barot • Réalisme et cinéma militant
De chinchilla1967
plate | 12H28 | 16/10/2008 |
Quand meme bizarre que cette crise arrive juste au moment où Sarkozy, le plus pro américain des présidents européens arrive au pouvoir. Le renflouement a été quasi instantané.