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Ces petits paradis fiscaux français qu'on laisse prospérer
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 17/10/2008 | 17H30
Fillon veut s'attaquer à l'évasion fiscale et au blanchiment d'argent. L'outre-mer français est loin de donner l'exemple…

Les paradis fiscaux « ne doivent plus exister », a déclaré un François Fillon emporté par la crise, le 14 octobre. Le Premier ministre pensait-il aux places off shore qu'abrite le territoire français ?
Selon les spécialistes, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment.
Difficile de quantifier l'ampleur du phénomène, puisqu'un paradis fiscal et une place off-shore sont, par définition, des « trous noir » de la finance mondiale. Au sens des différentes définitions adoptées par les instances internationales, les départements et collectivités d'outre-mer français ne sont ni l'un ni l'autre.
Et leur rôle est certainement lilliputien si on le compare à celui des places fortes de la finance dérégulée en Europe -Londres, Monaco, la Suisse ou les îles anglo-normandes- ou ailleurs -îles des Caraïbes, de l'océan Indien ou du Pacifique.
N'empêche. Mieux contrôler les zones d'ombre financières qui existent sur le territoire français est a priori plus facile que de s'attaquer aux règles fiscales des îles Caïman ou au secret bancaire du Liechtenstein.
« Dès qu'il y a défiscalisation, le fisc est moins présent »
Consultant auprès de l'ONU et de la Commission européenne, Michel Koutouzis est co-auteur (avec le magistrat Jean-François Thony) du « Que sais-je ? » sur le blanchiment (PUF, 2005). « Le B.A.-ba, c'est de se demander ce qu'est une place off-shore », dit-il. « C'est un endroit où existe un système économique et financier qui, pour une raison ou pour une autre, n'est pas régulé par les lois du pays auquel il appartient. »
Avec les différents régimes de défiscalisation dont ils bénéficient, les départements (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et collectivités (Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie Française) d'outre-mer sont dans ce cas-là, mais, en théorie, uniquement pour les contribuables français. Les COM (anciennement TOM) jouissent même d'une totale autonomie fiscale et douanière.
Loin des rivages -« off the shores » en anglais- de l'Hexagone, les contribuables français peuvent défiscaliser leurs investissements destinés à favoriser l'économie et le tourisme locaux. « Dès qu'il y a défiscalisation, le fisc est moins présent », note Michel Koutouzis. Et, logiquement, moins regardant sur l'origine des fonds.
Un rapport sénatorial de 2002 sur « la défiscalisation dans les départements et les territoires d'outre-mer » pointait déjà « l'absence de procédures de contrôle et le nombre incertain de sanctions ».
« Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux »
Pour le journaliste Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint à Alternatives Economiques et co-auteur (avec Ronen Palan) d'un « Repères » sur les paradis fiscaux (La Découverte, 2007), c'est évident :
« Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux, mais ces niches posent aussi la question du blanchiment. Dès que vous ouvrez des portes qui permettent légalement de réduire l'imposition, vous tentez des gens qui ont acquis des fonds illégalement de les réinvestir dans un circuit légal. »
Prenons le cas très emblématique de Saint-Martin, une île des Antilles qui a obtenu il y a un an (comme sa voisine Saint-Barthélémy) le statut de COM, alors qu'elle dépendait auparavant du département de la Guadeloupe.
La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas, mais aucune frontière ne sépare les deux territoires. Michel Koutouzis évoque la coopération entre les établissements bancaires des deux parties de l'île, et décrit des moyens beaucoup plus simples de blanchir de l'argent :
« Vous arrivez avec de l'argent noir dans un casino côté néerlandais. On vous dit de vous mettre à une table donnée pendant une heure. Le casino vous fait gagner une somme arrangée au préalable, une pratique courante dans les paradis fiscaux.
“ Une fois vos gains récupérés, vous pouvez aller les investir côté français dans des projets immobiliers ou des marinas.”
Des projets immobiliers abandonnés après des faillites volontaires
Car les investissements dans le secteur de la navigation de plaisance font partie des niches fiscales en vigueur outre-mer. Outre le blanchiment, ce secteur est aussi utilisé pour l'évasion fiscale. “A Saint-Martin, on voit beaucoup de fleurons de l'industrie touristique déposer le bilan, ce qui donne des hôtels et des marinas vides ou inachevés”, témoigne un journaliste en poste dans les Antilles.
Michel Koutouzis détaille un autre circuit :
“Une fois que vous avez investi de l'argent dans un projet touristique, vous vous déclarez en faillite. Vous pouvez ensuite récupérer l'argent et le transférer non loin de là, à Curaçao par exemple, sans aucun contrôle.”
C'est ainsi que le contribuable français finance des investissements vers des paradis fiscaux.
A Saint-Barth », des people… et un statut fiscal en or
Non loin de Saint-Martin, on trouve l'île de Saint-Barthélémy, plus connue des milliardaires et des lecteurs de la presse people sous son gentil diminutif de « Saint-Barth ». En 2006, un article du Monde Diplomatique montrait à quel point le statut fiscal de l'île -officialisé depuis- est préjudiciable au reste des contribuables antillais.
« Les habitants de Saint-Barthélémy ne voient pas du tout l'effet de ce statut sur leur niveau de vie. Au contraire, le coût de la vie a plutôt tendance à grimper », relève Michel Roy, directeur du plaidoyer international au Secours Catholique, qui fait partie de la plateforme paradis fiscaux et judiciaires avec une dizaine d'ONG (dont Attac, le CCFD, Oxfam, Transparence International…).
Pour lui, l'Union européenne « doit réfléchir à d'autres moyens de d'aider ces territoires, au lieu d'en faire des places financières ».
Si elles favorisent le développement des territoires, les niches fiscales d'outre-mer ont donc aussi pour effet d'encourager l'évasion fiscale, voire le blanchiment d'argent sale. D'après le chercheur américain Raymond Baker, spécialiste des circuits noirs de la finance mondiale, l'argent qui passe par les paradis fiscaux est destiné pour 5% à la corruption, 30% au blanchiment, le reste concernant l'évasion et la fraude fiscale.
Selon ces critères, l'outre-mer français devrait donc entrer dans le débat actuel.
Photo : Gustavia, sur l'île de Saint-Barthélémy (Martin Lie/Wikimedia Commons).
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De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 17H41 | 17/10/2008 |
Si l'on était sérieux pour l'élimination des paradis fiscaux - ce qu'évidemment l'on n'est pas - Il suffirait que les institutions financieres dont les banques n'acceptent plus de virements vers ou en provenances de ces pays. Simple, mais n'y comptez pas trop…
Quand la crise financiere actuelle aura forcé la nationalisation des institutions financières des pays sérieux, toutefois, ca deviendra une possibilité…
Pierre JC Allard
http://nouvellesociete.org/706.html
http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/29/la-crise-dans-le-miroir/
à pierrejcallard
De zphilou
18H18 | 17/10/2008 |
« Il suffirait que les institutions financieres dont les banques n'acceptent plus de virements vers ou en provenances de ces pays »…..
Sauf que….Beaucoup d'institutions financières et beaucoup de banques disposent de filiales / succursales dans ces joyeuses contrées…. ! ! !
D'ailleurs, sans aller si loin, il suffit de lorgner à nos frontières luxembourg (Mr Juncker est bien silencieux sur le sujet.. ! ), Belgique (nombre de grands patrons y sont fiscalisés ainsi que pas mal de sièges sociaux d'entreprises..)..Liechtenstein….Gersey…etc…… ! ! !
Vaste entreprise que de vouloir s'y attaquer..Projet louable..mais..bon…ne rêvons pas… ! ! ! !
à zphilou
De kawouede
20H12 | 17/10/2008 |
Dans l'article il y a une phrase qui laisse penser que Londres aussi est un paradis fiscal : qu'en est-il ?
à kawouede
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 21H31 | 17/10/2008 |
Le U.K et l'Irlande i.a., ont créé des sociétés « offshores » qui sont là, mais qu'on traite comme si elle étaient ailleurs… L'argent n'aplus de réalité…
Pierre JC Allard
http://les7duquebec.wordpress.com/2008/10/13/apres-la-crise/
à kawouede
De Augustin Scalbert
(auteur)
Rue89 | 23H23 | 17/10/2008 |
Londres n'est pas officiellement un paradis fiscal. Mais cette capitale est un tel carrefour du système financier international que les spécialistes considèrent que les facilités accordées aux gros investisseurs en font un rouage essentiel dans les circuits d'évasion et de fraude fiscale, et même de blanchiment, qui passent ensuite par de vrais paradis fiscaux, à commencer par ceux qui dépendent du Royaume-Uni (les îles de Man, anglo-normandes, Vierges…)
De lamichael
17H43 | 17/10/2008 |
Rien n'empêchera les adeptes de ces lieux de déménager aillleurs.La liste est longue :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscaux
à lamichael
De Unstern
17H59 | 17/10/2008 |
@ lamichael
Apparemment, ça ne serait pas si difficile si le pouvoir politique souhaitait réellement cette suppression. Voir cet intéressant article :
http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2008/09/26/pour-en-finir-avec-les-pa…
à lamichael
De Sexus Empiricus
20H34 | 17/10/2008 |
Oui, Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! Nous deuzes.
(Ce serait d'abord aux autres de commencer par balayer devant leur porte. Après, je vous jure que le Président de tous les Français fera tout ce qu'il faut, avec ses dents même, sur les confettis de France outre-mer, car telle est la politique de Civilisation.)
De Phil2922
Retraite invalidité | 17H53 | 17/10/2008 |
La Caisse d'Epargne annonce la perte de 600 millions d'euros… Je propose à Fillon d'aller faire du ménage dans les niches fiscales d'Outre-mer. S'il le fait, pas question de les donner à ces banques qui continuent à nous spolier… !
En attendant, pour éviter de trop s'énerver, un p'tit coup d'humour et de dérision avec « Blagues actualités » sur :
http//phil195829.overblog.com
à Phil2922
De pablico
18H44 | 17/10/2008 |
si l'on savait les noms de ceux qui déposent dans ce genre de banque, l'on serait très surpris surement, et l'on aurait encore une autre crise sur les bras…
une crise politico-financière par exemple..
en tout cas une « sale » crise, avec de l'argent sale et nauséabond…
l'argent parait-il n'a pas d'odeur.
mais,
Malheur à celui par qui le scandale arrive
donc on ne touchera pas aux paradis fiscaux.
Riverains, on ouvre les paris ?
à pablico
De lorientois
19H02 | 17/10/2008 |
Je ne sais qui tu interpelles de la sorte , mais je ne vois pas en quoi je pourrais etre melé avec 652 euros d AAH et 0.97 euros sur mon seul livret A ….Par contre , qu il y en ait qu ils les utilisent à « gauche » pourquoi pas , mais surement pas les « tout petit » ….
De Spiripotain
dilettante | 17H55 | 17/10/2008 |
Enfin ! Cela fait combien de décennies que les plus fortunés s'établissent sur ces territoires ou y ouvrent des comptes en banque, au vu et au sus des autorités françaises sans ue celles-ci ne mouftent ?
Le retour de vertu du chambellan de Zébulon Ier est d'une rare hypocrisie.
Les habitants de St Barthélémy refusent de payer l'impôt. L'île, vendue en 1784 à la Suède, avait bénéficié d'une exemption de la part du roi de ce pays. Redevenus français depuis 1878, mais considérant leurs privilèges acquis pour la nuit des temps, les îliens estiment qu'ils n'ont pas à payer pour leurs pompiers, ni pour leurs services de santé, gendarmes, routes, écoles, etc… Ce sont aux autres de payer pour eux, c'est à dire à nous, ici, en métropole. Pour le reste, le maire entend bien décourager toute intrusion de smicards ou autre salaire modeste sur son caillou.Il ne veut que du beau monde, de la jet-set, du beau et du chic.
Le bon Copée ayant eu à réagir à cette situation au cours d'une émission de télévision, se fendit d'un large sourire et promis que cette petite (et sans doute sympathique) anomalie serait bientôt régularisée, par exemple par une loi officialisant la situation.
Il fut un temps où on aurait coupé des têtes pour moins que ça.
De zx600
22H03 | 17/10/2008 |
A noter :
La réforme constitutionnelle « tailor-made by Sarkozy » de cet été a doté chacune de ces nouvelles COM d'un député et d'un sénateur.
Les deux confetti St-Barth et St-Martin disposent donc de deux parlementaires chacune, qui seront naturellement des défenseurs acharnés des privilèges fiscaux indus dont jouissent ces territoires.
Par ailleurs, c'est accessoirement deux sièges de plus assurés à la droite dans chaque assemblée du Parlement, ce qui peut toujours être utile en cas de majorités très courtes…
« La République irréprochable » qu'y disait le 6 mai
à Spiripotain
De Spiripotain
dilettante | 12H02 | 18/10/2008 |
Toutes mes excuses pour les fautes d'orthographe, j'étais un peu énervé…
De Phil2922
Retraite invalidité | 17H58 | 17/10/2008 |
Ca y'est, je suis vénère car j'ai oublié un truc pour que vous n'ayez qu'à cliquer ( : ). N'hésitez pas à y laisser des commentaires, même si vous trouvez le site nul, mais pas trop de négatifs quand même…
http://phil195829.overblog.com
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 17H59 | 17/10/2008 |
Transformons St Martin en guantanamo des escrocs, ils sont là bas, très bien, qu'ils y restent !
De Carmagnole
retraité de l'Education Nationale | 18H02 | 17/10/2008 |
Comment le croire ce « cher » Fillon ! Il est, comme tout son gouvernement,dans la « com » pour rassurer le « bon peuple » ! Mais rien de concret.D'ailleurs il y a longtemps que « le Chef » a donné le la !
» La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur.Je veux y mettre un terme. »
N.Sarkozy à l'université du MEDEF de Jouy-en-Josas.
source ; « Les Echos »,31/08/2007
Autre rappel : » Il y a eu trop d'abus,il y a eu trop de scandales.Ils ne doivent pas pouvoir prétendre à un parachute doré lorsqu'ils ont commis des fautes ou mis leur entreprise en difficulté.« N.Sarkozy à Toulon,encore de la“com” car pour ce qui est de l'application…volte face complète.
A l'Assemblée Nationale un amendement communiste qui proposait de taxer à 100% les “parachutes dorés” au delà de 250 000euros a été repoussé par 202 voix contre 139 pour ! ! !
C.Lagarde a précisé sans rire que dans le futur chantier “du capitalisme éthique‘( ? ? ? ) que devait ouvrir N.Sarkozy la priorité n'est pas de légiférer mais à des règles appliquées de manière volontaire.L'éternelle arlésienne’ de l'auto-régulation du capitalisme ! ! !
De yan
loin | 18H09 | 17/10/2008 |
FOUTAISE ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
Ces dégénérés ne vont quand même pas se tirer une balle dans le pied.
Jamais, jamais, jamais ils ne toucheront aux paradis fiscaux.
C'est pourtant le point central et parle là qu'il faut commencer si l'on veut purger un minimum le système financier.
Demandez à Yves Calvi, nicolas beytout de vous faire une belle émission sur le sujet et on pourra dormir tranquille. Bien sur, Marc Touati a sa place dans la chasse aux guignoles.
à yan
De orties
13H03 | 18/10/2008 |
Yves Calvi ? Plus ça va, plus il invite les mêmes omniscients qui disent souvent n'importe quoi (par ex que lesresponsables de la crise ne sont pas les banquiers mais les entreprises qui ne sont pas assez saines), et plus lui-même dit de c***
Ces émissions sont effectivement parfaites pour noyer le poisson.
De kassis01
18H10 | 17/10/2008 |
Maintenant qu'on a mis d'accord l'Europe et qu'on a sauvé le monde de la catastrophe, on va régler leur compte aux responsables de la crise. On va changer les règles financières mondiale. On va expliquer aux américains ce qu'ils vont faire. On va aussi régler le compte des paradis fiscaux étrangers.
On ne va quand même pas perdre notre temps avec ce qui ne va pas en France. La SocGén, l'Ecureuil, les bons français du bouclier fiscal qui se soustraient au fisc, la récession, les paradis fiscaux français, c'est du pipi de chat.
Quand on est le plus grand président de l'Europe on a légitimement le droit de péter plus haut que son cul, n'est-ce-pas ?
De yan
loin | 18H10 | 17/10/2008 |
« Et si on supprimait aussi les paradis fiscaux français ? »
Le titre est curieux, cela sous entendrait que les autres paradis fiscaux vont être supprimés ? ? ?
à yan
De Augustin Scalbert
(auteur)
Rue89 | 18H28 | 17/10/2008 |
C'est en tous cas la volonté déclarée de François Fillon, que j'ai choisi de prendre au mot pour ce titre.
à Augustin Scalbert
De yan
loin | 18H32 | 17/10/2008 |
alors un titre entre guillemet aurait été sans ambiguïté.
Mais je suis tatillons
sans rancune
à yan
De Augustin Scalbert
(auteur)
Rue89 | 18H52 | 17/10/2008 |
Alors laissez-moi « tatillonner » aussi : il vous suffit de lire la première ligne de l'article, juste sous la photo…
sans rancune
De kassis01
18H10 | 17/10/2008 |
Maintenant qu'on a mis d'accord l'Europe et qu'on a sauvé le monde de la catastrophe, on va régler leur compte aux responsables de la crise. On va changer les règles financières mondiale. On va expliquer aux américains ce qu'ils vont faire. On va aussi régler le compte des paradis fiscaux étrangers.
On ne va quand même pas perdre notre temps avec ce qui ne va pas en France. La SocGén, l'Ecureuil, les bons français du bouclier fiscal qui se soustraient au fisc, la récession, les paradis fiscaux français, c'est du pipi de chat.
Quand on est le plus grand président de l'Europe on a légitimement le droit de péter plus haut que son cul, n'est-ce-pas ?
De kassis01
18H10 | 17/10/2008 |
Maintenant qu'on a mis d'accord l'Europe et qu'on a sauvé le monde de la catastrophe, on va régler leur compte aux responsables de la crise. On va changer les règles financières mondiale. On va expliquer aux américains ce qu'ils vont faire. On va aussi régler le compte des paradis fiscaux étrangers.
On ne va quand même pas perdre notre temps avec ce qui ne va pas en France. La SocGén, l'Ecureuil, les bons français du bouclier fiscal qui se soustraient au fisc, la récession, les paradis fiscaux français, c'est du pipi de chat.
Quand on est le plus grand président de l'Europe on a légitimement le droit de péter plus haut que son cul, n'est-ce-pas ?
De daniel
18H13 | 17/10/2008 |
La logique libérale : les bénéfices dans les paradis fiscaux.
Les pertes en France.
Puisque c'est légal, moyennant des montages,pourquoi ne le ferait-il pas ?
Supprimons donc ces paradis fiscaux ou plutôt, faisons en sorte que les multinationales ne puissent plus faire leur montages avec ces blanchisseurs.
à daniel
De yan
loin | 18H31 | 17/10/2008 |
Souvenez-vous de La multinationale des flibustiers de l'économie : Metaleurop.
Ou comment une société suisse peut fermer sa filiale française et laisser un site archi pollué sur les bras de la collectivité.
Ma banque , à l'époque, était la BNP, elle finançait le group Metaleurop.
Alors j'ai interrogé la BNP sur leur fonctionnement et leur implication dans cette affaire.
Quelques mois plus tard un gentil monsieur du service développement durable me répondit que la BNP était blanche comme neige et qu'elle respectait toutes les normes internationnales.
Et ce monsieur avait raison, car blanchir de l'argent dans un paradis fiscal n'est pas illégal puisqu'il n'y a pas ou peu de règles dans ces contrés.
J'avais quitté la BNP bien avant qu'il ne me répondre. Trop dégouté. Intéressez-vous à ces paradis fiscaux et vous comprendrez que c'est la base de la gangrène de notre système.
2 banques, à l'époque, n'avait pas de succursale dans des paradis fiscaux, le crédit coopératif et la poste.
à yan
De GGGG
(r) | 19H13 | 17/10/2008 |
à « yan »
Tiens en voilà une information intéressante.
Vous citez La Poste et Le Crédit Coopératif. Quid des autres ?
Excellente idée, je me renseigne et vais sérieusement réfléchir à un vrai petit transfert.
Merci pour l'idée géniale
à GGGG
De yan
loin | 19H26 | 17/10/2008 |
Toutes, toutes les autres banques sont présentent dans les paradis fiscaux.
Je suis moi même à la NEF, qui n'est pas encore une banque en tant que tel mais fournit un compte chèque via le réseau du crédit coopératif.
Au moins, mes quelques centaines d'euros ne sont pas trop mal utilisés….