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Axa : une augmentation de capital de 2 milliards d'euros
LesEchos.fr09/11/09 | 14h49 -
Fillon veut « imposer » aux banques de se doter de fonds propres
AFP via Google.com07/11/09 | 14h07 -
Changement à la tête du Crédit Agricole
LaTribune.fr06/11/09 | 19h46 -
Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03
Ces petits paradis fiscaux français qu'on laisse prospérer
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 17/10/2008 | 17H30
Fillon veut s'attaquer à l'évasion fiscale et au blanchiment d'argent. L'outre-mer français est loin de donner l'exemple…

Les paradis fiscaux « ne doivent plus exister », a déclaré un François Fillon emporté par la crise, le 14 octobre. Le Premier ministre pensait-il aux places off shore qu'abrite le territoire français ?
Selon les spécialistes, Saint-Martin, Saint-Barthélémy, Tahiti, Wallis-et-Futuna mais aussi des départements d'outre-mer peuvent fonctionner comme des paradis fiscaux, voire des places de blanchiment.
Difficile de quantifier l'ampleur du phénomène, puisqu'un paradis fiscal et une place off-shore sont, par définition, des « trous noir » de la finance mondiale. Au sens des différentes définitions adoptées par les instances internationales, les départements et collectivités d'outre-mer français ne sont ni l'un ni l'autre.
Et leur rôle est certainement lilliputien si on le compare à celui des places fortes de la finance dérégulée en Europe -Londres, Monaco, la Suisse ou les îles anglo-normandes- ou ailleurs -îles des Caraïbes, de l'océan Indien ou du Pacifique.
N'empêche. Mieux contrôler les zones d'ombre financières qui existent sur le territoire français est a priori plus facile que de s'attaquer aux règles fiscales des îles Caïman ou au secret bancaire du Liechtenstein.
« Dès qu'il y a défiscalisation, le fisc est moins présent »
Consultant auprès de l'ONU et de la Commission européenne, Michel Koutouzis est co-auteur (avec le magistrat Jean-François Thony) du « Que sais-je ? » sur le blanchiment (PUF, 2005). « Le B.A.-ba, c'est de se demander ce qu'est une place off-shore », dit-il. « C'est un endroit où existe un système économique et financier qui, pour une raison ou pour une autre, n'est pas régulé par les lois du pays auquel il appartient. »
Avec les différents régimes de défiscalisation dont ils bénéficient, les départements (Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion) et collectivités (Mayotte, Saint-Barthélémy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie Française) d'outre-mer sont dans ce cas-là, mais, en théorie, uniquement pour les contribuables français. Les COM (anciennement TOM) jouissent même d'une totale autonomie fiscale et douanière.
Loin des rivages -« off the shores » en anglais- de l'Hexagone, les contribuables français peuvent défiscaliser leurs investissements destinés à favoriser l'économie et le tourisme locaux. « Dès qu'il y a défiscalisation, le fisc est moins présent », note Michel Koutouzis. Et, logiquement, moins regardant sur l'origine des fonds.
Un rapport sénatorial de 2002 sur « la défiscalisation dans les départements et les territoires d'outre-mer » pointait déjà « l'absence de procédures de contrôle et le nombre incertain de sanctions ».
« Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux »
Pour le journaliste Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint à Alternatives Economiques et co-auteur (avec Ronen Palan) d'un « Repères » sur les paradis fiscaux (La Découverte, 2007), c'est évident :
« Vous pouvez utiliser les niches fiscales d'outre-mer pour faire fuir des capitaux, mais ces niches posent aussi la question du blanchiment. Dès que vous ouvrez des portes qui permettent légalement de réduire l'imposition, vous tentez des gens qui ont acquis des fonds illégalement de les réinvestir dans un circuit légal. »
Prenons le cas très emblématique de Saint-Martin, une île des Antilles qui a obtenu il y a un an (comme sa voisine Saint-Barthélémy) le statut de COM, alors qu'elle dépendait auparavant du département de la Guadeloupe.
La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas, mais aucune frontière ne sépare les deux territoires. Michel Koutouzis évoque la coopération entre les établissements bancaires des deux parties de l'île, et décrit des moyens beaucoup plus simples de blanchir de l'argent :
« Vous arrivez avec de l'argent noir dans un casino côté néerlandais. On vous dit de vous mettre à une table donnée pendant une heure. Le casino vous fait gagner une somme arrangée au préalable, une pratique courante dans les paradis fiscaux.
“ Une fois vos gains récupérés, vous pouvez aller les investir côté français dans des projets immobiliers ou des marinas.”
Des projets immobiliers abandonnés après des faillites volontaires
Car les investissements dans le secteur de la navigation de plaisance font partie des niches fiscales en vigueur outre-mer. Outre le blanchiment, ce secteur est aussi utilisé pour l'évasion fiscale. “A Saint-Martin, on voit beaucoup de fleurons de l'industrie touristique déposer le bilan, ce qui donne des hôtels et des marinas vides ou inachevés”, témoigne un journaliste en poste dans les Antilles.
Michel Koutouzis détaille un autre circuit :
“Une fois que vous avez investi de l'argent dans un projet touristique, vous vous déclarez en faillite. Vous pouvez ensuite récupérer l'argent et le transférer non loin de là, à Curaçao par exemple, sans aucun contrôle.”
C'est ainsi que le contribuable français finance des investissements vers des paradis fiscaux.
A Saint-Barth », des people… et un statut fiscal en or
Non loin de Saint-Martin, on trouve l'île de Saint-Barthélémy, plus connue des milliardaires et des lecteurs de la presse people sous son gentil diminutif de « Saint-Barth ». En 2006, un article du Monde Diplomatique montrait à quel point le statut fiscal de l'île -officialisé depuis- est préjudiciable au reste des contribuables antillais.
« Les habitants de Saint-Barthélémy ne voient pas du tout l'effet de ce statut sur leur niveau de vie. Au contraire, le coût de la vie a plutôt tendance à grimper », relève Michel Roy, directeur du plaidoyer international au Secours Catholique, qui fait partie de la plateforme paradis fiscaux et judiciaires avec une dizaine d'ONG (dont Attac, le CCFD, Oxfam, Transparence International…).
Pour lui, l'Union européenne « doit réfléchir à d'autres moyens de d'aider ces territoires, au lieu d'en faire des places financières ».
Si elles favorisent le développement des territoires, les niches fiscales d'outre-mer ont donc aussi pour effet d'encourager l'évasion fiscale, voire le blanchiment d'argent sale. D'après le chercheur américain Raymond Baker, spécialiste des circuits noirs de la finance mondiale, l'argent qui passe par les paradis fiscaux est destiné pour 5% à la corruption, 30% au blanchiment, le reste concernant l'évasion et la fraude fiscale.
Selon ces critères, l'outre-mer français devrait donc entrer dans le débat actuel.
Photo : Gustavia, sur l'île de Saint-Barthélémy (Martin Lie/Wikimedia Commons).
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De Spiripotain
dilettante | 15H05 | 18/10/2008 |
Je suis au crédit Coopératif depuis longtemps. je vous conseille cette banque plutôt que la Banque Postale qui était un service public et prend gentiment le chemin de la privatisation. le problème avec le crédit Coopératif, c'est qu'il n'a pas beaucoup d'agences mais au cas où vous auriez des économies (ce qui n'est hélas pas mon cas), il proposent que des placements dans ce qu'ils appelent « l'économie solidaire », ou des taux préférentiels pour les maisons écolos. Et puis ils ne sont pas trop dur avec le bétail…
Ceci dit, il existe encore mieux, par exemple une banque coopérative qui prête sans intérêts, mais c'est à l'étranger.
De marin882
... | 18H18 | 17/10/2008 |
En même temps les navires immatriculés à Saint barth n'avaient pas le droit d'aller dans les eaux de la Martinique sinon la Douane les sanctionnait (les sanctionne). Avec le changement de statut de Saint barth ça va peut être changer donc le risque de blanchiment et de fraude ficale va augmenter….
De zphilou
18H23 | 17/10/2008 |
Dans le même temps qu'il va falloir éradiquer les paradis fiscaux (vaste programme), il serait bon de s'intéresser aux paradis financiers bien de chez nous (L'Elysée, les 2 Assemblées, quelques conseils généraux/régionaux….etc).
Mis bout à bout, çà en ferait des stades dans les quartiers difficiles, des hospices décents, des logements sociaux acceptables, des réouvertures de lits d'hopitaux, etc……
Mais…Bon….. ! ! ! ! …En 2328, peut-être…. ! ! ! ? ? ? ?
De einna
18H30 | 17/10/2008 |
Supprimer les paradis fiscaux français ? Oui bien sur mais où iront certains amis du président qui sont à Saint Barth et vivent autrement hors des frontières pour ne pas payer l'impôt. au fait n'est-ce pas Mr Accoyer qui envisageait de supprimer les pénalités pour tous les riches français en exil parce que trop « radins » pour payer l'impôt !
Le moindre contribuable de base, salarié, déclaré dont les revenus franchissent la barre des sommes imposables ne peuvent s'exempter d'un seul euro. Mais les « riches » eux défiscalisent, s'exilent… Voit on Sarkozy tempêter pour celà ? Non il augmente son train de vie et celui de ses conseillers.
De thierry reboud
Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H35 | 17/10/2008 |
Il y aurait bien un joli paradis fiscal à supprimer, et même ça ne serait pas très difficile : je pense au bouclier fiscal.
Le problème, c'est que cette volonté (si ce n'est pas une velléité) vient après des années et des années de délégitimation de l'impôt. C'est vrai que nous avons l'air malin maintenant !
De fraistival
Journaliste spécialisé | 18H43 | 17/10/2008 |
On estime que 40 % de la richesse mondiale est dans les paradis fiscaux et assimilés. Ces nouveaux « nobles » nous ramènent au moyen age puisqu'ils n'ont plus de comptes à rendre aux Etats… qui ont besoin d'eux du fait de leur endettement abyssal. L'équation est simple. Fini le temps des idéologies, nous entrons dans une ere de survie. Car après les banques, ce sont des Etats qui vont faire faillitte.
Ce sont ceux qui se seront servi les premiers qui auront le plus de chances de survivre (notaires, médecins, certains haut fonctionnaires -français et européens-, grands Pdg, banquiers, gros agriculteurs,…).
Quant à nos enfants, ils sont endettés pour deux générations, ils seront jetés en prison s'ils fument un joint ou s'ils sifflent la marseillaise…
De Matthieu33
19H30 | 17/10/2008 |
Pour comprendre les paradis fiscaux, avec simplicité et humour
De antietatiste
médecin | 19H36 | 17/10/2008 |
Supprimer les paradis fiscaux est impossible puisqu'il servent très probablement a cacher, notamment, les retrocommissions des frégates de Taiwan et que toute investigation les concernant est une infraction au Secret Defense.
à antietatiste
De yan
loin | 19H48 | 17/10/2008 |
oui très bon exemple, sans parler des milliers de tonnes de drogue qui partent d'Afghanistan.
Et en Suisse, au Luxembourg, la presse parle-t-elle de la responsabilité des paradis fiscaux dans la crise actuelle ? Et se considèrent ils eux même être un paradis fiscal ?
De Bon Scott
20H02 | 17/10/2008 |
Fillon, qui c'est ? !
Jean-Claude Juncker a été choisi comme premier président de l'Eurogroupe, du 1er janvier 2005 jusqu'au 31 décembre 2006. Lors de la réunion de l'Eurogroupe du 8 septembre 2006 à Helsinki, il a été reconduit dans sa fonction de président pour un mandat de deux ans s'achevant le 31 décembre 2008. Juncker, Premier ministre du Luxembourg, pays de l'union Européenne connu pour être un paradis fiscal ! étonnant non ? !
De hagalma
22H20 | 17/10/2008 |
Pleins de belles déclarations d'intentions de nos politiques. Et probablement pas grand'chose à l'arrivée, sauf l'éternelle ritournelle de l'appel à l'effort de tous les citoyens pour aller de l'avant.
La refondation du capitalisme aura été un thème pour justifier l'injustifiable, renforcer le bateau ivre en lui donnant un air de respectabilité. A moins que…
Des paroles disent parfois davantage qu'elles n'en ont l'air. Et si l'épicentre du problème ne se trouvait pas tant entre le capitalisme et le peuple (dont on désespère qu'un lien d'humanisation soit jamais fait), qu'entre le capitalisme et les dirigeants du peuple ? Parce qu'il s'agit manifestement pour eux d'inventer une nouvelle rhétorique, un galimatias pour l'instant dont on admire ou honnit tous les jours les prouesses pour, ventant la moralisation, sauver le système ! capitaliste. La réaction de Madame Lagarde en est peut-être un bel exemple. Par rapport aux pertes de la caisse d'Epargne, elle se dit non pas en colère, ni outrée, non plus exaspérée, ce qui serait plutôt une réaction légitime du citoyen devant l'inconduite d'un banquier. Non, Madame Lagarde se dit : frustrée ! Ce signifiant est tout à fait étonnant dans ce contexte, en tous les cas inattendu me semble-t-il. Que vient faire cet indicateur d'un conflit personnel dans un contexte de conflit global concernant tout à chacun ? Vous entendez qu'il s'agit de tout autre chose que, en tant que membre du peuple, demander raison des méfaits de l'argent. Le plus cocasse toutefois, est que ce mot de l'inconscient ne lui sera peut-être pas pardonné, parce que trop vrai bien-sûr, trop proche de la vérité de polichinelle sur les accointances politique/argent. Cela sera mis sur le compte du genre de Madame Lagarde, un genre pas à la hauteur il va sans dire, n'est-ce pas Madame Royale ?
De Elleif
22H51 | 17/10/2008 |
beaucoup de grands groupes, même non financiers, ayant pignon sur rue (et filiales ou établissements en France)ont une ou plusieurs filiales dans un ou plusieurs paradis fiscaux
(voir : http://fr.transnationale.org/entreprises/). Parfois il s'agit même d'une filiale bancaire. C'est mieux.
Bon. Ma question c'est : avoir une filiale dans un paradis fiscal, ou, simplement, faire un virement ou un retrait vers (ou depuis le paradis) depuis la France est il une infraction en droit français ?
semble t'il non. Alors ? !
PS : N Sarkozy devait présider une journée de lutte contre la fraude, courant mai 2008. Le pince fesse a été annulé. Renvoyée au 23 octobre (mais sans le Président) la journée a été remise à siné dié. Ne soyez pas trop déçus : il s'agissait bien de faire une mousse contre les minables fraudeurs de la sécu, des assedics, etc. Par grand chose à voir avec le paradis.
De federicoloco
tequila, sexo, marihuana. | 23H02 | 17/10/2008 |
Je m'étonne que personne ne parle de la Nouvelle Calédonie où les défiscalisations vont bon train. On en donne à des grandes sociétés étrangères qui y construisent des usines énormes, faisant de très gros bénéfices en exploitant les mines de nickel, détruisant au passage un lagon merveilleux tout juste classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais là dessus il doit bien y avoir des comptes qui s'ouvrent avec de gros numéros dessus dans l'archipel voisin, le Vanuatu, bien connu pour son secret bancaire et le peu d'investigation quant à la provenance de l'argent déposé. Les secrets les mieux gardés ne sont pas forcément les plus voyants.
De poulpe enragé
enseignante à la retraite! | 23H25 | 17/10/2008 |
Fillon s'est dévoilé : il est membre d'ATTAC !
De poulpe enragé
enseignante à la retraite! | 23H25 | 17/10/2008 |
Fillon s'est dévoilé : il est membre d'ATTAC !
De Elleif
01H34 | 18/10/2008 |
ben, si vous voulez vous y mettre, pas de souci, c'est en ligne :
http://www.france-offshore.fr/fr/
(l'argumentaire commercial du site vaut vraiment le détour)
De compte supprimé 22 janvier
09H10 | 18/10/2008 |
et ne pas oublier le Luxembourg qui fait partie de l'UE et dont le représentant Junkers est aussi le responsable financier européen.
Qu'ils arrêtent de nous bassiner avec leur prétendue morale et comme chante Patrick Sébastien : ah…si tu pouvais fermer ta gueule.
Je ne résiste pas au plaisir d'indiquer le lien
http://www.youtube.com : 80/watch ? v=dboTHl6ELnY&feature=dir
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 09H15 | 18/10/2008 |
Augustin,
je profite de mon « ancienneté » (en 1986, Bernard Pons m'avait refilé pour Le Monde en exclu son projet de loi de défiscalisation, alors que j'étais en poste à la Guadeloupe), pour corriger quelques approximations.
1/toutes les COM ne sont pas des anciens TOM (tu donnes d'ailleurs l'exemple de Saint-Martin et Saint-Bathélemy, qui, du temps des Iles-du-Nord, étaient administrativement rattachées à… Basse-Terre) ;
2/même si le mètre carré est hors de prix à Saint-Barth, on n'y trouve pas que des « pipoles », loin de là !
3/au sujet de Saint-Martin, tu écris : « La souveraineté de l'île est partagée entre la France et les Pays-Bas ». NON. La partie dite néerlandaise de l'île dépend des Antilles néerlandaises (juridiction de Curaçao) et non pas des Pays-Bas. Il y a certes des accords de coopération entre Curaçao et les Pays-Bas, mais je ne sache pas que l'on puisse se retrouver en garde à vue trente-deux jours renouvelables à Amsterdam, alors que cela est possible à Philipsburg (Sint-Marteen, Antilles néerlandaises), même si, en te promenant avec 7 ou 8 kilos de cocaïne, des vrais-faux passeports et 400 000 $ en espèces, tu peux te faire exfiltrer sur la France hexagonale en trois jours et retrouver une vie normale dans le 20e arrondissement (je parle, bien sûr, du boulevard Morland).
Quant à Saint-Martin, partie de l'île où vivent beaucoup plus de pauvres en proportion que tu ne le laisses entendre, pas mal de choses illégales y ont été commises, notamment du temps de Dumez (poldérisation et constructions illégales, comme actuellement en Corse), en toute impunité. Le seul flic à peu près intègre, Gilles Kahelin, a été « jeté » de l'île après que le commissariat fut assailli, sa voiture et son appartement brûlés, etc. Il s'est par la suite « refait une santé » à Canal + comme tu le sais sans doute, pour se faire jeter ensuite.
4/tu n'évoques pas non plus les dynasties qui règnent sur les deux îles, et qui pourtant sont en lien étroit avec Lucette, ni les rapports entre cette dernière et Jacques Chirac. Ce dernier n'étant désormais plus aux manettes mais ayant tout verrouillé avant son départ (grâce à son ministre de l'Intérieur Sarkozy), les choses me paraissent mal barrées pour ces deux îles précisément. Sans doute aussi pour Tintamarre (où ont été exilés les ravisseurs de Freddy Heineken et leur avocat) et d'autres confettis.
5/dans le série « Six pieds sous terre, Jojo, je t'aime encore », tu aurais pu te pencher sur cet étrange courrier :
http://www.lefourneau.com/brest/07/fredtoush/dechargeprefet.pdf
EXPLICATEUR (comme on dit à Rue89) : Gonthier Friederichi (de son véritable patronyme Georges Gonthier-Friederichi), a été débarqué du Finistère voici moins de trois mois, sans atteindre l'âge de la retraite. Il est sans boulot (mais payé). Le Jean-Claude Fischer, dont il est question dans le courrier ci-dessus, fut une quinzaine d'années durant conseiller spécial de… la mairie de Saint-Martin et très proche de Lucette. C'est désormais un « honnête » homme d'affaire à la Guadeloupe continentale. Gontier Friederichi, lui, a été… sous-préfet des Iles-du-Nord, en poste à Saint-Martin, jusqu'à son mariage avec une journaliste de l'audiovisuel public (qui a aussitôt quitté l'écran, elle), en 1984 ou 1985, je n'ai pas de who« s who sous le coude. Il étaient très amis.
6/tu parles de régimes douaniers et fiscaux spécifiques. mais il en existe aussi dans les DOM. Je ne te conseille pas d'aller de la Guadeloupe à la Martinique avec du matériel neuf non déclaré, même à caractère publicitaire : en sus de l'octroi de mer, tu paieras une amende ! En revanche, vivre sur place te permet un abattement fiscal forfaitaire de 30 % à certains endroits (comme la Guadeloupe) à 40 % comme en Guyane. Alors même que les fonctionnaires ont une “prime de vie chère” et la plupart des travailleurs dits “métropolitains” sont surpayés (par rapport aux salaires locaux) et que le SMIC est inférieur au SMIC français.
voici, en vrac, quelques éléments de réflexion. ce sans revenir, car je crois que personne ne veut ici comprendre sur l'Article L. 111-1 du code monétaire et financier :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do ; jsessionid=5C1B46B04F…
qui dit qu'il existe en France une monnaie unique, l'euro, divisée en cent centimes.
en Polynésie, en Calédonie et à Wallis-Futuna, cette monnaie n'existe pas, ce qui met à mal les petites entreprises. le XPF est de mise, aux Marquises…
c'est ça la France…
Fabien
http://menilmontant.numeriblog.fr/
à FabiendeMénilmontant
De Augustin Scalbert
(auteur)
Rue89 | 11H16 | 18/10/2008 |
Fabien,
merci, avant de « corriger » mes « approximations », de bien lire ce que j'écris et de vérifier tes sources.
1/ pour les COM, j'ai écrit dans un souci de fluidité « anciennement TOM » (ce qui est le cas de la plupart d'entre elles), mais je précise plus loin que les deux îles dont tu parles dépendaient auparavant du département de la Guadeloupe.
2/ je n'ai pas écrit qu'on ne trouve que des « people » à Saint-Barth, et c'est d'ailleurs pourquoi je cite Michel Roy du CCFD, qui parle du coût de la vie pour les habitants en général.
3/ Sint-Marteen ne dépend plus des Antilles néerlandaises depuis 2007, c'est un « territoire autonome du royaume des Pays-Bas ». Si je n'ai pas précisé cela c'est parce que, comme tu l'auras noté, mon article ne porte pas sur Sint-Marteen.
4/ Je ne laisse pas entendre qu'il y a plus ou moins de pauvres à Saint-Martin, et ce n'est d'ailleurs pas le sujet de mon article.
5/ Les autres « corrections » que tu fais à propos de ces deux îles n'entrent pas dans l'angle de mon article. On pourrait évidemment écrire des kilomètres de pages web sur les « affaires » dans les COM, les DOM ou la collectivité « sui generis » de Nouvelle-Calédonie.
à Augustin Scalbert
De léo solo
17H52 | 18/10/2008 |
Augustin
pour être au clair sur les paradis fiscaux :
1) Choisir un moteur de recherche
2) Taper « attac paradis fiscaux »
bonne lecture
à FabiendeMénilmontant
De jexiste
si, si | 15H42 | 18/10/2008 |
Il est marrant, Gonthier, je ne connaissais pas cette lettre.
Sans doute une allusion aux psychiatres du CHU de Brest qui font du spiritisme.
Voir mes interventions à ce sujet ici :
http://www.rue89.com/marseille/2008/09/19/une-indeniable-volonte-du-pres…
La secte IVI sévit à Brest depuis l'année 1992 au moins :
http://prevensectes.com/ivi.htm
C'est Pascal Mailhos qui a pris la suite de Gonthier Friederici au mois de juillet :
http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/finistere/finister…
http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/regions/finistere/prefectu…
http://www.ouest-france.fr/2008/07/29/finistere/Pascal-Mailhos-est-le-no…
Il a déjà tâté de la très forte identité finistérienne et saura sans nul doute la mater.
Toujours la même méthode qui a permis à Louis Rolland, DG du CHU de Brest de 1993 à 2008, d'aller pantoufler en Polynésie en attendant une retraite de rêve :
http://fanomai-mua.blog.fr/2008/06/12/nomination-d-un-nouveau-directeur-…
http://terimanoteea.centerblog.net/3.html
Et à Thierry Klinger, préfet du Finistère de septembre 2000 à mars 2003, de terminer sa carrière comme chef de l'IGA où il appréciait jusqu'à il y a peu la compagnie de son ami Yves Bertrand :
http://www.bakchich.info/article2373.html
De Hors-cases
Chômeur surdiplômé trop vieux | 10H20 | 18/10/2008 |
Les « paradis fiscaux » sont comme les icebergs. Ils y a les iles exotiques bien connues et bien visibles sur lesquelles tout le monde s'active, d'autres en Europe (ou à proximité) dont ne parlent que les journalistes de temps en temps ; on arrive au ras de l'eau. Les DOM/TOM dont on ne parle jamais (juste sous la ligne de flottaison). Puis on arrive en Métropole, et là c'est le silence total car il ne s'agit de territoires bien ciblés mais d'une « nébuleuse » de droits légitimement acquis pour certains (les services rendus ont bon dos), dénommés privilèges honteux par d'autres. Il vaut mieux ne pas s'appesantir car le sujet est sensible et chacun a son idée. Enfin il y a les « chapiteaux en platine » (ou en diamant, si vous préférez)qui ne sont jamais évoqués. Par exemple, pourquoi les parlementaires disposent de budgets, de revenus, de « droits supplémentaires » toujours majorés (vérifiez donc les budgets des parlements entre 82/83 et 2007/2008, vous asseyez vous d'abord) et regardez en regard les résultats des performances d'un état en quasi-faillite depuis un an et qui continue à jeter les euros par les fenêtres… Sans parler bien entendu des situations etc. des grands « séviteurs » de l'Etat dans les palais de la « République », au gouvernement ou ailleurs.
De re-belle
mère au foyer | 10H52 | 18/10/2008 |
« fillon veut faire disparaitre les paradis fiscaux » ? ? ? ! ! ! …
ce ne serait-il pas un nouveau tour de passe-passe du gouvernement ? ? ? ! ! ! …
mais voyons peuple français, il ne va pas s'attaquer quand meme aux copains du CAC 40 ! ! ! …
De orties
12H55 | 18/10/2008 |
Il est normal de s'attaquer aux paradis fiscaux français et à toutes les magouilles qui s'y passent. Mais qu'en sera-t'il des populations qui ont déjà des problèmes économiques si, du jour au lendemain, les investissements s'arrêtent (il n'y a pas que St Martin et St Barthélémy) ? Ne faudrait-il pas prendre des mesure transitoires pour accompagner le changement ?
De tempo
Traqueur de conneries | 17H13 | 18/10/2008 |
Je suis effaré par la désinformation sur le sujet de Saint-Barthélemy…
Ce n'est pas un paradis fiscal. C'est une autre fiscalité adaptée aux besoins de l'île. Certains impôts métropolitains n'existent pas, mais d'autres sont en vigueur (vignette auto, plus value sur la résidence principale (36 %), droit de quai de 5 % sur les marchandises importées, taxe touristique sur les séjours, contribution des entreprises. Faut-il taxer pour taxer ou taxer pour équilibrer un budget de fonctionnement et d'investissement ?
La fiscalité sur les plus values immobilières est largement plus importante qu'en Métropole. Ce qui veut dire que la métropole est donc « un paradis fiscal » comparé à Saint-Barthélemy pour ce qui concerne l'habitation principale ! ! ! Quand à la défiscalisation, l'île a demandé à maintes reprises de supprimer le dispositif pour l'île car cela entrainait des dérives et de la concurrence pour les entreprises locales qui ne défiscalisaient pas…
La collectivité contrairement à la guadeloupe et la martinique ne bénéficie d'aucune dotation de l'état, zéro ! ! .
Spiripotain devrait savoir que la santé est financée par … les cotisations sociales et non l'impôt. Les pompiers (Service Territorial Incendie Secours) sont payés par la collectivité, les écoles et le collège ont toutes été construites par la municipalité alors que c'était du ressort du département qui était défaillant dans tous ces domaines. Les routes pareil, l'aéroport, et le port itou.
Les gendarmes sont de la compétence régalienne de l'Etat comme partout ailleurs, et des logements sont proposés aux gendarmes sous payés.Alors avant de dire n'importe quoi, renseignez vous !
zx600 pour votre information nous n'avons qu'un sénateur, comme toutes les autres collectivités de la république (3 pour la guadeloupe). La révision constitutionnelle date de chirac qui a créé les articles 73 et 74 de la constitution en 2002., qui ont permis de créer ces nouvelles collectivités.
Sarkozy n'y est pour rien, la loi organique est entrée en vigueur le 21 Février 2007, donc avant les élections présidentielles…
Quand le compte administratif de l'Etat, de la région guadeloupe, et du département seront en positif comme à saint-barthélemy et avec une dette à zéro, on en reparlera ! !
ah j'oubliais, si vous lisez la loi organique, vous verrez que l'Etat touche un paquet de plus value sur les personnes faisant des opérations immobilières sur saint barthélemy et n'étant pas résident de l'île sans que la collectivité ne touche un sous sur cette spéculation néfaste pour les habitants de l'île.
Mais il est plus facile de décrier les yacht du port (aménagé par la collectivité) ! !
De LeJack
Indépendant | 18H03 | 18/10/2008 |
Question « paradis fiscaux », la Suisse n'était déjà pas mal, mais cette fois, c'est le bouquet … ça dépasse tout ce que l'on peut imaginer.
Les dirigeants et banquiers suisses ont décidé de créer une société de portage aux Iles Caïmans pour y mettre les 60 milliards de $ de crédits pourris de la banque UBS.
Ce n'est pas une blague, mais la triste réalité des moutons suisses qui acceptent sans broncher
De LeJack
Indépendant | 18H05 | 18/10/2008 |
Question « paradis fiscaux », la Suisse n'était déjà pas mal, mais cette fois, c'est le bouquet … ça dépasse tout ce que l'on peut imaginer.
Les dirigeants et banquiers suisses ont décidé de créer une société de portage aux Iles Caïmans pour y mettre les 60 milliards de $ de crédits pourris de la banque UBS.
Ce n'est pas une blague, mais la triste réalité des moutons suisses qui accepteront encore une fois de se faire tondre !
De Beryl
19H16 | 18/10/2008 |
JAMAIS, les paradis fiscaux ne seront supprimés.
De hedona
retraitée | 20H26 | 18/10/2008 |
Pourquoi ne pas faire de Paris, ou même de la France un paradis fiscal, comme l'ont fait les Anglais avec Londres et guernesey. Des petits pays comme le Lichtenstein et le Luxembourg le sont aussi.
Alors, cela aiderait peut-être les finances de la France, plutôt que de faire croire que l'on va toucher aux paradis fiscaux d'Outre-Mer.
J'aimerais connaitre l'avis des grandes entreprises du CAC 40, pour qui la France n'est qu'un stand-by entre deux avions.
De hedona
retraitée | 20H31 | 18/10/2008 |
Londres (paradis fiscal) et pourquoi pas Paris ?
Guernesey, le Lichtenstein, le Luxembourg et d'autres que j'ai oubliés.
Solution : faire de la France un nouveau paradis fiscal, cela aiderait peut-être nos finances ?
Quant à faire semblant de crier au scandale de ceux institués Outre-Mer, depuis des lustres, c'est vraiment prendre les gens pour des c…
Car je suis sûre que les dirigeants des entreprises du CAC 40, ont depuis longtemps découvert Saint-Barth et les autres paradis fiscaux, puisque pour eux la France, n'est qu'une escale entre leurs différents lieux de vie.