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Un plan de sauvetage pour les villes spéculatrices
Par David Servenay | Rue89 | 18/10/2008 | 00H26
L'Etat prévoit des milliards pour éviter que des collectivités n'entrent en cessation de paiement à cause de leurs placements.
Par où la crise va-t-elle arriver ? Les villes seront-elles les prochaines cibles de l'effondrement boursier ? Les départements ? Les régions ? Alerté depuis des mois, le gouvernement prépare un plan de sauvetage des collectivités locales : « plusieurs milliards d'euros », selon une source officielle.
Place Beauvau comme à Bercy, on suit en effet la situation de près. L'estimation des encours de prêts pour les collectivités locales en 2008 s'élève à 67 milliards d'euros. Or, sur cette somme, 10 milliards seraient des « produits toxiques », précise-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Intérieur, Michèle Aliot-Marie. L'agence de notation financière Fitchratings estime, elle, ces produits toxiques à 20 à 25 milliards d'euros. En juillet, elle livrait le diagnostic suivant :
« Ces produits, qui comportent généralement des contrats d'option très risqués, ont déjà entraîné certaines collectivités dans une fuite en avant qui pourrait les mener jusqu'à l'insolvabilité. »
Car les principales banques manquent de liquidités pour faire face aux demandes croissantes des collectivités locales, explique-t-on dans l'entourage de MAM :
« En début de semaine, nous avons eu une réunion avec les banques au ministère des Finances pour identifier les ressources : il faut trouver plusieurs milliards. […] Les communes ont fait comme dans toutes les entreprises, pour présenter des choses bien lissées. On appelle cela la comptabilité optimisée. Mais lorsque les élus ont signé ces prêts, ils sont en principe responsables. Personne ne vous oblige à signer… »
Le gouvernement a tout de même décidé d'accélérer la mise en oeuvre de son plan. Les collectivités sont un maillon essentiel de l'économie, puisqu'elles assurent 75% de l'investissement public du pays. Si cette machine tombe en panne, la France est potentiellement en banqueroute. Un scénario noir jugé impossible par les observateurs, mais il faut prévoir le pire. Or, ces dernières semaines, les banques multiplient les refus de crédits.
L'information est passée inaperçue : le 25 septembre, le conseil de la communauté urbaine de Lille a voté la délibération « Réaménagement de la dette communautaire en 2009 ». Vote à l'unanimité, sur la foi d'un rapport présenté par Martine Aubry. Le texte s'achève par cette phrase mystérieuse qui autorise la présidente de la CULM :
« A faire appel en cas de besoin à des index référencés en devises étrangères de pays n'appartenant pas à la zone euro, dans la mesure où ces devises présentent des taux attractifs et un risque de change maîtrisé, et dans la limite de 15 % de l'encours de dette au 31/12/2008. »
Taux « attractif » ? Risque de change « maîtrisé » ? C'est la deuxième fois que les élus autorisent la collectivité à prendre des risques sur les marchés financiers. Et pas n'importe lesquels : le même jour, dans la délibération « Recours aux instruments de couverture du risque de taux et de change en 2009 », un chiffre est lâché :
« Au 31 décembre 2007 le portefeuille d'instruments de couverture comprenait 48 contrats représentant un montant notionnel de 955 068 669,46 euros, soit 57,40 % du stock de dette. »
En clair, sur les 1,7 milliard d'euros de dette, 57% sont adossés à des produits spéculatifs. Le banquier du Grand Lille ? Dexia… la banque qui assure les trois-quarts des crédits dédiés aux collectivités territoriales françaises. L'adjoint aux finances de Lille, Pierre de Saintignon, assure que les produits structurés ne représentent que 30% de la dette (160 millions d'euros) :
« Nos produits structurés sont des produits plutôt simples (essentiellement des taux fixes bonifiés avec des barrières sur les taux variables) et nous ne disposons pas de produits basés sur la pente de la courbe des taux (qui ont été les produits les plus risqués ces derniers mois) ni de produits exotiques sur le change. »
L'argentier de Lille n'en dira pas plus : il négocie en ce moment avec les banques.
Pour comprendre, il faut revenir trois ans en arrière. A partir de 2005, les fertiles cerveaux du trading imaginent de lancer sur le marché des collectivités locales de nouveaux produits. A l'époque, les taux d'intérêts sont encore très bas. Les communes présentent un très bon facteur de risque et surtout elles sont de plus en plus endettées. La recette des banquiers pour réduire cette dette ? Parier sur les « taux structurés ».
Les gros établissements de la place (Dexia, Crédit Agricole, Caisse d'Epargne) proposent à leur client ces prêts très spéciaux :
- Les taux fixe à barrière désactivante. Ces contrats prévoient une période de grâce (ou de bonification) de deux ou trois ans durant laquelle le taux applicable à l'emprunt est inférieur au coût de l'argent. Puis, une fois la « barrière » désactivée, le taux d'intérêt est calculé sur la base d'un autre indice européen, type Euribor, mais sans être « capé », c'est-à-dire sans limite…
- Puis, des contrats de deuxième génération sont apparus -appelés « taux à effet de levier »- ils proposent la même chose et cette fois-ci le taux de référence n'est plus un indice, mais un calcul d'indice. En clair, un produit hautement sophistiqué comme l'écart entre deux taux, une option sur des cours de matières premières… bref, un indice hautement volatile.
Lyon a même indexé certains de ses prêts sur le cours du baril de brut. Concrètement, le risque avec ce type de prêt est de voir passer un taux de 3 à 10% ! Une perspective qui n'est plus si chimérique avec les soubresauts de ces dernières semaines.
Le maire (PS) de Saint-Etienne s'en est aperçu au printemps dernier, après un audit financier des comptes de sa ville soupçonnant une gestion hasardeuse de son prédécesseur UMP. Une véritable aberration pour Maurice Vincent… car à partir de 2011, Saint-Etienne plonge dans « l'inconnu » :
En juin, Maurice Vincent alerte les cabinets de Christine Lagarde, ministre des Finances, et Michèle Aliot-Marie, ministre de l'Intérieur, leur enjoignant de prendre des mesures réglementaires pour interdire ce type de prêts. Il n'a jamais reçu de réponse.
Qu'elles soient de droite ou de gauche, ces municipalités ont fait un pari très risqué sur l'avenir. Avec l'immense avantage de pouvoir afficher, juste avant les élections, une réduction substantielle des charges financières. Une sorte de brevet de bonne gestion, quitte à jouer à la roulette sur les années suivantes. L'exemple de Tulle est emblématique.
En juillet 2007, la ville corrézienne contracte, sous l'égide de son maire François Hollande, un prêt de 6,7 millions d'euros (pour une dette globale de 29,5 millions) à un taux fixe de 3,65% sur vingt ans, à condition que l'écart entre les taux à un an et les taux à trente ans reste positif. Dans le jargon de la finance, c'est un prêt de pente sur la courbe des taux. « Une gestion dynamique de l'endettement », commente Laurent Bourgès, directeur général des services.
En juin 2008, la courbe des taux s'inverse. Catastrophe, le taux « fixe » de 3,65% s'envole. Tulle renégocie alors son contrat avec Dexia. Elle obtient une garantie de taux fixe pour 2008, un passage à 4,3% pour 2009 et pour 2010… un retour aux conditions du premier contrat ! « Nous étions avec Dexia hier, ajoute Laurent Bourgès, et heureusement les courbes se sont recroisées il y a une semaine. » Cette fuite en avant est la seule solution possible. Pour repasser sur un taux fixe, la banque exigeait 6 à 7% de taux d'intérêt.
Tout un business s'est développé autour de ces contrats. A commencer par celui de la notation financière. Fitchratings est l'une des premières à avoir mis en place une liste mensuelle de cotation de communes. Objectif : fournir aux investisseurs un outil complet pour évaluer les opportunités du marché. David Diano, analyste chez Fitchratings, reconnaît que ces montages ne sont pas toujours très limpides pour les clients :
« Dans les plus grosses collectivités, on a souvent des équipes plus aguerries aux risques financiers, dans les plus petites, on peut en douter. Le contenu de ces contrats est rarement rendu public. »
Des petites communes comme Pont Saint-Esprit (Gard) ou Monteux (Vaucluse) ont cédé aux sirènes des produits structurés. Elles seraient plus nombreuses qu'on ne le croit. « Ces petites villes ne souhaitent pas communiquer, explique André Robert, délégué de l'Association des petites villes de France, car elles auront alors plus de difficultés pour négocier avec les banques. » Le 8 octobre, l'APVF a écrit au Premier ministre pour sonner l'alarme. Là encore, pas de réponse.
Le cabinet indépendant Public Evaluation System (PES) propose un autre palmarès, sur les grandes villes, les départements et les régions. Ici, pas de note, mais un classement des meilleurs profils financiers. Dans le palmarès 2008 des grandes villes, on trouve en queue de classement :
- Grenoble
- Tours
- Mulhouse
- Reims
- Marseille
Marseille… l'une des villes les plus endettées de France : en 2006, sa dette s'élevait à 2290 euros par habitant, pour une moyenne dans sa catégorie de 995 euros. Marseille, où les emprunts financent certaines dépenses de fonctionnement, ce qui est théoriquement interdit. Quelle est la part des prêts exotiques dans cette dette ? L'information est quasiment impossible à obtenir. Céline Moyon, consultante de PES, s'est souvent heurtée à cette opacité :
« Dans une délibération de conseil municipal, vous n'avez pas tout le détail du contrat, au nom du secret industriel et commercial. La seule obligation légale est de faire apparaître dans les annexes du compte administratif, en fin d'année, la liste des opérations de couverture (si elles ont eu lieu), le nom de l'établissement bancaire, les gains et les pertes. »
Maurice Vincent, pourtant professeur agrégé d'économie, avoue n'avoir compris les complexes montages de Saint-Etienne qu'après l'audit réalisé par des spécialistes en finance publique.
En fin d'année, les règles comptables obligent les collectivités locales à équilibrer leurs comptes. Avec l'argent des banques. Face à la crise financière et à la rareté des liquidités, peut-on imaginer des faillites ?
A priori, non, répondent en choeur les protagonistes. Le risque, souligne Maurice Vincent, est plutôt de voir les villes en difficulté passer sous tutelle de la Chambre régionale des comptes, si elles se retrouvent en cessation de paiement :
Chez Fitchratings, David Diano se montre nettement moins optimiste :
« Nous n'excluons pas de voir des entités en très grande difficulté. Cela sera d'autant plus probable que la collectivité :
- a une dette importante
- a une marge de manoeuvre fiscale et budgétaire faible
- a dans ses emprunts une part importante de produits structurés »
La liste des villes au bord du gouffre est entre les mains du gouvernement, mais pas question de la rendre public : « Pas d'affolement, nous sommes attentifs », répète-t-on à l'envie, comme pour se convaincre que le pire n'est jamais sûr.
A lire aussi :
► La note de conjoncture de Dexia de septembre 2008, assez alarmante.
► La note de Fitchratings de juillet 2008 « L'abus de produits structurés met certaines collectivités locales françaises dans une situation à haut risque ».
Photo : la forêt suspendue, à Lille, en 2004 (Pascal Aimar/TF)
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De dulconte
Mordu par un fachogarou | 01H41 | 18/10/2008 |
c'est une blague…
malheureusement non ! !
à dulconte
De mosndup
09H38 | 18/10/2008 |
Vive la décentralisation !
à mosndup
De pablico
15H32 | 18/10/2008 |
on commence à se rendre compte que c'est une crise « poupée russe'. dans la crise il y a une autre crise, qui elle même contient une autre crise….
on a pas fini alors ?
c'est plein de rebondissements…(on est toujours en plein émerveillement, c'est trop, trop, merci il fallait pas vous donner tant de mal pour nous faire plaisir… : -(… )
à pablico
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 22H13 | 18/10/2008 |
C'est une crise hightech : une crise.mkv
De kiki21120
sans emploi | 03H18 | 18/10/2008 |
Que des villes spéculent avec les impôts, est-ce vraiment légal ?
Les élu(e)s locaux, nationaux et européen devraient soumettre, pendant leurs mandats, à un vote sur leurs activités et budgets (prévisionnel et en cours) de façon régulières devant leurs administré(e)s ; avec possibilité de révocation !
Pour la commission européenne, c'est un déni de démocratie qu'elle ne soit pas élu par les européens au suffrage universel direct dans les même conditions que je cite si-dessus.
à kiki21120
De kiki21120
sans emploi | 03H22 | 18/10/2008 |
ajout ;
il est écrit « devraient soumettre… »
il faut lire « devraient se soumettre… »
veuillez m'en excuser, merci
De miresa
03H32 | 18/10/2008 |
« Si cette machine tombe en panne, la France est potentiellement en banqueroute ».
« La liste des villes au bord du gouffre est entre les mains du gouvernement, mais pas question de la rendre publique “.
c'est qui déjà qui disait ‘on ne nous dit pas tout’ ? ?
Attends, attends ! ! ! ça va s'arranger : Sarko monte dans ses deux avions et s'en va voir Bush en passant par le Québec….
De Alain Pacifique
05H20 | 18/10/2008 |
et pour en rajouter une couche, bonjour l'augmentation des impots locaux. les baisés comptez vous !
est ce qu'un jour les élus penseront à autre chose qu'à leur élection ou réelection. etre au service du public, c'te blague !
De rtbt139
Retraité | 06H52 | 18/10/2008 |
Si vous voulez examiner les comptes de votre ville
C'est là
http://www.colloc.minefi.gouv.fr/colo_struct_fina_loca/comp_coll/comm.ht…
De castorpolitique
Rien | 07H02 | 18/10/2008 |
Les collectivité locales cherchent simplement à répondre au « toujours moins d'impôts » idéologique. Les erreurs de gestion ne sont pas excusables, mais elles sont de l'ordre d'un comportement moutonier.
http://castorpolitique.wordpress.com
De Le Yéti
yetiblog.org | 07H22 | 18/10/2008 |
PLUSIEURS MILLIARDS…
… pour sauver les villes spéculatrices ! Manquait plus que celle-là ! Avec des caisses vides, des banques au bord de la banqueroute, voilà que l'État va nous sortir de son chapeau enfiévré un nouveau « plan de sauvetage » à « plusieurs milliards » !
Combien va-t-il devoir en inventer d'autres dans les semaines, que dis-je, les jours à venir, des « plusieurs milliards » ?
Aussi crédible que de vouloir faire évacuer les stades parce que la Marseillaise se serait pris des tomates.
Sauve-qui-peut, on nage en plein délire ! On patauge en pleine panique à plein nez !
De sinclair
07H09 | 18/10/2008 |
L'article laisserait entendre qu'il y a spéculation avec l'argent du contibuable, ce qui n'est pas le cas (sauf erreur et dans ce cas c'est un délit).
En fait l'état s'est déchargé de l'investissement immobilier, mobilier, social et l'entretien et réparation des structures d'équipement.
Les communes en compensation reçoivent des fonds pour ce faire. Mais insuffisant et arrivant tardivement. Les communes s'endettent en faisant des prêts relais pour ce faire. Prêts concoctés par les banques avec des systèmes sophistiqués intéressant quand tout allait bien. De plus les banques ne prêtent plus du tout.
Conséquence des difficultés de trésorerie et un arrêt des investissement prévisible, les communes représentent une part majoritaire des marches publique. Donc moins de chantier, chomage recession.
A rapprocher donc des taux fixes et variables pour les particuliers(les particuliers qui ont pris un taux variable ont donc spéculé dans ce cas). Le mot spéculation me parait non adaptes ici.
à sinclair
De David Servenay
(auteur)
Rue89 | 08H01 | 18/10/2008 |
Vous n'avez pas tout à fait tort, sinclair.
Ces « placements » ne sont pas fait avec l'argent des contribuables, puisque ce sont des prêts.
Néanmoins, en adossant ces prêts à des produits spéculatifs, les élus se comportent comme des spéculateurs : ils misent sur les mouvements du marché, à la hausse ou à la baisse.
Un titre est souvent un raccourci, c'est la loi du genre, mais en l'occurrence, il n'est pas faux.
J'ajoute que votre analogie avec les prêts immobiliers fixe/variable accordés aux particuliers est très pertinente.
à David Servenay
De -Candide-
Jardinateur | 14H27 | 18/10/2008 |
« vous n'avez pas tout à fait tort »
-> Je pense même que sinclair a complètement raison
Je note au passage que sur 36000 communes en France vos quelques exemples concernent notamment
Lille, ville de M Aubry
Thulle, ville de F Hollande (qui soutient P Delannoé)
Y aurait il un rapport entre le choix de vos exemples et le congrès du PS qui se prépare ?
Votre article doit-il être considéré comme une enquête « objective » ?
à -Candide-
De DBL8
Retraité | 20H26 | 18/10/2008 |
Les villes de droite comme de gauche doivent être dans la merde. POINT
La couleur politique ne change rien au fait que les contribuable vont devoir faire encore des efforts pour que les élus s'en sortent.
Et pourquoi ne devrait-ils pas rendre des comptes sur leurs fonds ?
ils jouent avec nos impôts et lorsque cela va mal… c'est de la fautes aux gouvernements … quelque soit sa couleur. Car ne nous trompons pas, ILS ont presque tous fait ça !
Merci pour le lien des comptes des communes, je n'arriverais pas à serrer les fesses assez fort, une mauvaise nuit s'annonce !
à David Servenay
De Shaddocko
Pompé des Phynances | 19H24 | 18/10/2008 |
Ces « placements » ne sont pas faits avec l'argent des contribuables, puisque ce sont des prêts.
D'accord.
Et quand le placement foire, on rembourse avec l'argent du contribuable.
Sans l'argent du contribuable, on ne peut rien faire.
Donc qu'on le veuille ou non, l'argent du contribuable sert à emprunter.
Au fait : quand on emprunte pour bâtir une rocade,…
on emprunte et on rembourse comment et à qui ?
De Pépé61
Enterré vivant | 07H11 | 18/10/2008 |
Bravo ! Sauver les banques déjà ça risque d'être dur pour les contribuables, mais sauver les municipalités qui ont fait confiance à ces mêmes banques qu'il faut sauver, alors là, on nous prend vraiment pour des cons.
à Pépé61
De Thucydide
Bêcheur de fond en Bourbonnais | 17H04 | 18/10/2008 |
Vous savez pourquoi ils nous prennent pour des cons ?
Parce que nous les avons élus aussi bien à droite qu'à gauche
à Thucydide
De yan
loin | 19H47 | 18/10/2008 |
il faut mettre un terme aux maîtres.
De Phil2922
Retraite invalidité | 08H04 | 18/10/2008 |
Je comprends d'autant plus pourquoi le gouvernement veut supprimer les départements… Le problème, c'est que Sarko a confié le dossier à Balladur qui est plus préoccupé, comme d'autres décideurs, par les paradis fiscaux d'outre-mer.
En attendant, je me gratte les « noisettes » et ensuite j'enlève les crottes de nez, que je garde pour pouvoir les balancer à la prochaine manif qui doit correspondre, cette fois-ci, à une GREVE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE RECONDUCTIBLE.
Non, parce-que là, c'est trop nous prendre pour des nazes… ! !
http://phil195829.overblog.com
à Phil2922
De yan
loin | 10H46 | 18/10/2008 |
Du foutage de gueule incroyable.
Les choses sont clairs, nous connaissons les raisons de ce bordel.
Dans 6mois-1an, quand la crise sera bien installée dans le monde réel, il ne faudra pas oublier l'origine de cette merde.
Français, réveille toi ! ! ! ! ne vois tu pas le vampire te sucer le sang ! ! ! Serais-tu maso ? ? ?
De nahera
08H26 | 18/10/2008 |
J'ai renoncé à essayer de comprendre le fond de toutes ces salades. Mais je sais une chose et ça depuis longtemps :
C'est nous qui paierons !
Parce que de toute façon, les seuls ayant des salariés à plein temps payés pour comprendre, ce sont les banques.
Je suis convaincue qu'ils ont déjà tous leurs super-cerveaux qui fonctionnent à plein temps pour trouver comment récupérer les 360 milliards qui ne devraient servir que de garanties des états, tout en empêchant ces mêmes états de faire du bénéfice à la fin de tout ça ! !
Les collectivités locales, ben voyons,…ça c'est un joli coup quand même.
Ceci dit, concrètement, que se passe-t'il en cas de mise sous tutelle ? (A part que les chambres régionales des comptes vont devoir embaucher…)
De déluge
menuisier | 08H59 | 18/10/2008 |
Concrètement, on y est jusqu'au cou..
Les Français vont devoir payer à tous les étages : Impot locaux, nationnaux, hausse des prix, chomage, dépression.
Il faut nationaliser « à sec », c'est à dire PRENDRE la propriété de ces organismes parasites que sont les banques, sans verser un kopeck aux actionnaires mais en plus leur réclamer les dividendes de ces dernières années.
Tant que l'on ne leur fera pas VRAIMENT mal, ils recommenceront.
Edit : Merci pour la clarté de l'article malgrè l'aridité du sujet et la folie des branquignols de la finance.
à déluge
De rafigui
14H46 | 18/10/2008 |
Super tes idées ! ! On a vu ce que ça a donné les nationalisations à fond.
Quand aux actionnaires : heureusement qu'il y a des gens courageux, près à risquer une partie de leurs économies pour permettre à une entreprise en laquelle ils croient de se développer.
à rafigui
De déluge
menuisier | 20H17 | 18/10/2008 |
Amen.
Edit : Je n'ai pas vraiment l'impression en ce moment que ce soient les « actionnaires » qui sont/vont être mis à contribution.
Alors l'ode au courage des investisseurs qui prennent des risques, et tout ça….
Tu n'as pas l'impression d'être deuxième choriste dans « plus prês de Toi Mon Dieu » sur le Titanic ?
à rafigui
De michel 13
| 18H28 | 18/10/2008 |
Les actionnaires ne sont pas des philanthropes, ils veulent surtout développer leur investissement, et si la boîte ne rapporte pas assez, ils cherchent ailleurs pour gagner plus. L'intérêt de la boîte ils s'en moquent, seul le pognon les intéresse, d'ailleurs c'est pour augmenter les profits qu'on licencie dans une boîte qui fait des bénéfices. Faut pas être naïf comme ça mais bien regarder ce qui se passe.
De Emma T
TBBT addict. | 09H04 | 18/10/2008 |
L'état venant d'« inventer » 340 milliards d'euros pour sauver les banques, cet argent ne se retrouvera-t-il pas dans les tuyaux sans en rajouter encore ?
Ou alors le système est complètement syphonné au sens propre ?
à Emma T
De Patate
11H53 | 18/10/2008 |
Il ne les a pas inventé … mais emprunté aux banque !
à Patate
De Emma T
TBBT addict. | 22H52 | 18/10/2008 |
: -)
J'utilisais le mot « inventer » au sens mathématique mais vous avez raison, dans le cas présent, l'Etat a peut être « découvert » 34O milliards d'euros…
De delalo
citoyen outragé | 09H11 | 18/10/2008 |
ce que je ne comprends pas c'est qu'on est laissé faire car il ya un an et demie des economistes (attali en premier) le disaient que ça aller etre la débacle pourquoi nos dirigeants n'ont rien fait alors qu'ils savaient, ils ont laissaient faire. ils savaient que la débacle allait profiter aux grands intérets privés, que cette histoire aller leur faire gagner du temps dans le proccessus de privatisation de tout ce qui nous entoure. certaines collectivités locales sont ruinées suite a leurs placements. liepzig avait mis ses transports en commun dans le fait de fait c'est le privé qui va le récuperer. Cologne c'est son réseau d'egout, berlin c'est ses grandes halles de foire d'exposition et la ville d'Ulm c'est son chauffage urbain ! ! ! c'est magique l'ultraliberalisme il gagne quoiqu'il arrive. et on veut moraliser le capitalisme avec juncker qui est le premier ministre du luxembourg ! c'est une vaste blague.