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Fillon veut « imposer » aux banques de se doter de fonds propres
AFP via Google.com07/11/09 | 14h07 -
Changement à la tête du Crédit Agricole
LaTribune.fr06/11/09 | 19h46 -
Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
De la fin du néolibéralisme à l'heure du socialisme
Par Philippe Baumel | Vice-président PS du Conseil région... | 21/10/2008 | 15H57

Ces dernières semaines marquent la fin du processus de domination néolibérale sur le monde, mise en place depuis trente-cinq ans, patiemment et méthodiquement, par les tenants de « l'Ecole de Chicago ». Ceux-ci ont étendu leur emprise intellectuelle sur un nombre toujours plus important de gouvernements, à commencer par ceux du Royaume-Uni et des Etats-Unis d'Amérique. Pendant des années, un concert de louanges aux idées libérales a été asséné aux sociétés nationales du monde entier.
Le « moins d'Etat » était devenu le leitmotiv d'hommes politiques, de tenants des médias et de penseurs pour lesquels il s'agissait de succomber à l'idéologie de la « fin de l'histoire ». A entendre certains, on avait l'impression que la gauche ne cédait jamais assez aux forces du marché, qu'elle n'avait jamais assez renié Karl Marx, la République ou la Révolution française. Il s'agissait encore, nous disait-on, d'expurger du PS son surmoi « marxiste ».
Le crash de la « révolution conservatrice »
Nous constatons aujourd'hui que le modèle économique néolibéral n'est pas viable. Certes, le plan Paulson ou les plans de sauvegarde mis en place au Royaume-Uni et dans la zone euro semblent sauver provisoirement les choses. Mais on ne doit pas omettre de signaler que les déficits américains sont désormais financés à 80% par des « investisseurs » privés et que la mise en accusation de « traders fous » ou du manque de morale des banquiers ne fait que camoufler la profonde débilité du système financier international.
Le crash de la « révolution conservatrice » succédera donc inévitablement au krach d'octobre 2008. Pour la gauche dans son ensemble, il s'agit désormais de gagner le combat culturel contre les droites française et européennes.
Réinventer un socialisme n'est pas chose aisée dans la période de trouble que nous connaissons. La gauche doit d'abord s'entendre sur une analyse du monde et ainsi prendre la pleine mesure de la géostratégie nord-américaine qui sous-tend la mondialisation. Qu'il s'agisse de monsieur McCain ou de monsieur Obama, nous devrons faire face à deux visions d'une Amérique hégémonique. Il va sans dire que la vision moins belliciste du second rendra plus aisé le combat des forces progressistes dans le monde, cependant c'est sans naïveté que nous devons voir le programme de Barack Obama.
C'est en effet cette analyse de la mondialisation qui peut permettre de bâtir un projet alternatif pour notre pays, un projet de long terme qui s'appuie sur une puissance publique restaurée. Le mouvement ouvrier, porté par les révolutions industrielles, doit donc se redéfinir en rapport avec la mondialisation : le travail qualifié est la première victime des règles de rentabilité financière inoculées par la déréglementation totale des marchés.
Il nous faut d'abord promouvoir un changement de donne au niveau mondial par une modification fondamentale des règles financières internationales tout en s'attaquant à cette clé de voûte du processus néolibéral qu'est le libre-échange.
En outre, il faut réviser la conception de la gestion de la monnaie qui ne permet pas de corriger les effets de concurrence des mains-d'œuvre au niveau internationale. Socle d'une véritable politique progressiste, des mesures d'urgence et de long terme dans ces domaines pourraient donner corps à un progressisme renouvelé sur le plan international. Ce sont là les bases d'une politique alternative qui permettrait de ne plus détruire les emplois qualifiés des pays du Nord.
Que le PS interagisse avec le mouvement social
Le PS français peut être l'avant-garde d'une nouvelle conception de l'économie qui ne la soumettrait pas à la dictature du profit financier. Taxe européenne sur le mouvement de capitaux, mise en place d'écluses douanières et d'un fond international de reconversion industrielle pour les pays du Nord et de développement des système sociaux dans les pays du Sud, réforme des statuts de la BCE, modification des règles de vote au FMI (où les Etats-Unis disposent d'une minorité de blocage) sont les mesures que le PS peut et doit porter s'il veut agglomérer autour de lui l'immense majorité des Français qui ne vivent que de leur travail.
S'il se donne la peine de penser un tel programme de long terme et de voir loin, alors le PS peut susciter une véritable interaction avec le mouvement social et développer un programme progressiste et émancipateur pour toute la société.
La fin d'un monde unipolaire, organisé par les seuls Etats-Unis, donne l'opportunité à l'Europe de définir une autre conception du développement, de favoriser le dialogue Nord-Sud et d'incarner une vision émancipatrice de l'ordre social. D'une analyse juste et raisonnée à la mobilisation d'un large front social dans notre pays il n'y a qu'un pas que le PS doit savoir franchir en rompant avec les sirènes du social-libéralisme. Ce chemin, sans fausse synthèse ni accord au rabais, il peut l'engager dès son Congrès de Reims…
Photo : parade militaire au Venezuela en juillet 2007 (Francesco Spotorno/Reuters).
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De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 16H32 | 21/10/2008 |
Déception immédiate : le PS devrait se prononcer contre le libre-échange ? Donc pour le rétablissement du protectionnisme ? On voit mal où le PS pourra trouver des alliés à l'étranger sur cette base. C'est sans doute parlant pour les ouvriers d'usine français actuellement ou naguère encore salariés, mais comment va-t-on assurer leurs emplois de demain si les partenaires hypothétiques d'un PS de retour au pouvoir ne sont pas d'accord ?
Par ailleurs, la construction d'une « forteresse européenne » opposée au libéralisme et à l'hégémonie américaine, pourtant aujourd'hui menacée de ruine, paraît procéder d'un voeu pieux. D'autres hégémonies se profilent à l'horizon, et notamment celle de la Chine et des fonds souverains qui sont possesseurs des titres de créance qui s'amoncellent à qui mieux mieux aux dépens des pays dits développés.
Un nouvelle fois, le PS ignorerait la réalité, qui exige autre chose que des resucées de recettes qui ont fait leur temps. Un programme simplement national ne me paraît plus de mise, car les enjeux sont mondiaux, et ce à tous les niveaux (environnemental, développemental, financier). Un programme sensé doit pouvoir intégrer les problématiques auxquels doivent faire face non seulement des pays développés comme la France, mais aussi une bonne part des pays émergents.
Le moins que l'on puisse dire est que les propositions de M. Baumel ne suscitent pas l'enthousiasme. Et si elles devaient l'emporter au congrès de Reims, ce serait pire.
Pour l'instant, en tout cas, le PS n'apporte aucune réponse crédible à la crise.
De lancienz
libre penseur | 16H35 | 21/10/2008 |
La méthode Couet a encore et toujours des adeptes.
Le fait de dire engendre nécéssairement une réalité.
Bien entendu que le néo ou tradi libéralisme a un coup dans l'aile. Certes, mais il n'est pas mort d'autant que les « forces de gauche » sont à « la rue ».
Difficile pour elles, et en particulier pour les socialistes (les leaders) qui très majoritairement ont abdiqué devant les tenants de l'école de chicago.
Comble de l'ironie ils ont même inventé une dialectique, une communication et un comportement de centre droit, voire de droite ce qui les a conduit au marasme actuel.
Aujourd'hui, pendant que les néo-libéraux au pouvoir ont un langage de gauche, eux n'ont plus de langage DU TOUT et essayent de « surfer » sur la vague de la crise économique naissante.
Ce qu'ils oublient, est que, pendant qu'ils se couchaient devant le dieu vivant du libre échange et de son diable le marché dérégulé,( voire même en profitaient) les forces progressistes et les ennemis du néo-libéralisme et du libéralisme tout court, se sont organisés sans eux, que bientôt un collectif verra le jour, non seulement sans eux mais contre eux, qui sont devenus les petits bourgeois, valets des libéraux, qui compte d'ailleurs sur eux pour canaliser les mouvements sociaux.De là nos libéraux mettront en place la réprèssion idoine et récupereront le pouvoir plein et entier, comme celà c'est passé en 89, 1789.
NE FAITES AUCUNE CONFIANCE EN CES GENS.
à lancienz
De Sacha25
18H30 | 21/10/2008 |
Vieux proverbe français :
Ne faire confiance à personne et surtout pas à soi-même
Appris à l'école (cours de morale dans les années 50)
à lancienz
De pablico
18H43 | 21/10/2008 |
non le néolibéralisme n'est pas mort.
socialisme :
Angleterre : l'état devient actionnaire des banques.
néolibéralisme :
France : on aide, subventionne les actionnaires des banques..
ce qui n'est pas pareil..
un espèce de futur petit parachute doré pour chaque actionnaire.
Crédit Agricole : 3 milliards
BNP Paribas : 2,55 milliards
Société Générale : 1,7 milliard
Crédit Mutuel : 1,2 milliard
Caisse d'Epargne : 1,1 milliard
Banque Populaire : 950 millions
vive les parachutistes dorés,
les vrais parachutistes au moins, sautent d'abord dans le vide, et si le parachute veut bien s'ouvrir , c'est bon.
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 16H51 | 21/10/2008 |
Hé ben , vous avez fait drolement vite , les socialistes , pour vous avaler quinze ans de collection du Monde Diplomatique en lecture rapide et « La Strategie du Choc » en dessert et nous le regurgiter maintenant .qu » il est trop tard, madame Placard..
à Numerosix
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 21H15 | 22/10/2008 |
Ouarf, Ouarf ça fait mal mais c'est mérité…
De Hatamoto
16H59 | 21/10/2008 |
Le grand mérite du Néo libéralisme est d'avoir fait croire qu'il était purement capitaliste.
Ce qui se passe aujourd'hui est du pur néo libéralisme : l'état interviens pour favoriser les marchés (traduire les puissants).
C'est là d'ailleurs tout le problème de la mondialisation : que les frontières soient abaissées c'est une bonne chose, mais quand on voit le montant des aides (fiscales/agricoles etc…) acordés par les états aux même tenants du libéralisme, on comprends la faillite des étas sous développés, obligés d'acheter nos produits pour survivre sur le cour terme, provoquant leur mort sur le long terme.
Je ne suis pas un ardent défenseur du néo libéralisme, mais il ne faut pas se tromper sur l'ennemi : c'est justement les interventions des états qui crée le déséquilibre, en renforçant d'avantage le poid des puissantes multinationales/groupes de pression etc …
Quand Sarko nous parle de régulation je me marre : ça veut dire que l'état s'assurera que l'argent qu'il dépense va bien dans les poches des amis du président : )
De Sacha25
18H48 | 21/10/2008 |
L'important est le constat de la nécessité d'une régulation. Le reste, c'est de la politique, la vraie
Nous avons des valeurs. Souvenons-nous en
La liberté : la liberté de l'un s'arrête là où commence celle de l'autre. Platon disait en substance : l'excès de liberté conduit à la tyrannie.
Voilà une des quelques choses (3 ? ) qui doivent permettre une « juste » régulation
De zorbek
19H32 | 21/10/2008 |
N'importe quoi : comme si le protectionnisme et le retrait derrière ses frontières était une alternative crédible ! Comme si à terme ce genre de politique économique n'allait pas entrainer une paupérisation croissante, comme si les Chinois et les Indiens allaient accepter ce genre de diktat d'un socialiste français…
Si c'est tout ce que les socialistes ont à proposer comme alternative économique, on n'est pas prêt de sortir du marasme…
La seule solution est une Europe politique forte mais libérale (pour éviter la dégénérescence économique propre aux solutions étatiques) avec une législation européenne bien ciblée qui non seulement empêche mais surtout sanctionne les errements spéculatifs tels que ceux qui ont été révélés par la crise actuelle. Exemple pratique : plutôt que de rêver à fermer les frontières, pourquoi ne pas sanctionner pour de bon le CEO de Lehman Brothers qui a accumulé plus d'un demi-milliard de $ à son seul profit personnel sur les 10 dernières années alors que sa banque est aujourd'hui en banqueroute ? Pourquoi ne pas sanctionner tous ceux qui en France comme ailleurs ont misé sur une gestion purement spéculative qui se révèle totalement désastreuse ? Pourquoi laisser des hedges funds agir en prédateurs de l'économie réelle ? Pourquoi injecter de l'argent public sans punir les coupables et laisser partir ceux-ci avec leurs fameux parachutes dorés ? Pourquoi rééditer l'absolution totale des responsables du désastre du Crédit Lyonnais ? Pourquoi donc s'enfermer dans des visions passéistes alors que les responsables de la crise actuelle sont parfaitement identifiables ?
à zorbek
De Michel G
Carcassonne | 12H53 | 22/10/2008 |
Désolé mais le protectionnisme ce n'est pas « le retrait derriere ses frontieres », économiques bien entendu, ni la creation d'une quelconque « forteresse europeenne ». C'est la mise en place d'un systeme de regulation des echanges par la creation de barrieres douaniéres. La mise en place d'un tel systeme permet, d'une part de proteger nos productions, donc nos populations, et d'autre part de permettre de rendre au politique un role dans la gestion du monde économique. On peut esperer revoir une politique de cooperation economique ce substituer a une concurence sauvage qui genere des crises a repetitions et conduit les pays du tiers monde à la faillite.
Je suis toujours étonné que l'on admette qu'il nous faut une armée pour proteger nos frontieres et nos interets politiques, qu'il est necessaire d'avoir un controle strict a nos frontieres pour nous « proteger » de la « venue massive » de populations etrangeres, mais proteger notre économie et nos productions cela provoque une levée de bouclier.
Le liberalisme financier, enfanté par le libre-echangisme,n'est pas la panacée universelle, il le prouve en ce moment. Il est bon de se rappeler, dans cette periode trouble qu'il existe d'autre modes de fonctionnements economiques. La concurrence economique sans cooperation est source de conflits et de faillites. Il n'est que temps de revenir à la civilisation, et de remettre l'economie au service de l'Homme.
à Michel G
De zorbek
10H13 | 24/10/2008 |
« On peut esperer revoir une politique de cooperation economique ce substituer a une concurence sauvage qui genere des crises a repetitions et conduit les pays du tiers monde à la faillite »
Parce que vous croyez vraiment que nos barrières douanières et autres mesures protectionnistes sont élaborées en vue d'aider le tiers-monde ? Vous croyez vraiment que c'est pour aider les pays pauvres que nous taxons leurs produits ? Les barrières protectionnistes servent avant tout à nous enrichir sur le produit du travail de plus pauvres que nous, en protégeant certains secteurs prétendument essentiels comme l'agriculture. Venir prétendre que c'est le libre-échange qui est la source de leurs maux en oubliant de mentionner toutes les barrières dont nous tirons profit du haut de notre position de pays riche n'est qu'un gros bobard, juste bon à se donner l'illusion d'une vertu que nous n'avons jamais eu et que nous n'aurons jamais car contraire à nos intérêts.
Pour ce qui est des pays moins pauvres comme l'Inde ou la Chine, j'aimerais bien comprendre comment vous allez leur expliquer qu'il est dans leur intérêt de protéger nos productions : si l'Inde, la Chine, bientôt la Russie ou le Brésil augmentaient leurs échanges respectifs face à nos barrières, nous en arriverions très vite dans une situation où nous ne pourrons plus rien leur vendre, cad à terme un appauvrissement généralisé de notre économie, et ceci n'est pas dans notre intérêt.
Maintenant, je ne suis pas pour autant un fanatique du libre échange. Ce dernier n'a de sens que s'il est régulé par un cadre légal bien défini : ce n'est pas le cas des subprimes, de la plupart des hedge funds off shore ou de certains produits dérivés, et ce sont justement eux qui ont provoqué la crise via l'irresponsabilité des banques qui s'y sont engouffrées. Plutôt que de fantasmer sur des barrières douanières (qui ne résoudront rien), ne vaudrait-il pas mieux tenter d'élaborer une législation au moins européenne en la matière ?
De affreuxjojo
19H59 | 21/10/2008 |
Cette article me semble relever du pur opportunisme. Mr Baumel aurait dit tout autre chose si le congrès de Reims s'était déroulé à un autre date. « Le modèle économique néolibéral n'est pas viable » nous dit monsieur Baumel . Pourquoi alors l'avoir accepté et promu en France et au niveau Européen ? Pourquoi avoir renoncé au combat social qui est la seule raison d'être d'un mouvement socialiste ? La réponse me semble évidente : encore l'opportunisme. En bonne girouette, il était plus simple alors d'être dans le sens du vent dominant qui était alors néo-libéral. C'est sans doute une bonne manière de faire une carrière politique.
Vouloir être dans l'air du temps, c'est avoir l'ambition d'une feuille morte.
à affreuxjojo
De ToRDReLoRDRE
chien de talus | 21H18 | 22/10/2008 |
C'est l'heure du taillage de socialo, j'voulais m'y mettre mais certains font ça si bien ici que je leur laisse le sécateur.
à affreuxjojo
De tooms4444
p'tit con | 08H40 | 24/10/2008 |
Tout pareil.
J'ai su avant même de lire de qui est l'article qu'il s'agissait d'une tribune politique : beaucoup de mots et rien de concret.
De chinchilla1967
plate | 20H03 | 21/10/2008 |
Cette société n'a plus de valeurs (au sens propre comme au figuré) : la valeur travail est subordonnée à la valeur arnaque et ça a l'air de vouloir continuer…Ca s'appelle de la gouvernance je crois. Rien de tel pour que plus personne ne sache où aller.
De nemo3637
Déchoukeur | 20H47 | 21/10/2008 |
Socialisme ? Mais qu'y a t-il de socialiste dans ce baratin de politicien ? C'est tellement vide de sens que cela fait pitié. Il y a un tel décalage avec la réalité de la crise actuelle qu'on voit mal le PS jouer aujourd'hui le rôle de cinquième roue de la charette du système qu'il avait pourtant réussi à tenir jusqu'à ces dernières années.
De Jean de Lille
23H02 | 21/10/2008 |
C'est quand même drôle cette propension à annoncer la mort des idées ou l'impuissance d'une solution, avant même que quoi que ce soit n'ait été engagé, comme si les affaires du monde ne dépendaient pas des décisions des Hommes(sens générique).
Même si le PS s'est fourvoyé depuis des années dans la pensée néolibérale, que la crise lui rappelle ses origines et le sens de son existence n'est peut être pas une mauvaise nopuvelle pour beaucoup. Et puis si notre PS national retrouve une capacité de pensée on peut aussi se dire que ce rafraîchissement n'est peut-être pas une exclusivité française et que d'autre ailleurs vont être amené à penser de la même façon ou peut être le font-ils déjà de manière beaucoup plus radicale, et qu'il y aurait là alors des solidarité d'opinion qui sortirait du théâtre franco français qui se joue sur rue 89 quand il s'agit de gauche. Peut-être que certain retrouveront l'emphase de l'internationalisme, après avoir cédé aux sirènes de la mondialisation.
Tout ça ne peut en tout cas qu'être favorable à des débats d'idées qu'on n'a pas eu depuis longtemps et relancer le sens des choix démocratiques.
Par contre évidemment qu'après les années que nous venons de passer il ne s'agirait pas de donner un blanc seing à quelle que chapelle que ce soit. Mais ça, c'est une autre histoire dans la démocratie : voir l'attitude des supporters de chacun nos deux ex candidats à la présidence lors des dernières élections. L'aveuglement par conviction est hélas humain et crise ou pas on ne connaît guère de remède, et encore moins de vaccin contre la naîveté ou la connerie.
à Jean de Lille
De nemo3637
Déchoukeur | 03H10 | 22/10/2008 |
« Même si le PS s'est fourvoyé … »
« Et puis si notre PS national retrouve une capacité de pensée … »
Et si les poules avaient des dents…
De manu2005
La France tue en Afghanistan, en no... | 02H45 | 22/10/2008 |
Il est gentil le Monsieur Baumel.
Mais il a du se tromper de parti. C'est au NPA qu'il devrait adhérer ( et encore, au NPA, ils ont des idées un peu moins simplistes).
Le PS à quitter la gauche pour adhérer au libéralisme voici bien longtemps.
Quant à la fin du libéralisme, si jamais elle arrive, elle annoncera plutôt le retour du totalitarisme, déjà bien engagé.
à manu2005
De nemo3637
Déchoukeur | 03H23 | 22/10/2008 |
Non, le « libéralisme » et le totalitarisme vont très bien ensemble quand il s'agit de sauver le système. Keynes félicitait chaudement, en 1936, le ministre nazi Schaft pour avoir su appliquer ses conceptions économiques. Et la dictature « communiste » chinoise est couvée d'un oeil attendri par tous les « libéraux » - ce vocable est passé de mode : on dit « néo-keynésiens » à présent - qui tablent sur elle (ils vont être déçus) pour faire redémarrer l'économie.
On peut estimer par ailleurs que le dirigisme étatique va vouloir s'affirmer encore plus dans les temps à venir, au gré des révoltes à venir.Toujours pour « notre bien et notre liberté », bien sûr.
à nemo3637
De tooms4444
p'tit con | 08H50 | 24/10/2008 |
L'amalgame est aisé et votre antienne commence à prendre la poussière. A l'époque, et sans trop exagérer, on peu dire que l'essentiel du monde « occidental » était « fasciste » (ségrégation, moralisme, colonialisme, va-t-en-guerrisme…). De toute façon, les américains étaient un modèle pour Hitler (études scientifiques sur les « races », écrits de Ford, lois raciales) !
Les idées économiques peuvent bien subsister. Elles ont d'ailleurs, dans le cas du keynesianisme, assuré la croissance de notre vie pendant 30 ans, y compris en termes de progrès sociaux. La récupération et le double langage sont un autre problème.
De Alex Engwete
Consultant | 04H06 | 22/10/2008 |
à Alex Engwete
De Jacques Arbres
| 18H14 | 23/10/2008 |
Moi y en a pas comprendre « ISM », ça veut dire quoi ?
De kkadim 24768
service public rhone alpes | 06H36 | 22/10/2008 |
comment oser dire que le libéralisme vient de subir un coup fatal : il a parfaitement jouer la partition ; il s'en sort une nouvelle fois ;
aprés un campagne de chantage du style « tu me donnes des milliards ou je coule ton économie » fait aux états, le racket donne ses fruits. tous les magouilleurs vont pouvoir s'en mettre plein les poches. et tout repartira comme avant, car c'est l'art du libéralisme que de rejeter sur l'autre tous les dysfonctionnement du systéme.
juste une petite remarque : dans un an combien les braves actionnaires, et les braves dirigeants qui ont pu conserver leur revenus grace aux « dons » de l'Etat, combien vont ils s'attribuer de dividendes, avant même de rembourser leurs dettes…..
De chinchilla1967
plate | 11H27 | 22/10/2008 |
Les psychorigides de l'UMP.
Ce parti même s'il a l'art de l'esquive ressemble de plus en plus à une entreprise de communication stalinienne. Quelque préposés aux exécutions (Lefevre…), des moutons bien gentils et deux ou trois pseudos opposants. Tout ça au service de quoi ? Avec quelle idée directrice ? Faire baisser les couts du service public pour sauver la France néo-libérale qui a déjà coulé ? C'est quoi leur credo maintenant à ces messieurs, depuis que les etats Unis eux-mêmes nationalisent sans le dire ?
De plus en plus, ce parti semble être celui de quelques mafieux de haut rang, protégeant leurs intérêts et eux seuls (l'addition Tapie est arrivée au bon moment dites moi… : une semaine plus tard et c'était fini, plus possible d'allonger 400 millions….). Ce serait Karoutchi notre nouveau petit Jesus ou devrons nous nous confier à Saint Balkany et sa chère épouse ?
De stangrof
14H32 | 22/10/2008 |
Bonjour, on va vers la « casilag “ une société de casino dans un goulag ultra surveillé.
A plus
De stephanemot
Author & Chief AtoZ Officer | 12H51 | 24/10/2008 |
Le plus fort, c'est quand le capitalisme implore la Chine socialiste de le tirer de son mauvais pas. Mais dans l'histoire, les deux devront revoir leur copie : http://e-blogules.blogspot.com/2008/10/paulson-sarkozy-to-socialist-heav…