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Travail le dimanche : la liberté existe-t-elle en France ?
Par Richard Mallié | Député UMP des Bouches-du-Rhône | 21/10/2008 | 14H39

« Le premier des droits de l'homme, c'est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail », disait Jaurès.
La tribune, plus que partisane, de Maître Lecourt, avocat de FO dans le Val d'Oise qui traque les employeurs et les employés travaillant le dimanche, est intéressante mais reste parsemée d'inexactitudes et de contre-vérités. Il occupe le terrain des ragots politiques et ne traite pas du fond du problème : est-il possible de travailler le dimanche dans notre pays ?
Plus de spécificité du dimanche depuis 1996 en Europe
Faisons le point sur la législation : le repos hebdomadaire dominical a été voté en 1906, établissant ce repos en faveur des employés et des ouvriers. Il est possible pour tout commerçant travaillant seul, ou avec des membres de sa famille, d'ouvrir le dimanche. Aujourd'hui, l'exception prime sur la règle puisque plus de 180 dérogations de plein droit existent. Pourtant de nombreux magasins ne sont pas concernés par ces dérogations et ne peuvent donc pas employer de salarié le dimanche.
Au niveau européen, la Cour de justice a annulé en 1996 la spécificité du dimanche. L'ouverture dominicale relève donc de la compétence des Etats. Ces derniers se sont organisés selon des modalités qui permettent d'établir une distinction entre, d'une part, les Etats libéraux en la matière (Royaume-Uni, Suède) et d'autre part, les Etats qui ont développé des régimes de dérogations qui leur permettent d'assouplir le repos dominical (Espagne, Allemagne). Ma proposition de loi rejoint cette deuxième typologie afin d'assouplir la législation et d'instaurer une majoration salariale et un repos compensateur.
Selon le sondage publié dimanche par le Parisien, 52% des français sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche. Ce chiffre grimpe à 72% pour les moins de trente ans, 73% pour les franciliens et 68% pour les habitants de la région Méditerranée. De fait, la consommation dominicale n'existe pas de manière uniforme sur le territoire national. Ces chiffres sont compréhensibles puisque la vie dans les agglomérations n'est pas la même que celle des départements ruraux. Par ailleurs, les dérogations appliquées datent d'un autre siècle, certains décrets ont été signés en 1919, à une époque où la France était encore majoritairement rurale et où la télévision n'existait pas !
Pour les volontaires du dimanche, salaire double et repos compensateur
Sans remettre en cause le repos dominical, qui doit rester la règle, mon texte propose de rénover modestement les dérogations à ce repos. L'application se fera sur certaines zones, là où il y a une réelle demande, et sous certaines conditions, afin de mettre en place une sécurité juridique pour les employés qui souhaitent travailler le dimanche.
Ainsi, je propose que cette dérogation ne puisse être accordée qu'au vu d'un accord collectif. Soit un accord entre les partenaires sociaux est possible, et ils doivent alors se mettre d'accord ; s'il n'y pas d'accord, il n'y aura pas de dérogation. Pour les petites entreprises où un accord n'est pas possible faute de présence syndicale, un référendum sera organisé impliquant nécessairement un doublement de salaire et un repos compensateur pour les personnes souhaitant travailler le dimanche.
Afin de sécuriser le volontariat du salarié, le droit de refus doit être inscrit dans la loi. Ce sera alors à la représentation syndicale de veiller au volontariat du salarié, c'est-à-dire de le défendre, et non pas de faire de l'argent sur le dos des entreprises, comme c'est le cas aujourd'hui, au prétexte que la loi n'est pas adaptée au XXIe siècle.
Prendre en compte les particularismes locaux
La philosophie de mon texte est qu'il est certes nécessaire de définir un cadre juridique national mais que la décision d'application se fera au niveau local car nul ne connait mieux les particularismes de son territoire que celui qui y vit.
Selon Maître Lecourt, c'est grâce à « la pression de quelques enseignes que ce dossier revient aujourd'hui sur la table ». Je peux comprendre qu'en sa qualité d'avocat de Force Ouvrière, il se cache derrière ces contres-vérités qui relèvent plus de la démagogie que de la pertinence. Mais que répondre alors aux trois mille salariés qui ont manifesté devant l'Assemblée nationale en juin dernier ? Que dire aux mille salariés travaillant le dimanche à Plan-de-Campagne depuis quarante ans et qui risquent d'être licenciés ? Que répondre à cet employeur de Thiais-Village qui montre l'absurdité de la législation existante en interdisant l'accès à son magasin faute de dérogation valable ? Que penser des 160 salariés de la librairie le Grand Cercle à Eragny qui attaquent un syndicat pour pouvoir simplement continuer à travailler ?
Pour Maître Lecourt, toute cette réalité doit surement faire partie du complot des grandes enseignes ? Selon moi, cela correspond davantage à une législation qui doit être clarifiée, à une France qui n'est pas uniforme sur cette question et à une question de liberté. S'il y a des salariés qui sont volontaires pour travailler le dimanche et veulent gagner davantage, laissons-les faire !
Il faut agir pour mettre fin au non-respect des règles en vigueur et souvent au détriment des salariés. Agissons également afin de prendre en compte les changements intervenus dans les modes de vie des français. Agissons enfin pour respecter la différence de chacun et la liberté de tous.
► Lire aussi : La crise, prétexte idéal pour imposer le travail le dimanche
Photo : « La Violence du dimanche » (Leafar/Flickr).
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De pablico
15H55 | 21/10/2008 |
la liberté existe que si il n'y a pas de barrières, quand il y a du choix et de la profusion.
mais le nombre restreint de postes de travail n'est-il pas une sorte de barrière ?
De Tyb
(par ici, par là) | 16H07 | 21/10/2008 |
Vous avez pris des cours de réthorique avec Benoit Apparu non ?
En tout cas c'est tout autant bouffi de suffisance et de mauvaise foi recouvrant mal une sacré enfilade de bétises que ses textes à lui.
« Mais que répondre alors aux trois mille salariés qui ont manifesté devant l'Assemblée nationale en juin dernier ? »
Ben faite donc comme votre parti a l'habitude : envoyez les CRS leur faire passer l'envie de manifester.
à Tyb
De nipivime
;- | 21H24 | 21/10/2008 |
Oui.. merci pour cette remarque, Tyb. J'étais outré par l'emploi de cet argument, déja entendu l'autre jour à la radio par un membre du même parti politique. C'est… tout simplement écoeurant de mauvaise foi.
Comme d'ailleurs le recours au sondage cité : pouvez vous croire, M. Mallié, tirer argument quelconque de cette pantalonnade déconstruite par tous les médias (ou presque) depuis sa sortie dans le JDD ?
Enfin, l'argument ad hominem (« en sa qualité d'avocat de FO ») : comment éviter, alors, qu'on ne vous lise qu'en tant qu'avocat d'un gouvernement qui déconstruit peu à peu le droit du travail ? Qui peut croire que vous n'etes pas « partisan », M. Mallié ?
à Tyb
De marie 75
3563
07H19 | 22/10/2008 |
Il lui suffit d'être à l'UMP pour participer du discours unique !
De YoshiL7
16H34 | 21/10/2008 |
Le droit pour le salarié de ne pas être volontaire existe t-il encore en France ? dans un contexte de précarisation toujours plus poussé du marché du travail, de pénibilité croissante, de bas salaire, de flexibilité tant voulu par certains, de chomage persistant… Il va être difficile de ne pas être volontaire… Il est certain qu'il est facile ensuite de dire comme le ministre Bertrand : « C'est travailler le dimanche ou c'est le chomage »… tout est résumé dans ce propos finalement…
Pour assurer un doublement du salaire et le repos compensateur, ne faudrait il pas que cela soit également inscrit dans la loi ? car comme cela est dit, on ne parle que d'hypothétique accords de branches pour garantir cela… donc, le salarié n'aura que ses yeux pour pleurer… car primo, l'état ne peut intervenir dans les accords de branche et secondo, l'etat ne va surtout pas inscrire la compensation (doublement & repos) dans le code du travail… donc aucune obligation et la proposition faite dans cette article ne prévoit donc aucune garantie obligatoire… Le tour de passe passe est joué… et on enfume tout le monde !
De plus, il faudrait peut-etre s'occuper de ceux qui bossent deja le WE sans aucune compensation avant de parler de doublement de salaire pour ceux que l'on veut pousser à bosser le dimanche… car rien n'oblige à cela pour le moment… Quand on aura régler le sort des premiers, peut-etre qu'on pourra parler des seconds finalement…
Enfin, in parle du fameux sondage qui fait tant parler de lui du JDD, mais au dela de ce sondage et des syndicats, qu'en pensent les organisations patronales, CGPME et UPA notamment ? qui semblent avoir une toute autre vision de l'ouverture des magains le dimanche…
De clive
16H43 | 21/10/2008 |
De voir un élu responsable et décisionnaire à ce point ignorant des réalités sociales de ce pays, celle des hommes et des femmes, pas des chiffres, n'est certes pas une surprise, mais ça fait toujours son petit effet (révolte).
Votre système a fait faillite, et dans le monde réel, quand on echoue, on dégage.
De Arles Tabet
16H54 | 21/10/2008 |
En fait M. Mallié c'est très simple : partez chercher ces fameux salariés travaillant régulièrement le dimanche avec un salaire double. Le temps que vous ayez fini de chercher, avec un peu de chance votre poste de député aura été repris par un moins stratosphériquement ignorant de la réalité du travail que vous.
à Arles Tabet
De Karim Zemouri
salarié VOLONTAIRE du dimanche | 17H47 | 21/10/2008 |
Il n'y a pas de problème : moi je suis volontaire. Personne ne me force. Aujourd'hui, c'est les syndicats qui m'empechent de travailler le dimanche : ca, c'est la réalité !
à Karim Zemouri
De papy55
prof. en province | 19H31 | 21/10/2008 |
Pour l'instant, ce ne sont pas les syndicats qui vous empêchent de travailler le dimanche, mais la loi !
Si une proposition de loi décente qui fixe des règles contraignantes et réellement applicables pour permettre le travail le dimanche était faite, alors cela passerait, mais je crains que les candidats employeurs du dimanche se feraient plus rares dans ce cas !
Il ne faut pas rêver, un code du travail favorable aux salariés n'est pas d'actualité.
Monsieur Bertrand souhaite un taux de syndicalisation très important, il pense que cela faciliterait les choses, c'est plutôt hypocrite comme c'est tout le contraire actuellement, et les syndicats sont tellement malmenés !
à Karim Zemouri
De nipivime
;- | 21H35 | 21/10/2008 |
@Karim Zemouri, riverain depuis le 21/10/2008
C'est rigolo, les pseudos qui sont datés d'aujourd'hui et qui n'ont qu'une ou deux interventions sur le même thème.
Ca sent un peu le faux nez.
Pas très subtil. Mais bon. Peut-etre suis-je mauvaise langue. On verra à l'usage, M. Zemouri, si vous venez sur d'autres sujets.
Je ne mets même pas de pastille, tiens. Parce que j'ai bien ri.
à nipivime
De marie 75
3563
07H21 | 22/10/2008 |
ce pauvre homme s'écrit et se répond…
De nahera
17H17 | 21/10/2008 |
Avant de pondre un projet de loi pareil, un (long) stage dans des entreprises comme employé de base devrait être obligatoire pour apprendre ce qui se cache sous le volontariat ! ! !
..Et que je sache les chirurgiens dentiste ne donnent pas l'exemple, n'est ce pas M. Mallié….et pourtant je suis sûre qu'il y aurait de la demande….
à nahera
De Karim Zemouri
salarié VOLONTAIRE du dimanche | 17H58 | 21/10/2008 |
Ca fait 10 ans que je travaille (pardon, travaillais) le dimanche. Pourtant, je suis exactement ce « salarié de base » dont vous parlez. J'ai toujours été volontaire pour le dimanche, on m'a jamais forcé
à Karim Zemouri
De papy55
prof. en province | 19H29 | 21/10/2008 |
Vous trouviez certainement votre compte et je comprend votre position.
Vous étiez volontaire, certainement, mais si le travail le dimanche, comme le travail à des heures tardives, sortait du système dérogatoire, alors il deviendrait la règle, et dans ce cas le « volontariat » en prendrait un coup, et deviendrait en quelque sorte un critère discriminatoire !
De Karim Zemouri
salarié VOLONTAIRE du dimanche | 17H35 | 21/10/2008 |
Je travaillais le dimanche, ce qui me rapportait 300€ en plus sur la fiche de paie. Grace aux attaques de la CGT, on est fermé le dimanche. Merci du cadeau ! ! !
Je venais d'acheter mon appart et aujourd'hui je n'arrive plus à payer. Encore merci du cadeau ! ! !
Arrêtez de décider à notre place, les pseudo syndicalistes.
Laissez nous bosser.
J'ai voté Royal aux présidentielles, mais je dis BRAVO à un député comme Richard Mallié. Voilà un député courageux.
à Karim Zemouri
De orties
18H04 | 21/10/2008 |
Si le travail était décemment rémunéré, ils ne seraient pas nombreux, ceux qui voudraient travailler le dimanche : ils auraient moins besoin d'un appoint de salaire.
Ouverture le dimanche maintenant, ouverture 24 h sur 24 demain. Où va-t'on ?
à orties
De tooms4444
p'tit con | 09H14 | 24/10/2008 |
« Où va-t'on ? »
Aller, va, tu l'sais bien, où on va…
à Karim Zemouri
De Ellwe
Rêveur | 20H39 | 21/10/2008 |
Volontaire ok, le problème c'est que dans nombre de commerces, on ne vous pose pas la question… alors tant mieux si ça fonctionne comme ça (dans les grandes surfaces par exemple), mais ce n'est malheureusement pas le cas partout.
Quant à ce qu'écrit Richard Mallié… je ris toujours de voir avec quelle vigueur la droite reprend sans cesse les paroles de Jaurès ! Un comble sachant qu'il était à l'extrême-gauche. Enfin s'il peut inspirer les députés de tout bord politique, pourquoi pas !
De Ignatus Reilly
Divided by zero | 18H02 | 21/10/2008 |
Karim Zemouri c'est l'anagramme de Richard Mallié ?
à Ignatus Reilly
De nipivime
;- | 21H36 | 21/10/2008 |
Il a juste rajouté un « Z » pour faire comme le vengeur… masqué
De marabbeh
18H32 | 21/10/2008 |
Je trouve amusant que l'auteur stigmatise la démagogie de l'avocat de FO et se lance lui-même dans la démagogie au sein de la même phrase…
L'auteur se base en partie sur des sondages pour argumenter. C'est peut-être vrai. Mais de ma part je trouve ça désolant de voir des familles déambuler le dimanche dans les rayons d'un super-marché, alors qu'elles seraient mieux à respirer l'air de la campagne.
D'autre part, je prends acte des précautions pour protéger les employés des abus de leur employeur. Il n'empêche que dans le secteur du commerce les syndicats sont quasiment inexistants et les patrons des grandes surfaces arriveront toujours à imposer les horaires de travail qu'ils veulent.
Pour ma part, je ne fais jamais mes courses le dimanche. Je respecte les jours de repos des autres. Pourtant je bosse (volontairement) les week-ends.
De Phil2922
Retraite invalidité | 19H39 | 21/10/2008 |
Pour le travail du dimanche comme pour les heures supplémentaires, c'est le patron qui décide et organise ses équipes selon son carnet de commandes. De plus les « décideurs » parlent de volontariat pour le travail du dimanche, mais imaginez le salarié qui refuse ou le demandeur d'emploi qui reste rétif à la demande de son entreprise, et bien ils sont grillés. L'un va subir des pressions quotidiennes qui finiront pas le faire craquer (dépression), l'autre pourra toujours continuer à chercher du boulot…
http://phil195829.overblog.com
De patdu49
chomiste du maine et loire | 19H58 | 21/10/2008 |
et le droit à l'esclavagisme moderne, il existe ou pas ?
car avant de se préoccuper de l'ouverture du dimanche, ça serait pas mal, de se préoccuper des millions de personnes pour qui les revenus du travail ne couvrent même pu les besoins fondamentaux d'existence.
de se préoccuper des emplois + ou - forcés sous peine de radiation, ou parfois on perd du fric à aller travailler, on est encore + fauché qu'aux minimas sociaux pourtant sous le seuil de pauvreté …
en France le coté « libérale » c'est surtout la liberté d'entuber son voisin, de frauder le fisc, de payer à raz les paquerettes les travailleurs, d'avoir pignon sur rue même en tant qu'escroc (marchand de listes etc) d'entuber des gens avec des appels surtaxés pour des annonces bidons d'offres etc …
la liberté de se payer des domestiques, à 4€ de l'heure grace aux niches fiscales, de s'engraisser sur le dos des locataires, son patrimoine, entièrement payé par les locataires et les apl, et ensuite çà assure une rente à vie qu'on peut se refiler de générations en générations (mérite du privilège de naissance) …
la liberté d'encaisser des milliers d'euros d'allocs par an, quand on est pourtant millionnaire et famille nombreuse (comme Fillon) , pendant que qq sous le seuil de pauvreté avec un seul enfant de 10 ans, aura droit à ZERO euro d'allocs et devra mendier de la bouffe.
la liberté d'avoir des travailleurs gratuits (stagiaires étudiants, ou stagiaire EMT via anpe)
la liberté d'abuser de contrat CAE avec 95% d'aides (etat + collectivités) pour avoir des esclaves à même pas 1€ de l'heure … (emplois de services etc …)
bref, et travailler le dimanche ou ça ? pour faire quoi ?
pour bouffer des clients au voisin ?
on achète quoi le dimanche de si indispensable, qu'on ne peux pas acheter en semaine ? pour etre dans la surconso encore ? ?
à patdu49
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 18H57 | 22/10/2008 |
Bonjour Pat, ; -)) ça faisait longtemps qu'on ne t'avait entendu.
« la liberté d'encaisser des milliers d'euros d'allocs par an, quand on est pourtant millionnaire et famille nombreuse (comme Fillon) »
Tu as raison de le rappeler, SEULS les politiques FRANçAIS bénéficient des allocations familiales des plus modestes.
C'est une honte, alors que les caisses sont vides et que beaucoup ont si peu pour leur famille.
Alors c'est pour quand les alloc soumises au montant des revenus et non seulement au nombre d'enfants ?
Même dans ces circonstances si difficiles, sarko ne veut pas leur retirer cet avantage ignoble.
Rien ne change pour eux.
Pas de pétition qui circule sur le net ?
Les voilà les donneurs de leçons, les législateurs, regardez à quoi ils pensent, regardez comment ils sont honnêtes ! ! ! !
Ils ne respectent même pas le droit du travail et on va leur faire confiance ? ? ? ?
On retrouve d'ailleurs le même Richard Maillé !
Petit rappel des diffusion de Rue89 sur les avantages des députés :
http://www.rue89.com/2007/06/08/les-menus-et-les-moins-menus-avantages-d…
► Les menus (et les moins menus) avantages des députés retraités
Les anciens députés ne sont pas à plaindre financièrement. Les élus fonctionnaires retrouvent leur poste. Les autres peuvent bénéficier d'une « allocation d'aide au retour à l'emploi ». Ce parachute doré leur permet de conserver l'indemnité parlementaire de base de 5400 euros brut à 100% pendant 6 mois, puis par paliers dégressifs, jusqu'à 5 ans. De quoi prendre le temps d'assurer une reconversion.
http://www.rue89.com/2008/05/05/deux-pieces-a-louer-pas-cher-mais-reserv…
► Deux pièces à louer, pas cher… mais réservé aux députés. Grâce à une convention avec l'office HLM, les députés ont un accès privilégié à des logements sociaux parisiens.
http://www.rue89.com/2007/10/04/retraites-les-parlementaires-au-regime-p…
► Après les alertes lancées par Rue89 ou par le Figaro, les députés se sont résolus à amender leur très spécial régime de retraite. Le premier questeur Richard Mallié (député UMP des Bouches-du-Rhône) est chargé du dossier, qui sera examiné par le bureau de l'Assemblée nationale probablement le 31 octobre.
Les députés sont en effet les seuls à pouvoir modifier leur régime de retraite, par un changement du règlement de l'Assemblée.
http://www.rue89.com/2008/05/16/ces-deputes-et-senateurs-qui-bafouent-le…
► Ces députés et sénateurs qui bafouent le code du travail
Immersion au coeur du Parlement, où les collaborateurs des élus subissent temps partiels, faibles salaires, harcèlements…
http://www.rue89.com/2008/02/21/quont-fait-les-deputes-de-rue89-de-large…
► Qu'ont fait les députés de Rue89 de l'argent de leurs assistants ?
Au mois de janvier, Rue89 publiait une enquête révélant que les députés avaient gardé pour eux ou leur parti 1 549 071,50 euros du reliquat annuel des crédits alloués à leurs collaborateurs en 2007. « Scandaleux “.
La recherche générale si vous voulez vous plonger dans les articles de Rue89 sur le sujet des petits avantages entres-amis :
http://eco.rue89.com/grecherche/ ? as_q=Avantages+d%C3%A9put%C3%A9s&sitese…
De affreuxjojo
20H59 | 21/10/2008 |
Mr Zemouri
Si je peux vous donner un conseil, c'est celui de vous syndicalisez très vite , de faire de l'action politique et de rejoindre ceux qui se battent pour que vous puissiez gagner 300 € de plus par mois SANS être obligé de travailler le Dimanche.
La liberté, c'est pas seulement l'intérêt individuel étroit que mettent en avant les néo-libéraux. Cette liberté là n'est qu'une illusion car tout seul dans son coin, on se fait toujours toujours exploiter. Cette liberté là, c'est la liberté du renard libre dans le poulailler libre.
à affreuxjojo
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 16H51 | 22/10/2008 |
Non mais vous croyez vraiment que ce zemouri gagnait 300€ de plus pour travailler le dimanche ?
Vous savez ce que ça fait 300€, il y a des retraités qui ne touchent que ça pour vivre.
Autant qu'il laisse ce travail du dimanche à un chômeur ou un RMISTE en fin de droits.
@M. Maillé
Je suis contre le travail du dimanche, si les gens n'ont pas d'argent pour consommer le lundi je ne vois pas comment ils en auraient le dimanche.
Et c'est quoi cette tournure de phrase « la liberté existe t-elle pour travailler le dimanche ?
Vous avez un drôle de sens de la liberté monsieur Maillé, votre phrase serait plutôt “l'esclavage existe t-il pour travailler le dimanche ? ”
Parce que voyez-vous monsieur Maillé, la liberté n'existe plus pour nous, puisque les gens n'auront pas le choix de NE PAS travailler le dimanche, ils ne l'ont même pas les jours fériés en cas d'ouverture, comment pourraient-ils l'avoir TOUS les dimanches ?
Non la liberté en France n'existe plus, pas le droit d'avoir un drapeau tibétain, pas le droit d'avoir un panneau avec la fameuse phrase du mal poli du chef du gouvernement, pas le droit de manifester sans l'autorisation de votre sérénité, pas le droit de manifester dans le privé, pas le droit à la presse indépendante qui pour l'instant résiste, pas le droit de critiquer le chef suprême dans certains lieux, pas le droit d'avoir un tee-shirt “j'aime pas sarko ! ”, pas le droit de garder notre service public, pas le droit pour certains d'avoir un logement, même pas le droit de dépenser l'argent de ma mobicarte comme je veux, on nous oblige à dépenser notre crédit dans un temps donné sinon c'est perdu alors qu'on a payé d'avance, je parie que vous ne le saviez pas ! Mais c'est normal c'est une carte pour les modestes et ceux qui ne se servent que du nécessaire.
Les riverains pourront continuer la liste des privations
Vous voyez bien que la liberté n'existe pas pour nous, il ne faut surtout pas confondre avec la votre et celle des patrons, puisque nous ne sommes pas égaux.
Tous nos droits sont biaisés monsieur Maillé mais jamais on nous le dira, on fera simplement en sorte que .. !
Même la rue ne nous appartient plus, pour le moindre rassemblement il faut une autorisation.
Mais voyez-vous monsieur Maillé continuez tous à nous enfoncer alors que c'est votre famille politique et financière qui nous mets à genoux, continuez c'est par la rue qu'on commencera et c'est la rue qu'on commencera par REprendre.
Vous avez si peu de considération pour nous que vous nous croyez assez bête pour croire à vos discours de manipulation en culpabilisant les gens par ce genre de tournure de phrase sur la liberté.
Votre travail du dimanche ce n'est pas de la liberté, c'est de la soumission. !
C'est vous les politiques qui, au nom de l'argent pour les plus riches, mettez notre société en danger.
C'est vous les politiques et vos amis les patrons qui affamez les citoyens en ne les payant pas correctement pour les inciter à travailler le dimanche.
Vous faites exactement comme les industriels, qui petit à petit ont mis toujours plus de sel dans la nourriture, pour ensuite nous faire payer plus cher les plats qui en contiennent moins.
C'est exactement pareil, vous détruisez notre équilibre pour nous soumettre plus facilement, nous sommes vos pions d'un jeu d'échec politique et malsain.
Oui ça va mal finir monsieur Maillé, certains n'ont plus rien à perdre et d'autres au chômage n'ont que ça à perdre, ….du temps.
Du temps pour faire passer l'info et pour lutter.
Et surtout continuez à nous mépriser, ne prenez pas le temps de nous répondre, l'article est sorti hier et je ne vois aucune de vos contributions en réponse aux riverains.
Continuez à nous mépriser et à nous asservir, nous n'en serons que plus nombreux et plus forts.
Je suis volontaire pour aller à toutes les manifestations quel que soit le secteur qui appelle et j'accepte de perdre de l'argent, ça me fera ça de moins à donner aux impôts.
C'est la liberté que je prends au nom de tous ceux qui ne l'ont pas.
Petit rappel monsieur Maillé la liberté c'est le choix, il n'y a pas d'autre définition de la liberté.
De egide
Littéral | 21H38 | 21/10/2008 |
De la réalité du néo-conservatisme
En général, quand un conservateur, foncièrement anti-libéral et clientéliste, parle de liberté du travail, il abuse d'une figure de style qu'on appelle antiphrase et qui fait florès parmi les notables depuis la Restauration.
Par liberté du travail il faut entendre en fait, le droit de faire travailler quiconque aux conditions de l'employeur. Mais il vaut mieux parler de déréguler le marché du travail. Déréguler pour les néo-conservateurs veut dire libérer l'économie du joug du droit. Le néo-conservateur quel que soit son pays est l'ennemi du droit dans les affaires privées. On appelle affaires privées tout ce qui se rapporte au commerce, à l'industrie, aux finances et à la famille. Privatiser a bien le sens de rendre privé la plus grande part des activités sociales et économiques d'une nation.
Il parait que seule la gestion managériale est bonne pour toutes les affaires même publiques et qu'il n'y a que le manager d'une entreprise privée pour être efficace, surtout s'il gère son affaire en bon père de famille (ils le font tous), c'est dire combien c'est parfaitement géré !
Ouvrir le commerce de la grande distribution le dimanche n'est pas excessivement profitable. Le chiffre d'affaire global du commerce de détail sur une aire géographique donnée n'augmente pas par miracle proportionnellement à la durée d'ouverture. Sinon, il faudrait tenir ouvert les commerces 24h/24 et 7j/7. Simplement la grande distribution physique, c'est à dire la vente de détail en grande surface subit de plus en plus la concurrence des géants du commerce virtuel, c'est à dire les revendeurs à distance par Internet. Et la possibilité d'ouvrir le dimanche serait un moyen de sauvegarder la profitabilité des grandes enseignes.
Que des élus locaux soient convaincus que l'amplification des horaires d'ouverture des commerces aidera à faire baisser le chômage ou du moins à augmenter le pouvoir d'achat des employés volontaires me laisse perplexe !
Par contre l'argument est osé de promettre de faire inscrire dans le code du travail le principe du repos compensateur et du doublement du salaire horaire pour compenser le travail du dimanche seulement si un accord est signé et surtout si cela ne coûte rien à l'entreprise. Faut-il comprendre par là, que le risque de mévente le dimanche serait supportée par l'employé volontaire si les chalands ne sont pas au rendez-vous ou n'achètent pas assez de marchandises ?
Dans le monde du travail, on appelle accord, un contrat collectif qui lie les représentants des salariés et ceux des directions d'entreprises. Ce contrat, sorte de charte écrite a valeur juridique. Il faut remarquer que le contrat collectif est un pis-aller car rien ne vaut un contrat individuel qui lie l'employé à l'entreprise commerciale. Mais il vaut mieux un contrat même collectif que l'application d'une justice fondée sur le droit.
En général,un conservateur soi-disant libéral a lu quelques pages
de l'ouvrage du grand philosophe français du libéralisme Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique. Plus surement, il aura fait son miel d'un livre de vulgarisation économique de Guy Sorman.
Si le conservateur était vraiment libéral, il ne parlerait pas de liberté du travail mais bien de liberté d'activité commerciales et de services. Mais de cette liberté là, il n'en est jamais question. C'est le privilège de l'élite nationale que de se livrer à l'entrepreneuriat, chasse bien gardée, donc.
Bien entendu, l'agriculture et l'artisanat indépendant restent des activités accessibles au tout-venant. Ceux-là sont les clients du notable qui justifient toutes les exemptions fiscales, la réduction à rien des droits de succession et quelques subventions.
à egide
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 17H38 | 22/10/2008 |
Bravo egide, très bien votre contribution, c'est un plaisir de vous lire.
Je pense que ce n'est pas la peine de compter sur monsieur Maillé pour vous répondre, pourtant j'aurais bien aimé lire son droit de réponse.
A mon avis il n » a aucun argument face aux votres.
De affreuxjojo
22H44 | 21/10/2008 |
D'ailleurs aux Etats-Unis on ne parle pas de néo-libéraux mais de néo-conservateurs, c'est plus clair. Le néo-libéralisme n'est en effet qu'une modernisation du discours du conservatisme. Ce conservatisme étant le combat acharné de la classe possédante à conserver ou à augmenter ses avantages, quel qu'en soit le prix social. Cela a si bien fonctionné depuis Reagan et Bush père et fils, qu'aujourd'hui aux Etats Unis, 1% de la population cumule 25% des revenus et des patrimoines. En 80, le rapport de la rémunération entre un patron de grande entreprise et ses salariés était de 1 à 40, aujourd'hui, il est de 1 à 440. Ces simples faits suffisent à définir le néo-libéralisme et sa finalité.
De Alain Pacifique
23H25 | 21/10/2008 |
travailler plus pour gagner plus. heures supp, travail le dimanche, etc… c'est ca qui va donner du boulot aux chomeurs de plus en plus nombreux ? ?
moi, pour me motiver au boulot, c'est pas en me demandant de travailler plus, c'est en me payant correctement d'abord et en me donnant un petit bonus quand je fais les efforts suplémentaires que mon patron me demande. ca, ca motive ! ! ; )