-
General Motors : Koenigsegg renonce à acheter Saab
ABCBourse.com24/11/09 | 18h51 -
Pour Que Choisir, l'indexation du gaz sur le pétrole est injustifiée
QueChoisir.org24/11/09 | 17h50 -
L'usine Continental de Clairoix fermera officiellement début 2010
AFP via LePoint.fr24/11/09 | 15h32 -
Pinault veut céder la Fnac et Conforama
Wall Street Journal via LExpansion.com24/11/09 | 15h10 -
Le coût de la santé pour les ménages en hausse de 50% depuis 2001
LeMonde.fr24/11/09 | 14h59
Vos questions sur la crise à Paul Jorion, en tchat lundi
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 01/11/2008 | 20H50
Eco89 accueille Paul Jorion pour un tchat vidéo lundi à 16 heures. Cet anthropologue et sociologue belge vous répondra de l'université de UCLA, à Los Angeles, d'où il observe d'un œil sévère le cataclysme financier.
Ce lundi parait chez Fayard son livre « La Crise. Des subprimes au séisme financier planétaire », dernier d'une série de trois ouvrages sur ce thème. Visionnaire, il annonçait dès 2007, « Vers la crise du capitalisme américain ? » (La Découverte) ce qui s'est produit à partir de l'année suivante, où il publia « L'Implosion » (Fayard).
Ce dernier opus, dont quelques bonnes feuilles sont en ligne sur son blog, revient sur la question la plus posée ces dernières semaines : « Le capitalisme surmontera-t-il cette crise ? ». Voici quelques points forts de son livre, que vous pouvez prolonger en posant à vos questions à Paul Jorion dans les commentaires, soit en vidéo en utilisant le module de notre partenaire Seesmic, soit par écrit.
Paul Jorion explique comment les Etats-Unis ont perverti la logique du prêt productif -où l'argent concédé fructifie par le travail- avec le prêt à la consommation, qui n'est pas investi mais dépensé en biens de consommation. Pour ce qui est des prêts immobiliers, les Américains se sont brûlés les ailes en pensant que la valeur de leurs biens ne ferait que croître, et ont cru ceux qui leur ont dit « pourquoi ne bénéficieriez vous pas de manière anticipée de cet argent que vous gagnerez certainement un jour ? » :
« On permit aux ménages américains dont les salaires déclinaient en dollars réels au fil des ans, de substituer du crédit facile à l'argent qui faisait défaut. C'est la Chine qui alimenta la pompe. Quand la source se tarit, l'édifice s'écroula. »
« Les Etats-Unis avaient délibérément créé une situation explosive en laissant patrons et actionnaires mettre KO les salariés, alors que la tâche qui demeurait assignée à ceux-ci était de continuer à consommer au même niveau que celui que la prospérité exceptionnelle des années 50 avait déterminé. »
La Chine, par sa demande insatiable en bons du Trésor américains et en obligations adossées à des prêts subprimes, contribua à entretenir cette demande et à faire baisser les taux américains… ce qui encouragea les ménages à emprunter.
« On ne peut que s'étonner que des économistes pourtant formés à bonne école puissent envisager que l'économie soit constituée d'éléments aux comportements autonomes, sans articulation entre eux, et que l'on ait pu ainsi affirmer que tout s'arrangeait pour la finance, alors que la crise de l'immobilier résidentiel américain continuait de s'aggraver.
S'agissait-il là de naïveté, d'une bonne part de méthode Coué, ou bien de cynisme ? »
Preuve du cynisme des responsables au plus haut niveau, Paul Jorion cite la solution d'Alan Greenspan, ancien président de la Federal Reserve, la banque centrale américaine : celui-ci préconise d'entretenir la hausse sans fin des prix de l'immobilier par la venue d'immigrants (mais attention, seulement de la main d'œuvre qualifiée ! ) qui combleraient l'excès d'offre de logements sur le marché.
Etendre le quota d'immigrés pour liquider le stock de maisons invendues… dans le seul but de ne pas casser la spirale sur laquelle reposait le système.
En sauvant la banque Bear Stearns, en mars 2008, la Fed a insinué aux autres banques qui n'allaient pas tarder d'être à leur tour menacées de faillite l'idée qu'elle ne manquerait pas d'intervenir de la même manière.
Or, « le système financier américain saignant de mille plaies », la Réserve fédérale ne pourrait sortir assez de milliards pour sauver tout le monde. Lehman Brothers le comprit assez vite et l'une des plus anciennes banques d'affaires de Wall Street fut mise en redressement judiciaire le 15 septembre.
« Les comptes des établissements financiers sont truqués avec la bénédiction tacite des régulateurs », affirme sans ambages Paul Jorion. Il en a fait l'expérience, lui qui a travaillé plusieurs années dans des banques américaines, et a été licencié pour avoir trop bien compris comment fonctionnait le système.
Citant John Kenneth Galbraith économiste qui analysa la crise de 1929, il rappelle que « dans les périodes fastes où tout le monde fait de l'argent, certains veulent curieusement en faire encore davantage et c'est là que les opérations non autorisées fleurissent ».
Un Jérôme Kerviel qui n'aurait pris que des positions gagnantes ne se serait jamais rien vu reprocher, il n'aurait que brillamment fait son métier. Mais quand les choses tournent mal, « il est tentant de s'en prendre au trader plutôt qu'au marché », fait remarquer Jorion.
Pourtant, la spéculation dont a été victime la Société Générale et ses actionnaires n'est autre que « l'instrument de prédilection du capitalisme ».
La finance « permet davantage que d'autres secteurs une distribution de bénéfices qui n'existent encore que sur le papier ». Ainsi, les patrons des banques se débrouillent pour ne jamais subir de pertes même en cas de catastrophe et pour encaisser des montants quoi qu'il arrive mirobolants et toujours croissants.
Démontant un à un tous les outils de la spéculation, Paul Jorion livre un utile glossaire des « asset-backed securities », « collateralized debt obligations » et autres « credit default swap »… il montre que l'imagination des banquiers n'a pas de limite, et qu'ils sont toujours prêts à inventer de nouveaux outils pour se prémunir des risques.
Le plus grave est qu'aucun régulateur ne soit venu demander plus de transparence sur les marchés.
Il doit se transformer s'il ne veut disparaître, selon l'auteur. En conclusion de son livre, Paul Jorion revient sur sa thèse qu'il faut une « constitution pour l'économie » :
« Tant que l'économie et la finance n'auront pas connu une révolution comparable à celle que constitua pour le politique l'avènement de la démocratie, ni les comportements ordinaires, ni les décisions rationnelles qui leurs sont liées ne seront automatiquement moraux. »
A l'origine, nous vivions une crise de la finance, qui, amplifiée est devenue une crise économique globale, et nous sommes désormais dans une « crise de civilisation ».
N'en disons pas plus, à vous de l'interroger sur ses analyses et ses propositions.
Photo : Paul Jorion (DR).
3890 visites | 20 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque





























20
(Pour réagir, connectez-vous)
De lancienz
libre penseur | 07H28 | 02/11/2008 |
Que nombre d'économistes s'en prennent à Paul Jorion semble naturel,. Une grande partie de ceux-là ne sont que staticiens et fondent leurs analyses sur un existant d'hier. La pro-activité est loin d'être leur credo, d'autant qu'ils sont souvent inféodés aux groupes financiers.
Ma question à Paul Jorion est la suivante :
Comment moraliser l'immoralité, connaissant l'idéologie qui sous-tend celle-ci ?
De Jana
bretonne en Normandie | 13H40 | 02/11/2008 |
Bonjour et merci de cette mise à jour que vous proposez sur vos recherches.
Vous soulignez : (octobre 2008 -un mois de gros temps)
« Une surprenante incapacité du milieu des affaires à poursuivre la recherche de son intérêt bien compris et qui aurait dû l'encourager à la modération et à se policer lui-même. “
Dans ce qui est évoqué en tant que ‘crise de civilisation’, je pense qu'il y a à tous les échelons une interrogation sur le rapport à l'argent.
vous proposeriez une ‘constitution pour l'économie’
Concrètement, comment pourraient s'y inscrire les ‘ comportements ordinaires’ qui seraient adossés à des ‘décisions rationnelles
ceci allant depuis le plus modeste client de banques, jusqu'aux états, passant par les villes, entreprises.
De padiran
Chroniqueur mondain | 18H40 | 02/11/2008 |
-D. COHEN professeur d'économie à Normal Sup défendai,t sur France Info, l'idée que les règles mises en place autour des marchés boursiers étaient là pour faire régner une « avidité rationelle ». La cupidité raisonnée, autre face du libéralisme tatchérien peut elle être mise en équation et enseignée dans les université. ?
-Le soutien du système financier élaboré en Europe à partir d'une idée de Brown et proposé par Sarkosy pour l'ensemble du monde ne courre t'il pas à l'echec sans le soutien de la première économie du monde, les USA ? . Soutien du bout des lèvres dans la mesure ou il remettrait en cause la philosophie même du libéralisme, c'est à dire liberté totale et auto régulation du marché ?
-A t'on les moyens au niveau mondial de proposer une autre solution au système financier actuel ou faudra t'il attendre une nouvelle crise de même ampleur avec recession à l'appui pour refonder le système ?
- Existe t'il un autre système ?
De BOURGEOIS
19H49 | 02/11/2008 |
Ma question à Paul JORION.
Pourquoi les fonds débloqués n'ont ils pas été utilisés à « laver » de leurs dettes les ménages américains. Ils s'en seraient ainsi retourné habiter dans leur maison plus tôt que de se la voir brader et d'en être expulsés. Les banques auraient retrouver l'argent qu'elles avaient prêtés et ainsi pu continuer à vivre comme avant sans provoquer une crise mondiale avec tous les effets pervers que celà peut avoir sur l'économie. Lors de cette crise personne n'a parlé des 30% de l'économie mondiale alimentée par des circuits mafieux pourquoi ? Ces circuits mafieux pourraient ils être à l'origine de cette crise. Car ceux à qui profitent la crise aujourd'hui sont bien ceux qui ont du cash et non pas des actions.
De fincaparaiso
retraité | 07H28 | 03/11/2008 |
bonjour paul Jorion,
les décisons court termistes des dirigeants de l'UE , des EEUU apportent la preuve, si besoin en était ,qu'ils ne modifieront en aucune façon leur idéologie néoliberale dérégulatrice,convaincus du comportement suiviste des pays émergents et assurés de la passivité des masses apeurées.
ma question est :
pourquoi vous contentez vous, après avoir expliqué les raisons du marasme, de suggerer quelques propositions pour s'en extirper, au lieu de démontrer que, loin de se remetttre en question, nos dirigeants sont en train de consolider , sous nos yeux incrédules, les structures dérégulatrices existantes
De Houvaton nouveau compte
10H16 | 03/11/2008 |
En plus de l'être en économie Paul Jorion est spécialisé dans les sciences cognitives. Sciences également étudiées par Noam Chomsky. Les critiques de ce dernier portent notamment sur la politique étrangère de certains pays, surtout celle des États-Unis d'Amérique, et le fonctionnement des médias.
Que pense donc Jorion de la politique étrangère des USA et du fonctionnement des medias ?
(Selon Eugene Garfield, Chomsky fait partie des dix auteurs les plus cités dans le monde au XXe siècle entre 1976 et 1983. Plusieurs documentaires lui ont été consacrés, notamment : Chomsky, les médias et les illusions nécessaires (Manufacturing Consent) et Noam Chomsky : pouvoir et terreur. Entretiens après le 11 septembre, réalisé par John Junkerman et sorti en 2003.)
De Houvaton nouveau compte
10H23 | 03/11/2008 |
Monsieur Jorion, vous avez également été fonctionnaire des Nations Unies (FAO) et avez participé à des projets de développement en Afrique.
Pouvez-vous nous en dire plus (sur le FAO et sur ces projets de « développement ») ?
De Houvaton nouveau compte
10H43 | 03/11/2008 |
Monsieur Jorion, vous écrivez dans Le Monde Économie, en date du mardi 4 septembre 2007, en page VI :
« Nous vivons dans un système de démocratie représentative qui est facteur de stabilité parce qu'il assigne un rôle déterminant aux électeurs du centre : ce sont eux qui décideront d'élection en élection une politique qui ne sera jamais qu'un peu plus à droite ou un peu plus à gauche. Ce système est le nôtre depuis plusieurs siècles. Il nous convient : nous ne perdons pas notre temps à en réviser les règles pour corriger tel ou tel de leurs effets inattendus. Ce système, surtout, est une invention humaine : il s'est bâti historiquement, d'abord un peu en Grèce, pour se compléter ensuite en Angleterre, aux États–Unis et en France. C'est ce trait de la démocratie d'avoir été une invention humaine qui distingue essentiellement notre organisation politique de notre économie. »
N'étant absolument pas d'accord avec le mot « stabilité » même si l'analyse du « centre » est très pertinente, ce système ne me convient absolument pas. Votre analyse élude la democratie directe ou semi-directe mise en place en Allemagne depuis les années 1990 (déjà plus de 1800 referendums locaux) et en Suisse depuis plus d'un siècle, Confédération dont le ou la Présidente n'a quasiment aucun pouvoir. Sans parler des referendums d'initiatives citoyennes en Autriche et en Italie, initiatives inscrites dans leurs Constitution depuis peu. Ces referendums qui, selon moi, sont de puissants garde-fous, des contre-pouvoirs efficaces contre des dictateurs ou des princes élus « démocratiquement » en France avec leurs panoplies de lois de plus en plus liberticides et/ou directement reliées aux multinationales, n'existent pas en France.
Un bien ou un mal selon vous (la démocratie directe) ?
De Houvaton nouveau compte
11H49 | 03/11/2008 |
Monsieur Jorion, vous vous installez aux États-Unis en 1997 où vous travaillez dans les milieux financiers. Vous publiez en 2003, « Investing in a Post-Enron World », un ouvrage en anglais relatif aux répercussions pour les marchés boursiers de la faillite de la compagnie Enron.
Wikipedia : La révélation des fraudes et l'effondrement de l'entreprise ENRON.
Tout commence, ou finit, le 31 octobre 2001 date à laquelle la SEC (le gendarme de la bourse américaine) ouvre une enquête.
Le 2 décembre 2001, la multinationale se déclare en faillite ; le cours de l'action chute de 90 dollars à 1 dollar en quelques mois. Environ 5 000 salariés sont immédiatement licenciés, tandis que des centaines de milliers de petits épargnants qui avaient confié leurs fonds de pension à Enron (environ les deux tiers des actifs boursiers de la firme étaient détenus par des fonds de pension ou des fonds de mutuelle) perdent l'essentiel de leur capital-retraite, car celui-ci était constitué principalement de parts dans l'entreprise.
Des procédures pénales sont ouvertes contre les anciens dirigeants de l'entreprise : le trésorier, Ben Glisan fut condamné à cinq ans de prison. Le directeur financier, Andrew Fastow, à dix ans (son épouse, Lea, fut elle aussi condamnée pour avoir aidé à masquer les comptes).
Le 25 mai 2006, Kenneth Lay, 64 ans, fut reconnu coupable de six chefs d'accusation, dont la fraude et le complot ; mais il décéda d'un infarctus le 6 juillet avant de commencer à purger sa peine. L'ancien numéro deux d'Enron, Jeffrey Skilling fut reconnu coupable de 19 des 28 accusations, dont fraude, complot, fausses déclarations et délit d'initié et condamné à vingt-quatre ans et quatre mois de prison le 23 octobre 2006.
Les anciens partenaires de l'entreprise sont également inquiétés par les poursuites judiciaires, notamment : le cabinet d'Arthur Andersen, Citigroup, JP Morgan, Merrill Lynch, Deutsche Bank, la CIBC, et la Banque Barclays.
NatWest
David Birmingham, Giles Darby et Gary Mulgrew (Neil Coulbeck s'est suicidé), trois anciens banquiers britanniques de la NatWest accusés par la justice des États-Unis ont été extradés de leur pays le 13 juillet 2006.
Combien de tours se sont écroulées à la vitesse d'un corps en chute libre le 11/09/2001 ? Deux ou trois ? TROIS avec le WTC7.
Que cache (que cachait) le WTC7 ?
Département de la Defense/CIA
Security and Exchange Commission
Inland Revenu Service
Services Secrets
De plus en 6,5 secondes, des milliers de dossier de fraude de la Commission boursière, ont été perdus à jamais. Parmi eux, les dossiers des fameuses affaires Worldcom et Enron.
Juste quelques inculpations pour fraude boursière ?
Et l'arnaque de l'électricité en Californie, d'un montant de 70 milliards de dollars ? Elle a complètement disparu.
http://www.dailymotion.com/visited/ReOpen911/video/x3trak_demolition-du-…
Question : Mentionnez-vous cela dans votre ouvrage « Vers la crise du capitalisme américain » finalement publié en France, en 2007, grâce à l'appui d'un certain Jacques Attali ?
à Houvaton nouveau compte
De Jacques Arbres
| 13H26 | 03/11/2008 |
AOUCH ! ! ! ! ! ! ! ! ÇA C'EST DU LOURD ! ! !
à Jacques Arbres
De Houvaton nouveau compte
14H07 | 03/11/2008 |
tellement lourd qu'Ecocorico89 ne l'a pas sélectionné en putain de page « sélection des commentaires » …
à Houvaton nouveau compte
De Jacques Arbres
| 15H27 | 03/11/2008 |
Question à… Sophie Verney-Caillat :
Bonjour chère Madame, pourquoi la question ci-dessus de Houvaton n'est-elle pas dans la sélection ?
C'est pourtant LA question sur la crise qu'il faut poser à Paul Jaurion ne pensez-vous pas ?
Ou alors la mettez-vous discrètement de côté pour en faire un article dans quelques jours ?
Mais nom d…'une pipe ! je m'informe normalement tous les jours, et je n'étais pas au courant d'un truc aussi DINGUE ! C'est pourtant votre boulot d'informer les gens !
à Jacques Arbres
De clive
16H09 | 03/11/2008 |
Aborder ce sujet signifie une fin de carrière professionnelle.
Qui est partant ?
De Benoît Granger
Chercheur en microfinance | 11H19 | 03/11/2008 |
Ma question porte sur la cécité et l'auto-censure des économistes : encore une preuve dans le NY Time d'hier. Schiller explique
http://www.nytimes.com/2008/11/02/business/02view.html ? _r=2&pagewanted=1…
que les économistes « maintream » ont auto-entretenu une croyance dans « la solidité » des marchés, alors qu'ils auraient dû prendre en compte des signes objectifs de construction d'une bulle.
N'y a-t-il pas une sorte de handicap culturel des économistes, trop enfermés dans leur « Science » pour accorder de l'importance à des phénomènes divergents ? En d « autres termes, sont-il capables de tenir compte de “la science des passions” qu'est l'économie ?
(je remarque qu'en gros, seules des personnalités qui ne sont pas de purs économistes ont eu des intuitions et même des affirmations qui collaient mieux à la réalité ! )
De marie 75 3563
11H27 | 03/11/2008 |
Quelles sont les infos - réelles et non frenchies gouvernementales - à propos de la solidité du système bancaire français ? .
Qu'en est-il des actifs pourris que - de fait - elle possèdent ?
à marie 75
De Houvaton nouveau compte
11H59 | 03/11/2008 |
Tout argent « naît que dès lorsqu'il est emprunté'. L'argent n'existe pas jusqu'à ce que quelqu'un l'emprunte. C'est de “l'argent basé sur une dette”, par conséquent ce n'est pas vraiment de l'argent puisque le véritable argent est basé sur une substance – l'or, l'argent, etc. Si l'“ argent ” naît que dès lors qu'il est emprunté, alors cela signifie qu'il n'existe pas. Ainsi, où est l'“ intérêt ” ? Il n'existe pas. Comment peut-il être payé ? Il ne peut pas être payé parce qu'il ne fait pas partie de ce qui est créé. Il n'existe simplement pas. La monnaie que nous employons est basée sur notre futur travail que les gouvernements (politiciens) ont promis aux banquiers. De futures générations sont déjà contraintes à payer une dette qui n'existe pas.
http://www.bankster.tv/
et petite surprise :
http://www.dailymotion.com/al-fred/video/x78k3x_bankstertv-et-les-medias…
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 11H34 | 03/11/2008 |
Questions pour Paul Jorion :
1) Est-il légitime de proposer un retour à un système monétaire proche de celui de Bretton Woods ?
Michel Rocard (Le Monde, 02/11/2008) prône un système d'étalonnage basé sur un « panier » des principales monnaies du monde (le yuan chinois, l'euro, le dollar US, le rouble russe, éventuellement le yen japonais) afin d'assurer la stabilité des échanges et de progresser vers une sorte de monnaie unique mondiale.
2) Cette solution, si tant est qu'elle soit l'une des réponses appropriées à la crise actuelle, vous paraît-elle politiquement réalisable ? Quel serait l'impact d'une telle « orthodoxie » monétaire sur les excès spéculatifs des banques comme ceux que nous avons observés depuis deux ou trois décennies ?
Merci à Rue89 de transmettre.
De Le Yéti
yetiblog.org | 13H58 | 03/11/2008 |
« Une constitution pour un capitalisme plus moral »
Cher Monsieur Jorion,
Cette conclusion que vous apportez à votre (excellente) analyse me semble presque un constat d'impuissance.
L'économie et la finance étant mondialisée, cette constitution ne pourrait être que mondiale, c'est-à-dire associer l'ensemble des puissances, et surtout ceux qui détiennent les rênes du pouvoir. Et qui précisément nous ont conduits là où nous sommes et continuent leur fuite en avant suicidaire en accordant encore davantage de crédits à un système bancaire qui n'en a plus.
Pensez-vous vraiment qu'une telle constitution puisse voir le jour, je veux dire dans des conditions « démocratiques », et non à la suite de déflagrations sociales (émeutes, migrations massives des populations sinistrées), ou pire militaires (conflits armés) ?
(Question subsidiaire : le capitalisme, basé sur la conquête des marchés, donc au détriment de l'autre, peut-il être moral ? )
De JeanHK
* | 12H21 | 03/11/2008 |
Cher Monsieur Jorion,
1- pensez-vous que nous allons assister a un retour d'une tres importante inflation, apres la periode de deflation que observons en ce moment. Si oui, quand sera aura-t-il lieu et par quels mecanismes l'explique-t-on ?
2- Pensez-vous que l'on assistera prochainement a un « bank run » mondial ?
Merci
De magda
ingénieur | 12H31 | 03/11/2008 |
Votre idée d'une constitution économique me semble bien plus révolutionnaire que les chemins vers les révolutions du passé, imposés souvent à notre pensée.
Autant qu'on a été (et que l'on reste) admiratif pour la force de la pensée et de la philosophie grecque (par ex.), jamais on n'a pu ressuciter cette époque de l'histoire. La société humaine n'a cessé d'évoluer depuis et le facteur déterminant fut l'économie.
Ce que je constate aujourd'hui c'est que l'accès à la connaissance de l'économie est autant réservé à une élite (très restreinte) que l'a été autre fois l'accès à la philosophie. Et comme autre fois la lutte dans le cadre de cette élite est acerbe entre les tenants du pouvoir et les intellectuels progressistes. Des gens comme vous sont les nouveaux Gallilé qu'on ne menace plus par le bûcher mais qu'on exclu des supports médiatiques et autres lieux de parole.
Comment pourrait-on arriver à une constitution économique quand la majorité des acteurs économiques n'en ont même pas la conscience de leur rôle.
Comment ces acteurs pourraient-ils en prendre conscience quand l'éducation des masses à la pensée critique, au simple fait d'accéder aux questions à se poser, cet éducation donc se réduit à « peau de chagrin » à une vitesse comparable à la chute des bourses ?