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LaTribune.fr03/12/09 | 11h40
Chut, la dette explose, mais le gouvernement l'ignore
Par David Servenay | Rue89 | 05/11/2008 | 17H45

La scène se déroule mardi 4 novembre à l'Assemblée, dans la salle réservée aux débats de la commission des finances. Comme chaque année, les députés examinent le projet de budget. A l'ordre du jour : les annexes sur les « engagements financiers de l'Etat », présentés par un député (PS) du Nord.
Le sujet ne passionne pas les foules : Dominique Baert présente son rapport (voir le document ci-contre, ainsi que le tableau, plus bas, représentant dix ans de financement de l'Etat) devant trois collègues (Alain Cacheux, Thierry Carcenac et Michel Vergnier), sans compter les rapporteurs, alors que la commission des finances rassemble 73 députés.
Le besoin de financement de l'Etat sur les marchés : à 164 milliards d'euros en 2009
Dommage, les absents ont raté un joli scoop : d'après les calculs faits par cet expert en finances publiques (directeur à la Banque de France), la dette de l'Etat va sérieusement déraper. Et ce, malgré les discours rassurant du gouvernement.
En 2009, explique Dominique Baert, la dette pourra être contenue grâce à un tassement de l'inflation, mais après… il faut s'attendre à un dérapage incontrôlé :
« Le besoin de financement de l'Etat en 2009 sera de 164 milliards d'euros sur les marchés, contre 104 milliards d'euros en 2007. » (Ecouter le son)
Evidemment, à Bercy, le ministre du Budget peut avancer un budget contrôlé pour 2008. L'explication est simple, contre-argumente Dominique Baert, l'Etat a fait les fonds de tiroirs avec :
- trois milliards d'euros prélevés sur les crédits de la COFACE ;
- des prévisions économiques optimistes, parfaitement irréalistes au regard de la crise financière actuelle ;
- et une petite dette cachée d'un milliard d'euros, contractée auprès du… Crédit foncier de France, autrement dit une banque !
En langage de rapporteur, voici le détail :
« En 2008, il faut s'attendre à nouveau à un sensible accroissement des dettes de l'Etat vis-à-vis du Crédit foncier de France, faute de crédits suffisants pour honorer le paiement des primes versées lors des clôtures, massives depuis la fin 2005, de plans épargne logement (PEL). Si aucun moyen supplémentaire n'est accordé dans le collectif budgétaire de fin d'année, le cumul des reports de charges résultant des exercices 2006 à 2008 n'atteindra pas moins d'un milliard d'euros. C'est une inacceptable “dette latente” de l'Etat. »
Question : la dette publique est-elle encore maîtrisable ?
Et le vaillant député-comptable de décrire un sombre paysage à l'horizon 2012… Pour mémoire, rappelons que sous l'impulsion du preux chevalier de la dette François Bayrou, les candidats à la présidentielle avaient rivalisé d'arguments pour promettre une lutte sans merci contre le dérapage des finances publiques.
Nicolas Sarkozy n'était pas le dernier. Tout comme un certain Eric Woerth, alors trésorier de l'UMP, qui répondait aux questions du blogueur Loïc Lemeur. (Voir la vidéo)
Bien sûr, tout cela appartient aujourd'hui à l'archéologie politique. D'après Dominique Baert, ce n'est pas quatre points de moins en 2012 auquel il faut s'attendre, mais plutôt dix points de plus. La dette française représenterait alors 70% du produit intérieur brut (PIB), bien au-dessus du critère européen des 60%. (Ecouter le son)
Tout cela attendra sans doute le 15 novembre, date retenue pour la grande réunion du G20 à Washington, où le monde doit tirer les leçons de la crise.
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De Le Yéti
yetiblog.org | 17H55 | 05/11/2008 |
Excellente analyse… à une exception près, peut-être : le gouvernement le sait parfaitement !
Mais ces gens sont devenus totalement dingues ; savent plus comment faire pour stopper une hémorragie qui menace leur sale petit pouvoir et finira par les emporter. Bon débarras !
à Le Yéti
De pablico
13H26 | 06/11/2008 |
mentir quand tout le monde sait la vérité.
faire l'ignare, devant quelqu'un qui sait parfaitement que vous faites l'ignare.
c'est se déconsidérer…
un dirigeant a-t-il le droit de se déconsidérer ?
le nez dans la merde ils affirmeront que c'est du chocolat….
De admirateur
17H58 | 05/11/2008 |
excellente contribution à une deuxième exception près : le PS est il au courant ou a t il décidé de ne pas nous en parler pour ne pas chagriné nicolas qui a déjà beaucoup de soucis comme cela
ah le charme de l'union nationale…
De marie 75 3563
21H42 | 05/11/2008 |
vous devriez suivre les questions au Gvt les mardi et mercredi sur LCP (ou la 3), vous y apprendriez que le Ps et toute l'opposition posent de nombreuses questions et propose … mais ne sont jamais écoutés.
L'UMP répond toujours à côté avec une assurance délirante.
Donc :
Pas d'union nationale ! ! !
Allez assister aux séances et - ensuite - et ensuite seulement, vous pourrez dire que l'opposition ne tente pas tout ce qu'elle peut.
Je regarde - toutes les semaines - les débats et n'ai jamais vu une telle dialectique de non-réponse.
L'UMP procède par le pouvoir absolu.
Ca tiendra… tant que ca tiendra… mais ca finira très mal !
à marie 75
De Alain Pacifique
03H50 | 06/11/2008 |
d'accord avec toi Marie.
je regarde régulièrement LCP , qui est d'ailleurs une bonne chaine d'info politique( et pas seulement politique ) et quand je vois les membres du gouvernement « répondre » aux questions de l'opposition, j'ai envie de les claquer. ils sont d'une arrogance, d'une suffisance incroyable. l'argument qui tue, c'est « mais qu'avez vous fait lorsque la gauche était au pouvoir » ? . comme si la droite venait d'arriver pour la première fois au pouvoir.
ils m'énervent, mais ils m'énervent
à marie 75
De admirateur
10H56 | 06/11/2008 |
évidemment tout ceci ne tiendra plus qu'un temps… parce que les français (ou d'autres européens) en auront assez de cette politique dictée par bruxelles.
Comme l'écrit le député PS Gilles Savary, opposant de principe à la privatisation de la Poste : Gilles Savary, déclare : « Si l'Assemblée nationale refusait de transposer une directive, en particulier la directive postale (…), ce seraient les principes généraux des traités de l'Union qui s'appliqueraient et qui pourraient être opposables devant un tribunal. »
Donc il ne va s'opposer que verbalement
il se trouve que j'écoute les débats à l'a.n. et au sénat de temps en temps.
hier justement le ministre laurent wauquiez se félicitait de pouvoir travailler de façon positive avec l'opposition (création d'un pseudo-pôle de reconversion suite à une fermeture d'usine)
à mon avis la reconversion est du domaine de l'union nationale (laissons faire les entreprises) quand la position d'un véritable parti d'opposition devrait être (surtout en cette période) non aux licenciements
à marie 75
De SylvainGautier
Citoyen | 12H26 | 06/11/2008 |
C'est parfaitement exact.
Le mépris de l'actuel gouvernement pour le sens des mots et pour les débats est unique. « décomplexé », quoi…
De spartacus1
18H06 | 05/11/2008 |
C'est quand même une mauvaise nouvelle pour Sarko (pour autant que ce soit une nouvelle pour lui). Il voudrait tant devenir le président de la zone euro, mais ça la fout mal pour cette candidature d'être le président d'un pays en voie de faillite et d'avoir largement contribué à cette faillite.
Il est intéressant de voir combien coute le parlement français et combien coute le parlement allemand, combien coute (au total) Sarko et combien coute Mme Merkel.C'est évident que les Allemands ne vont pas vouloir payer pour un pays qui gaspille ses ressources dans des dépenses somptuaires et royales pour son personnel politique.
En plus Sarko est irrespectueux avec Mme Merkel, la traitant de « la grosse Merkel » cela ne va pas arranger nos relations avec les Allemands.
Il est vrai que les Allemands traitent Sarko de Louis de Funès. Ce qui me parait injurieux à l'égard d'un Louis de Funès.
De Funès, jouait un rôle alors que pour Sarko les agitations, les tics, l'obséquiosité à l'égard des puissants et le mépris des humbles sont absolument naturel, venant du fond de sa personnalité.
De marie 75 3563
19H05 | 05/11/2008 |
je ne sais qd la vérité va exploser en france, mais ca vient…
Les entreprises reçoivent des courriers de leurs banques leur indiquant que leurs découverts sont maintenant interdits.
La France fait de la cavalerie …
Et notre De Funeste national mouline des paroles en l'air.
Un bon art. ds le canard sur les rapports entre SarKo/Fillon et les banques. A lire !
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 19H07 | 05/11/2008 |
Cool,comme ça la France pourra faire comme toutes les républiques bananières : mendier des peanuts à ce bon DSK du FMI à des taux d'intérêts qu'on fait aux pays sous-dévellopés histoire de ne pas pouvoir rembourser…
Vive l'économie de marché…
De affreuxjojo
19H27 | 05/11/2008 |
Sarko va tenter de tirer avantage de l'explosion de la dette. D'une part la crise financière lui permettra de se dégager de toute responsabilité bien que cette dette se soit creusé en 20 mois de sa présidence (en plus de celle creusée par les gouvernements précédents dont il a fait partie). Son action patinait avant la crise financière, mais l'ampleur des déficits de tout ordres (budget, dette, santé, retraites, commerce extérieur) lui ouvre un boulevard pour sa politique néo-libérale. Les coupes dans les budgets sociaux vont s'accélérer, ainsi que les privatisations. Toute la difficulté pour lui étant de faire se succéder les réformes sur un rythme suffisamment rapides pour prendre en permanence les oppositions de vitesse. En dressant les catégories de Français les uns contre les autres il peut également espérer éviter la coalition des oppositions. Ce type de scénario est à peu près certain. L'inconnue étant la capacité des Français a s'organiser rapidement et à surpasser les tactiques de divisions.
à affreuxjojo
De PANCH
Cadre | 13H30 | 06/11/2008 |
Cette contribution, je la trouve excellente : claire, sereine, respectueuse de (presque) chacun, orientée sur l'avenir et constructive.
De plus quand vous indiquez que « L'inconnue [est] la capacité des Français à s'organiser rapidement et à surpasser les tactiques de divisions. » et bien je vous approuve parfaitement et si des discours comme le vôtre était plus souvent tenu j'en serai ravi.
Pensez-vous, qu'à l'heure actuelle, seul un mouvement de la base puisse faire bouger les choses ?
Croyez-vous à l'opposition des partis et des syndicats ?
Si non, comment la base pourrait-elle « surpasser les tactiques de divisions » et comment pourrait-elle non seulement « s'organiser » mais agir ?
à affreuxjojo
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, bougi... | 19H35 | 06/11/2008 |
de quelle privatisation parles tu ?
compte tenu de l'ampleur de la dette, et pour n'en couvrir qu'une petite partie il faudrait tout vendre jusqu'à la Joconde, l'arc de triomphe et les plaques d'egout des rues
De fâché.com
perdu | 19H36 | 05/11/2008 |
Le SURENDETTEMENT PUBLIC ou dette publique, parlons-en, car il n'est absolument pas dû aux dépenses de santé excessives des Français (à part quelques inconscients), ni au mammouth éducatif public qui part en décrépitude, ni à l'inversion de la pyramide des âges, ni à la paresse des chômeurs et autres entités non rentables de la société.
ça, c'est la rengaine habituelle de nos nantis et autres profiteurs (financiers, capitaines d'industrie, politiciens des 2 et 3 bords, blings blings de la jet set) qui ne se posent par contre aucune question sur leur propre rôle majeur dans ce surendettement de l'Etat. Pour mémoire, dès l'arrivée au pouvoir du 1er gouvernement Raffarin, tous les ministres se sont votés un doublement de leurs salaires. Les députés et sénateurs se sont votés également des petits aménagements forts alléchants. Le nabot ou Gremlin en chef s'est taillé une cote sur mesure pour démarrer son quinquennat et effectivement son budget élyséen en a profité pour prendre quelques Millions d'Euros. Il faut bien payer tous ces déplacements tous azimuths pour un oui ou pour un non, pas vrai ? Ca coûte un pactole tous ces hélicoptères, jets accompagnés de toute la smala d'obséquieux, d'esthéticiennes , masseuses, majordomes, conseillers psy, think tanks volants ad hoc, publicitaires, familiers, artistes, cousins, cousines, et tout le cortège des nettoyeurs et préparateurs, les communiquants et porte-paroles. Ah, j'oubliais, tout cela nécessite aussi d'être encadré, sécurisé, préparé avec si possible, un escadron de gendarmerie mobilisé à chaque fois, des radars, des services spéciaux etc…
Au fait, combien ça coûte tout ça (à dire avec la bouche en coeur) ? Quelle part dans la fameuse dette publique ? Allez, à vos calculettes !
De drecman
A 2 ans de la retraite (-1) | 19H47 | 05/11/2008 |
Ce qu'ils savent parfaitement, c'est qu'une dette d'état n'est pas comparable à la dette d'un ménage, et que l'état français est endetté depuis des lustres ce qui ne l'a pas empêché de continuer à vivre et à prospérer. A droite comme à gauche. Le seul problème qu'ils ont maintenant, c'est d'avouer que la dette n'est pas un problème (vu les tous les € Mds qu'ils ont recemment balancé….).
Et c'est pas moi qui le dit, mais JP Fitoussi de l'OFCE, dont voici un extrait de la « lettre de l'OFCE N° 271 » :
« Certains dénoncent les charges d'intérêt comme une dépense particulièrement anti-redistributive puisque les intérêts sont versés aux plus riches. Nous avons déjà vu que leur poids effectif est faible, sauf si on se donne comme objectif de réduire le niveau de la dette. De plus, cet objectif peut être atteint de deux façons. Soit les arbitrages budgétaires sont défavorables aux dépenses sociales, qui sont réduites pour diminuer le déficit public ; soit l'effort porte sur les ménages disposant des revenus et des patrimoines les plus élevés, qui détiennent la dette, qui reçoivent les intérêts, et à qui l'État peut demander collectivement de rembourser la dette, en particulier par l'impôt sur le revenu et l'impôt sur la fortune. L'effet anti-redistributif disparaît alors.
Le pouvoir d'influence des différents groupes sociaux est donc au coeur de l'arbitrage politique et social qui apparaît si l'État se donne comme objectif d'aboutir à une dette nulle. Mais l'État n'est pas un ménage. Immortel, il peut avoir une dette en permanence, il n'a pas à la rembourser. »
Pour lire en entier cette excellente analyse, passer par le site suivant et cliquer sur le lien correspondant et tous les autres par la même occasion. Vous apprendrez, entre autre, qu'un enfant naît en réalité riche de 166 000 €, la dette comptabilisée par Maastrich ne prenant pas en compte les richesses produites par cette dette. Seuls les banquiers ont peur qu'un état trop endetté ne puisse rembourser en temps et en heure (à mon avis).
http://www.chomage-et-monnaie.org/Penseurs.html
à drecman
De tangi
perplexe | 20H49 | 05/11/2008 |
Ça fait plaisir de lire enfin quelqu'un étant allé un peu plus loin que le bout de son nez dans les commentaires de ce site ! !
Pour les autres :
La datte du Japon est de 170% de son PIB. Vous avez entendu parler de la faillite du Japon ? Moi non plus…
Toutefois : la dette n'est pas un problème majeur en elle même, ce qui ne veut pas dire que la mauvaise utilisation de l'argent publique soit une bonne chose pour autant.
à drecman
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 02H36 | 06/11/2008 |
Salut Drecman,
Je ne suis pas d'accord. La dette est un gros problème. Certes, un état n'est pas un ménage et il peut vivre endetté de façon permanente. Mais à partir d'un certain moment, le remboursement des seuls intérêts prend une proportion monstrueuse du budget de l'état, argent qui pourrait tellement mieux être utilisé si cette dette n'existait pas ! De mémoire, le remboursement de ces intérêts est le troisième budget de l'état et bouffe presque l'intégralité de l'impôt sur le revenu ! Comment cela ne peut pas être un problème ? !
à VinceDeg
De Pascal Riché
7
Rue89 | 09H39 | 06/11/2008 |
Si l'endettement a permis de doper l'économie (infrastructures, etc. ), ou de la soutenir en cas de conjoncture défavorable, cela se traduit alors en retombées fiscales. Le fait d'avoir un service de la dette n'est donc pas forcément un « problème » .
L'endettement est un problème s'il n'a servi qu'à alimenter des dépenses peu productives ou des investissements malheureux.
En soi, que l'Etat ne cherche pas à réduire son déficit pendant une année difficile (comme celle de 2009) est plutôt sage.
à VinceDeg
De tangi
perplexe | 11H21 | 07/11/2008 |
Vous êtes étudiant donc n'avez certainement pas de crédit immobilier.
SI toutefois c'est le cas, vous avez peut être une dette représentent 400 à 600% de vos revenus annuels et dont le remboursement et le premier post de votre budget, mangeant plus de 30% de celui-ci.
C'est une catastrophe ! ! ! Ah ben non en fait.
La bonne question, c'est effectivement est ce que l'argent est vraiment bien utilisé.
à VinceDeg
De drecman
A 2 ans de la retraite (-1) | 19H07 | 07/11/2008 |
Salut VinceDeg,
Justement, le remboursement des intérêts est ce que recherchent les banquiers. S'il n'y avait pas de dette, il n'y aurait pas d'argent. L'argent « liquide » que vous possédez dans votre porte-monnaie représente 15% du total de l'argent créé. Les 85% (en gros) restants sont ce qu'on appelle de l'argent « scriptural », c'est à dire de l'argent par « écriture », et donc immatériel.
Le principe de création d'argent (ou de la monnaie) réside dans l'emprunt (sous certaines astreintes pour les banques). Quand vous allez emprunter 100 000€ à la banque, celle-ci met sur votre compte la somme correspondante par un simple jeu d'écriture. Si vous voulez la récupérer en « liquide » pour payer vos éventuels fournisseurs, vous aurez une fin de non recevoir pour tout un tas de raisons.
Ces 100 000€ créés à partir de rien (ex nihilo en jargon) et qui ne correspondent à rien à l'instant de leur création sont ce qu'on appelle de « l'argent dette ». Ils se transformeront au fil du temps en « argent valeur » par vos remboursements, vos avoirs éventuels et héritages potentiels qui seront hypothéqués.
Les intérêts qui représenteront alors 200, 300, 400% de la somme empruntée (dépendra de la durée et du taux) seront bel et bien de l'argent valeur que votre banquier se mettra dans la poche et non pas de « l'argent dette » qu'il vous a si aimablement prêté. Personnellement, je ne connais personne qui ait déposé en banque de l'argent dette.
Le problème de la dette vient donc du système qui permet uniquement aux banquiers de créer de l'argent, celui-ci entraînant systématiquement une dette. Le système fonctionne comme cela et uniquement comme cela.
Cette « autorisation » a été donnée en 1974 par Pompidou (ancien banquier Rothschild) via son ministre des finances de l'époque, un certain VGE. Auparavant, le Front Populaire en 1936 avait commencé à nationaliser la Banque de France (« les banques je les ferme, les banquiers je les enferme » - Vincent Auriol - Ministre de l'économie et des finances de Léon Blum), puis Le Général de Gaulle a terminé le travail en 1945. L'état pouvait alors créer sa monnaie SANS DETTE, et orienter les dépenses vers ce qu'il jugeait opportun. Ces années entre 1945 et 1973 ont été appelées les « Trente Glorieuses ». Allez savoir pourquoi.
à drecman
De VinceDeg
étudiant | vincedeg.nolizard.org | 18H41 | 09/11/2008 |
OK, merci pour la réponse, je connaissais déjà à peu près le mécanisme de création de la monnaie et de la dette mais je ne savais pas qu'à une époque l'état pouvait créer de l'argent sans être emmerdé… Ceci dit, j'imagine que pour l'inflation ça devait pas être terrible, pareil pour l'évaluation de la monnaie à l'étranger - enfin ça a dû être les motifs invoqués par VGE et Pompidou.
Alors votre position n'est pas de continuer à emprunter selon le système actuel, mais plutôt de changer complètement le système et autoriser à nouveau les états à créer de l'argent auprès des banques centrales sans avoir à payer d'intérêts ?
Parce que je maintiens, si l'on reste dans le système actuel, la dette que nous nous créons est une mauvaise dette (cf intervention de P. Riché) et est un vrai problème.
De Un futur morceau de soleil vert
etudiant | 03H22 | 06/11/2008 |
« Le seul problème qu'ils ont maintenant, c'est d'avouer que la dette n'est pas un problème »
« Mais l'État n'est pas un ménage. Immortel, il peut avoir une dette en permanence, il n'a pas à la rembourser »
Je suis pafaitement d'accord avec vous (et Mr Fitoussi).
Cela dit, ca amene a se poser une question : quelles seraient les conditions pour que cette affirmation ( » l'État peut avoir une dette en permanence, il n'a pas à la rembourser « ) devienne fausse ?
Et la seule reponse qui me vient n'est pas assurante :
Cette affirmation serait fausse si les banques pouvait disposer d'armee privee pour faire valoir leur droit.
Science fiction me direz-vous ! … Certes, mais de moins en moins.
- Rappelez vous que Poutine a ouvert la Boite de Pendore en autorisant Gazprom a se doter de sa propre armee pour proteger ses activites.
- Et quelques think-tank, dans leur delire ultra liberale, arrive a nous pondre ce genre d'idee sans le moindre complexe :
http://www.ifrap.org/La-privatisation-de-la-violence-armee,0139.html
Veuillez m'excuser d'avoir un peu diverge » du sujet original, mais je pense qu'il est important de se rendre compte que le neo-liberalisme tend a la maitrise d'absolument tous les pans de la vie par le marche'. Y compris la guerre et les raisons qui peuvent la justifier.
à Un futur morceau de soleil vert
De drecman
A 2 ans de la retraite (-1) | 17H45 | 07/11/2008 |
Si vous comprenez le système de la dette, la situation d'asservir par la force un pays pour l'obliger à rembourser sa dette est à l'opposé des intérêts des banquiers et du fonctionnement du système financier.
Pour qu'il y ait création d'argent, il faut qu'il y ait une dette (génératrice d'intérêts ce qui est détestable). Pas de dette, pas d'argent, et si tout le monde remboursait sa dette, il n'y aurait plus du tout d'argent. Pour pouvoir en redistribuer (payer les salaires par exemple), et bien il faudrait à nouveau s'endetter, pas d'autres moyens. Argent = dette, obligatoire.
Alors pourquoi limiter à 60% le taux d'endettement des pays au sein de l'Europe ? C'est la question.
De pascal kanibal
20H05 | 05/11/2008 |
La dette française c'est le modèle social français. Un état qui dépense 54% du PIB/an ne peut qu'aller à la ruine. Le pays des droits en tous genres va devenir le pays des factures et de l'évasion fiscale de ceux qui peuvent partir. De plus, il y aura toujours l'inégalité entre les fonctionnaires protégés qui profitent des prélèvements et les gens du privé qui financent l'état par le fruit de leurs efforts et qui restent sous la menace du chômage. Le système socialiste égalitariste et hyper-fonctionnarisé français s'auto-détruit et c'est logique car quand tout le monde veut vivre aux dépens de tout le monde, plus personne n'a rien.
à pascal kanibal
De kkadim
service public rhone alpes | 21H04 | 05/11/2008 |
pouh, minable ; soyez au moins un peu talentueux dans vos vomissures, que diable. c'est fade et plat.
à pascal kanibal
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 21H25 | 05/11/2008 |
c'est un technicien supérieur de L'UMP pour qui tu fais le caniche et à qui tu sert la soupe,ça s'appelle de la propagande idéologique réactionnaire de droite…
la même soupe à la merde que nous ont servi les potes du petit fils de ceux qui finançaient Adolf dans les années 30…tu sais,l'autre fin de race,celui qui a un ranch au Texas et un pote français avec une Rolex et des Ray-Ban…
à pascal kanibal
De OISANS38
retraitée | 00H17 | 06/11/2008 |
Question pour pascal kanibal : pouvez-vous me dire quelle est l'entreprise en France qui emploie le plus de précaires ?
à OISANS38
De jjhb
cosmonaute | 13H14 | 06/11/2008 |
je crois que c'est l'état : (
à jjhb
De OISANS38
retraitée | 16H18 | 06/11/2008 |
à jjhb : plus précisément, c'est l'Education Nationale. Continuons à y supprimer des postes !
à OISANS38
De pascal kanibal
19H34 | 06/11/2008 |
Probablement une entreprise publique à deux vitesses. Les fonctionnaires à statut savent ne pas partager leurs privilèges tout en nous rebattant les oreilles avec les idéaux d'égalité. Le PS devenu un syndicat de fonctionnaires aurait du mal à expliquer pourquoi il défend bec et ongles les statut particuliers des uns au détriment des autres. Bref, ils sont pour l'égalité chez les autres et pour le prélèvement de l'argent des autres. Normal !