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Le coût de la santé pour les ménages en hausse de 50% depuis 2001
LeMonde.fr24/11/09 | 14h59
Stages à l'ANPE : comment ne pas lutter contre le chômage
Par zoeazar | Pigiste | 06/11/2008 | 17H47
Nicolas Sarkozy vient de déclarer que le futur Pôle emploi, né de la fusion ANPE-Unédic, sera « l'arme absolue » contre le chômage. Le guichet unique permettra en effet la simplification des démarches administratives et le suivi personnalisé du demandeur d'emploi. Ce qui frappe, outre la pénurie d'offres, c'est le gâchis d'argent public. Exemple.
Fin octobre, je suis invitée par l'agence pour l'emploi des journalistes à participer à un stage de trois jours et demi intitulé « Stratégie de recherche d'emploi ». Etant inscrite à l'ANPE depuis plusieurs mois (même si, en qualité de pigiste, j'ai travaillé régulièrement pendant cette période), je suis éligible à cette prestation dispensée par un organisme de formation privé.
D'après mon conseiller, elle devrait permettre de formaliser un « plan d'action » pour faciliter mon retour à un emploi durable. Au programme : mise à plat des compétences, refonte du CV, prise de contact avec des professionnels en poste, préparation à l'entretien d'embauche. Même si la prestation n'est pas spécifique au métier de journaliste, il « espère » que le formateur saura s'adapter à son public (n'est-ce pas lui le client ? Je n'ose lui en faire la remarque).
A l'adresse inscrite sur la convocation, dans l'est parisien, des tables ont été rassemblées vite fait au centre de la pièce, ne laissant à la circulation qu'un couloir étroit recouvert d'une épaisse couche de poussière. Une dizaine d'ordinateurs antédiluviens se massent dans un coin. Au plafond, un néon clignote et bourdonne avec frénésie. Si l'objectif avoué du stage consiste à restaurer le dynamisme du chômeur, on commence à soupçonner qu'il poursuit en réalité un but secret, voisin de l'incitation à la dépression nerveuse.
A sept on ne commence pas le stage
Apparaît la formatrice, une très jeune femme vêtue d'un costume élimé et d'un pull à motifs floraux dont la palette emprunte au saumon et au lilas. Vanessa nous prévient d'emblée : elle ne peut démarrer sa prestation sans un minimum de huit stagiaires. Pour l'instant, sur seize convoqués, nous sommes sept. A l'entendre, il n'est pas rare que chacun s'en retourne à ses pénates, le chiffre réglementaire n'ayant pas été atteint. Une dizaine de minutes passe, où elle agite son stylo et fouille dans ses papiers pendant que les stagiaires somnolent. Comme elle paraît s'ennuyer ferme, Vanessa décide de faire un tour de table.
S'ensuivent deux heures d'une conversation amicale, où chacun fait part de ses expériences. Un journaliste de radio redonne le sourire à une spécialiste des jardins. Privée de la rubrique dont elle s'est occupée pendant une dizaine d'années, celle-ci envisage aujourd'hui de rédiger des brochures promotionnelles. Une femme élégante, licenciée après trente ans au sein d'un hebdomadaire, a l'air temporairement requinquée par Vanessa, qui la félicite pour la présentation de cette expérience dans son CV.
Au fil de la discussion se dissipe un léger malentendu entre les stagiaires, convaincus que la prestation serait adaptée à leur secteur d'activité, et la formatrice, à laquelle on avait juste précisé qu'elle aurait affaire à des « cadres ». Mais pas de problème, elle a l'habitude de s'adresser aussi bien à des chefs d'entreprise qu'à des techniciens de surface. Son métier, c'est la communication. La preuve, elle-même n'arrête pas de changer de métier :
« Dans ma boîte, il y en a qui se battent pour des CDI. Moi je leur dis : surtout, gardez-les, j'en veux pas ! »
Il faudra une nouvelle session
Au bout de deux heures, nous sommes toujours sept et Vanessa clôt la séance en nous suggérant de solliciter l'organisation d'une nouvelle session auprès de l'ANPE. Une jeune fille objecte d'un ton las qu'elle attend ce stage depuis le printemps, il y a donc peu de chances qu'on remette ça dans les semaines à venir.
Au téléphone, l'ANPE admet qu'il y a sans doute eu un problème d'organisation lié à l'envoi tardif des convocations. Pour ce qui est de la formatrice et de sa méconnaissance du sujet, on plaide les circonstances atténuantes : il n'y a pas de budget pour commander des prestations sur mesure, mais la méthodologie de recherche d'emploi est commune à tous les cadres s'adressant à un « marché caché » (c'est-à-dire accessible quasi exclusivement par réseau). Dans le fond, mon interlocuteur semble aussi découragé que moi.
En attendant, le prestataire facture et les ressources ne sont pas gâchées pour tout le monde. Renflouer le privé en exploitant le « marché caché » des chômeurs, serait-ce là le secret de « l'arme absolue » ?
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De Xiaochob
J'ai trouvé un boulot ! | 18H13 | 06/11/2008 |
Aghhhh ! Moi, il faut que j'y aille, à ce stage ! Même si je sais à l'avance que ça ne me servira à rien (ma « conseillère ANPE » me l'a fait comprendre).
Trois jours ! Pitié !
FOUTAGE DE GUEULE, OUI !
De MARIE-REINE
CORDONATRICE SOCIALE | 20H33 | 06/11/2008 |
c'est amusant de voir comme les choses durent et durent encore. Ca fait des années que cela existe et personne ne dit rien… Dans notre région l'anpe envoie les cadres voir une psy pour faire un bilan de compétences et pour « dynamiser » les connaissances acquises bla bla bla.. coût de l'opération environ 100 Euros trois quart d'heure… bien sûr c'est une psy du privé qui s'engage dès de début de l'entretien ( suite à mes questions)à ne pas agir sur les motivations et ne pas faire de PNL… Ben voyons ! ! ! Bref il faut faire du sauve qui peut dans ces cas là. Mais la question est de savoir si refuser d'aller à ces stages inutiles et à ces bilans de compétences foireux peut provoquer une radiation temporaire de deux mois, auxquels la direction départementale du travail peut rajouter deux mois supplémentaires …
De Blédine
formation en illettrisme | 07H15 | 07/11/2008 |
Ces pseudos stages de recherche d'emploi pour les chômeurs ont commencé à l'ANPE dans les années 80. période où le chômage de masse s'est installé. Jusqu'à ce moment, quand il y avait le plein emploi, toute personne quelque soit la catégorie sociale à laquelle elle appartenait trouvait un emploi par ses propres moyens sans avoir recours à « un-e spécialiste ».
Faut croire qu'aujourd'hui, même avec un bac + 10, personne n'est capable de trouver cette denrée rare qu'est devenue l'emploi.
L'état peut mettre une armée de préposés à l'aide de la recherche d'emploi, quand un pays se désindustrialise, n'investit plus dans l'éducation et la recherche et ne vise qu'à faire des économies en supprimant le maximum de services publics, les emplois fondent comme le beurre au soleil.
Le patronat n'a pas d'argent pour augmenter les salaires mais en a assez pour mettre en place des structures afin de surveiller de près « les chômeurs », (l'idée qu'ils restent encore des citoyens et devrait être traité comme tel n'effleure personne) et on les mène à la baguette comme des truands potentiels.
De skalpa
actif et militant ? | 07H49 | 07/11/2008 |
http://kprodukt.blogspot.com
De SOFight
11H39 | 07/11/2008 |
L'ANPE est incapable d'apporter une solution aux chercheurs d'emploi, elle fait appel à des prestataires extérieurs en grand nombre, supposés aidés et accompagnés ces chercheurs. En fait ces prestataires ont peu de compétences pour le faire, c'est un moyen comme autre de gagner de l'argent à moindre frais, il n'y a aucun contrôle qualité de la prestation par l'ANPE.
Les chercheurs d'emploi sont obligés de participer à ses stages, que cela leur soit utile ou pas, on ne leur demande pas leur avis, la décision est prise de façon unilatérale par le Conseiller ANPE. Qui sait mieux que vous ce qui est bon pour vous .Quand vous êtes chercheurs d'emploi, vous n'êtes plus acteur de votre vie professionnelle, vos aspirations et vos choix ne sont pas pris en compte. Vous vous sentez écrasé et méprisé, allez donc dans ces conditions trouver la motivation et la confiance en vous et vos compétences pour écrire à un employeur et réussir à passer un entretien.
Avec la récession qui s'annonce, cela ne va pas s'arranger, la Fusion UNEDIC -ANPE est une grosse fumisterie, ce n'est pas en créant un guichet que l'on crée des emplois, c'est en relançant l'économie !
De JJ Reboux outrageur de poulets
17H41 | 07/11/2008 |
Mon petit doigt me dit que vont refleurir les stages surréalistes comme ce stage démarrant lendemain de la convoc (stage de 6 semaines, quand même ! ) auquel nous avions été « invités », à l'ANPE du 9e arrondissement de Paris, 56 chômeurs et ma pomme, en décembre 2005.
A l'époque, Christian Charpy, patron de l'ANPE, tentait de filer un coup de main à son ami Villepin (en plein guerre contre le futur président) pour faire baisser artificiellement le chômedu. Avec Pôle Emploi, on peut craindre le pire, vraiment.
A l'époque (je me répète), ça avait fait un peu de bruit, Libé, Canal+, le Canard en avaient parlé, ça a même débouché sur un livre (Chômeurs, qu'attendez-vous pour disparaître ? ) que j'avais édité et qui était passé totalement inaperçu, hélas…
Si ce bouquin intéresse des riverains (livre-état des lieux, paroles de chômeurs, sociologues, agents ANPE, etc, toujours d'actualité 2 ans après sa parution), on brade avant pilon :
http://apreslalune.free.fr/TLPpres5.html