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Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Comment les écrivains français gagnent leur vie
Par Rue89 | 09/11/2008 | 23H09

Sujet tabou entre tous, le train de vie des grandes plumes françaises reste un secret bien gardé par les grandes maisons de Saint-Germain-des-Prés. En tout, les écrivains vivant de leurs livres ne sont pas plus de cent cinquante. Une bourse éminemment volatile que nous avons décryptée comme une course cycliste, avec ses stars et ses porteurs d'eau.
Lorsqu'il signe un contrat avec une maison d'édition, un auteur est rémunéré de deux façons : il perçoit d'abord un « à-valoir » sur les droits d'auteur, somme calculée en fonction de sa notoriété, du sujet, de l'audience espérée par l'éditeur. Ensuite, il percevra, un an après la sortie du livre, les droits, soit un pourcentage du prix hors taxe. Le contrat de base, en littérature générale, est le « 8/10/12 » : 8% pour un premier palier de 0 à X exemplaires, 10% de X à Y exemplaires et 12% au-delà. Le contrat devient un « 10/12/14 » quand l'auteur est une star… ou un gros transfert. Le X et le Y variant en fonction de la notoriété de l'auteur et des ventes des livres précédents.
Exemple avec Faïza Guène : le contrat signé avec Hachette Littératures est un « 10/12/14 » depuis son premier livre. La jeune romancière touche 10% entre 0 et 10 000 exemplaires vendus, 12% jusqu'à 20 000, et 14% au-delà.
Entre son premier (« Kiffe kiffe demain », 2004) et son troisième roman (« Les Gens du Balto », 2008), son à-valoir a triplé.
L'à-valoir est un chiffre reconnu comme très réaliste, puisqu'il est calé sur les chiffres de ventes des livres précédents et sur le potentiel du nouveau livre. « Une évaluation qui est la plus saine possible », note-t-on chez Flammarion avant de préciser :
« Ce qui fausse tout, c'est lorsqu'il y a transfert d'un auteur. Car l'à-valoir augmente alors de 30 ou 50%, mais n'est plus calé sur le potentiel de l'auteur. »
Comme sur les grosses transactions du mercato, il faut aussi rembourser le coût du transfert.
En avant du peloton, ils sont une douzaine d'auteurs -jamais plus de quinze- à pouvoir prétendre à des à-valoir oscillant entre 1 et 2 millions d'euros par livre. Sans compter la variable de négociation des droits (étrangers, audiovisuels) qui peuvent générer des revenus supplémentaires.
Les qualités indispensables pour en faire partie
A ce prix-là, il faut avoir derrière soi plusieurs best-sellers (au-delà de 100 000 exemplaires), une vraie régularité dans la production (un livre par an ou tous les deux ans) et dans la qualité des œuvres. Sans oublier ce petit plus de la médiatisation assumée qui fait d'un écrivain un véritable auteur à succès : être râleur, paranoïaque ou passionné d'ufologie…
Ce petit club est réservé à des auteurs professionnels, dont c'est, en général, l'unique activité.
La plupart sont des quadras, ayant réussi à créer un style à la fois très personnel et populaire, autour de thèmes qui font écho dans la société.
En résumé, il faut être à la fois original et consensuel. La plupart de ces auteurs ont des agents littéraires pour négocier leur contrat.
Pour les plus gros succès, il faut ajouter à cela les droits générés par les reventes à l'étranger et, en cas d'adaptation au cinéma ou à la télévision, les droits audiovisuels. Ainsi, Jean-Christophe Grangé est-il passé de 2 millions de francs en 1998 pour « Le Vol des cigognes » à 1 millions d'euros pour « L'Empire des loups » en 2003 (source CNC). Tout cela est soumis à impôt et à cotisations sociales (6% des droits perçus).
La short list
L'échappée se compose aujourd'hui d'Anna Gavalda, Fred Vargas et Amélie Nothomb pour les femmes. Avec Christian Jacq, Jean d'Ormesson, Marc Lévy, Michel Houellebecq, Bernard Weber et Jean-Christophe Grangé pour les hommes.
Frédéric Beigbeder flirte avec ce groupe, mais n'a pas été assez régulier pour l'intégrer. D'après les Echos, Guillaume Musso n'en serait plus très loin.
A quelques longueurs, voici le peloton : quelques dizaines d'auteurs, jusqu'à une centaine dans les périodes fastes. Ils se voient gratifiés d'à-valoir évoluant entre 150 000 et 250 000 euros. Selon l'avocat Emmanuel Pierrat, spécialisé dans la propriété intellectuelle et écrivain à ses heures :
« Il faut y inclure tout ceux qui ont eu leur heure de gloire, un gros prix littéraire ou un vrai best-seller et puis qui sont retombés à un étiage moyen. »
« Etiage moyen » signifie des tirages oscillant entre 10 000 et 100 000 exemplaires.
Les qualités indispensables pour en faire partie
Avoir une vraie plume (ou pas) et/ou être capable d'une grande originalité dans le traitement du sujet. En fait, beaucoup d'écrivains sont l'homme (ou la femme) d'un seul livre. Certains se contentent de répéter la même recette, d'autres appliquent la tambouille marketing, efficace mais pas forcément emballante. Certains aussi s'attaquent à des sujets plus sélectifs, moins grand public. Beaucoup ont une autre activité liée à l'écriture : nègre, journaliste, ou universitaire.
Les classements intermédiaires
Quoiqu'il en soit, dans l'ensemble du peloton, 98% des auteurs publiés ont un autre métier. En France, cette seconde source de revenus est elle-même liée à l'écriture (nègre, traducteur, éditeur) ou à la sphère intellectuelle (journaliste, professeur), voire diplomatique (Jean-Christophe Rufin, Yasmina Khadra). Souvent, ces revenus sont les plus importants et vont faire augmenter la « valeur » de la demande.
Par exemple, un journaliste/écrivain people, devenu people grâce aux médias, fera augmenter ses à-valoirs grâce à sa valeur médiatique, plus que par sa valeur littéraire et son potentiel de ventes. Il y a aussi les écrivains qui deviennent « critiques », une fois qu'ils ont acquis quelque notoriété avec leurs livres. On vient leur demander des articles un tant soit peu en rapport avec ce qu'ils ont publié. C'est ainsi que, en fonction de sa légitimité et quel que soit le chemin effectué, un écrivain devient « quelqu'un qui connaît le sujet » (François Bégaudeau, Daniel Picouly).
Autres spécialistes des classements par points, les écrivains « de genre ». Spécialement ceux qui œuvrent dans le polar (Dan Franck). Ils sont très courtisés par les productions pour devenir scénaristes : Tito Topin, auteur de plusieurs romans, est ainsi devenu le « père » de Navarro, avant une grosse colère contre TF1 à la fin de l'exploitation du personnage -dont il avait gardé les droits. Le triomphe des séries « à saisons » coïncide avec l'émergence d'une nouvelle génération d'auteurs : Franck « La Chambre des morts » Thilliez, va ainsi s'essayer à l'écriture d« une grosse série télévisée, avec d'autres écrivains de genre.
Les nouveaux et les habitués
Dans cette catégorie, on peut distinguer deux types d'auteurs. Les vieux routiers, connaissant toutes les ficelles du métier : Régine Desforges, Max Gallo, Patrick Rambaud, Irène Frain, Tahar Ben Jelloun, Jean-Christophe Rufin… Liste ecclectique qui ne reflète en rien les qualités (ou défauts) littéraires des uns et des autres.
Et les jeunes prometteurs, en quête de carrière : Guillaume Musso en parfait représentant de la génération “je-sais-faire-un-bon-livre”.
Ici s'ouvre la longue liste des auteurs obtenant des à-valoir inférieurs à 100 000 euros, mais supérieurs à 20 000 euros. Une pléiade (quelques centaines) qui parvient à draîner un large public. Ils ont l'habitude de publier : des livres pratiques, des livres de jeunesse, mais aussi des romanciers réguliers ayant conquis au fil des années un public restreint mais fidèle. A chaque publication, ils parviennent à écouler quelques dizaines de milliers d'exemplaires, avec des livres ayant une durée de vie plus longue que la moyenne.
Les qualités indispensables pour en faire partie
Faire simple, plutôt court et concret… qualités nécessaires pour les livres dit pratiques. A l'inverse, si l'on prétend à la fiction, la méthode inverse est applicable : faire long, complexe et abstrait. Pas de recette miracle donc, mais la volonté de publier le plus régulièrement possible pour satisfaire ses aficionados.
Le patchwork des auteurs
Dans cette catégorie, vous trouverez de parfaits inconnus : qui peut citer un auteur de roman de gare sans regarder son kiosque ? Ou alors de vraies vedettes, snobées par les grandes maisons rassemblées autour de la place de l'Odéon. Sans oublier désormais des auteurs de BD qui ont su drainer, au fil des albums, un large public.
Zep, dessinateur, fut en 2006 le plus gros vendeur en librairie avec un tirage de 1,8 million d'exemplaires pour le onzième tome des aventures de Titeuf.
Dans le langage des suiveurs, l'autobus, c'est le groupes des sans-grades qui se rassemblent au pied du col, pour être sûr de ne pas terminer la course hors-délais. La fourchette des à-valoir varie de 2000 à 10 000 euros. Ici, on trouve les fatigués, les plagiaires et les exigeants. Le long cortège de ceux qui refusent tout compromis avec le genre, l'écriture ou le sujet. “La bérézina”, lance Emmanuel Pierrat, ironique, ajoutant que l'autobus regroupe “des milliers d'auteurs”. Parfois très bons, mais évoluant dans un secteur en crise. A l'image de l'excellent écrivain qu'est notre blogueur Francis Mizio, moins enthousiaste sur l'évolution de l'économie du métier :
“Les à-valoir se sont effondrés ces cinq dernières années. Avant, une série noire chez Gallimard, c'était 5000 euros, pour un tirage moyen de 5 à 6000 exemplaires. Aujourd'hui, la moyenne est à 1000 exemplaires. Faites le calcul… Et ne parlons pas de la littérature jeunesse, où les à-valoir ont perdu deux tiers de leur valeur. Le secteur est ultra saturé, donc les ventes sont faibles.”
Cette crise est sans doute aussi la conséquence d'une certaine uniformisation des livres marketés pour le succès.
Les qualités indispensables pour en faire partie
D'abord savoir convaincre un éditeur de vous publier. Faire un livre est toujours un pari risqué pour celui qui accompagne sa conception, sa fabrication et sa diffusion. Il peut être convaincu par :
- une personnalité exceptionnelle (les héros inconnus du quotidien) ;
- une histoire exceptionnelle (un destin hors du commun, un événement historique revisité par un personnage) ;
- un genre exceptionnel (une vraie nouveauté littéraire).
Il y a aussi le coup de foudre, incontrôlable, non pas pour les beaux yeux d'un auteur, mais pour le souffle du récit. Ou le coup de chance.
Une catégorie où il est obligatoire d'avoir un (autre) vrai métier
Dans cette dernière catégorie, vous trouvez de très nombreux journalistes, abonnés aux livres “documents” (la non-fiction, comme disent les éditeurs). Mais aussi des “ghost writers”, des écrivains fantômes, qui prêtent leur plume à ceux qui n'en ont pas. La plupart des livres de témoignages, par exemple, sont écrits par des nègres. Tout comme les brillantes analyses économiques des grands patrons, les biographies des hommes politiques ou les mémoires des artistes. En général, ces gens-là n'ont pas le temps d'écrire. Ils font alors appel aux pros de l'écriture.
Hubert Artus et David Servenay
Photo : Les romanciers Amélie Nothomb, Faïza Guène, Anna Gavalda, Marc Lévy, Guillaume Musso et le dessinateur Zep (Audrey Cerdan/Rue89). Fred Vargas à Rue89 (Maé Faure).
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De Le Yéti
yetiblog.org | 11H30 | 11/11/2008 |
QUELQUES PRÉCISIONS
Dans les critères d'attribution des (gros) à-valoir, celui sur la notoriété de l'auteur (en termes d'impact médiatique, d'appartenance historique à un quelconque jury de prix, etc.) me semble avoir été oublié. Il est pourtant essentiel. C'est ainsi que pas mal de nos gloires littéraires (cherchez donc du côté de l'Académie Française) touchent des a-valoir bien supérieurs à ce que représentent leurs ventes réelles.
Sans mettre en cause la qualité de l'enquête, j'aimerais savoir combien d'informations recueillies ont pu être réellement vérifiées (copie de contrats, de déclarations officielles de revenus…) Pour appartenir professionnellement depuis longtemps à ce milieu, je peux vous dire qu'il y a souvent des années-lumières entre les affirmations fantasmées et la réalité. À peu près autant qu'entre les faramineux chiffres de vente claironnés et le CA comptable net de retour ; -)
Il faut bien savoir que ce n'est vraiment pas les départements littéraires servent plus de façade qu'à enrichir les finances des grandes maisons d'édition, au contraire des ouvrages d'éducation scolaire ou des livres pratiques (guides touristiques, livres de cuisine, etc..
Enfin concernant la remarque de cyp sur la réalité de l'écrivain Internet. Eh bien, je peux vous affirmer que les audiences de certains blogs feraient pâlir de honte bien des chiffres de vente de chef d'oeuvre papier (moyenne de vente d'un livre tout genre confondu : environ 1000 exemplaires ; 650 pour la littérature.).
Quant à essayer de se rassurer en se disant que contrairement aux livres pérennes, l'Internet est le domaine de l'éphémère, c'est encore raté. La grande majorité des « chefs d'œuvres » de nos rentrées littéraires repartent vers le pilon dès leur troisième mois d'existence.
Le seul vrai avantage du format livre papier est de permettre l'existence d'œuvres longues (quasiment impossible à lire sur un écran, d'où le crash du fameux e-book).
à Le Yéti
De compte supprimé 24
| 14H57 | 11/11/2008 |
Salut Yéti !
L'internet n'est pas si volatile qu'on le claironne un peu partout, c'est vrai.
Un serveur peut tomber en carafe et voir ses données détruites, mais le papier est combustible. Tout n'est pas archivé, loin s'en faut, mais il existe une réelle prise de conscience du problème par les autorités.
Par contre, les premiers incunables du net ont été détruits dans l'incendie de magenta.com en 1994. C'était alors l'unique serveur des newsgroups. J'en ai tout de même récupéré la cultissime « Liste » de Nurse Jones, que j'ai traduite et mise en ligne en 2000, et qui s'est écoulée à plus de 100 000 exemplaires depuis (je ne mens pas : c'est le nombre des téléchargement comptabilisés par Webalyzer).
Elle se trouve ici :
http://cypluraghi.free.fr/la_liste/01_preface.htm
C'est très dur de lire un texte long à l'écran, je le concède… mais en réglant correctement sa luminosité et avec un navigateur correct, on finit par s'y faire très bien… en attendant mieux. Pour moi, c'est pas plus dur que de me taper un Poche mal imprimé en Times corps 9.
Pour le roman, je ne sais pas (je crois que c'est un genre moribond), mais l'internet me semble idéal pour les formes courtes : nouvelle, poésie et aussi le roman-feuilleton.
Et puis quel luxe ! On peut enfin s'offrir de belles illustrations.
à Le Yéti
De David Servenay
Rue89 | 17H20 | 11/11/2008 |
Vous avez tout à fait raison de pointer, cher Yeti, les limites de cette enquête, qui vaudrait un récit en soi.
Effectivement, il est quasiment impossible de mettre la main sur des documents comptables originaux sur ce sujet, car chacun observe une prudence de Sioux en la matière.
Sur les modes de rémunération, le calcul des à-valoir, le pourcentage des droits… etc, l'enquête est recoupée auprès de plusieurs sources et semble très proche de la réalité. Elle s'appuie d'ailleurs sur notre propre expérience (il y a quelques auteurs à Rue89).
Sur le montant de ces à-valoir, nous n'avons pas été très précis… faute de pouvoir l'être. La plus grande incertitude est celle de l'échappée belle, car les critères de calcul sont, vous le savez, très volatiles. Par définition, ils varient, vite et beaucoup.
Ces chiffres recoupent ceux donnés par le cabinet GFK, cités dans les Echos (voir lien dans le papier).
Plus vous descendez dans le peloton, plus les estimations sont fiables, car fondez sur des témoignages directs et d'ailleurs nettement plus réalistes, par rapport aux contraintes économiques du secteur.
Sur le reste, je souscrits à nos remarques, y compris sur les écrivains du net.
De Marie33
dilettante | 12H51 | 11/11/2008 |
Vous allez me trouver mesquine. Amélie Nothomb est certes publiée en France, mais n'en reste pas moins belge. Pas de nationalisme dans ma remarque : sa photo illustre le titre de votre article. C'est une info incorrecte, donc une mauvaise entrée en matière…
De susannalak
13H05 | 11/11/2008 |
Christian Jacq, Jean d'Ormesson, Marc Lévy, Bernard Weber et Jean-Christophe Grangé, Guillaume Musso : j'ai la démoralisante impression d'être dans le métro à 9 heures du matin.
Quand par hasard j'y tombe sur quelqu'un qui lit un livre plutôt que Closer ou Voici, c'est souvent l'un de ces auteurs. Au mieux, « L'élégance du hérisson », un Amélie Nothomb ou un Jean-Christophe Rufin.
Comme je ne lis pas Guyotat dans le texte, je ne vais pas faire la maligne, mais j'imagine que j'ai le droit d'être un peu navrée.
De elle-vessia
artiste visuelle | 16H42 | 11/11/2008 |
Très bon l'article sur les écrivains , maintenant j'attends le même genre (une enquête quoi ! ) pour les « artistes visuels » : leur création, les galeries,les critiques etc… Peut-être pour nous rendre compte que les uns ne sont pas loin des autres ou peut-être pas !
Je pense que pour ces travailleurs de l'Art les considérations marchandes devraient changer : NON ? ?
Qui pourrait faire un tel article aussi complet …. ?
De abraham1
virtuelle | 19H40 | 11/11/2008 |
Roman en ligne
Un roman est publié fragment par fragment en ligne
LA DEPRESSION NERVEUSE DE MADONNA
http://ladepressionnerveusedemadonna.over-blog.com/
merci
De Czar.
réac | 20H02 | 11/11/2008 |
très bon article (pour une fois).
« 150 écrivains vivant de leur plume ».
Sachant qu'il y a à tout casser 10 écrivains lisibles en France, ça laisse une belle marge de manoeuvre.
De tchouf
Musicien | 00H37 | 12/11/2008 |
c'est marrant de mettre une photo d'Amélie Nothomb pour un sujet à propos des écrivains français, Amélie est Belge … hé oui ; -)
à tchouf
De TARPON
10H27 | 12/11/2008 |
et en plus c'est le seul vrai ecrivain de la liste.
De Susanna
10H04 | 12/11/2008 |
Je serais moi aussi partante pour un article sur le monde de l'art, en sachant tout de même que le thème est plus complexe, plus pointu et encore plus déprimant.
Merci pour celui d'aujourd'hui, en tout cas.
De Coldo
pas là | 10H53 | 12/11/2008 |
Une catégorie d'auteurs oubliée dans cet article, les auteurs de Bandes Dessinées…
Je pense que des gens comme Uderzo (Astérix), Zep (Titeuf), ou Jean Van Hamme (Thorgal, Largo Winch, XIII), doivent gagner beaucoup plus que ceux que vous avez cités…
De Flore Balthazar
auteur de bédés | 11H23 | 12/11/2008 |
Bien vu : les plus grosses ventes de livres, tous genres confondus, sont souvent des bandes dessinées…
De berbère
11H41 | 12/11/2008 |
pous oubliez aussi le cas de l'écrivain publié par un éditeur qui galère sans pouvoir s'offrir un diffuseur et ne sort que des tirages entre 500 et 1000 exemplaires à la fois mais qui peut rééditer le même bouquin 8 ans plus tard. Ce même éditeur a vu deux de ses écrivains gratifies de prix (pas le Goncourt ni le Médicis), et une autre nominée par le prix Méditerranée finalement attribué à Edmonde Charles-Roux, comme si elle avait besoin de çà pour sa notoriété et besoin de ces 50.000 francs -(c'était juste avantl l'euro). Je pense que le cas de cet éditeuret de ces écrivains n'est pas unique.
De fablyrr
| 13H06 | 12/11/2008 |
ce qui m'agace un peu dans ce genre d'article c'est qu'il n'est qu'a l'image de la société bien pensante actuelle ; La littérature blanche est en avan tet les autres oubliées.
Les littérarture de l'imaginaire, même en tant que microcosme regorge de talents ignorés et souvent bien meilleur que certains auteurs de littérature dite blanche.
Plus on continue a habituer les lecteur aux standards « qui se vendent » et autre plus ils resteront dans ces clous, or il y a une multitude de littérature dont certaines auraient pu être citées ici ;
C'est dommage, c'est tout.
De Canadien_volant
Waterloo... Morne plaine | 15H08 | 12/11/2008 |
Il serait intéressant de comparer la liste des écrivains les plus « rentables » avec celle des écrivains tombés tellement amoureux de l'Irlande qu'ils s'y installent 6 mois par an…
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 11H56 | 13/11/2008 |
Sympathique article qui va surement motiver la foule des aspirants écrivains : D
Enfin, c'est comme de nombreuses autres activités, telles que la musique, le développement de softs open source ou la course cycliste, c'est ce qui permet d'épanouir l'âme mais c'est le vrai boulot qui épanouit l'estomac…