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AFP via Google.com07/11/09 | 14h07 -
Changement à la tête du Crédit Agricole
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Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Une fausse Sorbonne vend des diplômes pour 500 euros
Par Jean Abbiateci | Journaliste | 12/11/2008 | 12H51

Dans la tribu des bidonneurs de CV, les lecteurs de Rue89 avaient déjà fait connaissance avec un maître en la matière : Alexis Debat, expert en terrorisme autoproclamé qui squattait les plateaux de télévision américains. Mais son doctorat bidon, délivré par la non moins bidon Edenvale University, n'est qu'un exemple parmi d'autres des possibilités qu'offre le marché des « diploma mills », littéralement des moulins à diplômes, qui sévissent sur la Toile.
Vous rêvez d'un MBA Business ou d'un Master Informatique ? Contre quelques centaines ou milliers d'euros, ces fausses universités en ligne vous délivrent leurs sésames sans aucun cours ni examen. Selon les sources, on en dénombrerait 300, voire 800 dans le monde. Un secteur en pleine croissance, surfant ces dernières années sur la démocratisation de l'accès à Internet.
Aux Etats-Unis, le système est rodé. La plupart des moulins à diplômes profitent de la notoriété d'écoles anglo-saxonnes en jouant sur l'orthographe : la très prestigieuse Stanford University.edu devient ainsi sur le web une Standford University.edu.tf beaucoup moins tatillonne sur la sélection de ses élèves. Le phénomène n'épargne pas la France.
Une étrange « Ecole supérieure Robert de Sorbon »
C'est au cœur des vertes campagnes de Poitou-Charentes, à la Trimouille plus précisément, que se niche la surprenante Ecole supérieure Robert de Sorbon. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s'agit pas d'une antenne rurale de Paris IV-Sorbonne.
Sur son site web en anglais, toutes les rubriques correspondent à celles d'une « university » : le mot d'accueil du doyen, la devise, le coin des anciens élèves… et une boutique (supposée « not for profit »), où l'on peut acheter quelques « goodies » (la casquette à 15 euros, l'autocollant pour 6 euros).
Allons jeter un œil au rayon des diplômes. On trouve de tout, des MBA, des Bachelors, des Doctorates : commerce, agriculture, science, aérospatiale ou théologie ! Vous pouvez même choisir l'intitulé du diplôme. Ici, le client est roi.
Comment est-ce possible ? L'argument est implacable : la Validation des acquis de l'expérience (VAE). En France, ce dispositif, légal, vous permet de transformer des années d'expérience professionnelle en diplôme. Exemple : vous avez été éducateur pendant quinze ans. Vous pouvez faire reconnaître cette expérience pour acquérir par exemple un Master. Or, de l'avis de ceux qui l'ont vécu, le parcours est long et n'a rien d'une formalité.
L'université « Robert de Sorbon » profite d'un vide juridique
L'Ecole supérieure Robert de Sorbon, elle, vous demande seulement l'envoi un CV succinct par email et surtout un virement PayPal de 50 euros avant toute chose (et un autre de 500 euros si votre dossier est accepté). La réponse du jury est garantie en 30 jours chrono.
C'est sur un vide juridique que l'activité de Robert de Sorbon s'est nichée. Sauf pour les professions réglementées (médicales notamment), n'importe qui peut dispenser une formation professionnelle et offrir un diplôme sans agrément particulier. Dans ce no man's land, il existe des établissements sérieux et d'autres beaucoup moins.
Robert de Sorbon fait partie de la seconde catégorie. Concrètement, l'université n'a pas d'existence réelle. Elle a simplement été immatriculée en 2004 comme association à la Trimouille. Sur place, pas de campus, comme nous l'a confirmé le responsable du Point Relais Conseil chargé de la VAE sur le secteur Sud-Vienne.
Le site a été enregistré par le doyen de la pseudo-université lui-même, John Thomas. On retrouve la trace de ce curieux personnage de l'autre côté de la planète, à Wallis-et-Futuna, collectivité d'outre-mer française où il a enregistré le site web d'une non moins étrange Université de Wallis. Cette dernière propose à peu près le même système de diplômes que Robert de Sorbon, et ne dispose pas non plus de locaux, ce que nous a confirmé le vice-recteur de Wallis.
Un serial-universitaire en Floride
John Thomas est en fait le pseudonyme utilisé par un Français devenu Américain, Jean-Noël Prade, qui a certifié en 1999 devant le tribunal du comté de Sarasota, utiliser ces différents pseudonymes.
L'homme a de multiples casquettes. Outre Robert de Sorbon et Wallis, il possède également une autre université floridienne, Saint Augustin. Prade est également à la tête de l'AUAP un organisme qui évalue et conseille les étudiants étrangers pour leur recherche d'une faculté américaine et gère parallèlement d'autres activités, notamment la vente à distance de cosmétiques roumains.
Faute de pouvoir le joindre par téléphone, nous avons réussi à le contacter par email. Il nie être le créateur de ces différentes universités, même s'il dit connaître l'Université Robert de Sorbon.
« Je vous assure que l'AUAP et moi-même n'avons eu aucun contact avec cet établissement depuis au moins deux ans et dem. Pour moi, les institutions que vous mentionnez (Wallis, Sorbon, Saint Augustin) ne sont pas les moulins à diplômes puisque ils ont le droit d'accorder des diplômes et ont, d'après ce qu'ils en disent, des procédures sérieuses. »
En tout cas, l'homme s'occupe de ses universités en bon père de famille. Il n'hésite pas, quand les notices Wikipédia mettent en doute la probité de ses écoles, à faire le ménage depuis son ordinateur de Sarasota sur les articles Sorbonne.
Multi-casquettes, Prade traîne également quelques casseroles. En 2000, il est condamné pour avoir acheté les noms de domaines Internet Louis Vuitton. En 2006, l'AUAP est condamné pour s'être revendiquée d'une accréditation qu'elle n'avait pas.
Alertés, quelques journalistes locaux, notamment du Sarasota Herald Tribune, ont publié une enquête sur les agissements de ce personnage…
Un marché mondial de 200 millions de dollars
La France n'est pas la championne du monde des moulins à diplômes, elle n'en abrite, selon notre enquête, que cinq. Le Centre national de la certification professionnelle recueille de temps en temps des doléances et des questionnements d'étudiants sur la validité de ces établissements, rassemblée dans un dossier intitulé « arnaques ».
Outre Robert de Sorbon, plusieurs questions d'utilisateurs concernent l »Université multiculturelle internationale, basée en Dominique. Cette université, qui, renseignement pris auprès du CNCP, n'a aucune valeur, propose le même système d'accréditation par la VAE que Robert de Sorbon. Détail amusant, son recteur est également l'auteur d'un guide de la VAE, publié en 2004 chez Eyrolles.
En tout cas, avis aux entrepreneurs : en ces temps de crise, la création d'un moulin à diplôme est un marché plein d'avenir. John Bear, consultant pour le FBI, estimait en 2001 que le marché pouvait aller au-delà des 200 millions de dollars par an.
Le chiffre d'affaires de certaines fausses universités oscillerait entre 10 à 20 millions d'euros. Certaines ont une base arrière dans des paradis fiscaux : Etat du Delaware, micro-états des Caraïbes, Libéria, Panama…, comme l'a répertorié l'Etat de l'Oregon. Résultat : la justice est souvent impuissante.
Aux Etats-Unis, le phénomène est pris très au sérieux, accusé d'être une porte d'entrée pour l'immigration illégale et le terrorisme. En France, l'échelle de l'arnaque est bien sûr beaucoup moins importante. Mais si ce marché est si florissant, c'est qu'il existe un vivier de consommateurs prêts à franchir le pas.
Il suffit d'aller sur certains réseaux sociaux professionnels comme Viadeo ou Linkedin pour se rendre compte que ces diplômes sans valeur trouvent preneurs. La preuve qu'en France comme ailleurs, le diplôme, même bidon, reste une valeur sûre.
Remise des diplômes de la US Naval Academy, à Annapolis (Jonathan Ernst/Reuters).
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De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 13H26 | 12/11/2008 |
Haut ! Haut ! C'est un saut de grenouille…
http://adjimdanngar.over-blog.net/
De Socrate Tchatcha
viouuuu du vent | 13H28 | 12/11/2008 |
Le superdidou a des problèmes avec son clavier ou bien ? ? ?
http://adjimdanngar.over-blog.net/
De pablico
13H38 | 12/11/2008 |
on va inventer le diplôme à à puce…
comme quoi les peaux d'âne ne valent pas souvent tripette. l'escroquerie existe et existera toujours…
De JP_JP
13H43 | 12/11/2008 |
Est ce que par hasard le Monsieur Uli Edel pourrait lui répondre un truc, n'importe quoi, juste pour l'arrêter. d'avance, merci
De PsyKoPatocH
alcoolique pratiquant | 13H46 | 12/11/2008 |
hhhoooooo lesuperdidou, t'es là aussi ? ? ?
De battuta
adorateur de la lune | 13H54 | 12/11/2008 |
hé ben voila les faux diplômes de Sarko (sciences Po ) et de Dati (MBA)…. finalement c'est de la e-nazocratie
De marie 75
14H22 | 12/11/2008 |
Paris IV / Sorbonne ayant été une fac issu de l'extrême droite … rien ne m'étonnera !
à marie 75
De battuta
adorateur de la lune | 14H34 | 12/11/2008 |
p4 à l'extrême droite ? vous avez pas du y aller…. ou alors vous avez pas suivi les cours
à battuta
De TARPON
21H46 | 12/11/2008 |
il a du confondre avec la station de metro.
à battuta
De marie 75
12H54 | 13/11/2008 |
relisez votre deloffre…
Et les luttes intestines à la séparation de la sorbonne en plusieurs morceaux… après 68 !
De marie 75
14H22 | 12/11/2008 |
lire issue … un « e “ a sauté …
sorry ! ! ! pour les sorbonnards
De Newborn Minnesotan
perplexe | 17H01 | 12/11/2008 |
Cet article est vraiment excellent !
Bon sujet, très fouillé, vérifié, preuves à l'appui, etc.
Vraiment, un modèle du genre.
Toutes mes félicitations à l'auteur et…
…au plaisir de le lire encore !
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 17H05 | 12/11/2008 |
De faux diplômes sont octroyés par des escrocs depuis des décennies. Il s'agit dans tous les cas (1) d'abuser de la confiance des gens, mais, dans la plupart des cas, (2) les gens en question entendent bien se prévaloir de ces diplômes en parfaite mauvaise foi.
Il y a une erreur dans le texte : l'Etat du Delaware (Etats-Unis) n'est pas un paradis fiscal. Il se contente de demander des frais d'enregistrement minimes aux entreprises américaines à constituer ou déjà constituées. Je ne sais pas exactement quel est le pourcentage d'entreprises américaines constituées au Delaware pour cette raison, mais ça ne doit pas être très loin de 80%. Toutes ces entreprises sont redevables de l'impôt sur les bénéfices à l'administration fiscale américaine (Internal Revenue Service), et ne bénéficient donc pas d'un avantage quelconque.
De Jean Abbiateci (auteur)
Journaliste | 18H42 | 12/11/2008 |
@Jaycib
Concernant le Delaware, vous avez raison, il n'apparaît pas effectivement sur les listes des paradis fiscaux publiées par le FMI et l'OCDE. Mais les critères pour élaborer ses listes sont assez restrictives de l'avis de certains experts et acteurs de la société civile.
La « plate-forme paradis fiscaux et judiciaires » qui regroupe plusieurs grandes ONG (Caritas, Oxfam, Transparency International..) classe le Delaware comme paradis fiscal, avec un score qui le place au-dessus d'Hong-Kong ou du Luxembourg.
http://argentsale.org/data/File/brochurepfj.pdf
Pour vous faire une idée plus précise, je vous conseille un lien très intéressant d'un article du temps sur cette question.
http://www.letemps.ch/template/print.asp ? article=215017
A noter également, l'ouvrage de Chavagneux et Palan sur les Paradis Fiscaux. Il donne d'ailleurs le chiffre de la moitié des entreprises américaines cotées en Bourse qui ont leur siège social dans cet état.
à Jean Abbiateci
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 09H46 | 13/11/2008 |
Merci pour les liens, très informatifs !
à Jaycib
De Jean Abbiateci
(auteur)
Journaliste | 14H00 | 13/11/2008 |
Si creuser la question des paradis fiscaux vous intéresse, j'en profite également pour partager avec vous une autre lecture récente.
Un monde sans loi, de Jean de Maillard et Pierre-Xavier Grézaud
http://livre.fnac.com/a1342/Jean-de-Maillard-Un-monde-sans-loi ? PID=1&Mn=…
L'ouvrage date un peu (1998), mais c'est une vraie mine pour comprendre dans le détail comme fonctionnent les paradis fiscaux (et le blanchiment d'argent). En plus, c'est plein d'infographie explicites, d'exemples concrets. Bref, je vous le recommande.
De Michael A.
apprenti-chercheur (futur chômeur) | 17H52 | 12/11/2008 |
Article excellent et amusant.
Cela dit, je retourne à mes études bidons - enfin je veux dire « qui mènent au chômage ».
C'est que, parfois, on peut étudier longtemps des choses sérieuses pour au final n'être perçu que comme un moins que rien !
à Michael A.
De supprimé à la demanande du riverain 23 avril
... | 20H06 | 12/11/2008 |
Je suis exactement dans ce cas précis. 4 ans d'études pour finir en intérim à faire de la manutention à 32 balais et peu de possibilités de « recyclage ». Concernant l'article, je me dis que les recruteurs ne sont pas dupes et sont assez pro pour flairer les mauvais coups. Une rapide enquête et le fraudeur est démasqué.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 18H36 | 12/11/2008 |
Tant qu'on continuera à faire croire que les diplômes valent quelque chose et surtout peuvent remplacer un simple test, ce genre d'arnaques à de l'avenir.
Au fait, quelle est la différence entre ces pseudos diplômes et un vrai diplôme donnée par une vraie grande école lorsque le titulaire est totalement incompétent ? Le fait qu'il a du payer dix fois plus cher pour avoir le second ?
De adrien.chinn
Hésitant | 19H46 | 12/11/2008 |
Mince alors, après lecture de cet article, j'en viens à me demander si mon diplôme de droits des légumes de l'université de Yelle à vraiment de la valeur.
De Alfary
Ronchon | 20H03 | 12/11/2008 |
»Comment est-ce possible ? L'argument est implacable : la Validation des acquis de l'expérience (VAE). En France, ce dispositif, légal, vous permet de transformer des années d'expérience professionnelle en diplôme. »
Que vient faire la VAE dans cette galère ? J'avoue ne pas comprendre. L'accès aux titres et diplômes de l'enseignement supérieur par VAE est strictement encadré par les décrets n° 2002-529 du 16 avril 2002 et n° 2002-590 du 24 avril 2002. Quant aux autres certifications, elles relèvent du décret n° 2002-615 du 26 avril 2002. L'inscription au RNCP étant, elle, une procédure strictement déclarative.
Il est troublant de voir associer la VAE à un contexte d'escroquerie. Il n'y a aucun lien.
à Alfary
De Jean Abbiateci
(auteur)
Journaliste | 08H20 | 13/11/2008 |
@Alfary
L'inscription au RNCP est en effet facultative. De mémoire, je crois que c'est un tiers qui est concerné (j'en profite pour rectifier une petite coquille dans l'article : il s'agit de la Commission Nationale de la Certification et non pas du le Centre National… mea culpa).
L'université Robert de Sorbon entretient la confusion. Pour schématiser, leur argument publicitaire, c'est : « En France, vous avez la VAE, vous pouvez avoir n'importe quel diplôme, du moment que vous avez un peu d'expérience ». La liste des domaines concernés est d'ailleurs très hétérogène : « Arts & Sciences, Agriculture & Natural Resources, Business & Economics, Engineering, Human Resources, Education and Public Policy, Marine & Aerospace Studies, Theology »
Or, de l'avis de ceux qui ont entamé cette procédure, celle-ci est longue, exigeante, avec passage devant un jury. Rien d'une formalité
En gros, Robert de Sorbon fonctionne comme une coquille creuse. Elle entretient également l'illusion, notamment chez les étudiants étrangers (le public cible de Robert de Sorbon), que les diplômes qu'elle délivre sont ceux de l'enseignement supérieur français. Alors que les diplômes universitaires obtenus via la VAE sont, vous avez raison, strictement encadrés.
De Eliott
20H50 | 12/11/2008 |
On pourrait également évoquer les vrais diplômes qui ne servent à rien, ou les vrais diplômes qui valident des études ou plus exactement la somme payée pour faire ces études (Sup de Co et compagnie).
Finalement je ne vois pas trop la différence entre ces faux diplômes, et les faux vrais diplômes.
Sauf cas particulier, un bon entretien d'embauche et la période d'essai permettent très rapidement de constater que la personne a les compétences qu'elle annonce sur son CV.
J'ai l'occasion de recruter des personnes, et entre une personne motivée et une personne diplômée avec l'expérience la différence n'existe plus dans les mois qui suivent l'embauche. A l'exception près que je refuse les personnes qui ont uniquement un cursus commercial, ou marketing.
De Emma T
TBBT addict. | 21H51 | 12/11/2008 |
C'est drôle, on dirait un plateau du Risk… On peut payer avec des billets de Monopoly aussi ?
En fait, voilà qui me fait bien rire, ayant moi-même un vrai-vrai diplôme d'une profession réglementée (on dit « par le Gouvernement ») : après plein d'années d'études et une très bonne base théorique, la vie à fait que je ne m'en suis pas servie tout de suite et que j'ai absolument tout oublié. Pire : je pense que je serais complétement dépassée par les nouvelles techniques et surtout plus du tout efficace dans mon domaine dit « de compétence ».
En gros, pour m'y remettre, il me faudrait un stage d'un an au bas mot.
Il y a des tas de boulots où il vaut mieux être intelligents et débrouillards que bardés de diplômes d'écoles dans lesquelles on a surtout tenu la buvette du BDE ou ramé en rythme dans l'équipe d'aviron.
Il y a comme cela quelques Grandes Zécoles dans lesquelles le plus dur est de rentrer… ensuite, en lovoyant bien, on peut être relativement tranquilles.
Alors que des gens qui bossent sur le terrain arrivent à leurrer quelques temps leur petit monde avec un diplôme « pochette surprise »… c'est la vie !
Tant qu'ils ne pilotent pas des Boings ni se retrouvent aux manettes dans un bloc, ils ne sont pas plus dangeureux que les autres. Ils peuvent même se lancer dans la banque… : -D
Ps : Avec la retraite à 70 ans, tous les espoirs sont permis : on va avoir tout le temps de valider tous nos acquis et mourir peinards avec trois doctorats pour un Smic.
De remi86
le croquant ...du poitou | 21H58 | 12/11/2008 |
Zut alors en matiere d ararnque notre gouvernement est roi ! j » aimerai bien voir celui de dati and co ! …
au dela de ca ! cela pose le probleme de l egalité des chances ! comme le veux ce ( encore) gouvernement) facon americano-financier , ta de la tunes tu fais de grandes etudes, (meme si tu branles rien , papa est la pour assurer ton avenir et cacher tes conneries) t en a pas ! ben mec do est trop happy eal pour te fair repsirer de la frites juqu'a ! … au mieux c est renault et encore ! …. sinon dnas le pire des cas une bonne guerre pendant que quelques gros personnages boivent le wisky au bord de leur piscine ! ….
Bon sur ce jolie tableau bonne nuit les enfants
De LeGnoll
22H44 | 12/11/2008 |
Juste une chose, il serait temps de comprendre que la Sorbonne, ce n'est pas que Paris-IV.
Cordialement,
Un étudiant de Paris-I, Sorbonne au moins aussi véritable que Paris-IV.
à LeGnoll
De Jean Abbiateci
(auteur)
Journaliste | 07H50 | 13/11/2008 |
Vous avez raison. La Sorbonne est avant tout celui d'un bâtiment.
Elle regroupe quatre universités :
Paris I (Panthéon-Sorbonne)
Paris III (Sorbonne Nouvelle)
Paris IV (Paris-Sorbonne)
Paris V (Paris Descartes)
A noter que la Sorbonne est à l'étranger l'un des noms les plus connus. Dans une système universitaire mondial où les universités souffrent d'un manque de reconnaissance dans les classements, c'est l'une des rares exceptions…
C'est même devenue une marque. A lire, un papier assez rigolo de 20 mn sur la griffe Sorbonne : http://www.20minutes.fr/article/198829/France-La-Sorbonne-prete-a-sortir…
C'est justement en essayant de s'associer au nom et à la marque Sorbonne que l'Université Robert de Sorbon fait son business…
à Jean Abbiateci
De marie 75
13H08 | 13/11/2008 |
après 68, la sorbonne et ses profs se sont divisés sur des raisons politique.
ParisIV : qui a revendiqué seule le titre de « vraie sorbonne » où se sont retrouvés bcp de profs de droite et d'extrême droite (Deloffre and co) : fac de sc. humaines
ParisIII, qui s'est fait appeler Sorbonne nouvelle et où s'est retrouvé les profs qui ne se revendiquait pas de la droite.
S'y est adjoint une UER de linguistique (école Dubois/chomsky), le FLE, le'instutit d'études théâtrales and so on (sc. humaines)
Paris V, fac de sc. exactes, a récupéré la linguistique de l'école Martinet et la psycho
Paris VII , fac de sc. humaines a été un méli-mélo linguistique/Langues et autres sc. humaines…
Paris I (panthéon/Sorbonne) a fait surtout du droit
Une partie du droit s'est retrouvé à Nanterre, puis a rejoint (contre la volonté de ParisV, rené Descartes) Paris V….
C'est un roman ! ! ! ! !
Mais ParisIV/Sorbonne a gardé son étiquette de droite.
Il suffit de se référer aux dernières grèves étudiantes pour se rendre compte que cela n'a guère changé.
Juste pour la mise au point … et j'en ai oublié !
De Le flou stoique
Cf fiche n°15673B | 02H48 | 13/11/2008 |
C'est juste un précurseur, qui sait lire dans l'avenir de l'enseignement supérieur français.
De RETRO
artiste guitariste/chanteur/travell... | 07H59 | 13/11/2008 |
LE JOUR OU ON JUGERAT SUR COMPETENCES EFFECTIVE ; ET NON AU BOUT DE PAPELAR (« diplome » ! )