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Les bergers envahissent le Champ-de-Mars pour crier leur colère
Par Cécile Lenoir | Journaliste | 14/11/2008 | 11H07
A l'appel de la Fédération nationale ovine, près de 1000 éleveurs, accompagnés d'un troupeau de 200 brebis, étaient réunis jeudi 13 novembre sur le Champ-de-Mars au pied de la Tour Eiffel à Paris. Le but : dénoncer la crise de la filière ovine en France et appeler à un nouveau plan d'urgence pour sauver un secteur en péril.(Voir la vidéo)
Pourtant, la veille, ils avaient reçu un message encourageant de Michel Barnier, le ministre de l'Agriculture : 50 millions d'euros débloqués pour la filière :
« Ce n'est pas un plan de secours, c'est un plan d'accompagnement dans une mauvaise période pour l'agriculture où les revenus ont baissé. Il est destiné à aider les agriculteurs à passer le cap de 2009 en attendant une réforme importante (…) qui est la réorientation des aides de la Politique agricole commune à partir de 2010. »
Les éleveurs estiment cet apport insuffisant. Ils se considèrent comme le parent pauvre des agriculteurs (lire à ce sujet la radiographie du porte monnaie de Philippe, éleveur ovin, sur Eco89) et réclament un réajustement des aides en leur faveur. « Cet apport correspond à une prime de 7 à 8 euros par brebis alors que la Fédération nationale ovine estime à 27 euros la prime nécessaire à la survie de la profession », rappelle un éleveur de Champagne-Ardenne. « Nous avons besoin de 160 millions d'euros jusqu'en 2010, date de la prochaine réforme de la politique agricole commune », estime de son côté le Secrétaire général de la Fédération nationale ovine, Serge Prévereaud.
Les difficultés rencontrées par la filière s'accumulent ces dernières années : flambée des charges des éleveurs (énergie, alimentation, carburant, engrais), envolée des importations (la Nouvelle-Zélande fournit 14% de la viande ovine consommée en France) et crise sanitaire due à la fièvre catarrhale. Les éleveurs ont ainsi vu leur revenu annuel chuter de près de 32% entre 2006 et 2007. Conséquence directe : beaucoup quittent la profession et peu de jeunes s'orientent vers cette production.
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De pail
14H18 | 14/11/2008 |
Les aides publiques à l'agriculture, c'est la « triple-plaie » :
- c'est une charge supplémentaire pour les citoyens ;
- ça ne règle en rien le problème des prix à la consommation ;
- ça plombe les producteurs des pays « du sud »
Le système actuel n'est bénéfique qu'aux grands groupes d'hypermarchés et à quelques énormes producteurs céréaliers. Il permet tout juste aux autres agriculteurs de survivre, mal et dans la dépendance.
Il suffit de comparer les prix d'achats aux producteurs et les prix de vente aux consommateurs pour voir d'où vient le problème… Tous pourraient gagner à un contrôle réel du pouvoir des centrales d'achat, mais ça ne ferait pas plaisir aux petits copains du pouvoir.
En attendant, la seule solution est d'organiser une distribution directe, du style AMAP (quand ils voudront bien cesser de prendre les gens pour des gogos, mais c'est un autre sujet…).
De TARPON
15H23 | 14/11/2008 |
le monde ovin c'est le kodak de l'agriculture ,pas assez compettif. Les aides servent à maintenir des emplois .C'est plus de l'agriculture c'est Emmaus ou le secours populaire.
Les GMS ,les centrales d'achat n'ont rien à se reprocher,elles n'ont aucune raison de surpayer quand elles peuvent acheter en nouvelle zelande à prix competitifs.C'est mon portefeuille qui choisit et il n'est pas extensible.
La distribution directe ? pourquoi pas ,qu'est ce qui les en empêche ?
En resumé ,messieurs les bergers ,faites autre chose.Comme tout le monde ou soyez competitifs.
Ya plus d'argent dans nos poches ,ça fait un demi siecle qu'on donne pour l'agriculture ,tout ça pour bouffer de la M..
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 17H10 | 14/11/2008 |
C'est surement la faute aux loups et aux ours : D
Sinon j'ai une idée : on supprime les aides pour les pêcheurs et on file tout aux éleveurs de moutons.
Oui, je n'aime pas le poisson et j'adore l'agneau, et alors ? : D
Sinon, plus radical, on nationalise l'agriculture. Quitte à ce qu'ils soient payés par l'état, autant qu'ils soient fonctionnaires et que toute la production agricole soit gérée au niveau fédéral.
à Keldan
De TARPON
17H44 | 14/11/2008 |
et si on bouffait les bergers ?
à TARPON
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 18H20 | 14/11/2008 |
Ouais, mais c'est comme les corbeaux, il faut les manger jeunes.
Après la viande est trop coriace, et en plus elle a un gout de Caporal et de rouge : D
à TARPON
De compte supprimé17
23H12 | 14/11/2008 |
Bèèèèèèèèèèèèèè ! ! ! ( ça veut dire bonne idée en mouton)
De jean.pierre
19H18 | 14/11/2008 |
c'est avec délectation que je me permets de faire un copié collé de vos propos et de le mettre sur un site agricole
on va se mettre à la viande de chat d'ici peu…
à jean.pierre
De TARPON
12H40 | 15/11/2008 |
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