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Xavier, restaurateur, déclare 800 000 euros par an
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 16/11/2008 | 19H21
Eco89 a décidé de se pencher sur la question du pouvoir d'achat en inaugurant une nouvelle rubrique : « Votre porte-monnaie au rayon X », qui propose une radiographie des revenus d'une profession, à travers un exemple concret. Après Philippe, 54 ans, berger dans le Limousin pour 200 euros par mois, Xavier, restaurateur à Paris.

Xavier Denamur est un entrepreneur qui a eu du nez. Il règne sur cinq affaires d'une prospérité insolente alors que le secteur de l'hôtellerie-restauration se plaint de subir la crise (lire ci-dessous).
En 1989, âgé de seulement 26 ans, ce garçon plein d'ambitions a investi la rue Vieille-du-Temple, au coeur du Marais, à Paris. Dans ce qui était alors un quartier populaire, il repère un « vieux rade », le nettoie, conserve sa façade « Café bar du Bresil », et adopte les méthodes des grandes brasseries où il avait fait ses classes tout jeune : ouverture de 8h00 à 2h00 du matin, 7 jours sur 7, et service à table de 12h00 à 1h00 du matin.
Son audace lui vaut quelques articles dans la presse internationale, la clientèle anglophone fait connaître son adresse et rapidement, Au Petit Fer à cheval et sa salle de 25 m2 ne désemplissent plus.
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Ce boulimique de travail saisit alors toutes les opportunités qui s'offrent à lui : il rachète un premier fonds de commerce. A raison d'une affaire rachetée tous les deux ans, à une époque où l'immobilier était bas, il possède désormais cinq cafés-restos dans un rayon de 50 mètres.
Son chiffre d'affaires a été multiplié par 70 en vingt ans, son bénéfice d'autant. Il dégage près de 800 000 euros de bénéfices, qui sont ses revenus personnels puisqu'il a le statut d'entrepreneur d'individuel.
Xavier Denamur, riverain de Rue89, a accepté de nous livrer l'ensemble de ses documents comptables, les chiffres donnés ici sont issus de son compte de résultat arrêté à fin 2007.
Dépenses : 3 806 496 euros
Les dépenses principales sont les salaires et charges (1 715 415 euros) suivis des achats (1 116 793 euros).
Rue89 a soumis ces comptes à l'oeil de son propre cabinet d'experts-comptables, MDSK Conseil. Michaël Kharoubi remarque que « ce qui frappe c'est la faiblesse du loyer : 183 972 euros, c'est peu. Si on devait investir dans la restauration dans le Marais aujourd'hui, ce serait la principale charge ». A quoi Xavier Denamur répond qu'à « 500 euros du mètre carré à l'année, c'est le prix du marché ».
Dans l'élaboration de son budget, Xavier Denamur se donne une priorité : bien payer ses 38 salariés. « Une masse salariale qui représente 46% des dépenses c'est énorme, d'autant qu'elle a monté de 5% en un an », fait-il valoir.
Dans sa société, les salaires vont de 1615 euros brut mensuels pour un plongeur (à 39 heures) à 5 898 euros bruts pour le chef de cuisine (pour 43 heures) en place depuis 2007. Selon une enquête du journal professionnel L'hôtellerie-restauration, le salaire moyen d'un chef de cuisine serait de 2 688 euros pour 40 h par semaine ; et de 1 508 euros bruts mensuels pour 37 h par semaine pour un plongeur.
« Chez moi, parce qu'ils sont entièrement déclarés, que leur salaire progresse régulièrement, les employés sont fidèles et peuvent construire leur vie », justifie Xavier. Les 22 271 euros versés par an au titre de la formation professionnelle profitent également aux salariés. Ils ont le choix entre plusieurs formations, Anglais, Français, oenologie, hygiène …
« Le coeur du métier, c'est de donner du plaisir aux gens, c'est le client le vrai patron de la boite, si on veut qu'il revienne, il faut pas se moquer de lui », remarque-t-il. D'où l'importance d'investir sur sa main d'oeuvre. Mais aussi dans les bons produits. Cet autre poste important est étudié de près. « Je négocie bien avec mes fournisseurs, reconnaît-il. Mon marchand de vin, je lui achète tellement de bouteilles (600 à 2 000 selon les fois) que j'obtiens le meilleur prix. »
Jusque dans les détails, il vérifie les matières premières, privilégie les achats de proximité et le frais :
« Un jour un employé de cuisine me dit : “J'ai acheté du boeuf argentin, moins cher que du boeuf français.” J'ai hurlé : “Quel est le coût pour la planète de cette viande ? ” Le pain, lui, représente 60 000 euros de dépenses par an, mais la différence entre une baguette de merde et une baguette de qualité est énorme. Idem pour le café. Certes, je le vends 2,50 euros, mais c'est un 100% arabica, et j'offre un chocolat à 70% de cacao et le verre d'eau servi d'office. Ma clientèle cherche la qualité avant tout. »
Recettes : 4 506 821 euros
Avec une marge de 4 (un coefficient multiplicateur de quatre entre le prix d'achat et le prix de vente) en moyenne, Xavier Denamur a des pratiques courantes dans le métier. « Le problème, ce n'est pas la marge, mais de faire venir du monde », explique-t-il d'emblée.
Ainsi, pour le vin, il pourrait acheter un vin au cubi à 2 euros le litre et le revendre 4 à 5 euros le verre : « Le principe, normalement, c'est un verre paie la bouteille. » Exemple : un Côtes du Rhône acheté 3,93 euros hors taxe la bouteille est revendu au verre 4,50 TTC. Vendu à emporter à la Belle Hortense, son enseigne librairie-caviste-bar, il sera facturé 7 euros la bouteille.
Quelque 120 formules du jour sont écoulées en moyenne sur 450 repas servis aux Philosophes et à La chaise au plafond (deux adresses contiguës qui profitent de la même cuisine) :
« Notre formule à 17 euros est un produit d'appel, où l'on a un coefficient de 2, alors que nos concurrents multiplient plutôt par 3 ou 4. On se rattrape sur les boissons, où la marge est de 8 en moyenne, 10 pour le café, 4 pour les sodas. »
Le lobby des restaurateurs demande depuis des années à l'Etat de baisser la TVA à 5,5% pour améliorer leurs marges, assurant que cela leur permettrait d'embaucher du monde. Pour Xavier Denamur, ce n'est pas le problème, comme il l'a expliqué dans une lettre ouverte en ligne sur son site ou téléchargeable sur le site de l'Institut d'Economie Indutrielle.
Bénéfices : 779 316 euros
Au final, au titre de l'impôt sur le revenu, il a déclaré, en 2007, 810 441 euros, en hausse de 35% en un an. Pour 2008, il prévoit encore 10% d'augmentation.
En « patron de gauche », il est très content de payer des impôts, ça lui donne l'impression de « rendre à la société ce qu'elle (lui) a permis d'obtenir ». Ça tombe bien car en 2008, il a payé 312 114 euros d'impôts sur le revenu, puisqu'il est imposé à la tranche maximum (38,51%). A cela, il faut ajouter l'impôt de solidarité sur la fortune, pour la somme de 2807 euros.

L'an dernier, il a embauché un DRH, une comptable à temps plein et mis en gérance deux de ses affaires. Christophe Oger, un professionnel qu'il connaît de longue date et sur qui il garde un oeil (en voisin) lui verse environ 10 000 euros de loyer par mois et par affaire pour le Petit Fer à Cheval et L'Etoile manquante.
A 45 ans, il essaie de dégager du temps pour des activités « plaisir » : virées en Bourgogne chez les fournisseurs, animation de son site Internet, de son réseau d'artistes et de voisins…
Et sur le temps qui lui reste, il surveille. Tout. Le personnel, l'hygiène, la satisfaction des clients, le goût des plats. « Si un patron ne tient pas son affaire, dans une petite entreprise comme ça, ça peut vite partir en vrille. »
Il a près d'un million d'euros sur les comptes courant de ses entreprises, ce qui lui donne une certaine tranquillité d'esprit. Mais il assure n'avoir « pas de besoins et que peu de dépenses ». Son appartement de 180 m2 acheté en 1992 à deux pas de ses restos est déjà remboursé, comme la quasi totalité de ses autres emprunts. Et il n'a pas d'enfants.
« Je mange ici, je bosse tout le temps », raconte-t-il pour justifier ses minces dépenses personnelles, autour de 1 500 euros par mois. Lorsqu'il part en vacances, généralement au bout du monde, le patron s'avoue capable de « dépenser jusqu'à 10 000 euros en une semaine » ou de claquer la même somme dans une oeuvre d'art.
Photos : Au Bar des philosophes, à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)
► Lire aussi la rubrique Votre porte-monnaie au rayon X
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De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H07 | 16/11/2008 |
Un type bien avec plus de 66.600€ par mois ? ça court pas les rues.
Et le plongeur à 1.615€ par mois il peut construire sa vie à Paris ?
Il peut évoluer ?
D'accord comparé aux salaires de l'ensemble de la profession, il les paye mieux.
Une formule à 17€ c'est vraiment correct vu ses exigeances et son état d'esprit.
Pour la TVA à 5,5 il a parfaitement raison, ceux qui fabriquent de la « merde » sans se fouler en bénéficient, ça devrait même être l'inverse.
Comme quoi la qualité n'est pas récompensée en général et en France en particulier.
En voilà un qui a compris qu'un employé heureux est un employé qui travaille mieux et qui reste fidèle. Tous les patrons devraient être comme lui.
Cela fait très longtemps que je n'ai vu un employé heureux, ça ressemble à quoi ? ; -)
à Les Chats
De Sacha25
08H34 | 17/11/2008 |
Pour la TVA des fast food, je ne comprends pas qu'elle soit à 5.5% et je ne comprends pas pourquoi c'est au contribuable d'en être de sa poche. Tout le monde au taux normal
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 20H31 | 16/11/2008 |
J'ai visité le site, très sympa et je confirme le personnel à l'air heureux.
Xavier Denamur n'aime pas que la cuisine et le vin il aime aussi l'architecture.
Allez sur son site il y a aussi des recettes qui démontre une certaine générosité et une liste des vins ………. mazette ! ! !
Alors Sophie ? C'était bon je suppose. Veinarde, des enquêtes comme ça j'en veux bien.
De papy55
prof. en province | 20H32 | 16/11/2008 |
Et si tout part en vrille, que fait-il ?
Il accepte de travailler toujours autant (aucun doute, son quotidien est « dingue » ! ) et gagner des clopinettes pour que ses employés puissent s'en sortir ?
Il peut encore se permettre de prendre quelques rares vacances et dépenser 10 000 € en une semaine……. !
Aucun doute, c'est un winner !
Tout ça fait rêver, mais ce rêve n'améliore pas le sort de 99% de la population !
à papy55
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 21H17 | 16/11/2008 |
Il ne va quand même pas porter le poids de la France sur ses épaules papy.
Il fait bien ce qu'il a à faire.
Il faudrait qu'il puisse contaminer les autres patrons, en tous cas dans les relations avec le personnel.
à papy55
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 00H23 | 17/11/2008 |
Rah ça m'énerve ça, dès que quelqu'un gagne de l'argent, c'est un pourri de profiteur… C'est très français comme attitude : tout le monde veut avoir du pognon, mais dès que le voisin en a plus que soi-même, c'est un salaud.
Eh bien je suis désolé, mais moi, ce patron, j'aurais plutôt tendance à l'admirer. Comme j'admirerai toujours toute personne qui aura réussi à bâtir sa « fortune » à la sueur de son front et sans (trop) exploiter les autres. Oui, ça c'est un winner, un vrai.
Et s'il paie bien ses employés, s'il déclare tout aux impôts et les paie sans rechigner, je ne vois pas pourquoi on lui imputerait la mauvaise situation de la population française.
De vero87
20H37 | 16/11/2008 |
a ce rythme là , je ne sais pas s'il tiendra jusqu'à 70 ans ! ! !
mais bon ……….. il a les gains qu'il mérite …. tout le monde n'est pas fait pour ce genre de course !
à vero87
De tiviski
tiens, on peut "situer" quelqu'un e... | 22H55 | 17/11/2008 |
Pourquoi a-t-il « les gains qu'il mérite » ? Une caissière chez C*******R a-t-elle le salaire qu'elle mérite quand elle gagne à peu près un smic en fin de carrière ? Elle aussi elle doit se lever tôt depuis de nombreuses années, et avoir mal au dos.
Je ne vois pas comment on peut être un homme si « bien » comme beaucoup l'affirment sans même le connaître (et sans connaître la journaliste), et ne pas être gêné de gagner autant quand tant d'autres vivent dans la misère. Cela doit être la bling bling attitude. Et après on peut se dire de gauche ?
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 20H50 | 16/11/2008 |
C'est vrai que les restos ou je vais régulièrement (des petits pas cher , hein , mais ce serait des grands , ce serait pareil) il faut que
1) la bouffe soit bonne
2) le patron et donc le personnel soit sympa et pas obséquieux , et qu » il n » y ait pas de « turn over » . Y a pas de trop de chômage dans la profession, je crois , donc le personnel qui reste , en principe , se sent suffisamment bien traité . C'est plus agréable pour tout le monde , y compris pour le client . .
Et si c'est en plus rentable, c'est parfait ..
De Aviateur34
Pilote viticole..... | 21H09 | 16/11/2008 |
Je vais aller voir , cela m'a mis l'eau à la bouche, en plus un taulier de gauche…..
De Numerosix
Prisonnier dans le village global | 21H20 | 16/11/2008 |
Je ne sais plus quel patron américain un peu moins pourri que les autres , disait qu » il décidait ou non de faire affaire avec les gens en fonction de la manière dont ils traitaient les serveurs au restaurant .
S » ils étaient hautains et grossiers avec le personnel , il concluait pas les contrats , on pouvait pas leurs faire confiance .
Ce n'est pas idiot .
De Xavier Denamur
Restaurateur | 21H24 | 16/11/2008 |
Bonjour, je viens de prendre connaissance de la mise en ligne de cet article. Je remercie toute l'équipe de rue 89 ainsi que ses internautes pour leurs réactions à venir.
J'ai accepté de me livrer à rue 89 afin que le plus grand nombre ait accès à un texte que j'ai écrit contre la baisse de la TVA dans la restauration et qui est en ligne sur mon site . Lisez, réagissez et diffusez. Cela vous concerne.
à Xavier Denamur
De AC-89-
10H01 | 17/11/2008 |
Pourriez-vous mettre ce texte en ligne sur un site internet au lieu d'un machin infesté de flash inutilisable ?
De Hétérodoxe
22H18 | 16/11/2008 |
Mince alors ! !
On peut devenir riche sans courir après l'argent, en étant content de payer son dû à la collectivité et sans se foutre - totalement - de la gueule de ses employés … et tout ça en s'affirmant de gauche ! !
C'est un truc à rendre malade un paquet de monde, ça ! !
PS : La lettre ouverte, c'est une perle ! ! Venant d'un restaurateur, c'est une vraie bombe … attention au Marin !
à Hétérodoxe
De Xavier Denamur
Restaurateur | 22H43 | 16/11/2008 |
J'ai pas compris « attention au Marin »
Pas évident, j'ai envoyé fin septembre mon texte en lettre recommandée AR à tous les principaux médias, aux présidents des commissions de finances, aux principaux membres du gouvernement et aux présidents des différents groupes politiques à l'assemblée nationale et aux sénat. Seuls rue 89 , Jean Arthuis et Jacques Cremer ont réagi…
Français posez-vous des questions…
à Xavier Denamur
De padiran
Chroniqueur mondain | 23H20 | 16/11/2008 |
Salut d'un riverain, bon vivant voir épicurien qui ne peut que se réjouir de lire qu'il existe des patrons de ton espéce. Dans cas, je suis pour la reproduction.
à Xavier Denamur
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 23H52 | 16/11/2008 |
Je ne suis pas étonnée du tout. Les groupes politiques ça veut dire aussi la gauche ou les gauches et qui n'ont pas répondu.
Mais c'est tous les jours qu'on se demande ce que fait la gauche, des marmottes qui ne se réveilleront que pour les élections comme en ce moment.
Rue89 les a déjà invité ici et ils ne sont jamais venus, je ne sais pas s'ils ont même répondu.
Il n'est pas normal qu'aucune personne du pouvoir en place n'ait répondu, ne serait-ce que pour confirmer que votre courrier serait traité ………… dans les plus brefs délais (chanson habituelle)
C'est dire en France le peu de considération pour les citoyens.
Pourquoi ne pas réitérer votre appel sur le site du gouvernement ?
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/gouvernement/
http://www.parlement.fr/
Justement ils font de la pub pour Internet :
http://www.internet.gouv.fr/
Il y a aussi des sites ou des blogs engagés qui pourraient diffuser votre courrier, à commencer par ceux des riverains.de Rue89.
Merci à Rue89 de vous donner la parole et de nous faire savoir qu'il existe des gens comme vous, je crois que ce n'est pas pour rien qu'il y a le symbole du ying yang sur votre site.
à Les Chats
De Xavier Denamur
Restaurateur | 13H06 | 17/11/2008 |
J'avoue, des non-réponses des ministères ou d'élus X ou Y me sont bien parvenues avec souvent la même rengaine « … » il a été pris connaissance avec attention de vos préoccupations avant de les signaler à… » Y ou Z, puis plus rien…
une réponse du député PS Jean-Marc Ayrault qui me remercie de l'avoir « interpellé sur la proposition de baisse de la TVA dans le secteur de la restauration » …. finissant par « Nous ne sommes pas, par principe, défavorables à des mesures ciblées concernant les taux de TVA. De telles mesures sont totalement justifiées, à condition d'être bénéfiques en terme de maintien et de création d'emplois ou de pouvoir d'achat. »
une réponse du député UMP Thierry Mariani vaudrait d'être publiée,toujours sans avoir aucunement répondu à mon texte si ce n'est par des formules toutes faites ressassées par les lobbies de la restauration pour la baisse de la TVA, il conclu « Cette baisse de la TVA serait en effet une bonne mesure pour notre économie.(…)d'autre part, cette mesure aura un impact positif sur le plan social. »
une réponse de la Direction Générale des Finances Publiques de Marc Wolf qui se réfugie derrière la réglementation pour justifier que l'application actuelle deux 2 taux TVA dans la restauration n'a rien d'aberrant et de conclure « Les autorités française ont salué cette relance des négociations avec nos partenaires européens sur un sujet majeur qui concerne la vie quotidienne des citoyens européens,… »
Voilà, j'ai bien reçu ces réponses, c'est maigre pour un sujet à 3 ou 4 milliards par an. Le premier alinéa du Discours de la méthode de Descartes « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » a encore un grand avenir devant lui…
à Xavier Denamur
De zénon denon 84
Bonne | 18H06 | 17/11/2008 |
C Q F D
Moi ça ne m'étonne pas du tout .
La réalité dépasse toujours la fiction ; C'est sûr !
Le malheur,le drame ,la PEUR attire et fait vendre …
Parlez de bonheur,de choses simples,
de travail bien fait …
Mon voisin ,compagnon du devoir (charpentier ,)
me le redisait ,hier soir
De nemo3637
Déchoukeur | 22H56 | 16/11/2008 |
C'est quand même terrible : quand on fera la Révolution j'ai une inquiétude pour certains troquets et établissements sympas, chaleureux.
Peut-on imaginer leur fermeture ? Impossible. J'espère qu'il ne seront pas trop bêtement « collectivisés ». Quoique j'ai fréquenté, dans le sud-ouest des « cafés municipaux » très chouettes.
C'est mon côté « petit-bourgeois ». On ne se refait pas.
à nemo3637
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 23H59 | 16/11/2008 |
Mais il cause de quoi nemo ? Il rêve des bolchéviques ? Il voit rouge ? ; -)
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 23H25 | 16/11/2008 |
Mr Denamur, vous devez, par vos activités avoir des contacts avec d'autres entrepreneurs, d'autres dirigeants.
En général, comment jugez vous leurs pratiques, leur façons de penser ?
A l'inverse quelle est leur réaction quand ils entendent vos pratiques ?
Quelle est leur vision de « la France d'en bas » vu en « espion » de l'intérieur ?
à Homer555
De Xavier Denamur
Restaurateur | 01H18 | 17/11/2008 |
Bonsoir Homer555,
J'ai principalement contact avec mes fournisseurs, en général des artisans, vignerons ou dirigeants de PME, ils ont pour la plupart une véritable passion pour leur travail ce qui les rend sensible à mon discours. Bien que traditionnellement orientés à droite, ils aperçoivent souvent les absurdités des décisions de nos gouvernants trop déconnectés du terrain mais pointent toujours l'absence de propositions percutantes et appropriées des socialistes pour ne citer qu'eux. Peut-on mener une politique sociale sans développer l'économie ? Je ne le pense pas. Et peut-on développer l'économie sans tirer les gens vers le haut ? Je ne le pense pas. Comme je l'avais écrit à Madame Royale avant les élections présidentielles, le grand challenge de demain est socio-éco-logique… Bien sûr, elle ne m'a pas répondu…
Mon slogan « La culture est une arme de construction massive » éclaire ma vision du monde. J'aime à croire que l'homme ne peut que désirer améliorer sa condition et celle de son voisin.
Boris Cyrulnick dont je recommande la lecture de son dernier ouvrage « Autobiographie d'un épouvantail » sorti en septembre, m'éclaire tout autant avec son concept de résilience sur la nécessité d'élever…
Pour finir, je ne sais pas trop faire court, je ne ferai pas de commentaire pour le moment sur les pratiques des patrons en général mais il est temps de sortir de l'archaïsme de la lutte des classes. Je fus salarié pendant près de 10 ans avant de monter ma première entreprise et je n'ai pas changé.. Pourquoi seraient t-ils si différents du reste de la population ?
à Xavier Denamur
De L-escale78
en construction | 09H10 | 17/11/2008 |
D'accord avec votre slogan sur la culture. Malheureusement les réformes qui nous arrive sur l'éducation vont lui faire mal à cette multi-culture. Sinon vous n'êtes pas le premier patron qui sache garder des valeurs envers leur employés mais cela fait vraiment du bien de pouvoir le lire et de voir que vous vous engagez au delà du simple rôle de chef d'entreprise. Bravo encore et il me reste plus qu'a découvrir vos établissements ;
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 13H47 | 17/11/2008 |
Je partage votre avis dans les grandes lignes.
Ma vision est qu'il y a 2 moyens de faire fructifier une affaire.
La première que beaucoup utilisent est de réduire les couts au minimum. C'est d'ailleurs le système de la Grande distribution qui est mon secteur d'activité. Ça passe par des fournisseurs pris à la gorge, des salaires minimums et au pire des délocalisations quand c'est possible. Cela inclus le minimum vital d'investissements afin principalement de simplement suivre la concurrence. Le gouvernement aussi partage cette vision.
La seconde que visiblement vous avez choisie (mais je reste sur l'avis que vous êtes minoritaire) c'est de parier sur de bons investissements. Ces investissements peuvent être matériel mais aussi de faire fructifier le capital moral/considération de l'entreprise des employés au moyen de bons salaires où d'améliorer la formation pour un meilleur service. Cette méthode demande une gestion de risques/couts qui rebute nombre de dirigeants.
Là où la première méthode est vite vouée à un cul de sac, la seconde est sans limites. C'est un des paradoxes du monde.
De Camille
Mauvais genre | 01H08 | 17/11/2008 |
Quelqu'un qui en plus présente le journal de la femme adultère sur son site ne peut qu'être qu'un homme de goût : -)
De tipoux
écocitoyen | 05H08 | 17/11/2008 |
bonjour,
un cas à part ? sans doute..
je salue la franchise de ce restaurateur,et sa réussite bien mérité,avec une politique salariale et humaine qui semble remarquable .
Car c'est une profession en général ou la règle est l'opacité et tondre le client avec des produits de mauvaises qualités.
je ne vous parle pas des conditions des salariés dans cette profession.
Chapeau bas.
De RETRO
artiste guitariste/chanteur/travell... | 08H18 | 17/11/2008 |
comme quoi ont peu avoir du fric,etre un homme debout ! ,juste ; avec des principes,alors moi je dis chapo bas ! mec si je le pouvais je laverais bien ta vaisselle !
sans rire c'est rassurant !
De Sacha25
08H27 | 17/11/2008 |
J'aime beaucoup :
« les minces dépenses personnelles à 1500 euros par mois ». Mais c'est vrai que je n'arrive pas à avoir la chance d'être restauraeur
« En “patron de gauche”, il est très content de payer des impôts, ça lui donne l'impression de “rendre à la société ce qu'elle (lui) a permis d'obtenir” ». Mais c'est vrai que députés et sénateurs ne sont pas des patrons (encore moins de gauche)
De Phil2922
Retraite invalidité | 08H57 | 17/11/2008 |
Et dire que la TVA est toujours à 19,6%. C'est lamentable… ! !
http://phil195829.overblog.com