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La dette de la France frôle les 76% du PIB
Reuters via LePoint.fr30/12/09 | 15h46 -
La SNCF augmente les tarifs des TGV de 1,9%
AFP via Google.com29/12/09 | 16h41 -
Les Français les plus déprimés par l'économie
Ft.com29/12/09 | 07h01 -
Etats-Unis : Microsoft condamné à retirer le logiciel Word de la vente
ZDNet28/12/09 | 15h03 -
Les mutuelles vont augmenter de 5% en 2010
LeParisien.fr28/12/09 | 08h30
Question séléctionnée par Eco89
Crise : la zone euro résiste-t-elle mieux que le reste de l'Europe ?
La question est un peu délicate, car l'Eurozone rassemble quasiment tous les pays les plus développés de l'UE, difficilement comparables toutes choses égales par ailleurs avec la plupart de leurs homologues qui n'ont pas adopté l'euro. Même à l'intérieur de la zone euro, les comparaisons sont difficiles : le Luxembourg a en effet assez peu en commun avec l'Espagne…
Le principal élément de comparaison est le Royaume-Uni : il fait pour le moment plutôt moins bien que les continentaux, avec une récession au 3e trimestre 2008, et se classe dernier dans les pays du G7. Notons qu'il a été le premier touché par la crise bancaire en 2007, avec le « bank run » (« panique bancaire ») et la faillite de Northern Rock. Autre caractéristique britannique, la part élevée de l'industrie financière dans le PIB (elle a représenté 21 milliards de livres d'exportation en 2007), qui le rend nettement plus vulnérable.
Le Danemark, pays très ouvert (donc sensible aux variations de croissance chez ses partenaires), va aussi connaître une décélération de la croissance pour au moins 2008 et 2009.
La Suède, en revanche semble peu souffrir de la crise, avec une baisse du chômage (déjà bas) et une estimation de croissance de 3% pour 2008 (mais connaît davantage d'inflation que ses partenaires européens) : si elle va pâtir un peu de la baisse des exportations, la consommation domestique devrait rester dynamique. En outre, elle jouit d'un ratio dette/PIB faible (31%) et a donc de larges marges de manoeuvre. Mais cet avantage relatif est probablement nettement plus dû au modèle de société « scandinave » qu'à la non-appartenance à la zone euro.
La Pologne résiste bien également, d'autant que la menace de déflation mondiale et la baisse des prix du pétrole devraient l'aider à stopper son inflation récurrente.
Une relance coordonnée serait avantageuse
Bref, il est impossible de dire clairement, pour le moment, si l'appartenance à l'euro constitue un rempart contre la crise. En tout cas, il a permis à l'Eurozone d'éviter des désastres comme celui que connaissent actuellement les Islandais, dont la monnaie a perdu 60% de sa valeur en un an.
On peut en revanche s'interroger sur les perspectives de la zone euro par rapport à ses « collègues » : un énorme avantage qu'elle aurait sur eux est la possibilité d'une relance monétaire (baisse des taux d'intérêt, ce qui facilite l'investissement) coordonnée, qui sera donc d'autant plus efficace.
Cela dit, en l'absence d'un « gouvernement européen » qui permettrait d'y associer une relance budgétaire, et vu le niveau déjà très faible des taux, les effets ne seraient pas forcément très importants. Il en est de même des « dévaluations compétitives », qui consistent à faire baisser sa monnaie pour stimuler les exportations (devenues moins chères en monnaie étrangère) et renchérir les importations : selon que l'on souhaite voir le verre à moitié plein ou à moitié vide, on considèrera que la monnaie unique entre pays qui sont les principaux partenaires commerciaux les uns des autres met chacun d'entre eux à l'abri de telles mesures de la part de ses voisins - ou l'empêche de mener une dévaluation compétitive quand il en a besoin !
Merci à stangrof, nemo3637, jjezfm pour leurs contributions.
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De Aisne Economie
webmaster | 13H55 | 03/12/2008 |
La CCI de l'Aisne a réalisé deux enquêtes flash auprès de ses ressortissants.
Les résultats ont été publiés en ligne au format PDF :
- Impacts de la crise financière sur le commerce de détail dans l'Aisne
- Les impacts réels de la crise financière sur les entreprises industrielles de l'Aisne
Ils sont disponibles gratuitement à cette adresse :
http://www.aisneco.com/pages/publications/conjoncture.php
De stangrof
22H40 | 23/11/2008 |
Lorsque la période de déflation sera finie, l'euro zone va connaitre une forte inflation voire hyper inflation. On a toujours utilisé l » hyper inflation pour effacer les dettes ( voire allemagne des années 20 )
La BCE est coupable et devrait être abolie.
http://prudentinvestor.blogspot.com/2008/10/ecb-balance-sheet-grows-expo…
De nemo3637
Déchoukeur | 22H39 | 23/11/2008 |
Pour enrayer la crise,dont l'origine tient à la nature même du capitalisme à son stade actuel, à savoir la spéculation financière, il serait tentant de revenir à un capitalisme d'état, au repli autour de la citadelle que pourrait représenter, par exemple, l'eurogroupe. L'Europe présente encore de grandes diversités et disparités que l'Union Européenne n'a pas encore gommées. Ce pourrait être ces différences qui seraient susceptibles d » entrainer un redémarrage de l'économie. Mais la question est toujours la même - et demeure pratiquement sans réponse - : sur quelle base à présent, dans une économie de marché, pourra se faire l'accumulation nécessaire au profit ? Concrètement que peut-on produire qui rapporte, qui ait suffisamment d'attrait pour les investisseurs ? L'équipement « écologique » ? La puissance publique ou des investisseurs privés auront-ils les moyens et un intéret à un tel redéploiement alors que les échanges financiers qui dominent l'économie depuis des décennies rapportent beaucoup plus.
De jjezfm
Internaute | 10H13 | 25/11/2008 |
les pays de la zone euro ont un seul point commun : l'euro…
euro qui est fort (trop ? ), ce qui freine leurs exportations, et en même temps rend les importations moins chères, donc préférables aux produits locaux équivalents (quand il y en a)
je ne saurais dire quel est l'effet global, ni si laisser filer un peu l'euro serait bénéfique.
car d'un autre côté, cet ancrage commun demeure une nécessité et une sorte « d'exemple ». S'il pouvait y avoir une monnaie unique sur la terre, on irait tous mieux.
sauf que la monnaie unique ne joue vraiment son rôle que si les économies sont proches et évoluent de façon à peu près similaires. Là, pour la terre, c'est de l'utopie, et pour la zone euro, c'est pas encore tout à fait ça…
j'ai bien peur que les bénéfices de la zone euro, qui seraient maximaux si les gouvernements harmonisaient leurs politiques économiques, ne soient pas pour demain.