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Les mutuelles vont augmenter de 5% en 2010
LeParisien.fr28/12/09 | 08h30
« L'Amérique reste le moteur de l'économie mondiale »
Par Rue89 | 27/11/2008 | 16H36

Lauréat du prix du livre d'économie 2008, qui lui a été remis vendredi matin, l'économiste Jacques Mistral, auteur de « La Troisième révolution américaine », a répondu à vos question dans l'après-midi.
Aujourd'hui directeur des études économiques à l'IFRI, Jacques Mistral est un homme curieux de tout, qui a vécu quelques années à l'ambassade de France à Washington, avec le titre de conseiller économique, et une année à Harvard. Il a observé le cauchemar général qui a marqué la présidence Bush, entre terrorisme, guerre en Irak, catastrophe de Katrina, crise financière, montée des inégalités. Ancien conseiller de Michel Rocard à Matignon et de Laurent Fabius à Bercy, c'est un intellectuel au sens politique aiguisé.
Cet après-midi, avec les internautes, il a analysé, entre autres si, avec Obama au pouvoir et la crise économique, les Etats-Unis sont en train de prendre un virage idéologique comparable à ceux qu'ont incarné les présidents Roosevelt (avec le welfare state) ou Reagan (avec la dérèglementation).
Ecrit avant l'élection de Barack Obama, son livre, d'une grande clarté, décrit par le menu la « révolution » en cours aux Etats-Unis : la contestation du conservatisme, la fermeture de la parenthèse ultralibérale ouverte avec Ronald Reagan, la prise de conscience écologique, mais aussi les tentations protectionnistes. Jacques Mistral n'est pas un américanophile béat, loin de là. Mais il a la conviction que les Etats-Unis sauront repartir de l'avant pour, une fois de plus, « repousser la frontière ».

Les réponses retranscrites de Jacques Mistral sont des résumés de sa pensée exprimée en vidéo.
Servais-Jean : Une évolution mondiale était rendue possible par la crise financière et par l'élection d'Obama mais il semble à présent que le futur gouvernement des Etats-Unis va tout faire pour remettre sur les mêmes rails son système économique et qu'en conséquence rien ne changera. Qu'en pensez-vous ?
Jacques Mistral : On peut toujours penser que capitalisme restera le capitalisme, en particulier aux Etats-Unis où il est moins contesté qu'en France. Mais si on regarde plus précisément, le capitalisme a beaucoup varié au cours du temps, et avec Obama il peut changer de la même façon qu'il a changé avec Franklin D.Roosevelt.
Jide : Que pensez-vous de la nomination d'ultralibéraux (très) proches de Wall Street (Timothy Geithner, Larry Summers) et de la dérégulation aux postes stratégiques de l'économie américaine, ainsi que de leur rôle dans le sauvetage-géant de Citigroup ?
Jacques Mistral : Caractériser Summers et Geithner d'ultralibéraux c'est approximatif. Larry Summers est un progressiste ; c'est aussi un économiste qui fait confiance aux marchés ; quant à Geithner, il a été le premier responsable américain, quand il a été nommé président de la Fed de New York, à demander plus aux banquiers sur leurs méthodes d'évaluation des risques.
Jaycib : Des sommes énormes ont été mises à disposition par le ministre du Trésor américain et Obama prévoit un plan de relance de l'économie, auquel pourraient éventuellement s'ajouter des plans de sauvegarde sectoriels décidés par le Congrès. Ce surcroît d'endettement pourrait-il plomber définitivement le système économique américain ?
Peut-on s'attendre à ce que la Chine et des fonds souverains continuent indéfiniment d'acheter des bons du Trésor et des obligations assimilables afin d'assurer la survie de ce système ?
Jacques Mistral : C'est une question très préoccupante pour 2009, on commence à avoir l'habitude de voir le secrétaire d'Etat au Trésor sortir des plans à 700 milliards de dollars et on se demande parfois qui paie. Eh bien, ce sont les investisseurs internationaux qui paient, dont beaucoup sont asiatiques, et parfois les banques centrales de ces pays. La question à laquelle personne n'a de réponse pour le moment : le mouvement de défiance vis-à-vis du dollar va-t-il s'accentuer ? Il s'est interrompu pendant l'été pour des raisons techniques mais peut reprendre.
Le Yéti : Pensez-vous que le plan de relance à 800 milliards annoncé par Barack Obama soit un pas décisif et suffisant dans la sortie de crise ?
Jacques Mistral : Pour savoir où iront les 800 milliards du plan Obama pour l'économie réelle, il faut attendre sa prise de fonctions officielle le 20 janvier. On sait déjà que ce ne sera pas suffisant : le premier plan Paulson avait beaucoup impressionné car c'était la première fois qu'un gouvernement annonçait un tel montant. En septembre, en deux jours on a remis 800 milliards de dollars, là on en est à 2200 milliards de dollars en tout.
Sécuriser le système financier était un préalable indispensable. (La réponse vidéo est en deux parties)
Tarpon : Que va-t-il se passer si certains fonds se mettent à racheter les entreprises françaises asphyxiées par la chute de leurs actions et à les delocaliser en revendant au mieux offrant ? L'Etat n'aurait-il pas intérêt à faire une OPA sur Renault, par exemple, ou à renationaliser afin de protéger l'emploi, avec l'engagement de remettre son investissement sur le marché dès que la situation normale sera rétablie dans quatre ou cinq ans ?
Jacques Mistral : Pour le moment les manœuvres offensives n'ont pas commencé, mais elles risquent de se produire, même si on ne sait pas encore qui seraient les prédateurs. L'intervention de l'Etat dans certains cas est bénéfique. Le dernier exemple en date, celui d'Alsthom, opération coup de poing, temporaire, dans des circonstances précises, on pourrait s'en inspirer quand les cas sont similaires.
Mais faire intervenir l'Etat à tout bout de champs serait dangereux, il ne faut pas céder aux tentations protectionnistes. N'oublions pas oublier que nos emplois sont tournés vers l'exportation, défaire cet écheveau de relations serait le début d'une catastrophe économique.
Lioe : Après cette troisième révolution américaine, l'économie mondiale restera-t-elle toujours aussi dépendante de la santé économique des Etats-Unis ?
Jacques Mistral : Oui dans un avenir proche, car l'économie américaine, autant réelle que financière, reste absolument prépondérante dans le fonctionnement de l'économie mondiale. Depuis deux ans, certains économistes avaient imaginé la thèse du « découplage » entre les zones économiques, où les zones économiques émergentes et l'Europe pourraient se substituer au moteur de l'économie américaine. Cette théorie est fausse, on voit bien que tous les pays sont touchés par la crise américaine. Il n'y a pas d'issue pour se séparer des vicissitudes de ce qui se passe outre-atlantique.
Tarpon : Pourquoi l'Etat n'est-il pas rentré dans le capital des banques au lieu de leur ouvrir des lignes de crédit ?
Jacques Mistral : Pour l'instant, c'est une question qui n'est pas à l'ordre du jour car le système bancaire européen est dans un cas différent de celui des Etats-Unis. Là-bas, il y a un vrai risque systémique. En France, il y a une différence entre certaines banques qui s'en tirent bien et d'autres moins comme Dexia. L'idée n'est pas de se préparer à une faillite, mais de leur permettre d'être en bonne position par rapport à leurs concurrentes étrangères, à un moment où le système bancaire européen va connaître des regroupements.
flodemokeley : On entend dire qu'un rebond boursier serait possible en 2009. Selon vous, est-il vraiment possible malgré la crainte des consommateurs et la volatilité sur les marché ? Si oui de quel(s) facteur(s) cela dépendra-t-il ? Si non, quand pensez-vous qu'il puisse avoir lieu ?
Jacques Mistral : N'étant pas expert, je suis bien incapable de répondre. Ce qu'on peut dire, c'est qu'à un moment ou à un autre il y a des chances qu'il y ait un rebond. Il peut être fort si on pense que le plancher est atteint. Il y a eu depuis septembre plusieurs situations où on a cru que c'était le cas mais manifestement on n'en est pas encore là. La question est ouverte pour 2009.
Ce qui peut encourager cela, c'est un dégel sur le marché du crédit, qu'on y voie plus clair sur la sécurité financière des banques, et puis les nouvelles de l'économie début 2009 notamment à la faveur d'une baisse des prix du pétrole pourront donner l'impression que le pire est derrière nous.
Xavier Denamur : Pensez-vous que Barack Obama a les moyens et une véritable volonté de se lancer dans un vaste plan de refonte de la protection sociale aux Etats-Unis face aux puissants lobbies qui sévissent dans ce domaine depuis de nombreuses années ?
Jacques Mistral : La puissance des lobbies est réelle, mais la réaction de la population américaine joue aussi beaucoup dans cette affaire. Celle-ci est extrêmement hostile à un système centralisé comme on l'a en France. Ce qui a fait échouer la tentative d'Hillary Clinton d'imposer un tel système de santé, ce n'est pas les lobbies mais l'électorat opposé à une socialisation trop poussée. Là, il y a une demande de la classe moyenne d'instaurer une assurance maladie plus large, donc la volonté politique, il l'a, mais la question qui se pose est : où Obama va-t-il trouver les ressources pour sauver l'automobile, relancer les infrastructures ?
Jonathan-Pedron : J'aimerais savoir pourquoi, selon vous, l'Angleterre et probablement l'Italie font le choix d'une baisse générale de la TVA. Alors que la France et l'Allemagne n'en veulent pas. Les risques de fuites de capitaux paraissent important. Pensez-vous qu'ils font un bon choix ?
Jacques Mistral : Je ne suis pas partisan de la baisse de la TVA car c'est mesure très couteuse et pour une efficacité discutable. D'abord car on ne sait pas quelle proportion est répercutée sur le prix de vente. Ensuite parce qu'une partie des sommes transférées aux consommateurs est épargnée et ne va pas soutenir l'économie. Il est à mon avis préférable d'aller directement à la dépense qui fait les chèques aux emplois dans des infrastructures, la construction…
Sophie Verney : Faut-il s'inquiéter pour les générations futures sur qui nous faisons peser la charge de l'endettement public qui va croissant ?
Jacques Mistral : Depuis des années et des années, nous faisons payer non seulement le déficit de l'Etat mais aussi les dépenses d'assurance maladie et de retraite aux générations futures, c'est scandaleux. Je suis surpris que cette inéquité n'ait pas été évoquée depuis l'élection présidentielle et qu'on laisse la situation se dégrader encore.
► La Troisième révolution américaine de Jacques Mistral - éd. Perrin - 236p. - 17€.
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De Servais-Jean 4591
alpha-béta | 22H48 | 27/11/2008 |
Avec l'élection d'Obama nous étions nombreux à penser que les USA prendraient un nouveau chemin plus socialisant mais en constatant que les conseillés qu'il nomme sont déjà fortement marqués par les politiques précédentes où le capitalisme faisait la loi, il est à craindre que cette élection soit un coup pour rien pour le monde entier.
Le complexe militaro-industriel n'a pas de souci à se faire.
Ma question est donc simple : Une évolution mondiale était rendue possible par la crise financière et par l'élection d'Obama mais il semble à présent que le futur gouvernement des Etats Unis va tout faire pour remettre sur les mêmes rails son système économique et qu'en conséquence rien ne changera. Qu'en pensez-vous ?
à Servais-Jean
De Nobody
hu? | 10H16 | 28/11/2008 |
B. Obama est loin d'être un benêt. Pour preuve, ce qu'a publié un think thank français sur le sujet :
http://www.delitsdopinion.com/2experts/obama-lintellectuel-et-le-politiq…
On est loin des clichés habituels
à Nobody
De Nobody
hu? | 10H23 | 28/11/2008 |
le lien est :
http://www.delitsdopinion.com/2experts/obama-lintellectuel-et-le-politiq…
à Nobody
De Chris.A
Ni pour,ni contre,bien au contraire | 11H44 | 28/11/2008 |
C'est marrant la manie qu'ont les gens de croire au père noël.
Que pensent-ils, vos think tankers, de la politique de minisarko ? ? ?
à Chris.A
De Nobody
hu? | 13H25 | 28/11/2008 |
Tu n'as qu'à le signaler sur le site même de « Délits d'opinion » ; -)
http://www.delitsdopinion.com/2experts/obama-lintellectuel-et-le-politiq…
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 18H25 | 27/11/2008 |
Question(s) pour Jacques Mistral :
Etant donné les énormes sommes déjà mises à disposition par le ministre du Trésor américain Hank Paulson (les 700 milliards de dollars annoncés fin septembre pour « sauver » les banques, plus les 600 milliards de dollars de plus annoncés par le même Paulson la semaine dernière afin de débloquer les circuits du crédit), et le plan de sauvegarde et de relance de l'économie américaine d'Obama, qui se chiffrerait pour sa part à 500-700 milliards, sans compter certains plans de sauvegarde sectoriels (automobile, bâtiment, machines-outils) éventuellement décidés par le Congrès des Etats-Unis dans le proche avenir, n'est-il pas concevable que ce surcroît d'endettement puisse plomber définitivement le système économique américain ? Peut-on s'attendre à ce que la Chine et des fonds souverains continuent indéfiniment d'acheter des bons du Trésor et des obligations assimilables afin d'assurer la survie de ce système ?
De TARPON
21H03 | 27/11/2008 |
Ma question : Qu'est ce qui va se passer si certains fonds se mettent à racheter les entreprises françaises asphyxiees par la chute de leurs actions,et à les delocaliser en revendant au mieux offrant ? L'etat n'aurait il pas interet à opeer Renault ,par exemple ou le renationaliser afin de proteger l'emploi avec l'engagement de remettre son investiissement sur le marché des que la situation normale sera revenue dans 4 ou 5 ans ?
Pourquoi l'etat n'est il pas rentré dans le capital des banques au lieu de leur ouvrir des lignes de credit ?
De sitoihien
23H48 | 27/11/2008 |
De nos jours on met le mot « révolution » a toutes les sauces. Une révolution implique de grands changements progressistes. La politique de Reagan n « a pas été révolutionnaire mais réactionnaire.
Par rapport a Bush, Obamma sera progressiste mais de là a dire que sa politique sera révolutionnaire il y a un abime.
Avec le capitalisme il ne peut y avoir qu'une évolution mais pas une révolution.
à sitoihien
De pablico
13H50 | 29/11/2008 |
ce qui n'est pas révolutionnaire, c'est que le moteur du monde pollue.
On devrait lui faire payer une taxe sur la pollution, une sorte de bonus malus.
Mais malheureusement se sont, nous qui devons payer…
Le principe pollueur-payeur ne s »applique pas…même modérément.
(ironie)
De Xavier Denamur
Restaurateur | 04H04 | 28/11/2008 |
Je lis les quatre premiers commentaires et je suis surpris du manque d'optimisme que devrait susciter l'élection de celui qui sera le plus grand président des USA après Franklin Delano Roosevelt. Certes il aura fallu 2 mandats de Bush fils afin que le peuple des USA parvienne à élire un immense intellectuel issu de la middle class et ayant eu une expérience sociale du terrain. Certains lui reprochent déjà de s'entourer de conseillés issus de divers administrations ayant exercées le pouvoir, oubliant les nouveaux venus comme Tim Geithner au Trésor ou la jeune équipe qui lui a permis d'accéder à la plus haute fonction et qui n'est pas encore former aux rouages du pouvoir. Reprenez par exemple une petite PME, vous n'aurez aucun problème à ne pas conserver d'anciens cadres pour mener la politique que vous souhaitez mais lorsque vous reprenez en main la plus grande entreprise du monde, il est probable que vous auriez tout intérêt à comprendre comment tout cela fonctionne en vous entourant de quelques « anciens » pas trop corrompus sans pour autant leur signer un chèque en blanc. L'art de diriger demande une approche autant idéologique que pragmatique et Obama l'a sûrement compris depuis fort longtemps. Contrairement à ce que l'on a vu dans notre pays où tout a été fait dans la précipitation, Obama prendra sûrement le temps nécessaire de l'observation sans oublier de traiter l'urgence avant d'insuffler sa véritable politique Socio-Eco-Logique qui est sera en soi une véritable rêv-évolution pour ce pays et le reste du monde.http://eco.rue89.com/2008/11/24/comment-obama-veut-sauver-leconomie-americaine
Contrairement encore à la France où le collusion entre le pouvoir et les lobbies est encore en place pour bon bout de temps, l'administration de Barack Hussein Obama s'en affranchira pour le bien de l'humanité. Logiquement, je termine ce long billet dans le même esprit que ma contribution d'hier, la tête dans les étoiles. http://eco.rue89.com/2008/11/27/baisses-ciblees-de-tva-la-france-sous-pr…
Contribution que j'ai rebaptisé suite aux déclarations hier après midi de Madame Lagarde « En France on n'a pas de pétrole mais on a des idées : baisser la TVA sur les voitures pour relancer la consommation d'essence »
Total ne va dans le mur, Largarde aura du mal à l'éviter.
à Xavier Denamur
De Le Yéti
yetiblog.org | 08H28 | 28/11/2008 |
« celui qui sera le plus grand président des USA après Franklin Delano Roosevelt. »
Fichtre !
à Le Yéti
De TARPON
10H28 | 28/11/2008 |
il doit prier à la même eglise !
à TARPON
De infiltré_
ex étudiant...... | 10H56 | 28/11/2008 |
Ce n'est plus une prière à ce niveau de dévotion,
C'est une Incantation ! ! ! ! !
De DBL8
Retraité | 07H47 | 28/11/2008 |
Les États-Uniens ne vont-ils pas ce replier sur eux-même ?
Obama a dit lors de la campagne électorale qu'il fallait privilégier les entreprises États-Uniennes, le fera-t-il vraiment ?
Et les avions pour l'armée États-Uniennes…
De Le Yéti
yetiblog.org | 08H38 | 28/11/2008 |
« Mistral n'est pas un américanophile béat, loin de là. Mais il a la conviction que les États-Unis sauront repartir de l'avant pour, une fois de plus, “repousser la frontière” »
Eh bé dis donc, qu'est-ce qu'il faut dire, quelle « conviction » faut-il exprimer pour être qualifié d'« américanophile béat » ?
Je ne sais pas si « les États-Unis sauront repartir de l'avant » et quand. Mais je sais qu'ils ont été sacrément fortiches (avec leurs alliées occidentaux, c'est vrai), pour sacrément foutre la merde sur la planète entière. « Repousser les frontières », ça, sûr qu'ils savent le faire, en Afghanistan, en Irak…
Maintenant, le rêve Obama, moi je veux bien. Mais les premières annonces du futur président US en matière d'économie laissent bien mal augurer de la suite des évènements par leur total manque d'imagination. Et par leur extrême dangerosité.
Un plan de relance à 800 milliards (encore des milliards ! ) ressemble fâcheusement à tout les précédents plans à milliards lâchés comme s'il en pleuvait par ses prédécesseurs républicains. En pure perte.
Et même à supposer que notre sauveur parvienne à relancer un temps la machine hoquetante, on n'en repartirait que mieux, ou plutôt pire dans ce cas-là, dans l'engrenage suicidaire précédent : ponction à mort dans les réserves naturelles de la planète, pollution maximum, dégradations climatiques…
Investir dans la recherche pour des nouvelles énergies, des nouvelles technologies propres (St Ob » en a parlé) ? Très bien. Mais alors le temps de cette mutation effectivement nécessaire sera bien trop long pour empêcher la machine économique de couler une bielle fatale.
En vérité, le problème ne sera JAMAIS résolu tant que les dirigeants de tout poil s'accrocheront à cette idée moisie de croissance. La croissance est une notion obsolète, pire, destructrice. C'est d'une gestion des acquis planétaire auquel il faudrait s'employer. De leur répartition équitable. Gérer au niveau de la planète le minimum vital et le confort nécessaire à chacun ; dégraisser la machine économiques de ces superflus imbéciles et ravageurs pour notre environnement naturel. Difficile de convaincre tous les pays du monde d'un coup, j'en conviens. Suffit de voir la bouillie des rencontres internationales officielles. Mais au moins commencer par son pays à soi.
De cela nous sommes bien loin, je crains. Et Barack Obama, ce président sponsorisé par les grandes multinationales américaines, ne me semble guère dans de plus salvatrices dispositions. Mais bon, attendons le fameux 20 janvier 2009, date de son intronisation…
Question (eh oui, tout vient ! ) : pensez-vous que le plan de relance économique à 800 milliards annoncé récemment par Barack Obama, soit un pas décisif et suffisant dans la sortie de crise actuelle ?
De lioe
berlin | 09H57 | 28/11/2008 |
Bonjour
Apres cette troisieme revolution americaine, l economie mondiale restera t elle toujours aussi dependante de la sante economique des Etats Unis ?
Est ce que l ecologie et son developpement ne sera t il pas le noueau nerf de la guerre economique mondiale en france on dit qu il serait createur de 500 000 emploie en Allemagne 700 000. En resume l ecologie deviendra t elle une nouvelle bulle speculative ?
De Nobody
hu? | 10H14 | 28/11/2008 |
B. Obama est loin d'être un benêt. Pour preuve, ce qu'a publié un think thank français sur le sujet :
http://www.delitsdopinion.com/2experts/obama-lintellectuel-et-le-politiq…
On est loin des clichés habituels.
De Nobody
hu? | 10H22 | 28/11/2008 |
Le lien est
http://www.delitsdopinion.com/2experts/obama-lintellectuel-et-le-politiq…
à Nobody
De Grégory
11H14 | 28/11/2008 |
Je l'ai lu, il est nul ce lien. Valéry Rasplus se content de dire que BO est aussi « un intellectuel », avec des idées singulières, mais elle est incapable d'en citer aucune.
« Si changement il doit y avoir, il devrait principalement se situer dans le style. Et son style, pour ceux qui le suivent depuis cette année 2004 où il se révéla véritablement, c'est dans un certain détachement passionnel, une retenue réfléchie s'exprimant au travers une gestuelle, une curiosité, une ouverture d'esprit et une rhétorique qui aurait fait le bonheur de Jean Stoetzel. »
Ah la vache ! On est bien avancé avec ça, dis-donc !
à Grégory
De Xavier Denamur
Restaurateur | 13H07 | 28/11/2008 |
Affirmer dans la même phrase que le lien est nul et que Valéry Rasplus est une femme démontre le niveau d'analyse, et sortir un mot ou un demi phrase pour accompagner son raisonnement (s'il y en a un) est symptomatique d'un vraie rigueur intel-lectuelle.
Comme le suggère Nobody, allez chercher l'information par vous même. Vous lirez dans ce lien pertinent cette phrase qu'il faudra remettre dans son contexte :
« Or, non seulement Obama est un politique (ayant expérience de travailleur social et de juriste) mais il est aussi un intellectuel, chose qui est loin de se réduire à quelques pseudo-réflexions simplistes en pilotage automatique. »
à Xavier Denamur
De Nobody
hu? | 13H27 | 28/11/2008 |
Et tu peux même y mettre tes appréciations ; -)
http://www.delitsdopinion.com/2experts/obama-lintellectuel-et-le-politiq…
à Nobody
De Xavier Denamur
Restaurateur | 16H52 | 28/11/2008 |
Merci Nobody, je ne me suis pas gêné. En voici un extrait :
« Cet excellent article est mis en avant par un internaute sur le site de Rue89 dans le cadre d'un Tchat qui aura lieu aujourd'hui à 16H30 où Jacques Mistral, auteur de “La Troisième révolution américaine”répondra aux questions. Venez enrichir ce débat. En attendant, appréciez l'intervention d'un commentateur qui vous prend pour une fleur déguisée en vache…Rasplus une femme à barbe ? “
à Xavier Denamur
De Grégory
14H00 | 03/12/2008 |
Celà démontre juste que je ne connais pas Valéry Rasplus. A priori ça ne doit pas m'empecher de pouvoir dire ce que je pense de ce qu'il/elle/ça raconte, de la même manière que vous le faites sur mon propre post sans plus me connaitre.
En revanche quand j'y suis allé, j'ai lu tout l'article, comme je l'ai dit. En le recitant, vous montrez par contre que vous vous ne m'avez pas bien lu.
Je répète, l'article de VR est complètement creux, la phrase que vous citez en étant un excellent exemple. C'est bien joli de dire qu'Obama est un penseur, avec des idées, et qu'il joue de la mandoline. Mais ça ne sert à rien si on ne présente pas ces idées, ou un enregistrement de mandoline. Et je le dis sans aversion ou jugement sur Obama, juste comme un internaute à qui Rasplus a fait perdre son temps. Il y a rien que dans ce fil de commentaire quantité de réaction plus interessante que son article, tant celui parle pour ne rien dire.
à Grégory
De Xavier Denamur
Restaurateur | 21H24 | 03/12/2008 |
Laissons là ce débat qui prend tant de hauteur et retrouvons à l'occasion sur d'autres sujets pour discuter d'un sujet moins Rase-plus…. J'apprendrais ainsi à vous connaître.
De infiltré_
ex étudiant...... | 11H02 | 28/11/2008 |
Je ne comprends pas le titre du sujet :
Une fin de crise ? La crise est toujours là
Elle n'est pas prête de se terminer.
On va se marrer au printemps prochain
Ca fait un bail que ces spécialistes nous pondent la fin des troubles.
En 2007 il répètaient le discours de Christine Lagarde :
« ce n'est qu'une petite purge »
Début septembre 2008 :
« La crise est derrière nous »
On connaît la suite…
La fin de ce bordel n'est pas pour demain
De jide
jide.romandie.com | 11H21 | 28/11/2008 |
Que pensez-vous de la nomination d'ultraliberaux (très) proches de Wall Street (Timothy Geithner, Larry Summers) et de la dérégulation aux postes stratégiques de l'économie américaine, ainsi que leur role dans le sauvetage-géant de citygroup ?
(lire chez Bakchich : http://www.bakchich.info/article5980.html)
http : /jide.romandie.com
à jide
De jide
jide.romandie.com | 11H23 | 28/11/2008 |
le même en plus court : http://jide.romandie.com/post/12008/137928
De princeMichkine
juriste | 12H27 | 28/11/2008 |
L'élection de B. OBAMA suscite un immense espoir :
- pensez-vous qu'il aura les moyens d'imposer à ISRAEL un plan de paix respectueux des palestiniens ?
- pensez-vous qu'une politique plus modérée et ouverte que celle de BUSH fera vraiment cesser le terrorisme ?
- pensez-vous que, même si les USA ont enfin la volonté de lutter contre le réchauffement climatique, ils auront les moyens de faire avancer des règles contraignantes au niveau mondial ?
Bref, même s'il n'est pas le père NOEL, B. OBAMA pourra-t-il à lui tout seul faire évoluer la mondialisation et l'ONU dans le bon sens ? (je ne parle pas que des règles bancaires où une réforme BALE III semble facile à côté de tous ces challenges).
Les régimes dictatoriaux du type de la Chine ou de la Russie, ne continueront-ils pas à opposer des vétos contreproductifs à chaque fois que leurs intérêts nationaux seront en jeu ?
Un certain optimisme n'est-il quand même pas possible si la nation qui semble toujours la plus forte au niveai mondial prête enfin attention au reste du monde ?
Merci d'avance de votre réponse !
De stangrof
12H46 | 28/11/2008 |
Bonjour, fin de crise ? Elle ne fait que commencer ! Vous feriez mieux de vous renseigner sur ce GROS probléme : les lettres de crédits internationales
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lettre_de_cr%C3%A9dit
Plus personne ne les accepte ( plus de confiance), cela veut dire que les marchandises ne circulent plus !
A quand les émeutes de la faim ? bientôt
http://www.bloomberg.com/apps/news ? pid=20601109&sid=aC.nz4FiZpkg&refer=h…
quand a Obama, il va d'entrée s'occuper du Pakistan.
les bombes et prises d'otages en inde ont une raison d'être. Justifier la présence u.s et O.T.AN au Pakistan pour récuperer les bombinettes islamiques et nucleaires et couper le pakistan en sous- régions.
A plus
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De France_d_en_Bas
Chercheur de Bon Sens | 13H21 | 28/11/2008 |
Friedman et l'école de Chicago souhaitent un état faible, voire inexistant.
En un peu plus de cinquante ans, le concept a largement fait son chemin, partagé par tous les gouvernants de ce Monde. Nous en vivons maintenant la conclusion. Certains pensent même que les mécanismes actuels de sauvegarde des institutions financières en sont le prolongement afin que les états « pompent » ce qu'il reste encore avant de le transférer définitivement vers ceux qui ont déclenché le processus.
Partagez vous cette vision pessimiste.. et Obama pourra-t-il, voudra-t-il remettre l'état comme régulateur au centre de l'échiquier ?