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Messier comparaîtra devant la justice le 21 janvier
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Pas de coup de pouce au Smic en janvier
LaTribune.fr03/12/09 | 11h40
« L'Amérique reste le moteur de l'économie mondiale »
Par Rue89 | 27/11/2008 | 16H36

Lauréat du prix du livre d'économie 2008, qui lui a été remis vendredi matin, l'économiste Jacques Mistral, auteur de « La Troisième révolution américaine », a répondu à vos question dans l'après-midi.
Aujourd'hui directeur des études économiques à l'IFRI, Jacques Mistral est un homme curieux de tout, qui a vécu quelques années à l'ambassade de France à Washington, avec le titre de conseiller économique, et une année à Harvard. Il a observé le cauchemar général qui a marqué la présidence Bush, entre terrorisme, guerre en Irak, catastrophe de Katrina, crise financière, montée des inégalités. Ancien conseiller de Michel Rocard à Matignon et de Laurent Fabius à Bercy, c'est un intellectuel au sens politique aiguisé.
Cet après-midi, avec les internautes, il a analysé, entre autres si, avec Obama au pouvoir et la crise économique, les Etats-Unis sont en train de prendre un virage idéologique comparable à ceux qu'ont incarné les présidents Roosevelt (avec le welfare state) ou Reagan (avec la dérèglementation).
Ecrit avant l'élection de Barack Obama, son livre, d'une grande clarté, décrit par le menu la « révolution » en cours aux Etats-Unis : la contestation du conservatisme, la fermeture de la parenthèse ultralibérale ouverte avec Ronald Reagan, la prise de conscience écologique, mais aussi les tentations protectionnistes. Jacques Mistral n'est pas un américanophile béat, loin de là. Mais il a la conviction que les Etats-Unis sauront repartir de l'avant pour, une fois de plus, « repousser la frontière ».

Les réponses retranscrites de Jacques Mistral sont des résumés de sa pensée exprimée en vidéo.
Servais-Jean : Une évolution mondiale était rendue possible par la crise financière et par l'élection d'Obama mais il semble à présent que le futur gouvernement des Etats-Unis va tout faire pour remettre sur les mêmes rails son système économique et qu'en conséquence rien ne changera. Qu'en pensez-vous ?
Jacques Mistral : On peut toujours penser que capitalisme restera le capitalisme, en particulier aux Etats-Unis où il est moins contesté qu'en France. Mais si on regarde plus précisément, le capitalisme a beaucoup varié au cours du temps, et avec Obama il peut changer de la même façon qu'il a changé avec Franklin D.Roosevelt.
Jide : Que pensez-vous de la nomination d'ultralibéraux (très) proches de Wall Street (Timothy Geithner, Larry Summers) et de la dérégulation aux postes stratégiques de l'économie américaine, ainsi que de leur rôle dans le sauvetage-géant de Citigroup ?
Jacques Mistral : Caractériser Summers et Geithner d'ultralibéraux c'est approximatif. Larry Summers est un progressiste ; c'est aussi un économiste qui fait confiance aux marchés ; quant à Geithner, il a été le premier responsable américain, quand il a été nommé président de la Fed de New York, à demander plus aux banquiers sur leurs méthodes d'évaluation des risques.
Jaycib : Des sommes énormes ont été mises à disposition par le ministre du Trésor américain et Obama prévoit un plan de relance de l'économie, auquel pourraient éventuellement s'ajouter des plans de sauvegarde sectoriels décidés par le Congrès. Ce surcroît d'endettement pourrait-il plomber définitivement le système économique américain ?
Peut-on s'attendre à ce que la Chine et des fonds souverains continuent indéfiniment d'acheter des bons du Trésor et des obligations assimilables afin d'assurer la survie de ce système ?
Jacques Mistral : C'est une question très préoccupante pour 2009, on commence à avoir l'habitude de voir le secrétaire d'Etat au Trésor sortir des plans à 700 milliards de dollars et on se demande parfois qui paie. Eh bien, ce sont les investisseurs internationaux qui paient, dont beaucoup sont asiatiques, et parfois les banques centrales de ces pays. La question à laquelle personne n'a de réponse pour le moment : le mouvement de défiance vis-à-vis du dollar va-t-il s'accentuer ? Il s'est interrompu pendant l'été pour des raisons techniques mais peut reprendre.
Le Yéti : Pensez-vous que le plan de relance à 800 milliards annoncé par Barack Obama soit un pas décisif et suffisant dans la sortie de crise ?
Jacques Mistral : Pour savoir où iront les 800 milliards du plan Obama pour l'économie réelle, il faut attendre sa prise de fonctions officielle le 20 janvier. On sait déjà que ce ne sera pas suffisant : le premier plan Paulson avait beaucoup impressionné car c'était la première fois qu'un gouvernement annonçait un tel montant. En septembre, en deux jours on a remis 800 milliards de dollars, là on en est à 2200 milliards de dollars en tout.
Sécuriser le système financier était un préalable indispensable. (La réponse vidéo est en deux parties)
Tarpon : Que va-t-il se passer si certains fonds se mettent à racheter les entreprises françaises asphyxiées par la chute de leurs actions et à les delocaliser en revendant au mieux offrant ? L'Etat n'aurait-il pas intérêt à faire une OPA sur Renault, par exemple, ou à renationaliser afin de protéger l'emploi, avec l'engagement de remettre son investissement sur le marché dès que la situation normale sera rétablie dans quatre ou cinq ans ?
Jacques Mistral : Pour le moment les manœuvres offensives n'ont pas commencé, mais elles risquent de se produire, même si on ne sait pas encore qui seraient les prédateurs. L'intervention de l'Etat dans certains cas est bénéfique. Le dernier exemple en date, celui d'Alsthom, opération coup de poing, temporaire, dans des circonstances précises, on pourrait s'en inspirer quand les cas sont similaires.
Mais faire intervenir l'Etat à tout bout de champs serait dangereux, il ne faut pas céder aux tentations protectionnistes. N'oublions pas oublier que nos emplois sont tournés vers l'exportation, défaire cet écheveau de relations serait le début d'une catastrophe économique.
Lioe : Après cette troisième révolution américaine, l'économie mondiale restera-t-elle toujours aussi dépendante de la santé économique des Etats-Unis ?
Jacques Mistral : Oui dans un avenir proche, car l'économie américaine, autant réelle que financière, reste absolument prépondérante dans le fonctionnement de l'économie mondiale. Depuis deux ans, certains économistes avaient imaginé la thèse du « découplage » entre les zones économiques, où les zones économiques émergentes et l'Europe pourraient se substituer au moteur de l'économie américaine. Cette théorie est fausse, on voit bien que tous les pays sont touchés par la crise américaine. Il n'y a pas d'issue pour se séparer des vicissitudes de ce qui se passe outre-atlantique.
Tarpon : Pourquoi l'Etat n'est-il pas rentré dans le capital des banques au lieu de leur ouvrir des lignes de crédit ?
Jacques Mistral : Pour l'instant, c'est une question qui n'est pas à l'ordre du jour car le système bancaire européen est dans un cas différent de celui des Etats-Unis. Là-bas, il y a un vrai risque systémique. En France, il y a une différence entre certaines banques qui s'en tirent bien et d'autres moins comme Dexia. L'idée n'est pas de se préparer à une faillite, mais de leur permettre d'être en bonne position par rapport à leurs concurrentes étrangères, à un moment où le système bancaire européen va connaître des regroupements.
flodemokeley : On entend dire qu'un rebond boursier serait possible en 2009. Selon vous, est-il vraiment possible malgré la crainte des consommateurs et la volatilité sur les marché ? Si oui de quel(s) facteur(s) cela dépendra-t-il ? Si non, quand pensez-vous qu'il puisse avoir lieu ?
Jacques Mistral : N'étant pas expert, je suis bien incapable de répondre. Ce qu'on peut dire, c'est qu'à un moment ou à un autre il y a des chances qu'il y ait un rebond. Il peut être fort si on pense que le plancher est atteint. Il y a eu depuis septembre plusieurs situations où on a cru que c'était le cas mais manifestement on n'en est pas encore là. La question est ouverte pour 2009.
Ce qui peut encourager cela, c'est un dégel sur le marché du crédit, qu'on y voie plus clair sur la sécurité financière des banques, et puis les nouvelles de l'économie début 2009 notamment à la faveur d'une baisse des prix du pétrole pourront donner l'impression que le pire est derrière nous.
Xavier Denamur : Pensez-vous que Barack Obama a les moyens et une véritable volonté de se lancer dans un vaste plan de refonte de la protection sociale aux Etats-Unis face aux puissants lobbies qui sévissent dans ce domaine depuis de nombreuses années ?
Jacques Mistral : La puissance des lobbies est réelle, mais la réaction de la population américaine joue aussi beaucoup dans cette affaire. Celle-ci est extrêmement hostile à un système centralisé comme on l'a en France. Ce qui a fait échouer la tentative d'Hillary Clinton d'imposer un tel système de santé, ce n'est pas les lobbies mais l'électorat opposé à une socialisation trop poussée. Là, il y a une demande de la classe moyenne d'instaurer une assurance maladie plus large, donc la volonté politique, il l'a, mais la question qui se pose est : où Obama va-t-il trouver les ressources pour sauver l'automobile, relancer les infrastructures ?
Jonathan-Pedron : J'aimerais savoir pourquoi, selon vous, l'Angleterre et probablement l'Italie font le choix d'une baisse générale de la TVA. Alors que la France et l'Allemagne n'en veulent pas. Les risques de fuites de capitaux paraissent important. Pensez-vous qu'ils font un bon choix ?
Jacques Mistral : Je ne suis pas partisan de la baisse de la TVA car c'est mesure très couteuse et pour une efficacité discutable. D'abord car on ne sait pas quelle proportion est répercutée sur le prix de vente. Ensuite parce qu'une partie des sommes transférées aux consommateurs est épargnée et ne va pas soutenir l'économie. Il est à mon avis préférable d'aller directement à la dépense qui fait les chèques aux emplois dans des infrastructures, la construction…
Sophie Verney : Faut-il s'inquiéter pour les générations futures sur qui nous faisons peser la charge de l'endettement public qui va croissant ?
Jacques Mistral : Depuis des années et des années, nous faisons payer non seulement le déficit de l'Etat mais aussi les dépenses d'assurance maladie et de retraite aux générations futures, c'est scandaleux. Je suis surpris que cette inéquité n'ait pas été évoquée depuis l'élection présidentielle et qu'on laisse la situation se dégrader encore.
► La Troisième révolution américaine de Jacques Mistral - éd. Perrin - 236p. - 17€.
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De Sophie Verney-Caillat
Rue89 | 13H23 | 28/11/2008 |
Peut-on mesure à quel point les plans de relance qui endettent nos Etats compromettent l'avenir des générations futures ?
De Xavier Denamur
Restaurateur | 13H57 | 28/11/2008 |
Les USA ont eu la volonté du changement en élisant Obama. Sans ce choix, les constructeurs automobiles moribonds par faute de bons choix stratégiques tant sociaux (de la couverture sociale à la fin de la seconde guerre mondiale) qu'industriels (super bien détaillés dans l'article de Bruno Rèbufle) ne pourraient sans remettre. Mais l'arrivée d'Obama et sa volonté de soutenir ses constructeurs en leur insufflant le choix du « vert » comme condition à son soutien devraient leur permettre de revenir sur le devant de la scène internationale. Sous estimer les capacités d'innovation et d'adaptation des américains, c'est oublier un peu vite leur histoire.
Question : Le problème des retraites et de la couverture sociale en générale dans ces entreprises restant entier Obama prendra t-il une décision radicale sur ce point que Roosevelt avait laissé entre les mains des patrons et des syndicats de l'époque si ma mémoire est bonne ?
Question posée à Bruno Rèbufle sur son article http://eco.rue89.com/2008/11/28/lautomobile-aux-etats-unis-une-mort-anno…
et à Jacques Mistral en Tchat à 16H30 sur l'article http://eco.rue89.com/2008/11/27/quelle-fin-de-crise-et-quel-role-pour-ob…
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
14H13 | 28/11/2008 |
Monsieur Mistral, la France peut-elle être déclarée en faillite et quelles seraient les conséquences de cette situation sur les salaires, les retraites , les impôts… Merci !
De Bruno Rèbufie
Logisticien | 14H53 | 28/11/2008 |
Bonjour Monsieur Mistral.
Avec le changement radical, des modes consommation et de déplacements, qui semble se profiler, comment les lobbys industriels et ceux de la distribution vont ils se comporter ?
Quelle marge de manoeuvre a le lobby de l'automobile par exemple ? celui de la distribution et ses centres commerciaux ? les deux face au risque de limitation des déplacements particuliers ?
Ont-ils encore un avenir ou sont ils condamnés comme les dinosaures ?
Par quels types de lobby seront ils remplacés ?
De flodemolekey
étudiant | 16H03 | 28/11/2008 |
Bonjour monsieur MISTRAL,
- Premièrement étant donné que lorsque Wall street et le Nasdaq se portent bien, les autres places boursières se portent bien elles-aussi en grandes parties, ma question est la suivante : on enetend dire qu'un rebond boursier serait possible en 2009, selon vous, est-il vraiment possible qu'en 2009 on puisse avoir ce fameux rebond malgrès la crainte des consommateurs et la volatilité sur les marché ?
Si oui de quel(s) facteur(s) cela dépendra-t-il ?
Si non quand pensez-vous qu'il puisse avoir lieu ?
-Secondement vous dites aussi que l'écologie est un facteur qui sera déterminant après que la crise soit passée. Dans ce cas, est-ce que vous pensez que les USA puissent être leader dans ce domaine suite aux « massaces » de Bush dans l'écologie d'ici 4 ans (présidance d'Obama) ? et pourquoi pas su'il puisse y avoir des valeurs en bourse qui puissent fluctuer dans ce domaine comme en France par exemple avec Suez environnement ou encore Vélia ?
Merci d'avance
De Xavier Denamur
Restaurateur | 17H08 | 28/11/2008 |
Question : Monsieur Mistral, pensez -vous que Barack Obama a les moyens et une véritable volonté de se lancer dans un vaste plan de refonte de la protection sociale aux USA face aux puissants lobbies qui sévissent dans ce domaine depuis de nombreuses années ?
De Jonathan-Pedron
Etudiant | 17H12 | 28/11/2008 |
Bonjour, Moniseur Mistral.
J'aimerais savoir pourquoi, selon vous, l'Angleterre et probablement l'Italie font le choix d'une baisse générale de la TVA. Alors que la France et l'Allemagne n'en veulent pas. Les risques de fuites de capitaux paraissent important. Pensez-vous qu'ils font un bon choix ?
De Xavier Denamur
Restaurateur | 17H41 | 28/11/2008 |
Merci beaucoup Monsieur Mistral pour ce moment passé en votre compagnie et toutes vos réponses posées et éclairées. Je cours lire votre livre.
De stangrof
18H40 | 28/11/2008 |
lisez ça, plus ça change, moins ça change !
http://www.reuters.com/article/domesticNews/idUSN0132206420070801
a plus
http://www.ipernity.com/home/stangrof
De bougnat des temps modernes
Multipass | 12H22 | 30/11/2008 |
Mettre sur le même plan Bush et Obama sous prétexte que ce dernier a décidé de renforcer le dispositif de lutte contre le terrorisme en Afganistan, est si juste… Tous les mêmes ces méchants impérialistes américains, il faudrait qu'ils disparaissent et laissent enfin tranquille les gentils citoyens qui s'entraînent à la Kalashnikov à faire progresser la démocratie partout dans le monde. L'idée que le nouvel Ariel lave aussi bien que l'ancien Omo me rappelle le bon vieux temps où le marketing était intelligent… Fais pas chier Coluche, descends du ciel, il y a du boulot.
J'oubliais, super bien fait votre site et il règne une vraie pluralité d'expression (pas comme sur Rue89)…
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 19H54 | 28/11/2008 |
Les réponses de Jacques Mistral sont intéressantes, mais ce sont celles d'un économiste classique… dont la perspective est celle d'un acceptant du système tel qu'il est (même si c'est avec des variantes sur lesquelles il n'a pas été interrogé), et qui n'entrevoit aucun bouleversement.
P.S. Je trouve un peu abusif de parler d'un tchat « en direct » avec ces vidéos Seeismic. On est encore loin de la télé !
Il y a eu pas mal de bruits « de fond » durant les questions et les réponses, certains nuisant à une écoute satisfaisante…
Autre chose : comme l'énoncé des questions par Sophie était sérieusement écourté (sans doute pour de bonnes raisons ! ), n'y aurait-il pas lieu de limiter le nombre de caractères à utiliser lors de la formulation des questions par les internautes ?
De Sophie Verney-Caillat
Rue89 | 14H37 | 29/11/2008 |
Bonjour Jaycib,
Désolée si Jacques Mistral n'est peut-être pas le révolutionnaire que vous espériez !
Pour ce qui est des aspects techniques du tchat, on ne cherche pas à imiter la télé, mais c'est en direct au sens où il répondait aux questions qui arrivaient pendant qu'il était à la rédaction. Les bruits de fond seront évités la prochaine fois si mes collègues sont plus disciplinés ou si on s'équipe d'un micro. Curieux de constater que finalement la liaison avec Los Angeles était peut-être meilleure lors du tchat avec Jorion car il avait un micro dans son bureau !
Quand à l'énoncé des questions, il était écourté à l'oral pour ne pas rallonger la vidéo mais Jacques Mistral avait lu l'ensemble de la question avant d'y répondre.
Si on limite la taille des questions, certains crieront à la censure !
De theodore-perier
fonctionnaire | 04H26 | 29/11/2008 |
Jacques MISTRAL parle de prédateurs qui pourraient envahir les marchés. On appelle ça… Le système économique libéral (voir l'article sur les gangsters de l'économie).
Il dit aussi : « Ce qu'on peut dire, c'est qu'à un moment ou à un autre il y a des chances qu'il y ait un rebond boursier ». Elle est pas mal celle là ! Non ?
Il a été institué un système financier de merde, et on va continuer à patauger tous dans la merde. On garde le même système : permettre à tous les acteurs économiques de s'endetter pour reconstituer et si possible augmenter la masse monétaire afin que certains en tirent profit. Alors pataugeons, pataugeons !
Ah ! J'oubliais le groupe des 30, notre nouveau gouvernement mondial. Eux ne pataugent pas dans la merde, ils la produisent. Ils chient à longueur de journée les repas pantagruéliques qu'ils dévorent sur le dos du reste du monde.
De Zorro est arrivé
Lecteur | 09H14 | 29/11/2008 |
Sacré moteur avec ses Wal-Martyrs.
Vivement le coup de la panne !
http://contreinfo.info/article.php3 ? id_article=2381
De sinclair
15H17 | 29/11/2008 |
Magnifique langue de bois économique du grand art. Ah si quand même surf sur l'Obamania alors qu'il est de plus en plus évident qu'il n'y aura pas révolution ni même évolution dans cette présidence vu que les intérêts qui la dirige sont les mêmes. Seule différence la couleur du masque
J'ai beaucoup apprécié les images de Srangrof ci dessus une petite image est plus parlante qu'un long discours (en paraphrasant)
De Poopara
internaute | 16H23 | 29/11/2008 |
Ayez confiance
Ca y est, j'ai tout compris : il y a le bon capitalisme et le mauvais capitalisme. Le capitalisme de l'économie « réelle », c'est-à-dire celui des bons entrepreneurs, et le mauvais capitalisme, autrement dit le capitalisme financier, celui des spéculateurs. D'un côté, le capitalisme sain, clair et honnête, franc du collier et les pieds sur terre, qui puisse ses sources dans la sueur et la persévérance. Et puis, de l'autre côté, le capitalisme issu des mathématiques et de ses jeux d'apparence, avec ses règles troubles et ses constructions volatiles. Le réel et le virtuel, en somme. Généralement, les deux font bon ménage. Certains disent même que les acteurs du réel sont aussi les bénéficiaires du virtuel.
Mais voilà, à certaines périodes de l'histoire que nos brillants gouvernants ne savent encore prévoir, les produits dérivés toxiques du capitalisme financier peuvent contaminer le sang du bon capitalisme. Et il suffit de quelques placements hasardeux effectués par des raiders pervers et cupides pour que tout s'arrête. Chute des valeurs et récession. En quelques jours, le bon capitalisme est anémié. Plus de crédit. Le marché de l'automobile s'effondre, entraînant avec lui chômage technique et dépôt de bilan des sous-traitants. En un mot, plus de soupe dans la marmite, la récession est là. Il faudra des mois voire des années pour que l'économie reprenne du tonus nous disent les politiques. C'est un problème de confiance, nous expliquent-ils aussi. Ils faut que les banquiers se fassent à nouveau confiance. Ils faut aussi que les entreprises retrouvent confiance dans le marché pour investir. Ils faut que les consommateurs aient suffisamment confiance en l'avenir pour consommer.
Relance par l'investissement ou relance par la consommation, finalement c'est simple l'économie, il suffit d'avoir confiance. Avoir confiance et être patient car cela prend du temps. S'il suffit de quelques journées d'octobre avec des subprimes échangées comme des patates chaudes pour que tout s'écroule, il faut être patient pour que les choses se remettent en ordre. Ayons confiance, les fondamentaux sont bons. Surtout ne changeons rien. C'est comme çà l'économie. Il faut savoir courber l'échine à certains moments. Un nouveau Brettenwood ? Refonder le capitalisme ? Allons balayons ces chimères. Ayons confiance. Les économistes des plateaux de télé nous l'ont expliqué : c'est la crise financière d'octobre qui est la cause de tout ce mal. Car qui dit cause dit antériorité. Et c'est bien connu : si le chômage a soudainement augmenté de 40 000 demandeurs d'emploi en août dernier, c'est bien la conséquence des journées noires d'octobre. Si le marché de l'immobilier a chuté de 44% au 3e trimestre, c'est aussi la conséquence des journées noires d'octobre ; si la croissance économique a été négative de 0,2 % au 2e trimestre, c'est aussi en raison du mois d'octobre ; si le CAC 40 chute régulièrement depuis le milieu de l'année 2007 c'est à nouveau la conséquence de ces tristes journées d'octobre 2008 ; si les valeurs mêmes de banques telles le Crédit Agricole ou la Société Générale perdent 25 % en moyenne annuelle depuis 4 ans, c'est toujours à cause de la crise d'octobre 2008. C'est le principe de la rétroactivité causale : le produit toxique de la communication. Ayons confiance.
De jpbe
21H31 | 29/11/2008 |
ça fait longtemps que je n'écoute plus les sornettes des soi-disants spécialistes qui, d'ailleurs, se plantent quasiment toujours dans leurs prévisions et surtout qui sont là d'abord pour nous rassurer que pour présenter ce qui risque de se passer !
Enfin un peu de bon sens ! L'occident (usa + europe) est devenu (et ça va s'accentuer) le tiers-monde industriel, l'occident n'a plus de pognon et se fait financer par les pays émergents, l'occident est en deficit chronique et monstrueux, l'occident devra un jour ou l'autre passer à la caisse pour rembourser ces énormes plans de « relance » et on veut vous faire croire que l'occident va rester une des plus grandes puissances du monde (peut-être les usa par leurs capacités de réaction et s'ils continuent à rajeunir la population par l'immigration, seule réelle bouée de sauvetage) : foutaises !
Il paraît qu'il faut avoir confiance dans l'avenir pour que la masse continue de consommer et ainsi soutenir l'économie ! ?
Et comment avoir confiance quand on sait que les salaires vont baisser (c'est le but premier de l'Europe et en particulier de la constitution économique de Maastrich) , les taxes et impôts vont augmenter, les emplois vont tous devenir de plus en plus précaires, le coût des prêts va terriblement augmenter (eh oui ou comment récupérer l'argent prêtée par les gouvernements), la ponction des actionnaires sur les salaires va devenir pire que jamais, etc., etc. et j'en passe !
Enfin que chacun ouvre son porte-monnaie et me dise comment il voit son avenir financier d'autant plus que sûrement votre patron a certainement décidé de vous augmenter pour soutenir la consommation ! ! !
Faut pas rêver l'occident, quoiqu'on vous dise, et son modèle économique c'est fini ! Ça ne va pas se faire en une année mais il n'y a aucun doute là-dessus l'impérialisme occidentale va changer de main petit à petit.
Et n'oubliez pas que toutes les multinationales sont en train de transférer la quasi totalité de leurs productions et services dans les pays émergents ! Ce que soutiennent activement (mais en vitrine ils évoquent le contraire) d'ailleurs la plupart des gouvernements occidentaux.
Bref l'occident risque de devenir une société de type moyennageuse donc l'avenir est ailleurs et il faudra sûrement aller faire de plus en plus souvent l'immigré dans les pays émergents pour les plus courageux.
Bon courage…
ps : ah n'oubliez pas l'europe et particulièrement la constitution économique de Maastrich (qui sera IMPOSÉE un jour ou l'autre) sont là pour organiser les monopoles et mettre en concurrence les salaires du bas de l'échelle au profit de ces monopoles : tout cela est inscrit noir sur blanc dans les articles de la constitution !
Bref une dictature économique de type communiste ou nazillarde en bonne et due forme ! …..
à jpbe
De ex prolo
instit en marge | 09H00 | 30/11/2008 |
jpbe, tu es pessimiste, il y a de gigantesques réserves de pétrole sous le massif central : nous sommes sauvés !
De ex prolo
instit en marge | 08H47 | 30/11/2008 |
surprenant qu'on n » ai pas parlé du problème gigantesque de la dette publique ?
personne ne veut en parler et ce n'est pas nouveau.
C'est toujours le même cercle vicieux :
les politiques n'en parlent pas, il preferent creuser la dette pour contenter le peuple dans le but de se faire re-elire. Comme personne ne leur demande des comptes à ce sujet, leurs successeurs ( de droite comme de gauche depuis 25 ans ) continuent la même politique. Et tout le monde ferme les yeux, électeurs y compris.
Le déficit budgétaire ( écart entre les recettes et les dépenses ) doit être comblé : l'état comble ce déficit en empruntant.
A qui ?
A ceux qui ont de l'argent a placer sur le long terme : les banques , les fonds de pension ( notamment asiatiques et ceux des pays du golfe )
( liste simplifiée et non exhaustive )…
Ces créances dont ils disposent leur permettent d'avoir un poids sur la politique du gouvernement français ( l'état français doit rester un « rembourseur » crédible pour ne pas inquiéter les détenteurs de dette) .
De plus, l'état français, donc les contribuables, doit verser des intérets pour ces emprunts.
Quelques chiffres et faits :
en 25 ans, la dette publique est passée de 20 % du PIB à 66 % du PIB
actuellement, LA TOTALITE DE L IMPOT SUR LE REVENU a été englouti pour payer les intérets de la dette.
Les sommes consacrées chaque année au paiement des intérêts ne peuvent donc pas servir à des fins de politique ( sociales , économiques ou culturelles … ) mais enrichissent ceux qui ont assez d'argent pour acheter de la dette publique . Pour payer les intérêts de la dette, les impots du peuple rentrent directement dans la poche des capitalistes.
Cela pose donc le problème de la solidarité entre les générations ( nous payons actuellement ce qui a été fait depuis 25 ans et les prochaines générations paieront notre aveuglement actuel ) mais aussi du statut politique de la dette : on parle de générations sacrifiées sur l'autel de la dette mais les enfants de ceux qui détiennent la dette ne seront pas sacrifiés, eux, ils jouiront tranquillement des dividendes des parts de dette publique achetées par leurs parents.
Je finirai sur une question :
La réduction des déficits , la réduction de la dette est-elle de gauche ou de droite ?
De Sot-crate
chomeur satisfait | 08H49 | 30/11/2008 |
Ce type est fou : obama ou bush c est kif kif.
l amerique est ruinée et nous ferions bien de nous chercher d autres alliances !
ces loosers impérialistes et criminels ont vécu ! !
et moi les pseudos « economistes “ qui n ont rien vu venir et nous assènent leurs genéralités ce n est pas ma tasse de thé ! ! !