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La dette de la France frôle les 76% du PIB
Reuters via LePoint.fr30/12/09 | 15h46 -
La SNCF augmente les tarifs des TGV de 1,9%
AFP via Google.com29/12/09 | 16h41 -
Les Français les plus déprimés par l'économie
Ft.com29/12/09 | 07h01 -
Etats-Unis : Microsoft condamné à retirer le logiciel Word de la vente
ZDNet28/12/09 | 15h03 -
Les mutuelles vont augmenter de 5% en 2010
LeParisien.fr28/12/09 | 08h30
Grève à l'ANPE, le mauvais cadeau de Noël
Par Matteo Rozzano | . | 30/11/2008 | 20H39

Grève ce lundi, à l'appel de l'intersyndicale ANPE et des Assedic dans certaines régions, pour défendre les conditions de travail, obtenir de meilleurs salaires et dénoncer de possibles disparitions de postes, dans le cadre de la fusion entre les deux entités. Voici le texte que nous a envoyé Matteo Rozzano (un pseudonyme), salarié de l'ANPE et gréviste.
Près de 50 000 inscriptions nouvelles à l'ANPE en octobre. Plus grosse déferlante depuis quinze ans, la dernière livraison des statistiques du chômage est donc calamiteuse pour le gouvernement qui avait promis le nappage de l'emploi sur un gâteau de croissance que viendrait parachever de sa touche artistique la cerise du pouvoir d'achat.
Ce désarroi institutionnel n'est évidemment rien comparé à celui des milliers de salariés maintenant privés d'emploi qui doivent, avec leur famille, vivre cette situation de chômage. Ils avaient sûrement rêvé plus beau cadeau de Noël. La faute à la crise, nous dira-t-on !
Mais l'argument ne tient pas. Car la crise n'a rien d'irrationnel. Cachée derrière le rideau de fumée de la communication, la crise est la conséquence directe de décennies de déréglementation, de libre-échange non contrôlé et de globalisation. Ces choix politico-économiques sont notamment à l'œuvre en France depuis les années 1980. Il ont prospéré sans interruption depuis 2002, subissant des impulsions constantes selon la méthode du rouleau compresseur depuis mai 2007 par ceux qui voulaient gérer le pays comme une entreprise privée et qui étaient encore il y a quelques mois favorables à des subprimes à la française.
On ne peut pas impunément décider de faire d'une partie de la planète l'usine du monde, de faire produire des biens dans des conditions quasi esclavagistes, de les importer ensuite avant de déplorer l'absence d'emplois industriels dans des zones économiques tertiarisées qui ne tiennent que par les artifices du crédit et de la seule consommation comme idéal existentiel.
L'ANPE est systématiquement rendue responsable du chômage
Bouc émissaire facile servi à toutes les sauces, l'ANPE est systématiquement mise en cause et rendue responsable du chômage. La encore, l'alibi ne tient pas puisqu'il est aussi stupide et démagogique d'accuser l'ANPE du chômage que d'injurier son primeur quand il n'a pas de fraises en novembre. Dans les deux cas, il ne s'agit que d'une question de marché.
L'ANPE n'est qu'un intermédiaire entre l'offre et la demande et son action n'a jamais eu pour objet d'avoir une incidence sur les créations d'emploi. Nos politiques vont d'ailleurs devoir trouver un autre alibi puisque, grâce leur soit rendue, l'ANPE est morte. Jouez hautbois et résonnez musettes : Pôle Emploi est né.
Laurent Wauquiez et Christine Lagarde ne tarissent pas d'éloges sur ce Pôle thaumaturge qui simplifiera l'accueil, rendra un service unifié et facilitera le retour à l'emploi. Voire. Pôle Emploi n'est pour l'instant qu'une coquille vide à laquelle il est plus qu'urgent de s'intéresser puisque l'opérateur officiera officiellement sur tout le territoire dès le 5 janvier prochain.
Il suffit de consulter les documents qui présentent son offre de service, de parcourir les « dialogues de performance » -prose institutionnelle à destination des salariés qui présente l'organisation et les objectifs stratégiques pour 2009- pour déchanter et même tomber des nues, tant l'inanité rivalise avec le « ni fait ni à faire ».
Le chômage explose, l'avènement de Pôle Emploi se fait à effectif et à budget constants
Les 30 000 agents de l'ANPE et les 15 000 salariés de l'Assedic coupables d'impéritie depuis des décennies deviennent d'un coup « 45 000 experts en ressources humaines ». Ils devront en trois jours pour les uns et sept jours pour les autres apprendre un deuxième métier. Afin de gagner en efficacité, la hiérarchie compte sur leur bonne volonté réciproque pour qu'ils échangent leurs savoirs.
Ils devront début 2009 changer de lieu de travail, de collègues, de patron. Ils ne savent pas, à quelques semaines de l'échéance, où ils travailleront avec qui et dans quelles conditions. Alors que le chômage explose, l'avènement de Pôle Emploi se fait à effectif et à budget constants.
Pour réguler les passages in situ, les « clients » vont être orientés vers des services à distance. Le site internet et le 3949 pour joindre une plateforme téléphonique et parler à une machine puis -peut-être- à un humain qui aura le droit de consacrer trois ou cinq minutes à son interlocuteur en fonction de la nature de la demande sous peine de voir son superviseur le rappeler à l'ordre. Des objectifs sont fixés qui comptabiliseront l'augmentation de l'utilisation de ces services à distance.
Dans un contexte économique dégradé, les salariés devront augmenter la part de marché des offres d'emploi, enregistrer plus d'offres et de placements, augmenter le recueil d'offres durables (CDD de plus de six mois et CDI) mettre en place le suivi mensuel dès le premier mois, progressivement pour tous les « clients demandeurs d'emploi », augmenter le nombre de contacts avec « les clients entreprises ».
Absence de moyens et objectifs matériellement impossibles à tenir
Pour couronner le tout, la ministre s'est engagée à ce que chacun n'ait plus à suivre que 60 demandeurs d'emploi (au lieu des 120 à 150 en moyenne actuellement). L'objet de cette litanie n'est pas de faire pleurer dans les chaumières mais de montrer l'absence de moyens correspondant à des objectifs matériellement impossibles à tenir. Il est impératif de faire surgir la réalité cachée derrière la parole ministérielle qui masque également un autre aspect peu ragoûtant de Pôle emploi : le projet de formatage de la main-d'œuvre au service du marché.
Les 45 000 « experts » en ressources humaines vont devoir « orienter le client vers les secteurs porteurs ». En clair :
« Vous voulez être secrétaire, journaliste, formateur, professeur ou député ? Désolé, c'est bouché, vous devez penser à autre chose. Mon outil statistique -qui se nomme MMT pour “mon marché du travail” et dont les données ont deux ans- me dit que l'on a besoin de serveurs en restauration ou de maçons. Vous devez donc accepter ces emplois. »
Un problème se pose, les secteurs porteurs se raréfient puisqu'on prévoit par exemple 50 000 emplois en moins dans le BTP pour 2009.
L'ORE : un impératif catégorique de formatage de la population
La boucle se boucle avec « l'ORE, l'offre raisonnable d'emploi » votée à grand renfort de démagogie, de populisme et de culpabilisation des chômeurs dans le cadre de la loi dite « des droits et devoirs du demandeur d'emploi ». L'ORE prévoit de couper les vivres partiellement puis définitivement à ceux qui refuseraient ces propositions « raisonnables ». Qu'importe si ces offres mettent en péril ceux à qui on les impose pourvu qu'ils sortent des statistiques.
Outre le fait que ce dispositif n'a pas intégré la dégradation de la situation économique, il pose la question du droit de chacun à créer son existence, à choisir une orientation professionnelle et à bâtir un projet et une vie. Quand un Etat pose pour impératif catégorique le formatage de la population au service du marché, quand les citoyens ne sont plus considérés que comme des unités humaines de production au service de l'économie, on peut se poser légitiment la question de son degré de démocratie.
Pour dénoncer le système Pôle Emploi, pour exiger un service de qualité et le respect des usagers, l'ensemble des syndicats de l'ANPE appelle à une grève nationale ce lundi 1er décembre. Ils seront, selon les régions, en associations avec les syndicats de l'Assedic.
Ils ne défendent pas des intérêts catégoriels, ils alertent l'ensemble du pays sur une réforme de fond qui ne sera pas sans incidence sur la vie de millions de nos concitoyens, ceux-la même qui croyaient encore récemment aux promesses de saint Nicolas. Ils n'ont plus comme seul espoir que l'envoi d'une lettre au Père Noël. L'avantage avec le vieux barbu, c'est que l'on peut parfois s'attendre à des surprises plaisantes.
Photo : la guerre économique vue par Matteo Rozzano (DR).
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De EntreprendreKESSDONK
Veilleur de Jours Meilleurs | 21H21 | 30/11/2008 |
bonjour
Ayant pour activité l'accompagnement professionnel quelques réactions
- vous avez raison me semble-t-il sur l'hyper informatisation, c'est le pendant de la gestion informatisée des RH dans les grandes boites. Un conseiller emploi qu'il soit privé ou public passe un temps de folie à remplir la « boite à produire des camemberts ». Les plan sociaux sont gérés comme ça aussi et les partenaires sociaux n'y voient que du feux tant que les camenberts sont beaux et qu'ils n'y connaissent pas grand chose de toute façon…
- sur l'externalisation sachez que les cabinets (gros ) qui ont récoltés les marchés les sous-traitent à des solos obligés de bosser comme des fous pour boucler le mois. Si ce n'est pas sous-traité c'est confié à des pseudo consultants payés au smic.
- Sur votre vision de l'économie vous oubliez il me semble que toutes les boites privées ne sont pas des horribles affameurs. Tout plein de bonnes PME, savent la valeur du Capital Humain et le faire fructifier. Il faut pour cela se bouger pour prospecter de manière maline ce terreau caché.
- Reste la création d'entreprise qui répond si bien aux appel à changer de vie et de job dont vous faites justement l'echo en marge de ORE. Mais là il faut former les salariés à la liberté, à la responsabilité, aux risques, à l'appétit de gagner (y compris de l'argent qui n'est pas honteux) , de vendre, à la confiance en soi, à sortir des pseudo protections statutaires, au développement de soi etc ….. Bref réconcilier la France avec la VRAIE économie. Pourriez vous le faire ? ? ? MERCI !
à EntreprendreKESSDONK
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
06H43 | 01/12/2008 |
Merci de votre post qui sonne « vrai », alors que l'article sonne « faux » et fonctionne comme ce blog sur des fantasmes. Enfin une bouffée d'air pur !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 10H53 | 01/12/2008 |
Monsieur JPT marié 4 enfants… vous n'êtes pas obligé de venir sur ce site de « fantasmes » !
D'ailleurs en avez vous des fantasmes ? ? ? ?
à eelisa
De Juan Pablo de Tagéna - bloqué
11H31 | 01/12/2008 |
Je suis jeune encore : je n'ai pas besoin d'activer ma machine à fantasmes pour suppléer aux défaillances de l'âge !
à Juan Pablo de Tagéna - bloqué
De General Subverciòn
viva Makhnovchtchina | 19H47 | 02/12/2008 |
Si vous êtes jeune,je suppose alors que vos enfant n'ont pas encore eu affaire à l'ANPE…
l'article est quand même assez réaliste et son auteur parle de l'intérieur du système et il en décrit très bien les rouages.D'autres agents de l'état de cet organisme font état du même genre de choses,y compris des cadres CFTC de ma connaissance que ça faisait rigoler il y a quelques années.Avant de parler de fantasmes,il vaut mieux savoir de quoi on parle à moins de vouloir absolument montrer ce qu'au fond vous êtres,à savoir un troll qui doit s'emmerder profondément dans sa petite vie de merde et qui se défoule en dénigrant ce qu'il ne peut comprendre…Vade retro Popaul la tagine
De humaniste2009
Agent ANPE | 08H25 | 01/12/2008 |
Agent ANPE, je n'ai pas l'habitude de faire géve mais je vais participer au mouvement de gréve à l'ANPE.Nous avons le sentiment que notre institution devient une bureaucratie monstrueuse.Nous sommes devenus des opérateurs de saisie et notre travail de conseiller à l'emploi disparait progressivement.Vouloir former les agents ASSEDIC et ANPE en quelques jours est une sottise.Nos conditions de travail sont détestables, nous devrions faire un accompagnement personnalisé mais nous faisons un travail à la chaîne.Multiplication des consignes administratives, lourdeur de la bureaucratie, mot d'ordre faire du chiffre.Outil informatique inadapté, salaires ridicules ; conditions de travail détestables.Manque d'ordinateurs et de bureaux.Je ne suis pas opposé par principe àl a fusion ANPE ASSEDIC mais nous allons actuellement droit dans le mur ! Nous ne consacrons pas plus d'une journée par semaine à recevoir nos demandeurs, les tâches administratives deviennent tentaculaires.
à EntreprendreKESSDONK
De CA Not Dead
Glandouilleur Pro | 10H11 | 01/12/2008 |
Vous avez déjà travailler ?
De LChe
9919ème | 21H35 | 30/11/2008 |
Parfait compte-rendu et hélas clairvoyante analyse.
C'est le Service Public de l'Emploi qu'on sabre à la hussarde selon des process propres à l'industrie, sous les yeux de clients, futurs et actuels demandeurs d'emploi, pour les beaux yeux d'autres clients, entreprises.
De Le Yéti
yetiblog.org | 00H18 | 01/12/2008 |
BLOQUEZ TOUT TOUT DE SUITE !
Allez-y, les copains de l'ANPE, c'est maintenant ou jamais. Face à cette bande de malades fous furieux, TOUT notre avenir et celui de nos mômes dépend désormais de votre mobilisation. De votre engagement.
Vous n'avez plus le moindre rôle à jouer. Il n'y a plus le moindre boulot pour vos malheureux visiteurs. Bientôt plus de boulot pour vous non plus.
DÉSOBÉISSONS AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD !
De liberté_ en sursis
chercheuse de trèfles à quatre et ... | 22H50 | 30/11/2008 |
Soutien total avec vous !
Merci de réagir.
De liberté_ en sursis
chercheuse de trèfles à quatre et ... | 23H37 | 30/11/2008 |
manif 6 décembre intermittents et précaires IdF
Bonjour,
sur ces pages, le 24 novembre, j'ai vu passer dans un commentaire cet appel à manifester de la Coordination des Intermittents et Précaires d'ile de france.
Il me semble que le revenu garanti revendiqué pourrait être financé par la TVA prélevée sur les factures téléphoniques, étant donné que les télécommunications sont une ressource « naturelle » immatérielle, produite et exploitée par l'homme lui-même.
à suivre
angela anaconda
http://www.cip-idf.org/article.php3 ? id_article=4117
Manifestation samedi 6 décembre - Avec ou sans emploi, de nouveaux droits ! Nous ne payerons pas votre crise !
Il y a des milliards pour sauver les banques Et leur permettre, une fois renflouées, de continuer à boursicoter et entreprendre ! On replâtre un système qui mène droit à la catastrophe, sociale et écologique, sans le mettre en cause. Nous avons pourtant besoin de changer de système !
Ce n'est pas à nous de payer pour LEUR crise !
Suite à la spéculation effrénée, la crise économique et les restructurations vont entraîner des centaines de milliers de suppressions d'emplois. Qui paye ? Ce sont les classes laborieuses, salariés, précaires ou pas, chômeurs. Or, le régime d'assurance chômage indemnise déjà moins de la moitié des chômeurs inscrits ; les primo-demandeurs d'emploi, les précaires aux périodes d'emploi courtes, en sont exclus alors même que les CDD représentent les ? des embauches. Il ne s'agit pas pour nous de sauver les banques et le système financier responsables de la crise, l'urgence est sociale : il s'agit d'éviter que des millions de personnes soient contraintes de survivre dans la pauvreté !
Pour une protection effective contre le chômage
Pour cela, une seule solution, outre l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des bénéfices : renforcer, étendre et généraliser la protection contre le chômage et la précarité, afin que personne ne soit laissé sans un revenu suffisant pour vivre.
Salarié en poste, au chômage ou en formation, à un moment ou un autre, dans des conditions diverses, chacun est concerné par le chômage : un salarié sur deux passe par le chômage.
Nous exigeons une véritable protection contre le chômage et la précarité, par l'instauration d'une garantie de revenu décent pour tous et toutes, avec ou sans emploi, et la continuité des droits sociaux, à la formation, à la retraite, au logement à la santé, aux papiers.
Cette revendication est d'ores et déjà celle des organisations de chômeurs et de précaires AC ! , APEIS, MNCP, d'ATTAC, de la Fondation Copernic, de Génération Précaire, de la Coordination des Intermittents et Précaires d'Ile de France, de la Confédération paysanne, du SNU-ANPE, de Stop Précarité et de l'Union syndicale Solidaires.
Revenu garanti pour tous avec ou sans emploi !
Nous exigeons de la prochaine convention UNEDIC, qui régira l'assurance chômage, qu'elle garantisse à tous un revenu correct et la continuité de leurs droits sociaux. Nous appelons tous les salariés en poste ou au chômage, tous les collectifs et toutes les organisations de salariés, de chômeurs, de précaires à participer à la mobilisation contre le chômage et la précarité et pour de nouveaux droits sociaux !
TOUS A LA MANIFESTATION contre le chômage et la précarité, pour de nouveaux droits sociaux, du samedi 6 DECEMBRE ! ! !
14h30, Place Stalingrad en direction de Place Clichy
AC ! , APEIS, ATTAC, CIP-IDF, CNDF, Fondation Copernic, Marches Européennes, No-Vox, Stop Précarité, Union syndicale Solidaires »
Pour soutenir la coordination des intermittents et précaires, envoyez vos chèques (à l'ordre de AIP) à la CIP-IdF, 14-16, quai de la Charente 75019 Paris.
Sur demande une attestation peut vous être fournie.
pour les articles inferieurs a 150 €, les photographies sont possibles contre 5 € en cheque,renvoyé ou remboursés en cas d'achat .
De : angela anaconda
dimanche 30 novembre 200
à liberté_ en sursis
De compte supprimé 23
... | 22H13 | 01/12/2008 |
Bonsoir
Pourquoi ne pas manifester tous ensemble ? ? ?
Tout le monde est en colère mais chacun regarde son nombril !
Le-Yeti dit « bloquez tout » …
Je suis entièrement d'accord avec lui parce que je ne pense vraiment pas que c'est en manifestant chacun dans son « coin » que ça fera bouger les choses …
Je lis partout , tout le temps , à longueur de posts « ça suffit » , « y'en a marre » , « révolution » , etc …
ça ne marchera pas ! ! ! (d'ailleurs on le voit déjà depuis un bail que ça ne marche pas comme ça !
un jour les postiers , un jour les profs , un jour les retraités , un jour les magistrats …
Oui ! Tout bloquer ! ! ! Mais Tous Ensembles ! ! !
De compte supprimé 24
| 03H18 | 01/12/2008 |
Je sais, c'est loin d'être le cas de tous les agents de l'ANPE, mais y en a quand mêmes quelques un(e)s que ne je plains pas : les harceleurs de chômedus stakhanovistes, dont je connais quelques exemplaires assez velus, par chez moi. De véritables collaborateurs serviles de ceux qui les foutent dans la merde maintenant.
Les autres, je les soutiens à fond !
à compte supprimé 24
De Toupiket
Compromise | 11H15 | 01/12/2008 |
Nous sommes effectivement quelques un(e)s à résister, mais la bête est tenace !
merci en tous cas de votre soutien
De Un compte supprime
nc | 06H32 | 01/12/2008 |
L'ANPE est morte, vive le Polemploi ! ! ! J'irai presenter ma tete de demandeur d'emploi au Polemploi desormais.
Polemploi… ah la magie des mots ! L'imagination est au pouvoir… On emploie les grands moyens, a defaut d'employer les chomeurs. Reste que les chiffres du chomage sont tres tres inquitants, en France, mais aussi, partout ailleurs, meme en Chine ! L'armee des gueux recrute par ces temps de disette et de froidures hivernales ! !
Bref, on n'en veut pas a l'ANPE, compagnon de route ces longues dernieres annees. Mais on previent que la merde qui s'annonce, fraiche et abondante, sera a partager entre tous, au contraire des richesses d'antan. Fauchon devrait deja en mettre dans ses vitrines, car cette fois, on fera pas les radins, on refilera le rab aux richards… on se contentera de faire du leche vitrine tandis que les gros plein de thune pourront s'en regaler les artiches.
De skalpa
actif et militant ? | 06H39 | 01/12/2008 |
http://kprodukt.blogspot.com
à skalpa
De P a z
12H24 | 01/12/2008 |
J'aurais dit
Anémier Nier Penaliser Eliminer
De heleor
artiste | 09H06 | 01/12/2008 |
la seule solution prendre exemple sur les Guyannais. La seule solution c'est une grande Manif . Malheureusement cela n'arrivera jamais car les syndicats sont autant corompus que les hommes politique, ils bouffent tous le même gateau. Il est bon à rappeller qu'un chauffeur d'un syndicaliste de gauche était payé par une grande ville française de droite. Si les tous les français savaient ce qui se passent réellement ils iraient tous dans les toilettes pour vomir.
De compte supprimé 22 janvier
09H24 | 01/12/2008 |
Il suffit de voir le d'habitude fringant Laurent Wauquiez actuellement sur les plateaux télé : une communication de repli -tellement les arguments sont pauvres - qui devrait déplaire à son Maitre.
De Cadre modele
Consultant RH | 09H31 | 01/12/2008 |
Evaluer le travail se résume-t-il à :
Evaluer la productivité d'un temps de travail ?
Pour répondre aux objectifs le policier peut etre tenté d'arrêter des infractions au code de la route plutôt que de faire des planques pour arrêter des criminels
Evaluer les compétences ?
Le bilan de compétences revient à évaluer la personne, et non son travail.
Evaluer la qualité ?
La qualité totale est un argument publicitaire, elle n'existe pas. Tendre vers un idéal en restant ancré dans le monde réel.
L'ANPE a été évalué, il faut la fusionner avec les Assedics : Le pôle emploi.
Je refuse de payer un emploi, je préfère que mon travail m'apporte une rémunération.
5 jours de formation pour apprendre à recruter pour l'ensemble des personnels. N'est-ce point dénigrer les formations en ressources humaines ?
Oui, ne pas investir dans la formation, c'est permettre aux évaluations d'institutionnaliser les mensonges.
Qui évalue les évaluateurs ?
Je remercie tous les professionnels de l'ANPE et des Assedics pour le travail qu'il font chaque jour en dépit des consignes et autres instructions qu'ils doivent suivre pour être évalué et non apporter des solutions aux demandeurs d'emploi.
Cordialement.
De eelisa
Délinquante au coin de la rue | 10H49 | 01/12/2008 |
Merci pour ce témoignage. J'ai rarement été confrontée à la perte d'emploi, au chômage, mais j'ai été très chanceuse.
Avec votre article, je comprends mieux la filouterie gouvernementale qui encore et toujours criminalise les plus faibles.
*filouterie parce que je suis polie… ; )
Mais ça me démange d'employer des mots plus forts.
De Toupiket
Compromise | 11H11 | 01/12/2008 |
Agent Anpe en grève aujourd'hui pour protester non pas contre la fusion, qui ne changera pas grand chose au fond de notre « mission » mais touchera plus certainement la dimension administrative de l'institution.
Compte tenu du nombre d'agence Anpe et du nombre d'agence Assedic qui vont fusionner, y compris au niveau local, il y aura, d'ici mars 09, de 500 à 700 « petits chefs locaux » qui vont sauter. (pas de soucis quand même, les D.R.A. sont pleines de placards tranquiles et peinards) Ceci explique (en partie) la chasse aux Demandeurs d'emploi lancée depuis quelques mois et dont j'ai déjà fait état dans les colonnes de la « Rue ». (convocations répétées, fréquentes, inutiles et inadaptées)
Atteindre de « bons chiffres » c'est, pour un responsable local, l'assurance de conserver son statut de chef local, voire de l'améliorer en prenant sous sa coupe les agents de l'autre institution.
De Hedoniste
Agitateur social | 13H01 | 01/12/2008 |
Merci pour cet article qui incite, il est vrai, à croire au père Noël, histoire de ne pas être trop déçu le 26/12 …
Bref. Pathétique mais cohérent avec la dynamique politique actuelle où l'on nous apprend …
- que le travail est une valeur alors que nos enfants ont été bercés de loisirs, pour beaucoup, faciles
- que nous avons déjà de la chance d'avoir un travail (pour celles et ceux qui en ont) et qu'il faut faire avec … et se faire prescrire, si nécessaire, une drogue pour le supporter, un peu comme les enfants soldats que l'on drogue pour qu'ils soient efficaces et qu'ils évitent de réfléchir/
- que, comme il est trés bien dit dans l'article, l'on doit faire un travail utile à l'économie. Manquerait plus qu'on soit artiste, philosophe, chercheur fondamental, qui, on le sait bien, ne rapporte rien … à l'économie telle qu'on nous la présente
- que, saint Nicolas est à plaindre car la situation n'est pas facile. Moi, je me vois bien promettre à mes gamins une augmentation de leur argent de poche et leur annoncer en janvier que cela ne sera pas possible à cause de la mondialisation et des millions que j'ai réinjecté dans mon portefeuille boursier …
- qu'il faut se retrousser les manches car, en France, on ne travaille pas assez et qu'il faut faire encore plus d'efforts, se serrer un peu plus la ceinture, donner aux pauvres car il faut être solidaire et, enfin, être confiant puisque nous aurons une retraite à 85 ans
Bref. Merci pour cet article qui nous démontre, à nouveau et MERCI à rue89 d'exister, qu'il faut prendre un peu de recul en comprenant qu'il ne s'agit pas que d'une grêve parmi d'autres mais bien d'un appel à la réflexion et à la réaction face aux profonds bouleversements sociaux sous jacents.
De Jaycib
Désagrégé de l'Université | 14H30 | 01/12/2008 |
Pôle Emploi = nouvelle formulation magique de « Adaptez vos questions à nos réponses », la fameuse règle censée résumer quatre décennies de « politique de l'offre ». De fait, aucune demande réelle ne sera plus tolérée. Et si le demandeur persiste, on lui enjoindra simplement de « créer son emploi », voire son « entreprise ». On est vraiment dans le royaume du « double-speak », la seule langue que Sarkozy sache manier avec dextérité : « Notre marché ne vous convient pas ? Créez le vôtre ! »
De une petite dame de l anpe
conseillère | 21H33 | 01/12/2008 |
même pas déçue !
comme d'hab, « les médias » ont peu parlé de notre mouvement et quand ils l'ont fait, c'est pour dire que nous revendiquons essentiellement une hausse de salaire. mais ce matin nous étions nombreux à ne pas recevoir Nos demandeurs (et nous les avions prévenus afin qu'ils ne se déplacent pas pour trouver porte close ou un agent excédé qui les renvoie chez eux après avoir rempli un questionnaire). nous nous sommes retrouvés avec nos collègues des assedic, des représentants des mouvements de chômeurs, nous avons parfois échangé quelques paroles timides, nous avons brandi nos pancartes et nous nous sommes promis que nous nous reverrions pour de nouvelles actions.
et puis un petit tour chez rue 89, et là je découvre que nous sommes nombreux à parcourir ce texte qui relate notre quotidien, notre malaise.
bien sûr que nous souhaitons une hausse de salaire. qui n'en souhaite pas ?
mais ce n'est pas pour cela que nous étions en grève aujourd'hui, c'était pour dire notre malaise de travailler aussi mal dans un climat d'angoisse et de frustration constant. le 1er janvier, c'est dans un mois et nous ne savons toujours pas ce que nous allons devenir. nous n'avons pas rêvé de devenir conseiller anpe dès notre plus tendre enfance, mais nous ne travaillons pas comme conseiller par hasard. la relation qui s'établit avec nos demandeurs et nos entreprises, nous faisons tout pour qu'elle se déroule au mieux. mais comment poursuivre quand nos responsables d'agence ont la tête dans les tableaux de bord, n'entendent même plus ni nos silences ni nos cris, seuls les chiffres les préoccupent. enfin pas tous, le fait que les arrêts maladie augmentent considérablement (parfois jusqu'à être multiplié par 2 sur une année) pour leurs agents ne les divertit même pas de leurs statistiques.
nous ne cessons de dire en agence que nous ne voyons plus de plus-value pour qui que ce soit et surtout pas pour le demandeur, mais qu'importe, ce qui compte c'est la codification adéquate qui permettra de toucher une nouvelle prime et de rivaliser avec l'agence voisine, la région d'à côté.
bien sûr, il existe des conseillers zélés qui n'hésitent pas à employer les « grands moyens », mais dans la majeure partie les conseillers souhaitent accomplir leur tâche, sont attachés au service public de l'emploi et au service rendu aux usagers de l'anpe. il n'y a bien que nos « manager » pour parler de clients. nous, agents de production de base de l'anpe continuons de vous nommer « demandeurs d'emploi », « entreprises ».
De Stabilo
Psychologue | 10H33 | 02/12/2008 |
Merci pour cette juste analyse. Il est bon d'insister également sur le fait que le personnel n'est pas contre le changement mais contre le mépris affiché dans la conduite de ce changement. La morgue dont font preuve les « cadres très supérieurs » n'a d'égale que l'incompétence affichée. Incompétence par rapport au réel de l'activité, à la nature des métiers et aux exigences de l'Humain…mais sans doute compétences affirmées en ce qui concerne une gestion « rationalisée » de l'exclusion : il n'est qu'à voir le mode d'emploi et de réponses à fournir sur la plateforme téléphonique.
De Simonette
Enseignant dans l'Hérault | 10H49 | 02/12/2008 |
Cher ami, je te propose une vraie solution à tous ces problèmes : le rapprochement des « clients demandeurs d'emploi » et des guichetiers du Pôle Emploi (thaumaturge, joli ! ) dans un vaste mouvement révolutionnaire.
Une grève d'un jour c'est bien mais la grève du zèle tous les jours c'est mieux et surtout cela empêche la mise en place du système de punitions/humiliation qui va peser sur les chômeurs. Les précaires et les chômeurs ont tendance à individualiser leur détresse, ils culpabilisent comme des bêtes, il suffirait qu'un agent du Pôle Emploi affiche sa solidarité et son respect… Mais là, je te le dis, camarade, on n'en est loin.
Je suis moi-même une ancienne journaliste, devenue universitaire puis demandeuse d'emploi. Je ne vais pas décrire ici le parcours personnel chaotique d'une qui a trop souvent ouvert sa gueule. Non, je veux seulement attirer ton attention sur les rapports de mépris que les agents entretiennent avec leurs « clients chômeurs ». Il faut changer cela si tu veux une réelle solidarité avec vos/nos problèmes.
De jonas888
étudiant | 12H37 | 02/12/2008 |
Ils servent à rien ces feignants employés à l'anpe, en plus paraît qu'ils reçoivent les RMIstes comme des chiens quand ils viennent s'inscrire dans certaines agences.
à jonas888
De Toupiket
Compromise | 21H59 | 02/12/2008 |
Les gens qui savent de quoi ils parlent savent que le RMI n'est pas une allocation chômage mais bien un revenu d'insertion servi par le Conseil Général, et que pour « bénéficier » du RMI, point n'est besoin d'être inscrit à l'Anpe.
Abruti !
De une petite dame de l anpe
conseillère | 18H26 | 02/12/2008 |
je viens de finir ma journée, j'ai consacré plus de temps qu'il ne m'était autorisé pour recevoir mes demandeurs.
je n'en ai pas renvoyé un seul, malgré les consignes en cas de retard du demandeur d'emploi (et la moitié était en retard de 15 mn). j'ai usé de la même égalité de traitement pour tous. ET JE NE SUIS PAS LA SEULE A AGIR AINSI ! ! !
tout ce temps, je l'ai pris par respect pour les demandeurs. en revanche, j'accumule le retard sur les autres tâches que j'ai à accomplir, les mails de reproche de mes supérieurs ne cessent de me pleuvoir dessus, et mes enfants ne me voient jamais arriver à l'heure à la garderie.
alors le mépris je vous le laisse ainsi que vos préjugés ! ! !