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Ft.com29/12/09 | 07h01 -
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ZDNet28/12/09 | 15h03 -
Les mutuelles vont augmenter de 5% en 2010
LeParisien.fr28/12/09 | 08h30
Comment une TPE a été prise en traître par le crédit à la conso
Par Sébastien Ruaux | Patron de TPE | 02/12/2008 | 16H01
Gérant d'une « très petite entreprise » (TPE) spécialisée en informatique industrielle dans la région toulousaine, Sébastien Ruaux nous a envoyé ce témoignage illustrant à quelle vitesse la crise peut mettre une petite structure au bord de la faillite. Si les banquiers ne sont pas coopérants.
Notre société Cyberdream réalise l'essentiel de son chiffre d'affaires (360 000 euros sur l'exercice 2007) dans les systèmes de sécurité informatique des entreprises, et en appoint, dans la vente et le dépannage aux particuliers. Elle a compté jusqu'à deux employés en plus de moi.
Pour nous, la crise n'a pas commencé en septembre 2008 mais à l'été 2007 et a eu un impact dès janvier 2008 : nos donneurs d'ordre n'arrivant plus à conclure des contrats dont nous pourrions être les sous-traitants. Résultat des courses, le chiffre d'affaires dans les projets d'infrastructures a plongé de 60% en moins de trois mois. Je dois licencier deux personnes à six mois d'intervalle et le patron que je suis, après des années au SMIC, ne s'est plus versé de salaire depuis un an.
Bien sûr, je continuai toujours pendant ce temps à m'acquitter de mes cotisations (RSI, URSSAF, ASSEDIC, TVA, taxe professionnelle, et autres) Pour minimiser l'impact de la crise, j'ai réorienté mon activité vers le marché des particuliers, conseillé en cela par mon expert-comptable et un conseiller du tribunal de commerce.
10 000 euros de frais facturés par ma banque
Avec mes clients professionnels, j'ai réussi à négocier un paiement à trente jours avec règlement le 10 du mois suivant. Mais les découverts de ma banque, auparavant facturés 8,2% ont grimpé de ce fait à 12,9%.
Arrivant à la limite de mon maigre découvert autorisé (10 000 euros en ligne d'achat et 5 000 euros de facilités de caisse), je me suis ainsi retrouvé régulièrement en difficulté pour honorer les commandes de mes clients ou dans des délais trop importants, ce qui m'a fait perdre ma crédibilité durement acquise en cinq ans.
J'ai eu beau, à de multiples tentatives, tenté de négocier l'assouplissement de mes lignes de trésorerie, rien n'y a fait : mon ancienne banque, le Crédit Mutuel, nous a facturé 10 000 euros de frais divers sur une année de fonctionnement (aggios, frais de dépassements, de forçages, de courriers, de rejet de chèques). Une somme qui aurait pu me servir soit à sauver un emploi, soit à survivre le temps de la crise.
Le PNF, paiement échelonné, une arme dangereuse
Je me suis cru sauvé le jour où j'ai découvert le
La banque me convoque pour signer un papier afin de remettre en route le PNF. Quelle n'est pas surprise de découvrir un avenant au contrat. J'ai cru à un canular de mon banquier. En résumé, la banque essayait de se défausser de son rôle de preneur de risque sur le commerçant : en cas d'impayé, c'est le commerçant qui paye.
(voir dans le document ci-contre l'objet de l'avenant)
A l'heure où notre gouvernement et nos amis banquiers racolent de futurs créateurs d'entreprise dans les médias, j'attire votre attention sur le formidable effet levier que, nous patrons de TPEs, pourrions avoir sur la lutte contre le chômage et la précarité si nous n'étions pas placés entre l'enclume étatique et le marteau bancaire.
Nous sommes victime d'un véritable hold-up financier qui nous laisse exsangues et sans capacité à réagir. Nous n'existons pas, la TPE est considérée comme une PME alors qu'elle devrait bénéficier d'un statut à part. A tous les courageux qui aimeraient créer leur TPE, courage ! L'enfer, c'est les banques.
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De expat
19H00 | 02/12/2008 |
Contrairement a ce que pensent les tenant du capitalisme, sauver les princes n'a jamais servi a rien.
Si tout l'argent que le monarque actuel compte donner au banques etaient distribue aux petites entreprises et aux particuliers pour les aider a conserver leur logement, les princes se porteraient tres bien (merci pour eux), les banques pourraient continuer a se pretendre riches en pretant plus d'argent qu'elles n'en ont mais les manants pourraient aussi manger et pourquoi pas participer a la vie economique !
De Mayeul
Jeune diplômé | 19H48 | 02/12/2008 |
Merci de ce témoignage ; espérons qu'il soit un argument de plus pour inciter les banques à participer pleinement au redressement économique.
Une question me taraude : avez-vous profité des reports de paiement pour les contributions fiscales et sociales ?
Merci
http://macrisebienaimee.blogspot.com/
De stangrof
20H35 | 02/12/2008 |
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20081121trib000312955…
Près d'une petite entreprise française sur trois pourrait fermer avant la fin de l'année
De vol19
awash | 20H53 | 02/12/2008 |
Tout celà en vaut-il bien la peine ? Comment est-ce que vous vivez au quotidien si vous ne vous êtes pas payé depuis un ans et au smic pendant trois ans ?
Oui, les relations bancaires sont très dures, et celà n'a peu changé, il en était de même lors de la première guerre du gulf ou du jour au lendemain, les lignes de découvert ont été supprimées. Les longs délais de paiement des clients combinés au frais d'agios peuvent effectivement tuer, épuiser. Effectivement 10.000 euros de frais d'agios, et les majorations de retard des rsi ursaff, impots. J'espère que vous n'avez pas en plus à titre personnel des crédits révolving pour tenir au quotidien… ?
Effectivement, les banques chercheront toujours à vous culpabiliser, pour bien vous faire comprendre que dans la situation c'est vous qui êtes demandeur, et légitimer les frais qu'il vont vous faire payer. C'est avec ce type de client qui est à la fois risqué et vache à lait, que les banques font leur beurre. Avec tous les agios qu'ils auront pompés en 5/6ans, il seront toujours au final gagnant. Vous êtes leur esclave. Quel prix à payer pour garder une bonne réputation bancaire ? Je me souviens d'un responsable de la recette principale des impots à Paris, qui appelait les retardataires du chèque de TVA, qui disait « si vous n'y arrivez pas, vous n'avez qu'à travailler dans le public »…
Par ailleurs, si votre activité BNC ou BIC ne permet pas de vous payer, vous pouvez obtenir un RMI partiel pour compléter et surtout la CMU, beaucoup d'indépendants fuient les médecins compte tenu de retard de paiement à la RSI et faute d'assurance complémentaire et se retrouvent parfois avec de gros pépins de santé alors qu'il est trop tard. Est-ce que celà en vaut bien la peine ?
De TARPON
21H06 | 02/12/2008 |
une bonne reaction de Bruxelles qui veut interdire à la BNP de verser des dividendes alors que Sarkozy veut lui preter pres de 2 milliards .
De I_love_rien
I_m_Parisien | 21H48 | 02/12/2008 |
Merci pour ce papier, fort instructif. Egalement gérant de TPE, je comprends fort bien vos sentiments… Courage !
De Alain Pacifique
03H15 | 03/12/2008 |
trop de banquiers se comportent en vautours.
tenez bon !
De Eric citoyen
"Casse ta tv" c'est ta seule chance... | 09H57 | 03/12/2008 |
C'est la cupidité des banquiers qui a crée la spéculation sur l'immobilier avec les crédits subprimes .
Ce sont les même banquiers qui sont aujourd'hui massivement aidés grâce à notre argent.
Ce sont les clients des banques (particuliers & pro) qui sont les véritables victimes du Hold-up des banquiers.
C'est le système bancaire qui faut changer car si cela n'est pas fait … ça recommencera !
Bésitos
Eric
http://monmulhouse.canalblog.com/
De zerisson
freelance | 11H07 | 03/12/2008 |
Liquidez ou arretez ! … et vite…vous êtes à mon avis dans une spirale dont on sort très difficilement, ensuite vous allez vous détruire la santé à travailler comme un fou juste pour administrer à vos frais les ennuis crées par la situation et payer les sangsues : banques, Etat, « social » , huissiers, justice, prud hommes, vos clients vont en profiter pour ne plus vous payer etc…Juridiquement vous avez peu de temps entre les difficultés financières et l'obligation d'arreter, je dis bien obligation, et ils retourneront votre perseverance à votre désavantage qu'ils appelleront entetement. Le procureur ensuite vous le reprochera et vous poursuivra sur vos biens propres, (le statut de SARL ne les arrete pas longtemps..) ils n'auront de cesse que de vous piquer tous vos biens et de vous mettre à la rue. Vous valez mieux qu'eux ! mille fois mieux qu'eux ! ! !
Pour eux vous êtes juste une pompe à fric ! Vos salariés vous ont ils réellement été béneficiaire, ou au final vous ont ils surtout coutés ? Les charges des licenciements économiques sont énormes.
Liquidez…et redémarrez ensuite, (conservez bien votre fichier clients), mais surtout - à votre taille- restez seul, c'est l'unique manière de passer les trous noirs sans trop de dégats. Ne croyez pas que les institutions vous seront reconnaissantes d'avoir voulu créer des emplois…Vous avez largement les compétences pour vous en sortir et gagner plus que le smic. Plantez ces charognards, et recommencez sur un bon pied…
De Sébastien Ruaux (auteur)
Patron de TPE | 11H31 | 03/12/2008 |
Pour Mayeul : oui, j'ai profité des reports de cotisations. Mais il faut quand même les payer donc les provisionner sinon c'est encore plus de problèmes.
Vol19 : J'ai une charmante compagne qui travaille dans une station service et qui fait tourner notre budget depuis un bon moment. Nous avons connu des coups dur et nous en aurons d'autres. C'est juste que celui-la est plus dur que les autres.
De manu.lille
Ecolo chef d'entreprise | 13H32 | 03/12/2008 |
Entièrement d'accord avec Zerisson : Arrêtez les frais Maintenant ! !
Posez vous (2/3 semaines) et repartez dans une structure faite pour travailler seul, sur de bonnes bases.
Je pense que vous êtes parti dans une spirale qui va vous amener à la liquidation forcée prononcée par un tribunal. Autant arréter les frais dès maintenant, pendant que c'est encore possible.
cdlt
De mipo
14H58 | 03/12/2008 |
Ce que décrit ce commerçant me rappelle terriblement l'enfer dans lequel vivent certaines professions libérales et en particulier dans le domaine de la santé et du social « placés entre l'enclume étatique et le marteau bancaire. » La logique des banques est depuis longtemps la ruine de notre pays. « Nous sommes victimes d'un véritable hold-up financier qui nous laisse exsangues et sans capacité à réagir. “
De stefano_Y
Râleur invétéré | 15H37 | 03/12/2008 |
http://eco.rue89.com/2008/11/20/uniross-une-pme-torpillee-par-ses-banqui…
Malheureusement, cette TPE n'est pas la seule. Je commence à avoir peur pour mon emploi, pour mes enfants.
De pomme53
Médiation | 17H40 | 03/12/2008 |
Plutôt que de « papillonner » dans sa com. de mauvaise méthode COUE et de pérorer sur un énième plan de relance, l'omniprésident SARKO serait bien avisé de « choper » les banquiers là où ça fait mal : l'argent ! Il faut taxer chèrement leurs profits ! Car contrairement à ce que l'on tend à nous faire croire, malgré le paravent de la crise, les banques ne vont pas mal du tout ! Elles font toujours des bénéfices avec où sans les aides de l'état providence. En ayant reçu ces aides, les banquiers se sont engagés dans un devoir de soutien et d'assistance aux PME/TPE. Si leur carence est constatée, c'est la justice qui devra les contraindre à s'exécuter. Frais aux dépens cela va sans dire.
Quant à Sébastien RUAUX, à l'égard duquel nous sommes impuissants face à sa détresse, le seul conseil à lui donner est qu'il est temps de stopper l'hémorragie. Pour autant, la facture de 10 000 euros de frais en tous genres, prélevés par le crédit mutuel sur une année d'exercice, au regard des sommes mises à dispositions par le CM, me semble d'un montant excessif, et mériterait une vérification comptable approfondie.
à pomme53
De Sébastien Ruaux
(auteur)
Patron de TPE | 17H52 | 03/12/2008 |
« mériterait une vérification comptable approfondie » : ce qui est fait en ce moment pour passer de l'étape victime à contre-attaque.
De Siarge
Projeteur | 18H42 | 03/12/2008 |
Connaisant Sébastien depuis un certain temps, je confirme que les problèmes sont dus purement et simplement a des lourdeurs administratives et banquieres. Je ne peux que constater la façon peu honorable avec laquelle est annihilée toute volonté créatrice, écrasée sous le rouleur compresseur de la prise de risques « sans risques ». Il est fortement dommageable de devoir se priver de savoir-faire difficile a capitaliser et si facile a détruire.
Courage !
De perennentreprise
(ex chef d'entreprise) | 23H15 | 03/12/2008 |
Je viens de céder mon exploitation et… votre histoire m'horrifie !
Avec le chiffre que vous faisiez, vous auriez dû obtenir au moins le double de lignes de crédit en ayant 2 banques (ne jamais dépendre d'une seule) : et si vous basculiez la moitié de vos recettes sur une autre banque avec laquelle vous négocieriez une ligne de découvert même minimale ?
Après avoir en plus échelonné URSSAF et ASSEDICS, vous pouvez éventuellement décaler de la TVA (peu de délai si votre exercice finit en décembre) et demander le décalage de la TP, vu l'échéance proche.
Ensuite, il vous reste à envisager de « louer » vos services à des stés de votre secteur qui se seraient délestées de leurs salariés et n'arriveraient plus à subvenir à leurs charges de travail…ou contacter l'Union Patronale locale ou la CCI pour faire des interventions gratuites dans un premier temps, histoire de « toucher » des clients potentiels en instaurant avec eux une relation de confiance…avez-vous pensé à contacter des organismes de formation pour intervenir chez eux même à conditions serrées ?
La cible des particuliers est ingrate, il me semble que vous feriez mieux de vous rediriger vers les entreprises en revoyant votre gamme de prestations dans le seul objectif de conforter votre chiffre.
Vous ne pouvez pas cesser votre activité maintenant… vous seriez redevable sur vos biens propres !
Accrochez-vous, il en ressortira tjrs quelque chose !
Bon courage
De joma74fr
employé administratif | 00H35 | 05/12/2008 |
C'est une histoire malheureusement banale. Les plus gros mangent les plus petits quand ça va mal. C'est une question de survie.
Seuls les états peuvent réguler (modestement) les choses.