A debattre

Prud'hommes : cinq bonnes raisons de ne pas vous abstenir

Par François Krug | Eco89 | 02/12/2008 | 17H43

Election prud'homale dans un entreprise parisienne le 3 décembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

Vous êtes surchargé de travail, vous ne savez pas pour qui voter et vous n'y comprenez rien. Pas question, donc, de vous déplacer ce mercredi matin pour participer aux élections prud'homales. Eco89 passe en revue les justifications favorites des abstentionnistes.

Tout laisse penser que les salariés ne se bousculeront pas dans les bureaux de vote. Lors des dernières élections, en 2002, plus de 67% des salariés s'étaient abstenus. Et selon un sondage CSA pour Liaisons Sociales, le taux d'abstention pourrait grimper à 69% cette année.

Pour Dominique Andolfatto, maître de conférences en science politique à l'université de Nancy et spécialiste du syndicalisme, le premier obstacle tient tout simplement au vocabulaire :

« Le mot “prud'hommes” est assez abstrait, il a une connotation assez Ancien régime. Pour le comprendre, il faut déjà avoir un certain intérêt pour le social. »

Et cet intérêt ne suffit pas pour vaincre les réticences des abstentionnistes.

« Ma voix ne changera rien »

Près de 19 millions de salariés sont appelés aux urnes. Une voix de plus ou de moins changera-t-elle quelque chose au résultat final ? Dominique Andolfatto résume cette source d'abstentionnisme : <

« La justice est pensée comme quelque chose de très complexe. On en a une vision négative, on préfère ne pas penser à ce genre d'institutions. Que j'aille voter ou non, les conseillers prud'homaux seront mis en place et ils seront là quand j'aurai un problème. »

Mais en pleine réforme de la justice, le scrutin prend un enjeu nouveau. Elle pourrait témoigner -ou non- de l'attachement des Français aux prud'hommes, dont le nombre de conseils (210) et de conseillers (14 512) diminue. Et comme l'avait expliqué une enquête d'Eco89, le nouveau mode d'indemnisation des conseillers les incite à accélérer l'examen des dossiers. Au détriment, parfois, des plaignants.

Les décisions des prud'hommes peuvent d'ailleurs avoir une portée nationale. Souvenez-vous du Contrat nouvelle embauche, qui permettait de licencier un salarié à tout moment pendant les deux années suivant son embauche. C'est le conseil des prud'hommes de Longjumeau, dans l'Essonne, qui avait le premier reconnu le caractère abusif du CNE.

« Les prud'hommes donnent toujours raison aux patrons »

Faux. Les chiffres sont là : les salariés obtiennent gain de cause dans les trois quarts des cas. Et dans les mêmes proportions en appel, devant des magistrats professionnels. Seulement, ils doivent avoir les moyens d'attendre : il faut en moyenne 12,5 mois pour obtenir un jugement sur le fond aux prud'hommes. « Les prud'hommes ne sont pas une solution-miracle », estime Dominique Andolfatto. Mais leur fonctionnement original incite les deux camps à s'entendre :

« C'est une institution paritaire. Les représentants des salariés et du patronat sont à égalité. Et c'est une justice de proximité : on a considéré au départ que les litiges du travail devaient être jugées par des professionnels. Ceux-ci devront parvenir à un compromis et n'ont aucun intérêt à ce qu'il soit ensuite sanctionné par les juges. »

D'ailleurs, note le chercheur, s'il existe un rapport de forces au sein des prud'hommes, il n'est pas favorable au patronat :

« Ce sont plutôt les employeurs qui se plaignent. Ils jugent que les représentants des salariés sont un petit mieux armés qu'eux et qu'ils ont plus de temps à y consacrer. Et du côté des employeurs, il y a un problème de représentativité : ce sont soit des retraités, soit de jeunes cadres en mission et qui veulent y passer le moins de temps possible. »


« Je ne sais pas pour qui voter »

Si cela peut vous rassurer, vous n'êtes pas seul dans ce cas.

« Les Français ont du mal à se repérer dans le paysage syndical, explique Dominique Andolfatto. Lorsqu'on leur demande de citer un syndicat, on remarque que la CGT a une forte notoriété, mais pour les autres organisations, c'est plus difficile. »

En 2002, la CGT était effectivement arrivée en tête, avec un peu moins d'un tiers des voix. La CFDT en avait obtenu un quart, devant Force Ouvrière, avec un peu plus de 18% des suffrages. Selon le sondage de Liaisons Sociales, la CGT pourrait conserver le même score cette année. La CFDT et FO reculeraient, au profit de l'Unsa et de Solidaires.

Mais aucune donnée ne permet de savoir si les conseillers CGT et CFDT, par exemple, jugent différemment.

« Les syndicats ont donc fait campagne sur leur image et sur des thèmes plus politiques, déconnectés du conseil des prud'hommes »

, note Dominique Andolfatto. Et si le scrutin fournira une idée des rapports de force syndicaux, elle ne changera rien, d'un point de vue légal, à la représentativité des différentes organisations : celle-ci dépend des élections internes aux entreprises (comités d'entreprise, délégués du personnel).

« Je n'ai pas le temps, puisque je travaille »

Ne vous inquiétez pas, le code du travail a tout prévu. Son article L1441-34 vous autorise à vous absenter de votre lieu de travail pour aller voter. Cette absence ne pourra pas être décomptée de votre temps de travail, et n'aura donc aucun impact sur votre fiche de paye.

Pour les salariés les plus débordés, le plus simple est évidemment le vote par correspondance. Trop tard : votre enveloppe devait arriver à la mairie avant ce mercredi, en portant le cachet de La Poste. A Paris, on a aussi expérimenté cette année le vote sur Internet. Mais comme l'a révélé Eco89, des bugs sont venus perturber ce scrutin électronique, laissant planer des menaces d'annulation.

« Des élections ? Je n'étais pas au courant »

Cette excuse est sans doute la moins convaincante. Cette année, le gouvernement et les syndicats n'ont pas ménagé leurs efforts. Le ministère du Travail a ainsi fait appel à l'agence Publicis Consultants pour lancer une campagne sur les grands médias, mais aussi sur Internet. En allant jusqu'à tenter de séduire les jeunes salariés en faisant appel aux services d'un slammeur, lointain disciple de Grand Corps Malade, pour faire passer un message simple : « Quand on est pour, on vote pour. »

Eco89 vous a raconté comment les syndicats ont, eux aussi, utilisé le web pour faire campagne. Qu'il s'agisse de « petits » syndicats, comme la CFTC, Solidaires, l'Unsa ou la CFE-CGC, ou de grosses organisations. Force Ouvrière a ainsi misé sur le « buzz » et la publicité virale, avec une série de vidéos mettant en scène une fausse entreprise. Mais ces méthodes modernes suffiront-elles à faire oublier la « connotation Ancien Régime » des prud'hommes ?

Photo : élection prud'homale dans un entreprise parisienne le 3 décembre 2008 (Audrey Cerdan/Rue89).

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Portrait de thierry reboud

De thierry reboud

Fan-club à kk, carte n° 1 | 18H05 | 02/12/2008 | Permalien

Bravo et merci pour cet article de salubrité sociale !

Portrait de bougnat des temps modernes

De bougnat des temps modernes

Multipass | 18H25 | 02/12/2008 | Permalien

« Petites magouilles entre ennemis » voilà comment s'intitule l'ultime remake qui sortira du boxe office mercredi avec dans les mêmes rôles principaux le grand méchant MEDEF aux yeux de serpent et dents de loup et les bons petits cochons CGT, FO,CFDT.
Allociné ?

Portrait de dream_evolutionnaire

De dream_evolutionnaire

resident planetaire | 18H45 | 02/12/2008 | Permalien

Oui à la justice sociale par à sa parodie.
Ne serait-il pas nécessaire de revoir le mode de fonctionnement de ces tribunaux afin d'éviter que les affaires soient préjugés ? L'image désastreuse des syndicats de patrons ou de salariés (voir les statistiques à propos des pourcentages de syndiqués en France pour juger de leur réelle représentativité) ne contribue t-elle pas à la désaffection des votants des deux cotés ?

Portrait de kkadim

De kkadim 24768

service public rhone alpes | 19H13 | 02/12/2008 | Permalien

ben oui quoi allez voter putain de bordel ; moi je ne peux pas (ben oui fonction publique ) mais j'incite mes collégues contractuels de droit privé à le faire , et peu importe pour qui dailleurs.

Portrait de General Subverciòn

De General Subverciòn

kouign aman délocalisé | 20H15 | 02/12/2008 | Permalien

Si vous ne savez pas pourquoi vous votez pour les prudhommes,allez donc assister à quelques audiences pour y voir les raclures d » avocats de vos patrons à l'œuvre,après vous saurez pourquoi c'est important que les salariés aient des défenseurs.Les syndicats sont certes des paniers de crabes,et je le sais bien pour avoir été un élu CGT,mais au tribunal,c'est la guerre,ça n'a rien à avoir avec les magouilles internes ou les arrangement entre centales syndicales et le Medef…le jour ou vous n'aurez plus d'autre droit que celui d'obéir en fermant vos gueules et en baissant les yeux,vous vous en mordrez les dents d'avoir eu recours à la facilité de l'amalgame…par lâcheté ou excès de servilité.
Battez vous tas de moutons,sinon vous finirez Méchoui.

Portrait de bougnat des temps modernes

à General Subverciòn Portrait de General Subverciòn De bougnat des temps modernes

Multipass | 21H53 | 02/12/2008 | Permalien

Bon si je comprends bien ce que vous dites Général sub-primes, c'est la catastrophe : le monde est binaire comme dans les bons blockbuster américains que vous devez adorer.
1)Les avocats de part leur gènes (discours de Sarkozy sur le déterminisme génétique) choisissent une race de clients (les patrons ne font pas partie de la race humaine c'est sûr) et n'en change jamais, les salariés de la race des humains n'ont jamais d'avocat.

2) La justice n'a pas besoin d'être impartiale, on vote pour des défenseurs qui sont juges et partis dans une guerre sans merci.

3) Les valises n'ont jamais existé, ces affaires sont que de la pure méchanceté de la part des médias sous la coupe du grand patronat qui comptait ainsi discréditer les syndicats innocents.

Ah ! rester sur nos bonnes vieilles certitudes que c'est bon. Allez mon Général,je vous en remets une couche : C'est la lutte finale, groupons nous et demain nous voterons comme des moutons…

Portrait de Désillusionné

De Désillusionné

Génération précaire | 20H22 | 02/12/2008 | Permalien

La seule fois ou je les vois c'est lorsqu'ils me demandent mon vote ?
Mais c'est qui ces mecs ?
Je vais voter sans savoir qui ils sont… mais ils sont fous ?

Portrait de kkadim

à Désillusionné Portrait de Désillusionné De kkadim 24768

service public rhone alpes | 21H47 | 02/12/2008 | Permalien

mais il faut se renseigner mon grand, c'est le travail d'un citoyen. tout ne tombe pas tout cuit dans le bec.

Portrait de louyse

De louyse

vivante | 20H26 | 02/12/2008 | Permalien

Demain, je vote pour la première fois aux Prud'hommes… collège « employeurs » et çà me donne mal aux cheveux d'avoir à choisir entre le MEDEF et la NEE. Qu'en pensez-vous ? Vaut-il mieux voter blanc pour défendre LE DROIT ?

Portrait de pauvre caissiere

De pauvre caissiere

caissiere supermarche | 21H12 | 02/12/2008 | Permalien

demain je vote cgt il ne faut pas attendre d avoir besoin des prudhomme pour leur trouver des qualites .ils sont necessaire pour nous défendre contre des patrons pourris ,et ce n est pas ce qui manque n est ce pas ?

Portrait de kkadim

De kkadim 24768

service public rhone alpes | 21H54 | 02/12/2008 | Permalien

certes les syndicats ne sont pas brillants, je comprends aussi la lassitude de certains syndiqués qui en ont plus que marre de ne voir les salariés que lorsqu'ils ont des problémes. un peu trop de monde prend les syndicats comme étant des domestiques : j'ai un probléme, tu le résouds et puis aprés tu me fiches la paix.
et puis j'en ai marre de certains collégues qui ne font jamais gréve, et qui ne voteront pas, « parce que cà ne sert à rien », et qu'ils « ne peuvent pas, tu comprends », mais qui sont les premiers à dénigrer les syndicats « qui ne font rien ».
alors je vais l'écrire en gros, il ne faut pas oublier LES SYNDICATS C EST NOUS.

Portrait de bougnat des temps modernes

De bougnat des temps modernes

Multipass | 23H19 | 02/12/2008 | Permalien

Un vrai dilemme je le reconnais. N'étant pas MEDEF du tout, je suis allé une fois à une réunion du CEE pensant que ce syndicat au nom flatteur pourrait faire élire des juges et conseillés prud'homaux impartiaux. Après une heure au fond d'une brasserie sans intérêt à écouter ces gens parler, j'ai compris que c'était pire que le MEDEF. Le vote blanc n'étant pas pris en compte dans ce pays, il vous reste 2 solutions voter à contre coeur ou ne pas perdre de temps, rester bosser pour remplacer vos salariés qui ont un peu plus de choix et rêver au jour où le législateur se décidera à remettre en question ce modèle de justice où règne une ambiance de tribunal d'« ancien régime ». Il y a bien quelques patrons et salariés qui font bien leur travail dans ces tribunaux mais la plupart du temps, tous rejouent le super scénario de « la luttes des classes » face à d'autres qui dorment en attendant que le spectacle finisse pour aller retrouver leurs charentaises, bobonne et la télévision.

Portrait de kkadim

à bougnat des temps modernes Portrait de bougnat des temps modernes De kkadim 24768

service public rhone alpes | 07H31 | 03/12/2008 | Permalien

d'abord le choix vous appartient et nul ne peut se substituer à vous, eh oui cela a aussi des inconvénients.
ensuite remplacer les tribunaux par quoi ? c'est une justice peu couteuse, relativement rapide, et dont les juges comprennent le fonctionnement réel d'une entreprise. imaginez des magistrats professionnels ne connaissant que le droit à travers l'écrit….. moi qui dépend de la justice administrative comme j'envie votre systéme.

Portrait de Macbeth

De Macbeth

Employé | 08H20 | 03/12/2008 | Permalien

Les Conseillers des prud'hommes sont vraiment des gens dévoués qui ne tirent aucun profit de leur activité. Il est important de le souligner. (Sachant que je n'en suis pas un…).
Je voudrais préciser tout de même ce défaut de communication sur le fond, (et qui mériterait peut-être une enquête ? ! ? …) : la formation !
Je vais voter CFDT, par exemple, parce que la déléguée syndicale de ce syndicat m'indique que leurs Conseillers sont mieux formés que d'autres ; est-ce que la CFDT s'en donne réellement les moyens ? Et qu'en est-il des autres syndicats ?
Après tout, on va élire des « juges », comme cela se passe aux U.S.A. par exemple avec les attorneys (si je ne m'abuse), qui sont des procureurs ; et ces derniers font même campagne, je crois, mais en leur nom propre, au nom de leurs valeurs, etc…
Là, les valeurs des représentants des salariés, on les connaît, elles sont forcément de défendre au mieux les droits des salariés ; mais pourquoi voter pour un syndicat plutôt qu'un autre, selon des sensibilités qui ne prendraient pas en compte la réalité interne de la fonction : quel est ou quels sont les syndicats qui forment le mieux leurs Conseillers et les accompagnent au mieux tout au long de leur mandat ? … Y a-t-il des Conseillers qui, suivant leur syndicat d'origine, sont plus combattifs que d'autres ? … Ou pas ; je ne sais pas, je pose la question.
Cela étant dit, aller voter en grand nombre aujourd'hui, c'est déjà faire remarquer au gouvernement que le droit du travail est valeur essentielle pour une majorité de salariés !

Portrait de dream_evolutionnaire

à Macbeth Portrait de Macbeth De dream_evolutionnaire

resident planetaire | 05H50 | 04/12/2008 | Permalien

Comme je l'avais soulevé dans mes deux questions posées la veille du scrutin, le très faible taux de participation à cette élection nous éclaire t-il pas sur la confiance que les salariés ou les employeurs ont dans leurs syndicats en France et dans ce modèle de justice ?
J'ai lu hier sur « les actualités de la somme » http://clp.societeg.com/category/societe/
« Le paradoxe est frappant : en dépit de la notoriété de l'institution prud'homale, le taux de participation des électeurs baisse à chaque scrutin.(….)
L'enjeu des prochaines élections est crucial. Pour que cette institution unique en Europe garde sa légitimité démocratique, l'objectif est que les employeurs et les salariés se mobilisent en participant au scrutin.

C'est pourquoi la campagne nationale de communication a été lancée avec une accroche incitatrice “ Prud'hommes : quand on est pour, on vote pour ”. »
Et si, malgré tout ce matraquage publicitaire, les abstentionnistes sont près de 70%, (taux en hausse depuis 1982), ça garde toujours toute ça légitimité démocratique ?

Portrait de fred gallier

De fred gallier

publicitaire | 15H45 | 03/12/2008 | Permalien

Les employeurs aussi ont de bonnes raisons de ne pas s'abstenir ! Découvrez-les sur le site http://droits-des-employeurs.net
et dépêchez-vous d'aller voter avant la fermeture de votre bureau de vote, vous n'avez plus que quelques heures.

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 18H10 | 04/12/2008 | Permalien

Et bien moi je ne suis pas allé voter, et des raisons j'en ai à la pelle.

1) je savais qu'il y avait des élections, mais je ne savais pas que c'était hier.
2) ces imbéciles m'ont dit que je devais voter à 1h30 de chez moi, à coté de mon ancien boulot ! ! !
3) voter pour un syndicat ! pouah ! magouille, arnaque et politique (et aussi prise d'otage des braves travailleurs, pour faire plaisir à la droite : D)
4) peu importe pour qui voter, le but de tous les syndicats n'est il pas le même, protéger les gentils salariés ?
5) les prud'hommes c'est du foutage de gueule, tout ceux que je connais qui y sont allé n'en ont rien obtenu, même un type viré d'une manière plus qu'expéditive.
6) un an pour obtenir un jugement ? ! ? ! Mais en un an j'ai le temps de trouver dix boulots différents et de mourir de faim 100 fois !
7) quand j'ai un soucis avec le patron, je lève mon cul, je fais dix mètres et je lui parle. Et si ça coince, je file ma dem et je laisse tous mes projets en plan
8) Pourquoi perdre du temps à se déplacer vu que voter blanc revient à ne pas voter
9) Si les élections ça changeait vraiment la vie, y'a un bout de temps mon colon, que voter serait interdit (© Renaud)

Portrait de bougnat des temps modernes

De bougnat des temps modernes

Multipass | 20H02 | 04/12/2008 | Permalien

Keldamnné vous faites ! Vous méritez le feu de l'enfer syndical pour les vérités et les mensonges que vous proférez. Pour une fois votre expérience vous a desservi.
Certes, les Prud'hommes, c'est un peu « Il était une fois dans l'ouest » en plus simplet mais je peux vous garantir que les statistiques qui disent que 75% de salariés obtiennent réparation sont plutôt réalistes. De plus, les procédures en référés très rapides permettent souvent d'obtenir des dédommagements provisoires en attendant le jugement sur le fond.
Pour le reste de vos commentaires légèrement décapants, je vous réclame une petite fessée collective, je sais que vous n'avez pas encore goûté à ce doux plaisir mais sûr qu'après ce délicieux supplice, vous allez prendre une carte FOQ.
Jeune, j'ai failli être piqué par la mouche CGT mais des anti-corps naturels m'ont empêché de sombrer dans la léthargie collective…
Votre dévoué baffeur

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