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Les économistes sceptiques sur les mesures annoncées à Douai
Par Rue89 | 04/12/2008 | 22H21
Olivier Ferrand, président de Terra Nova, Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris et Gilles Leblanc, professeur à l'Ecole des mines et blogueur sur Rue89, analysent les mesures annoncées par le président de la République à Douai : un plan « fallacieux », à l'impact « quasi-nul », qui ne redonnera pas confiance aux consommateurs.
Pour Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova, cercle de réflexion proche du PS, ce plan ne vaut pas vraiment 26 milliards d'euros.
D'abord, parce que les 10 milliards que l'Etat remboursera ou versera de manière anticipée aux entreprises (remboursement du crédit impôt recherche, par exemple) ne profiteront qu'aux entreprises connaissant des difficultés de trésorerie. Et auront un impact « quasi-nul » sur la croissance.
Ensuite, les investissements annoncés (comme les nouvelles lignes de TGV) n'injecteront pas 10 milliards d'euros dans l'économie, comme promis. Tout simplement parce qu'ils ne dépendent pas directement de l'Etat, mais d'entreprises publiques (comme la SNCF) ou de collectivités locales. Résultat : au mieux, seuls 5 milliards d'euros seront réellement investis.
Surtout, estime le président de Terra Nova, les mesures en faveur des consommateurs, chiffrées à 6 milliards d'euros, sont largement insuffisantes. Alors qu'en Grande-Bretagne, Gordon Brown a au contraire privilégié la relance de la consommation, en baissant la TVA. Pour Olivier Ferrand, ce « choix politique » démontre que, malgré ses appels à réformer le capitalisme, Sarkozy est encore loin d'être un homme de gauche. (Ecouter le son)
Pour Thomas Piketty, professeur à l'Ecole d'économie de Paris juge le plan de relance tout à fait fallacieux : « On prétend injecter 26 milliards d'euros dans l'économie, alors qu'en vérité il ne s'agit que d'un ou deux milliards d'argent frais ». (Ecouter le son)
Pire : pour le conseiller économique de Ségolène Royal, l'Etat se comporte exactement comme les entreprises auxquelles il reproche leur manque de transparence et leur opacité : (Ecouter le son)
Pour Gilles Leblanc, professeur à l'Ecole des mines et blogueur sur Rue89, si le débat dans l'économie ouverte d'aujourd'hui n'est pas de savoir si ce « plan de relance » est keynesien ou pas, il reste d'inspiration keynesienne. Bien que saluant le volet « investissement sur les infrastructures », l'économiste regrette que Nicolas Sarkozy n'ait rien annoncé de nature à provoquer un « choc de confiance » chez les consommateurs et les chefs d'entreprise : (Ecouter le son)
Parmi les bons points relevés par l'économiste, toutes les mesures qui devraient favoriser l'investissement dans « les entreprises innovantes », y compris par des avances de trésorerie : (Ecouter le son)
Autre critique : le sens des mesures. Exemple de la prime à la casse (1000 euros), où la « conditionnalité » (160 gr/CO2) n'est pas assez contraignante, estime l'économiste, pour inciter au comportement écologiste : (Ecouter le son)
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De arpenteur
retraite | 16H25 | 05/12/2008 |
Beaucoup de com, hélas aucun effet .
Aucune relance de la consommation, qui reste le seul moteur .
De morlar
nouvelle nuit du 4 aout | 18H05 | 05/12/2008 |
Je n'ai jamais affirmé que la Banque de France et la BCE étaient privées mais qu'elles n'avaient plus le rôle de créateur de monnaie. Ce rôle appartient désormais aux banques privées qui créent de l'argent à partir de rien et le facturent aux états donc aux citoyens. En 1992, on nous a vendu Maastricht sans nous expliquer que désormais l'État renonçait à créer son propre argent(article 104).. On a oublié d'avertir les citoyens européens que désormais les états contracteraient des dettes auprès d'organismes privés qui factureraient au maximum leur argent créé de toute pièce. Le contribuable est condamné à payer une dette éternelle.
L'augmentation de la dette entre 1980 et 2006 est de 913 milliards d'euros alors que nous avons payé 1142 milliards d'euros d'intérêts depuis. Alors que la dette en 1980 était de 229 milliards d'euros, si l'état avait pu créer sa monnaie la dette serait nulle aujourd'hui. Mais aujourd'hui l'argent vient des emprunts d'État via les obligations ou bons du trésor toujours créés par le système bancaire donc des entreprises privées. La banque créée le capital de rien et l'État c'est-à-dire les citoyens( non protégé par le bouclier fiscal) doivent se débrouiller pour payer les intérêts qu'ils trouveront sur la masse monétaire existante.
De morlar
nouvelle nuit du 4 aout | 18H12 | 05/12/2008 |
Il faut se demander qui crée l'argent est-ce l'État ou les banques privées. Depuis 1973 et depuis surtout le traité de Maastricht article 104, les états sans consultation de leurs citoyens, ont décidé d'un commun accord de ne plus créer la monnaie et de laisser ce pouvoir régalien aux banques privées ! ! !
Ainsi, on s'étonne que la France et tous les états du monde soient endettés en milliards d'euros. C'est la conséquence de cette ignominie qui figure dans l'article 104 du traité de Maastricht : Nos chers élus, de droite ou de gauche, sans consulter le citoyen, ont donné ce pouvoir exorbitant à ces sociétés privées. Or, si l'État créait sa propre monnaie, il n'emprunterait certainement pas à des taux d'intérêt exorbitants. L'État ne créerait que la monnaie dont il a besoin avec un taux zéro de remboursement.
Vous pouvez vous rendre compte que tous les discours concernant la dette publique sont faux. On nous a bernés pendant des années, et les états sur tout le peuple payent cette politique inique.
À qui paye-t-on tous ces intérêts exorbitants ? Aux grands financiers internationaux qui dirigent en fait ou qui ont une grande influence sur tous les gouvernements du monde. Le gouvernement actuel la commission européenne nous inonde, de mensonges. Ils nous disent qu'il faut réduire les dépenses publiques tout en favorisant les bénéfices de ces sociétés privées qui se payent sur la tête de l'État avec la complicité de nos gouvernants.
Il faut donc un nouveau contrat social une nouvelle constitution afin de repartir sur les vrais base de la démocratie et pourquoi ne pas choisir notre assemblée constituante selon un tirage au sort effectué parmi des citoyens volontaires et éclairés. Cela permettrait à renouvellement de la classe politique, ces nouveaux constituants écriraient une nouvelle constitution tout en sachant qu'ils ne pourront pas participer au gouvernement sortant de cette nouvelle constitution. ainsi, ces constituants n'aurait pas la tentation d écrire une constitution sur mesure enfin de s'accaparer le pouvoir.
Tous les citoyens pourraient participer directement au gouvernement et à toutes les instances de l'État avec le tirage au sort. Le régime des partis politiques serait mis à bas, fini le clientélisme fini la démagogie enfin la vraie démocratie liberté égalité et de fraternité. Nous en aurions fini avec les professionnels de la politique
De TARPON
11H22 | 06/12/2008 |
un expert,un economiste sont des mots qu'il va falloir ranger dans le placard à souvenirs car quelle credibilité accorder à des « specialistes qui en Septembre etaient encore à calculer les points de croissance .Un gamin de cinq ans aurait pu il y a un an savoir sans risque d'erreur ce qui allait se passer .Que dire de nos gardiens du temple,des Trichet qui se preoccupait encore il y a quelques semaines du risque d'inflation comme si la methode imparable pour echapper au raz de maree etait de se mettre à la planche à voile.
Un economiste est venu repondre à nos questions il y a quelques jours,enfermé dans son dogme ,sans imagination.Ce qui nous est servi au dessus n'est qu'une tarte à la creme qu'un etudiant de premiere année aurait du mal à avaler.Fais pas ci,fais pas ça …connaissez vous un economiste qui ait des idees ?
à TARPON
De Pas lolo
fasciné | 13H21 | 07/12/2008 |
Vous le connaissez celui là ?
http://www.monde-diplomatique.fr/2007/02/LORDON/14458
Edit : bien noter la date de l'article.
De limaginere
journal de gauche en ligne | 13H43 | 06/12/2008 |
Encore une fois on aide des entreprises, sans cibler celles qui en ont vraiment besoin, sans contre-parties et sans aucune garantie de croissance au lieu de chercher comment aider ceux qui sont les premiers à en avoir besoin : les hommes.
--> http://limaginere.fr/index.php ? option=com_content&view=article&id=86 : deu…