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Changement à la tête du Crédit Agricole
LaTribune.fr06/11/09 | 19h46 -
Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Suicide au travail : les psys se font enquêteurs
Par Rodolphe Helderlé | Miroir social | 05/12/2008 | 17H30

La vague de suicides sur le lieu de travail a fait naître une nouvelle discipline : l'autopsie psychologique. Son objectif ? Comprendre les facteurs qui ont conduit le salarié à mettre fin à sa vie et revoir les conditions de travail pour empêcher que le drame ne se reproduise.
Quand un suicide survient sur le lieu de travail, de nombreuses directions mettent désormais en place des cellules de soutien psychologique. Les praticiens sont avant tout là pour écouter, soulager et déculpabiliser les collègues.
Avec l'autopsie psychologique, l'approche est radicalement différente. Là, les entretiens sont orientés parce qu'ils visent à nourrir un travail d'observation clinique.
Aucun compte-rendu écrit
Stéphanie Palazzi, psychiatre IPRP (Intervenants en prévention des risques professionnels), est la cofondatrice d'ICT, une consultation médicale spécialisée dans l'analyse et la prévention de la souffrance au travail. Elle a déjà réalisé sept autopsies psychologiques :
« Cela passe principalement par une série d'entretiens d'une durée d'environ une heure et demie avec les conjoints, la fratrie et parfois les parents.
Côté cercle professionnel, après avoir regardé le dossier des ressources humaines, nous nous entretenons avec une dizaine de collègues de niveaux hiérarchiques différents, qui ont été en contact avec la personne à des périodes différentes.
Il est essentiel de pouvoir apporter des éclairages les plus variés sur des tranches de vie, correspondants à des périodes différentes. Une perspective temporelle est indispensable. »
La discipline est nouvelle. Mieux vaut donc la border, explique Jean-Claude Delgenes, le directeur de Technologia. Ce cabinet a déjà mené une trentaine de missions d'expertise postsuicides sur les risques psychosociaux, à la demande des CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions du travail), et de représentants du personnel ou de la direction :
« Pour maîtriser l'information et avec l'accord préalable de tous les acteurs, il est précisé dès le départ que les comptes-rendus relatifs à cette autopsie seront oraux. Nous ne remettons donc aucun document écrit aux différentes parties. »
Pas d'enquête à charge
Mais l'autopsie psychologique ne doit pas servir d'élément à charge ou à décharge pour expliquer un suicide. Dans les facteurs de risques repérables dans la vie d'un salarié qui s'est suicidé, les éléments personnels et professionnels sont en effet presque toujours entremêlés.
Une autopsie va apporter entre 10% et 20% d'informations à l'étude globale des conditions de travail. Il s'agit en fait d'aller du général vers le particulier, pour revenir ensuite au général, explique Jean-Claude Delgenes :
« L'autopsie psychologique ne doit surtout pas se substituer à l'approche globale et socio-organisationnelle visant à identifier les facteurs de risques. Elle pourrait même alors être dangereuse dans ces conditions, car elle conduirait à une surinterprétation à partir d'un groupe qui ne représente pas toute l'entreprise. »
Et vous, avez-vous déjà été confronté à un suicide dans votre entreprise ? Et quelles ont été alors les réactions de la direction et du personnel ?
Photo : Installation de Matija Milkovic Biloslav, artiste slovène, lors d'une exposition à Singapour (Luis Enrique Ascui/Reuters).
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De Un vieux
retraité | 20H44 | 05/12/2008 |
Tous les acteurs sérieux des structures contre le harcèlement moral depuis une décennie, ont dans leurs dossiers de nombreux cas de suicides ou de tentatives funestes …
Le lieu de passage à l'acte s'est déplacé vers l'entreprise, puis, dans l'entreprise, mais appelle quasiment toujours la même réponse : « problèmes personnels »…
Maintenant, pour ne plus parler de harcèlement, on parle de « stress »… Que les enregistrements audio et vidéo effectués à l'insu des harceleurs puissent devenir pièces à conviction, et ceux qui parlent de « stress » changeront sûrement leur sémantique…
Et si les enquêtes étaient confiées à des valeurs sûres dans la connaissance du harcèlement : Christophe Dejours, Marie Pezé, tous ces médecins du travail qui, jour après jour, arrivent à éviter que le nombre de morts n'augmente pas… ? ? ?
Ce n'est pas après qu'il faut demander à un suicidé pourquoi il a fait ce geste, mais en amont pour qu'il ne le fasse pas…
à Un vieux
De jexiste
si, si | 15H26 | 06/12/2008 |
Cette « discipline nouvelle » me semble à moi aussi une mascarade de plus tendant encore une fois à blanchir des criminels avérés, à leur garantir l'impunité.
Dans son principe même, elle nie complètement l'existence d'opérations de harcèlement planifiées, avec usage de procédés à l'efficacité éprouvée en vue d'obtenir le suicide de salariés dont le départ de l'entreprise pourrait s'avérer pour celle-ci bien plus gênant que le maintien en poste.
à jexiste
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 19H33 | 06/12/2008 |
Je suis tout à fait d'accord avec jexiste.
Nous, les intervenants auprès des victimes, autant que possible avant un suicide et pour empêcher le suicide, nous avons remarqué que cette amplification de malaise en entreprise se traduit par des gestes désespérés radicaux, ou tentatives, ou dépressions… et souvent des conséquences sur la poursuite du travail pour les survivants, ainsi que des séquelles reconnues.
Mais quel parcours du combattant pour faire reconnaître son préjudice ? La négation totale de la CPAM, le fait que ce soit au salarié de prouver… Et le harcèlement moral et sexuel, c'est ce qu'on appelle un « crime sans témoin ».. donc, quand on vous demande des témoins, c'est le hic…
Et puis, même quand vous avez des attestations de collègues courageux, voire kamikazes, les juges vous disent qu'il n'y en a pas encore assez !
Alors, nous avons constaté que ce « fléau » est devenu un marché porteur pour des prétendus « psys, consultants » de toutes origines, des marchands du temple. Et malheureusement, en début d'année, un cabinet dit préventif et de médiation a fini par provoquer deux suicides.
La loi de modernisation sociale prévoyait la possibilité de recours à des médiateurs, mais où sont-ils dans les entreprises ? Les patrons ne voulaient pas de personnes extérieures listées sur les listes des préfectures, mais aucun autre dispositif n'a été mis en place.
Par ailleurs, c'était aux médecins du travail avec fonctions élargies qui devaient susciter la mutation, mais ils ne le font pas… Donc, comment peut-on améliorer les statistiques ? Cette autopsie, c'est veiller un mort, une cérémonie funèbre, du pipi de chat, encore un arbre qui cache la forêt !
Nous marchons toujours sur des oeufs, car l'esprit humain le cerveau, ses ressorts est encore un grand inconnu. Comme Sartre le disait, « nous nous pouvons enfermer un être humain dans un réseau de déterminations » : donc savoir si un harcelé ira jusqu'au suicide ou pas, ou tombera dans une dépression dont il ne se relèvera pas… On ne le sait que lorsque c'est arrivé ! Donc mot d'ordre : prévention, devoir de précaution de l'employeur…
Je pense que depuis que le système avec la crise des années 1990 a été repéré et nommé en Suisse, ce mode de traitement « harcèlement » utiliser pour délester les troupes avec un risque fort (le risque zéro n'existe pas), mais là, peut être y a-t-il plus de 50 % de possibilité de mettre un terme soudain à une vie avec les méthodes employées !
Donc crime il y a bien ! Alors faire une autopsie psychologique a posteriori ? Et pourquoi pas écrit, le rapport ? Quel intérêt pour la famille : faire leur deuil ?
Je comprendrais plutôt :
- faire une autopsie du cerveau… Le centre des émotions est connu, on peut influer sur des zones par chirurgie pour effacer des souvenirs difficiles,
Au Canada, une banque des cerveaux récolte des dons de cerveaux de suicidés pour faire des analyses…
- faire toujours de la prévention, et ce n'est pas fait dans les entreprises,
- et en cas d'un suicide qu'on ne nous raconte pas qu'il y ait toujours eu d'autres raisons… Cela, on nous le ressert un peu trop souvent ! Comme ces derniers jours, les SDF morts dans les bois ne l'auraient pas été de froids… On nous prend décidément pour des gogols !
à Kamikanaze
De Rodolphe Helderlé
(auteur)
Miroir social | 13H39 | 07/12/2008 |
Clair qu'il vaut mieux prévenir qu'autopsier maintenant la démarche dont il est question s'effectue à la demande des représentants des salariés au CHSCT. Ce n'est pas une approche unilatérale de la direction. Quand un suicide survient dans une boite, faut-il ne pas en parler ?
Maintenant, le raisonnement ne peut pas être binaire. Et ça c'est pas bon pour la revendication. Des syndicalistes ont déjà instrumenté à chaud, sans recul, des suicides en affirmant que l'employeur était responsable. L'occasion de se faire mousser médiatiquement. Dans une boite informatique, la famille d'un suicidé a adressé une lettre à certains syndicats pour qu'ils arrêtent d'instrumenter le drame.
Pas mieux du côté de la direction qui va, sans recul, affirmer aux médias que la cause du suicide est extra pro…
Au fait > « Et malheureusement, en début d'année, un cabinet dit préventif et de médiation a fini par provoquer deux suicides. » De quel cabinet parlez-vous ?
à Rodolphe Helderlé
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 02H19 | 08/12/2008 |
Je ne peux pas vous donner ce nom du cabinet, l'affaire est en cours.
Ce fléau social a donné matière à des marchands du temple de proposer des « services » aux entreprises ou aux syndicats… des services à caractère marchand, dont contre monnaie sonnante et trébuchante.
Les vrais combattants sont toujours bénévoles : dans ce contexte, moins que jamais, à part ceux qui enterrent ou procèdent à l'incinération ne peuvent demander de « salaires » ou de « rémunérations ».
Selon mes contacts avec les différents syndicats.. déjà ils ne s'impliquent pas tellement dans la lutte anti-harcèlement : trop subjective !
En plus, attention, qui doit saisir le CHSCT ? Là aussi autre problème : c'est un membre de la direction qui est à la Présidence… il y a le médecin du travail, membre de droit… mais à la solde du patron, donc mains liées (il faut rappeler que le médecin du travail est médecin avant tout, donc sa responsabilité s'il n'a pas donné l'alerte peut être engagé à titre individuel…)… l'inspection du travail, qui reçoit copie de tout accident du travail, un volet lui est dédié…
puis les différents syndicats, et là, encore souvent une foire d'empoigne… pro politico-syndicale…
Non, réellement en un an, j'ai suivi plusieurs affaires avec des représentants syndicaux, qui doivent théoriquement se porter partie civile auprès la famille qui doit porter plainte, mais peu le font, il y en a toujours pour conseiller de laisser tomber…
Dans un cas, un syndicat l'a fait, dans d'autres… ils ont éteint eux-même le feu… presque insultant l'inspectrice du travail qui avait monté une réunion d'urgence, étant donné le « document » près du mort… disant : « oh on ne va pas faire d'histoires ! »… Même un syndicaliste essayant de prendre la défense de cet homme s'est fait renvoyer de son syndicat et en a monté un autre à l'intérieur de l'entreprise…
La situation n'est pas si rose que cela, d'où mon engagement personnel très fort !
J'ai les lettres de refus de deux prises en charge de suicides : communiquées par erreur par la partie adverse : c'est tout juste si la CPAM ne demande pas que le défunt vienne porter lui-même son certificat de décès, la famille étant dépassée par la douleur, et les délais sont restreints ! Donc abandon…
Il faut que d'autres se battent, pour le repos en paix de ces « esprits »… S'ils laissent une lettre dénonçant nommément la personne « responsable », comment nous, pouvons-nous un seul instant accepter que cet être humain parte sans qu'aucune procédure ne suive ? COMMENT ?
Il le demandait en partant, et on doit toujours respecter la demande d'un mort…
De paconform
parent | 22H47 | 05/12/2008 |
Bonsoir,
Incidemment un questionnement s'impose à mon esprit :
Une carrière de travail salarié semble être souvent une très dure réalité (suicides, dépression, harcellement moral, agressivité, maladies de peau etc…)
Comment se fait-il que le travail soit revendiqué par les féministes ultra comme libérateur, un moyen de se réaliser, un sort enviable ?
Serait-ce que la vie de femme au foyer serait pire ?
Combien de suicides, liés à leur état, parmi les femmes et les hommes au foyer ?
à paconform
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 22H51 | 06/12/2008 |
@ paconform :
Un suicide est toujours prédéterminé comme un ensemble, conjonction de faits, qui fait apparaître au suicidé qu'il n'y a plus d'issue… C'est une idée fausse, mais elle arrive puissamment, comme une seule réalité.
Certains préparent leurs suicides avec une froideur de métronome : des lettres à plusieurs personnes, le côté matériel (pour les pendaisons : corde, lieu…), ou cachets… Une femme même qui ne voulait pas se rater avait pris des médicaments, avec de l'alcool, et avait été se noyer dans un lac… elle avait des enfants, se plaignait de son travail, son mari n'avait jamais pris la dimension de sa détresse.
Je crains que le travail ne soit plus considéré comme libérateur par les ultraféministes.. A la mode pour les femmes en matière d'émancipation à l'heure actuelle, leur avènement sur internet qui ne remonte qu'à très peu de temps. Et l'on constate notamment actuellement que sur RUE89 par exemple, la mainmise des hommes, et le fait qu'ils n'aiment pas que les femmes montrent trop le bout de leur nez.
La vie des hommes et femmes au foyer peut être mal ressentie aussi… Je crois qu'il y a de moins en moins de mères au foyer, et inversement de plus en plus d'hommes au foyer (mais plus par choix)…
Il faudrait faire un sujet dessus : la mélancolie des mères et des pères au foyer, pourquoi pas ?
Ils sont aussi droit à la parole ! Quant aux stats de suicides dans ce domaine -cela doit être fondu avec un pb de couple, d'enfants, d'argent, de famille…- ,je ne sais pas !
à Kamikanaze
De paconform
parent | 14H44 | 07/12/2008 |
Merci de votre réponse KAMIKANASE,
Je relève deux choses dans votre texte :
1) La mainmise des hommes sur rue 89.
et le fait qu'ils n'aiment pas que les femmes montrent trop le bout de leur nez.
Voila qui m'incite à relativiser la valeur des opinions trop ponctuelles ;
j'ai un peu pratiqué les forums de psychologies magazine, et si j'avais, comme vous, émis une opinion à ce moment là sur la fréquentation par sexe, j'aurais dit :
« les femmes tolèrent difficilement la présence des hommes (pour être accepté il faut être un objet de désir) dans ces forums ».
J'ai constaté que peu d'hommes y résistaient et moi-même, malgré des discussions interessantes, j'ai abandonné. Le résultat est que ce sont des forums presque exclusivement féminins. Quelles conclusions en tire-t-on de l'extérieur ?
2) La position de parent isolé au foyer n'est pas tenable au regard de la pression sociale ; par contre, lorsque des groupes de parents au foyer peuvent se constituer, l'échelle des valeurs retrouve sa pertinence et la nostalgie du monde du travail disparaît très rapidement. Il reste cependant que ceux et celles dont la santé psychique a été altérée par leur éducation ne peuvent être heureux nulle part.
à paconform
De jexiste
si, si | 18H09 | 07/12/2008 |
On parle ici d'altération de la santé psychique par les conditions de travail et non par l'éducation.
Reste encore que le statut d'homme ou de femme au foyer est un luxe que tout le monde ne peut s'offrir.
à paconform
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 02H30 | 08/12/2008 |
« psychologies magazine » ? le site internet ?
Il y a autant d'homme s'intéressant à la psychologie que les femmes…
Je ne crois pas que ceux qui participent à ces forums (fora pour les puristes), ou celles soient sexistes… Non, ce n'est pas la population.. Je pense qu'il y avait peut être plus de femmes, parce que les femmes parlent plus facilement de leurs problèmes personnels, que les hommes qui ont tendance à enfouir… Résultat plus de suicides chez les hommes, surtout sur le plan du travail, puisque restent encore des schémas archaïques dans l'inconscient collectif, disant que c'est l'homme qui doit rapporter l'argent à la maison, en tant que chef du foyer.. donc déstabilisant pour lui !
Enfin, beaucoup de mes amies ayant voulu prendre du temps pour élever leurs bébés, n'ont pas pu reprendre ! La technologie a été trop vite, avecl'informatique, et les remises à niveau sont difficiles… je parle là de plusieurs années.
Il me semble que beaucoup d'hommes assument très bien leur statut d'homme au foyer quand c'est un choix !
quant « au parent isolé au foyer », vous voulez dire « une seule personne qui assume le foyer, et qui n'a pas d'emploi »… ou l'isolement d'une personne au foyer par rapport aux personnes dites en activité ? donc pas le blues du businessman ?
En parlant de « santé psychique » altérée par éducation ( ? ? ? ? ), attention, très hâtifs, « grâce » si je puis dire à mes ennuis récents de rue89, j'ai reçu des récits de trajectoires de vie très difficiles de personnes me disant ne pas abandonner…
Il me semble que vous faites un amalgame : l'éducation n'altère pas la santé psychique, c'est le chemin de vie… le manque de repères, la non gestion des règles.. Etre heureux nulle part, mais le bonheur n'a jamais été qu'éphémère…
De paconform
parent | 11H35 | 08/12/2008 |
Bonjour KAMIKANAZE,
Vous avez dit : l'éducation n'altère pas la santé psychique, c'est le chemin de vie etc…
Mais le chemin de vie comprend l'éducation, et l'éducation le maternage, la scolarité et tout le reste. Excusez-moi mais vous laissez la question entière : qu'est-ce qui altère la santé psychique ?
Personnellement, je réponds : l'éducation.
parce que l'éducation telle qu« elle est conçue et acceptée ne respecte pas les besoins fondamentaux des enfants (en subordonnant ces besoins à ceux des adultes) ; par exemple les enfants en bas âge ne doivent JAMAIS être réveillés (quand naît le bébé il faut jeter le réveille-matin par la fenêtre) alors qu'on les réveille copieusement et qu'on les trimballe à toute heure, ils ne doivent JAMAIS manquer du secours de leurs parents pour leur permettre d'acquérir la SECURITE dont ils auront besoin toute leur vie, or beaucoup pleurent pendant des jours, des mois à la crèche et à la maternelle, on les enferme, on les assoie, on les fait obéir, on leur fait vivre leur enfance dans un habitat inadapté, et par dessus le marché le couple parental est en crise et se brise une fois sur trois .
A la suite d'un comptage sur une zone géographique que je connais bien, j'ai estimé à 20/25 % le pourcentage d'adultes abîmés gravement (vies perturbées) par leur éducation ; je ne suis pas loin de la vérité.
Par égards pour la souffrance humaine, reconnaissons là, tout simplement, pour commencer.
Cordialement.
à paconform
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 23H40 | 08/12/2008 |
Paconform,
Fatalement, pour ceux qui auront à subir une expertise psychiatrique pour valider leur dossier au niveau pénal,le psy remonte à l'enfance, et comme dirait Freud tout se passe avant 4 ans ; mais ce n'est pas vrai, les traumatismes tels que viols, séparations, violences peuvent arriver après.
En plus, nous avons tous des blessures d'enfance en passant par le réveil matin trop strident (si vous voulez) ou les disputes conjugales…
La naissance dans un cri est une violence à elle toute seule… et encore quand on ne va pas « disséquer » les conditions de certains accouchements qui peuvent tourner à la boucherie… Il est clair que le bébé souffre à la naissance ! C'est le début de la vie, l'apprentissage de la souffrance !
Et on meurt souvent dans un soupir ! (celui certainement de soulagement).
De monika
ex secrétaire médicale | 15H53 | 06/12/2008 |
Suicide sur le lieu de travail ! je ne comprends pas. Je me suiciderais en cas de maladie incurable mais pas en cas de problème au travail. Il faut aussi penser à sa famille et ne pas être égoïste. J'ai vécu le harcèlement, j'ai démissionné mais je suis toujours en vie et c'est ce qui importe le plus pour les êtres qui m » aiment.
à monika
De jexiste
si, si | 17H05 | 06/12/2008 |
Certaines victimes n'ont aucune possibilité de se soustraire aux harcèlements dont elles font l'objet. C'est notamment le cas lorsque ceux-ci sont entrepris dans le but de conduire les cibles jusqu'au suicide. Les victimes peuvent alors multiplier les centaines de kilomètres entre elles et la source primitive du harcèlement, ça ne sert à rien, les harceleurs disposent partout dans le monde de relais disposés à les traquer sans relâche.
à jexiste
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 19H34 | 06/12/2008 |
« les harceleurs disposent partout dans le monde de relais disposés à les traquer sans relâche. » : ouais, même sur rue89, c'est pas peu dire !
C'était une « joke » (plaisanterie, bien sûr… un peu grinçante ! ).
à Kamikanaze
De jexiste
si, si | 12H29 | 07/12/2008 |
Pour moi, ce n'est pas de la plaisanterie, c'est réel.
Au mois de septembre, alors que je m'exprimais sur ce sujet sous un autre article, une personne que je ne connaissais pas et qui n'était pas censée me connaître est bien venue me provoquer avec des éléments de ma vraie vie que je n'avais jamais évoqués nulle part sur le net, ni sur ce site ni ailleurs, et même pas par messagerie privée.
à jexiste
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 19H34 | 06/12/2008 |
« les harceleurs disposent partout dans le monde de relais disposés à les traquer sans relâche. » : ouais, même sur rue89, c'est pas peu dire !
C'était une « joke » (plaisanterie, bien sûr… un peu grinçante ! ).
à monika
De newuser
21H36 | 06/12/2008 |
Attention, certaines personnes ont besoin de leur boulot et ont très peur de ne pas en retrouver s'ils le perdent. Ceux sont les cibles les plus faciles pour les managers-harceleurs.
Une mère célibataire qui a déjà du mal à boucler les fins de mois n'a qu'une trouille c'est perdre son taff. Et ça pour un chef aigri, c'est du pain béni.
à newuser
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 22H36 | 06/12/2008 |
@ newuser :
C'est pourquoi, je conseillerai à tout le monde, de se taire un maximum sur sa situation personnelle.
En effet, les boîtes anglo-saxonnes aiment bien les séminaires, fêtes, de contacts pour justement en savoir plus, mettre du lien entre les équipes, mais attention danger ! Toujours penser que toute information puisse être retournée contre vous : divorce, séparation, maladie, parents en charge, quoi que ce soit… Il y en a toujours un qui sera prêt à vous planter un couteau dans le dos en cas de problème.
Les boîtes anglo-saxonnes sont en effet les plus dures en terme de licenciement : on vous convoque dans un bureau, vous partez par une porte dérobée avec votre lettre à la main, sans pouvoir aller retrouver vos collègues,
Donc, si vous devez communiquer sur votre vie personnelle, actuelle et passée, plus de confidences : tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Il existe des questions interdites lors de l'entretien de licenciement : par exemple, êtes-vous syndiqué ?
Aussi si vous êtes célibataire au regard de l'état civil, êtes-vous en concubinage ? Même si vous n'avez personne dans votre vie, dites que vous avez quelqu'un, comme cela c'est un point qui ne sera pas utilisé.
On essaie de tirer parti des faiblesses, et non des forces…
Théoriquement, presque plus le droit de poser ce genre de question, mais utiliser des faux-fuyants en plein entretien de recrutement, c'est vraiment pas très décontractant.
Soyez toujours vigilants, avec la crise, plus d'un va passer dans cette moulinette.. Si vous avez des soucis juridiques dans un contexte de perte d'emploi, et avez besoin d'infos très rapides… forum net-iris… très bonne qualité des intervenants, cela vous débroussaillera votre dossier !
à Kamikanaze
De jexiste
si, si | 23H40 | 06/12/2008 |
En effet, la plupart des patrons veulent tout savoir de la vie privée de leurs salariés, ils y cherchent des failles, des faiblesses à exploiter, et ont de toute façon besoin de la connaître pour mettre au point les opérations de harcèlement moral les plus musclées, celles qui attaquent le salarié autant dans sa sphère intime que dans son travail.
En revanche, je ne suis pas sûre qu'il soit judicieux d'être trop taiseux sur sa situation personnelle, cela incite les employeurs à mettre leurs salariés sur écoute.
à Kamikanaze
De jexiste
si, si | 12H38 | 07/12/2008 |
En complément et pour l'exemple :
J'ai eu jadis une période d'essai prolongée au motif que personne ne savait rien de ma vie privée. Mon employeur s'en plaignait.
à jexiste
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 12H37 | 08/12/2008 |
Il n'avait pas le droit jexiste, mais si tu le lui dis, quick, adieu contrat !
à Kamikanaze
De jexiste
si, si | 22H20 | 08/12/2008 |
A la même époque (et ce n'était pas encore la crise, loin de là), un collègue un peu naïf (il venait du public) m'a raconté qu'il avait trouvé du boulot du jour où il avait cessé de demander en entretien d'embauche quelle était la convention collective de l'entreprise.
à jexiste
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 23H35 | 08/12/2008 |
a un entretien d'embauche que du positif, encore une chance que tu peux t'inquétier pour ton salaire..
Il m'est arrivé que pour travailler pour un hôpital alors qu'il y avait une terrible pénurie d'infirmière.. et qu'il fallait recruter vite, qu'on me demande d'embaucher sans me préciser ce point légèrement important du contrat…
« Oh vous savez, il faut calculer l'ancienneté, c'est à peu près… un minimum de…. » Ils m'attendent toujours !
De kkadim 24768
service public rhone alpes | 08H24 | 07/12/2008 |
encore une fois le même discours libéral à l'oeuvre dans toute sa splendeur : ce n'est pas le systéme qui est bancal, ce ne sont que de simples dysfonctionnement individuels. je t'installe un fumiste psycho-machin-chose et hop le probléme est résolu, et si un individu se suicide, eh bien c'est de sa faute à lui, pas de l'entreprise qui a entrepris les démarches necessaires afin de mettre en place un processus individualisé qui prend en charge, de maniére préventive, l'éventuel manque d'adaptivité de certains collaborateurs qui ne sont plus en phase avec la politque des dirigeants et les réalités de la concurence de l'économie-monde.
De Un vieux
retraité | 11H54 | 07/12/2008 |
Les hommes représentent la grande majorité des suicides, intériorisant leur état dépressif… Les femmes, au contraire, extériorisent leurs problèmes, ce qui les sauve souvent…
Mais les témoignages que j'ai pu recueillir sur ce passage à l'acte arrivent presque tous au même résultat : c'est irréfléchi, comme ce récit d'un rescapé : « Je ne sais pas, je me suis assis à table, pris un stylo et un bloc, puis, le trou noir, et les pompiers m'ont réanimé et emmené à l'hôpital… J'avais écrit des lettres pour différentes personnes, installé une corde, et m'étais pendu… Un voisin m'a vu accidentellement par un écart d'un rideau de fenêtre, sinon, c'était fini… »…
@ kkadim
Vous avez tout a fait raison, concernant la fonction publique où on installe ces harceleurs pour élaguer tout ce qui dépasse… La difficulté, c'est qu'un(e) fonctionnaire est une victime captive…
Dans le privé, les méthodes ont évolué : au lieu d'amener la personne visée de l'état normal au « burn out » en passant par toutes les étapes, on maintient un état de stress pour l'ensemble, qui se trouve en état d'équilibre, et une simple poussée suffit à faire tomber les « indésirables »…
Bien sûr, il existe toujours un grand nombre d'actes isolés dûs à de réels psychopates (les fameux « pervers narcissiques), ou bien un petit nombre dû à des gens peu recommandables, dont la victime a découvert les magouilles… Ce sont ceux-là qui ont des copains partout, mais bon… ce n'est pas une majorité, et il faut savoir si on est de taille à affronter la mafia avant d'entrer dans le commissariat…
Et puis il y a tous ces “marchands du temple” dont parle Kamikanaze, cachant souvent leur SARL derrière une Association loi 1901…
La loi de modernisation sociale a subi tant de modififications qu'elle ne se reconnait plus elle-même… Les médiateurs nommés par les préfets n'ont jamais été nommés, mais n'importe qui peut être “médiateur” à la condition d'être agréé par les deux parties en présence… Je ne m'étendrai pas sur les capacités de certains “médiateurs”… Quant aux avocats, psychologues et consorts, ils ne connaissent le plus souvent le harcèlement que par les livres et les on-dit…
Mais, encore une fois, il y aurait un dictionnaire à écrire…
à Un vieux
De Kamikanaze
Bombe virtuelle | 12H10 | 08/12/2008 |
Un vieux, tu ne m'as pas répondu ; mais tu ne peux être que le « Un Vieux » que je connais… Je voudrais reprendre les circonstances d'un suicidé d'un début d'année… Il s'est donné la mort le 23 janvier, le jour où la Bourse a décliné (krach boursier)…
Il a écrit des lettres : à la banque son employeur… pour lui confier ses bambins, genre 10/12 ans… -comme si un employeur pouvait se substituer à un père,à sa femme, à un ami prêtre-… et est allé se pendre le matin avant l'ouverture de son agence, en laissant la lettre destinée à l'employeur sur le clavier de son ordi…
La femme a porté plainte, constitution de partie civile avec syndicat…
Sur le mot « manuscrit » qui a été diffusé par rue89.. il disait ses mots :
« je suis laminé, épuisé… j'ai fait mon travail avec respect de mes clients ». C'est vous, David Servenay qui aviez écrit cet article… Je vous attends un peu là-dessus, voyez-vous…
L'objet du litige : comme il refusait de vendre de la « daube » à ses clients (pardon de l'expression), la direction lui reprochait sa conduite trop prudente (conseiller de clientèle - gestion de patrimoine)… Or, depuis il y a eu les affaires des traders « fous » Kerviel, Société Générale, et celui dela Caisse d'Epargne, des milliards en l'air, qu'un jour ou l'autre nous paierons tous.
La Banque, son employeur, pour le « sanctionner » avait décidé de le muter ailleurs : il s'agissait d'une « mutation sanction », il y a eu un entretien de début d'année (évaluations) et il ne l'a pas supporté… Elle était injuste, cette sanction, et lui, était un « honnête » homme, qui ne voulait pas transgresser.
Voilà je rappelle cette histoire.. car elle est symptomatique de tout le mal… qu'on vienne pas nous dire qu'il s'agissait d'un autre problème.
Cette homme s'occupait de l'entraînement de jeunes footballeurs, il était croyant… Je me souviens de cette haie d'honneur des petits footballeurs (poussins) -photo parue sur la Dépêche du Midi- portant chacun un ballon de foot avec son cercueil au milieu.
Etant graphologue, j'ai pu examiner son écriture. Pas de tremblements, une énorme détermination.. Une écriture qui penche un peu vers la gauche indique le pessimisme… une petite écriture, quelqu'un de calme, de déterminé… apprécié de ses clients, pondéré… Un bon espacement entre les lignes : la clarté de l'esprit… Ecriture de scientifique : pas un grand communicant : écriture plus grande surtout dans la partie médiane… Il a dû se refermer sur sa douleur, comme beaucoup d'hommes… Nous, les femmes, nous nous libérons plus par la parole !
Une bonne harmonie des lettres, des lignes droites légèrement descendante (mais très légèrement), donc santé atteinte, faiblesse, dépression, mais pas de signes de sociopathie.. quelqu'un d'intégré… de social… Une belle écriture au niveau de l'âme !
Ils l'ont eu à l'usure…
Alors, les vautours qui viennent tourner autour de la tombe de ce genre de personne m'inspirent le plus profond dégoût : que les collègues aient des aides psychologiques, oui, la famille oui aussi, mais qu'on n'aille pas plus loin, en voulant masquer la réalité des faits…. et qu'on ne nous dise pas qu'ils aient la qualité suprême avec leurs gri-gris de dire ce qu'il se passait dans la tête de cet homme : je viens de refaire le film… Il y a trace d'écriture… Je veux bien que l'on me communique d'autres messages laissés par d'autres victimes auprès de leur cadavre (leur dernier testament) : je vous dirais dans quel état, elle était… Je ne vois pas ce que ce genre de cabinet peut apporter… Cela me répugne ! Je rappelle qu'il existe des experts graphologues auprès des Cours d'Appel, donc si l'on veut que la vérité soit faite… pourquoi lors des enquêtes, ces professionnels ne sont pas sollicités ? Certes, ils se plaignent d'être payés au tarif de femmes de ménage et ont commis beaucoup d'erreurs, mais il y a encore des personnes prêtes à aider les services judiciaires gratuitement pour la réelle Justice soit rendue… et pas un écran de fumée… C'est certain, cela ne fera pas revenir à la vie celui qui est mort… mais cela apaisera réellement bien des douleurs !
Il faudrait que les journalistes de rue89 quand ils diffusent de tels articles avec de tels documents écrits… fassent un suivi !
Certes, l'enquête doit être toujours en cours… mais il ne faut pas oublier : JAMAIS !
De jexiste
si, si | 12H57 | 07/12/2008 |
Les hommes intériorisent et les femmes extériorisent : ce n'est pas toujours vrai.
Il me semble au contraire que les hommes extériorisent beaucoup entre eux et se soutiennent mutuellement bien plus facilement que les femmes, qui ont tendance à être plus solitaires ou indépendantes, isolées par le fait social, peu écoutées.
En revanche, elles sont plus souples et plus résistantes.
Elles sont peut-être aussi bien plus habituées que les hommes à prendre des coups et les encaisser.
à jexiste
De Un vieux
retraité | 20H24 | 07/12/2008 |
« Ce n'est pas toujours vrai »… Le « pas toujours » est exact… un petit pourcentage d'hommes exteriorisent… l'intériorisation est dûe au fait qu'ils ne veulent pas se montrer en état de faiblesse… Un orgueil mal placé qui coûte cher…
Ce sont les hommes qui nous sortent le plus souvent, lorsqu'on leur conseille un psy : « Un psy ? ? ? Mais je ne suis pas fou… »
Quant au soutien, il est carrément inexistant dans la réalité, même si devant un demi au troquet du coin, ils se promettent une amitié sans faille… C'est une façade…
à Un vieux
De jexiste
si, si | 20H55 | 07/12/2008 |
Dernier élément : il n'y a pas forcément plus de passages à l'acte chez les hommes que chez les femmes, en revanche, ils se ratent beaucoup moins.