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Pas de coup de pouce au Smic en janvier
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Cortix : étranges méthodes pour un marchand de sites
Par François Krug | Eco89 | 04/01/2009 | 22H25
Un des succès du web français tournera-t-il au scandale ? La start-up Cortix, cotée en Bourse et implantée dans toute l'Europe, propose aux petites entreprises une offre simple : un site clé en mains, pour presque rien.
Mais plus d'une centaine de clients ont porté plainte en découvrant qu'un montage juridique et financier les obligeait, en fait, à verser des milliers d'euros pour un résultat bâclé. Cortix contre-attaque en chargeant des cabinets spécialisés d'enquêter sur les plaignants et de nettoyer Internet.
L'enjeu est important. Neuf ans après sa création à Bordeaux, la start-up est devenue un véritable groupe. Avec plus de 400 employés, des filiales en Tunisie, des agences dans toute la France mais aussi en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni. Et selon son rapport financier 2007-2008, Cortix est en pleine forme, avec un chiffre d'affaires de 28,2 millions d'euros (+98% en un an) et un bénéfice de 1,7 million (+138%).
Pour son PDG, Hassane Hamza, la consécration est venue en décembre 2007, avec l'introduction sur Alternext, le marché boursier des PME. Le trentenaire se targue aussi d'avoir accompagné Nicolas Sarkozy lors d'un voyage officiel en Tunisie, et d'accumuler les trophées professionnels. Son intuition a payé : Cortix s'est imposé, selon ses propres termes, comme le « facilitateur de business » des petits patrons.
Aujourd'hui, une partie des 20 000 clients, minoritaire mais très remontée, se rebiffe. Le groupe n'a pas voulu répondre à nos questions. Mais les témoignages recueillis par Eco89 et les documents financiers apportent des explications peu flatteuses au succès de Cortix :
- Des commerciaux entretenant le flou sur les conditions réelles du contrat
- Des sites low-cost fabriqués à la chaîne en Tunisie et vendus au prix fort en France
- Des rentrées d'argent rapides grâce à la revente des contrats à des sociétés de crédit
« J'ai fait l'erreur du petit entrepreneur »
Mi-septembre, Agnès Cojan, patronne d'une petite entreprise d'assainissement à Lunel (Hérault), reçoit la visite d'un commercial de Cortix.
La conversation, très cordiale, dure trois heures. Et se conclut, raconte l'intéressée, par une offre généreuse : sa société étant la première à être démarchée dans le coin, le site sera conçu gratuitement et les frais d'hébergement resteront modiques. A condition de fournir à Cortix une liste d'autres entreprises locales susceptibles d'être intéressées.
Agnès Cojan signe, mais quelques détails auraient dû l'étonner. Le contrat, dont la case « créancier » reste vide, annonce des mensualités de 143,52 euros. Sans fournir le montant total. Or, en petits caractères, le document précise que l'engagement court pour 48 mois, « durée ferme et irrévocable ». Soit une facture de presque 6 900 euros :
« J'ai fait l'erreur du petit entrepreneur, je ne percute pas. Il y a une telle habileté dans la présentation que vous ne faites pas le calcul, je ne remarque pas que je m'engage pour quatre ans. »
Une semaine plus tard, Agnès Cojan adresse une demande de résiliation du contrat. Sans réponse. Et début novembre, son compte est prélevé de 562 euros par une société dont elle n'a jamais entendu parler, Parfip. Qui, face à ses protestations, lui rappelle les annexes du contrat : « Le client reconnaît au fournisseur le droit de céder les droits résultant du présent contrat à un cessionnaire. »
Cortix a en fait revendu le dossier à une société de « leasing », ou crédit-bail. Et après tout, la start-up a rempli sa part du contrat : le site est effectivement mis en ligne. Sauf qu'Agnès Cojan n'a fourni aucun des images et des textes devant l'alimenter. Le résultat : des photos de pelleteuses transforment sa modeste entreprise (« un seul technicien et une camionette Peugeot Expert ») en géant du BTP.
Des sites en copier-coller
Pour les textes, Cortix ne s'est pas foulé non plus. L'entreprise d'Agnès Cojan, ainsi, « vous souhaite la bienvenue sur son site et vous invite à découvrir les différents aspects de son activité ainsi que les multiples services qu'elle met à votre disposition ». Mais les clients de la start-up semblent manquer singulièrement d'imagination : des copier-coller et des recherches sur Google font apparaître exactement les mêmes formules sur des dizaines de sites.
Comme celui d'un ramoneur de Laval (Mayenne) qui, contacté par Eco89, se dit satisfait des services de Cortix.
L'artisan assure avoir signé un contrat d'un an. Mais vérification faite, il s'est bien engagé lui aussi pour quatre ans. « Efficacité, fiabilité et respect des délais sont les maîtres mots de notre notoriété et notre réputation », assure en tout cas son site. « Notre devise est la satisfaction du client. »
Cette devise, c'est aussi celle d'une carrosserie de Jujurieux (Ain). Son patron se dit lui aussi satisfait, mais admet que les photos choisies par Cortix, comme ce couple circulant en décapotable sur une avenue bordée de palmiers, sont un peu éloignées de la réalité. « Nous tenons à vous offrir la meilleure qualité possible à des prix abordables », indique le site. « A cet égard, nous mettons à votre disposition tout notre savoir-faire et notre expérience pour vous apporter le plus de satisfaction possible. »
La même ambition anime une agence immobilière de Lambersart (Nord). Sa gérante aimerait que Cortix l'aide à modifier le site, mais « c'est nous qui devons faire tout le travail ». Les clients ne devraient cependant pas manquer, avec de tels arguments sur le site : « Notre équipe est formée de professionnels qualifiés et compétents, tous voués au travail bien fait et ne lésinent aucun effort (sic) pour vous satisfaire. »
A l'autre bout de la France, des éleveurs de chevaux de La Salvetat-Lauragais (Haute-Garonne), eux non plus, « ne lésinent aucun effort ». Leur site a été désactivé récemment. Mais lorsqu'Eco89 l'avait contacté, le patron de l'exploitation, Thierry Bouyssou, était furieux :
« Ici, on est brave, on est droit. On sait recevoir les gens. Le commercial est resté bouffer, il était super sympa, on lui a montré les chevaux… Il a profité de ce que je ne connaissais pas l'informatique. »
Plus d'une centaine de plaintes pour tromperie
A priori, les clients mécontents ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Le contrat ? Une lecture attentive aurait permis d'en connaître la durée et le montant réels, et de deviner qu'il se transformerait en un crédit très contraignant. Les sites ? Rien n'empêchait d'envoyer à Cortix des textes plus originaux et des photos plus proches de la réalité. Mais l'affaire intéresse désormais la justice.
Selon le parquet de Bordeaux, plus d'une centaine de plaintes pour tromperie ont été déposées depuis 2006 devant le tribunal de grande instance. L'instruction, en cours, n'a pour l'instant débouché sur aucune mise en examen. Cortix et certains de ses partenaires financiers sont également poursuivis au civil, devant plusieurs tribunaux de commerce. « C'est plus rapide, l'objectif étant d'abord d'obtenir la résiliation des contrats », explique un des avocats.
Deux associations tentent de regrouper les témoignages et les plaintes : Xit Roc (soit « Cortix » à l'envers), et l'Adcapi, l'Association de défense contre les abus des prestataires de l'Internet, qui revendique 200 adhérents.
Son président, Gilles Guilley, est plombier à Landudec (Finistère). Il a porté plainte contre Cortix et Parfip (en étant lui-même poursuivi en diffamation par la start-up pour des accusations lancées sur le web) :
« Je ne peux pas contester la légalité du contrat, mais la façon de le commercialiser. Je ne me bats pas sur le prix, je me bats sur une méthode de vente. »
Cette méthode, bien connue des commerciaux, c'est celle du « one shot » : une visite à domicile ou sur le lieu de travail, et la signature d'un contrat sur-le-champ. Rien d'illégal, sauf si le commercial a menti ou oublié volontairement certains détails, ou si le produit acheté ne correspond pas à ce qui avait été promis. Difficile à prouver. Les avocats comptent sur l'accumulation de plaintes étrangement similaires pour convaincre la justice.
L'industrialisation du web
Au-delà de la méthode commerciale, le succès de Cortix repose sur une industrialisation du web et sur des montages financiers habiles -et parfaitement légaux. Comme la start-up, son partenaire Parfip n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Une partie des réponses se trouvent en fait dans le document réglementaire présenté aux investisseurs lors de l'introduction en Bourse, fin 2007, et dans une analyse du cabinet Arkeon Finance.
Première surprise : Cortix réalise une bonne partie de son chiffre d'affaires… en se débarrassant de ses clients. Il cède les contrats dès leur signature à une société de « leasing », qui lui verse immédiatement, en moyenne, la moitié du montant total. L'encre est à peine sèche que l'argent rentre déjà dans les caisses. Et il continuera à rentrer car, pendant les quatre ans suivants, Cortix se verra reverser 15% de chaque mensualité, au titre des frais de maintenance du site.
Et au bout de ces quatre ans ? Cortix reprend le contrôle, et touche l'intégralité des mensualités. Car le contrat n'est pas pour autant arrivé à expiration : très flou sur ce point, le document adressé aux investisseurs évoque un simple « renouvellement » ou une « reconduction tacite ». Et s'il décide de rompre, le client risque bien d'être privé de site. Il n'en est pas le propriétaire, mais un simple locataire : la start-up détient en effet les droits d'auteur du site.
Pour Cortix, l'essentiel ne se joue en fait pas à son siège de Mérignac, dans la banlieue de Bordeaux, mais en Tunisie. Ce sont les opérateurs locaux de sa filiale Proxitel Communication qui démarchent les petits patrons français. Et c'est aussi là-bas que sont conçus la plupart des sites, à partir d'un catalogue standardisé. Et à un coût très éloigné du montant des contrats : selon Arkeon Finance, un site revient à 200 euros, pour trois à quatre heures de travail.
La méthode de vente est elle aussi standardisée. Sur 30 appels par heure, les opérateurs de Proxitel Communication décrochent au moins un rendez-vous. Et sur le terrain, les commerciaux sont eux aussi efficaces : un rendez-vous sur cinq se conclut par la signature d'un contrat. Ils ont, au préalable, bénéficié d'une formation par Cortix. De quoi renforcer les soupçons des plaignants sur la méthode de vente de la start-up.
Fermeture de la page de Wikipedia sur Cortix
Pour défendre sa réputation, Cortix sort les grands moyens. Le document remis aux investisseurs évoque, comme l'exige la réglementation, les litiges : à l'époque, 47 plaintes devant le tribunal de grande instance. Et annonce, en réplique, le dépôt de 47 procédures contre les plaignants, pour « chantage » et « dénonciation calomnieuse ». Cortix a même fait appel à un des principaux cabinets d'intelligence économique, Kroll :
« Après enquête réalisée par un cabinet spécialisé (Kroll) dans ce type de procédure, l'action sous-jacente d'un concurrent de Cortix a été avérée avec la complicité active d'une avocate bordelaise. »
Les avocats de plaignants joints par Eco89 démentent, sans surprise, mais refusent d'être identifiés dans cet article. L'un d'entre eux nous a mis en garde dès le début de la conversation : « Vous voulez parler de Cortix ? J'espère que vous avez un bon avocat ! »
Cortix a également fait appel à un des meilleurs spécialistes de la « web réputation », le cabinet Hington Klarsey. Résultat : plusieurs plaintes pour diffamation à l'égard de clients un peu trop remontés, la fermeture de forums et de blogs, mais aussi celle de la page concernant Cortix sur Wikipedia.
Une fermeture surprenante, car temporaire. Le 2 octobre, le tribunal de commerce de Paris a approuvé la demande de Hington Klarsey, en précisant que la fermeture deviendrait « caduque » trente jours plus tard si une nouvelle procédure n'était pas engagée. La page est à nouveau en ligne, débarrassée des attaques les plus virulentes. « Certaines de leurs demandes étaient fondées, car les auteurs n'avaient pas fourni de sources », admet Christophe Henner, un des administrateurs de Wikipedia en France.
« Le commerçant est une cible de choix »
Mais chez les représentants de l'artisanat et du petit commerce, la méfiance monte. Dès 2006, Sylvain Marion, secrétaire général de la Fédération nationale de l'épicerie, avait invité ses adhérents à se méfier de certains prestataires. En se gardant bien de nommer ceux qu'il visait.
C'est avec la même prudence qu'il a répondu à Eco89, en s'en tenant à des remarques générales :
« La démarche est très ciblée, vers des entreprises jeunes qui viennent de se créer ou d'être reprises, en milieu rural ou dans des villes moyennes. Le commerçant a besoin de développer sa notoriété, c'est une cible de choix. C'est une solution qui pourrait paraître intéressante et abordable. C'est là-dessus que le piège fonctionne. Et c'est indolore car on ne verse que de petites sommes. »
Et pour Sylvain Marion, les commerçants estimant avoir été trompés préfèrent garder le silence :
« Il y a une certaine honte de s'être fait berner. Il y a une tendance à se recroqueviller sur soi-même ou à tourner la page. Les entreprises qui pratiquent ce genre de système le savent. »
Si la justice donne tort aux clients mécontents, l'avenir de Cortix paraît prometteur. Les analystes d'Arkeon Finance notent qu'avec plus de deux millions de très petites entreprises en France, la start-up dispose d'une « clientèle captive » importante, prête à payer pour des services supplémentaires. Et, en unifiant son réseau de sites sous la forme d'un immense portail, elle pourra attirer la publicité. Avant de passer à la vitesse supérieure, en séduisant les grandes entreprises, bien plus riches.
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à arowana
De jmax
19H14 | 05/01/2009 |
pour un site Web, on évite l'originalité et surtout le flash, car pas de référencement ce qui est catastrophique pour ce genre de clients.
Donc, un site simple, sans flash se trouve sans problème à 300€ et le référencement se fera d'autant mieux
à jmax
De kasar
19H52 | 05/01/2009 |
300 €, oui si le client fournit les textes et images au format numérique
mais à ce prix, on n'a pas d'enfants, pas de maison, pas de voiture
à kasar
De jmax
07H56 | 06/01/2009 |
c'est typiquement la cible de Cortix et c'est ce qui convient à 95% des TPE
De jmax
08H24 | 05/01/2009 |
De prime abord, quand on regarde ces sites assez bien foutus visuellement mais très pauvres en contenu, on se demande quel est l'intérêt pour un artisan d'avoir un tel site ? A part, faciliter via le moteur google la recherche de coordonnées, chaque site n'apporte vraiment rien sur l'activité de l'artisan.
Ensuite, on se demande pourquoi les CCI ou les chambres de métiers ne sont pas foutues de faire des démarches groupées et de négocier des tarifs compétitifs en profitant de l'effet de masse. Dans l'immobilier qui est nettement plus informatisé, plusieurs sociétés proposent des packages Web afin de mettre sur le net les annonces et c'est nettement moins cher que pour ces quelques pages statiques.
Quand à Cortix, ils disparaitront car ils sont en train de se faire un nom sur le Web et taper « cortix arnaque » est éloquent. Seul problème, tous ceux qui se plaignent ont signé lors de la visite d'un commercial et je ne pense pas qu'en tant que professionnels, ils puissent se rétracter dans un délai de 7 jours.
à jmax
De broardell
Publicitaire | 08H47 | 05/01/2009 |
tapez k par k arnaque
C'est 10 fois pire
Et pourtant ca appartient à Saint Gobain
Mieux encore : tapez seulement « arnaque » :
arnaque paypal : 294 000 résultats
arnaque ebay 340 000 résultats
arnaque western union 367 000 résultats
arnaque cortix 7 860 résultats (dans le top 10 tout de même)
à jmax
De kasar
18H00 | 05/01/2009 |
Oh non pitié pas les CCI, chaque initiative de CCI pour créer des sites s'est avérée catastrophique. Très cher, et générant des clients captifs.
Par exemple une des CCI du 29 imposait d'avoir un regard sur le bilan des ventes générées par sa « solution » e-commerce.
Les CCI doivent rester dans leurs rôles. Webmaster c'est un métier.
De Fabrice Epelboin
ReadWriteWeb France | 08H38 | 05/01/2009 |
Bravo pour cette enquète, cela fait pas mal de temps que le nom de Cortix circule parmi les webmaster de la blogosphère, mais les blogs n'ont pas les moyens financiers d'affronter le célèbre cabinet d'avocat qui les défend (et qui va écorner sa réputation au passage). C'est une véritable arnaque organisée à grande échelle, il était temps que cela cesse.
De Dominique52
(technicien salarié) | 09H00 | 05/01/2009 |
Les méthodes commerciales « agressives » ça ne date pas d'hier, c'est souvent à la base des « success story » ensuite c'est selon, ça passe ou ça casse.
Pour ceux qui s'en souviennent, dans les années « 80 il y a eu KIs qui vendait du “mini-lab” photo puis de la machine à faire des clées, etc…
Dans le même quartier plusieurs commerçants se faisaient placer une machine et un contrat avec l'assurance verbale d'avoir l'exclusivité…
La boite était menée part un de ces “jeunes loups” qu'on citait en exemple, du genre Tapie ou de celui qui a su utiliser la généreuse libération des radio libres pour créer NRJ qui a fini par bouffer les autres petit à petit… Leur point commun c'est de ne pas avoir de scrupules ni d'état d'âme, ils sont là pour tondre, alors leurs “victimes” ils s'en fichent.
à Dominique52
De broardell
Publicitaire | 09H23 | 05/01/2009 |
Ce n'est pas KIs mais Kis dirigé par Serge Crasnianski
Ils ont disparus… corps et âme (enfin, si peu)
car n'ont pas voulu se rendre fréquentable.
Il n'y avait pas d'autre issue possible.
En 1970 il avait édité une édifiante bible de l'escroc moderne :
» À Tous Ceux Qui En Veulent Et Qui Ont Bien Raison D'en Vouloir »
http://www.priceminister.com/offer/buy/49640783/Crasnianski-Serge-A-Tous…
De SiDi
Kitten ! | 09H23 | 05/01/2009 |
Et en plus, les sites sont affreusement mal codés… Du travail de lycéen.
De Peureux anonyme
10H05 | 05/01/2009 |
Il me semble qu'en ces matières informatiques, il n'y a pas égalité entre le client et le fournisseur. Le fournisseur est réputé avoir la compétence et a de ce fait un devoir de conseil envers son client qui est réputé ignorant. Les tribunaux se sont déjà prononcés, me semble t il, et la condamnation du fournisseur est la norme.
On devrait de même arriver à faire condamner le cabinet d'avocats pour complicité, s'il s'avère qu'ils sont coutumiers de défendre ces pratiques.
à Peureux anonyme
De agencehorizon
web entrepreneur | 14H39 | 05/01/2009 |
De la même manière que lorsque je conduis ma voiture chez le garagiste il n'y a pas égalité (je suis nettement défavorisé ! ). Il a tout loisir de me raconter ce qu'il veut, je ne peux pas argumenter contre.
Un spécialiste honnête se doit d'expliciter et de justifier la nature et le coût de son travail.
Enfin, les personnes fraudées sont des personnes morales, des sociétés. Le professionnel est réputé avoir un minimum de connaissances, même si ce n'est pas son domaine de compétences : il n'existe malheureusement pas de délais de rétractation de 7 jours lorsqu'on est professionnel…
De louis87
gérant tpe | 10H08 | 05/01/2009 |
merci pour cet article
j'ai été démarché fin 2006 (le xx/yy/2006 par Mme zz) par cette boite.
Démarche commerciale très séduisante :
proposition de création de site gratuit du fait d'être le 1er démarché dans la profession sur la région.
il était nécessaire de pouvoir signé rapidement car la commerciale n'était sur la région que peu de temps.
Devant l'offre alléchante, j'ai cherché la faille et j'ai demandé où le site était hébergé et combien cela coutait.
la réponse fut de plus de 100 euros par mois « mais c'est un hébergement professionnel avec maintenance et référencement » .
J'ai répondu que cela me paraissait cher pour le site dont j'avais besoin.
La personne est devenu alors arrogante méprisante et agressive en me demandant si je voulais avoir un site professionnel ou non.
Ce fut non !
je me souviens d'une commerciale séductrice devenant arrogante, méprisante et agressive lorsque j'ai abordé les questions de coûts généraux. La relation était très malsaine.
Cette entreprise vise une cible qui ne connait pas bien le web, les coûts et conditions pour en abuser plus facilement.
à louis87
De broardell
Publicitaire | 10H47 | 05/01/2009 |
Démarche commerciale pas si séduisante que ca…
A mon avis, cette « commerciale » n'a pas du faire long feu.
Vous décrivez une relation commerciale exécrable.et donc contre-productrice. Sans plus. Le danger n'est pas là.
à broardell
De déluge
menuisier | 10H58 | 05/01/2009 |
Dans l'article, il est fait mention d'une signature sur cinq démarches.
Il est clair que cette personne fait partie des quatre.
Il est tout aussi clair qu'elle me semble avoir raison quant à la clientèle ciblée, à savoir ceux qui n'entendent rien à internet.
Douteriez_vous qu'ils ne « ciblent » pas ?
C'est leur métier.
à déluge
De broardell
Publicitaire | 12H26 | 05/01/2009 |
Bien sur qu'il ciblent les prospects. Mais ce n'est pas un délit. C'est naturel dans toute prospection commerciale afin de minimiser les coûts et optimiser le taux de transformation. Normal.
C'est comme sur Google, vous allez choisir avec soin vos mots clés afin de ne pas jeter l'argent pas la fenêtre.
Cortix vise évidement une clientèle non experte (un connaisseur fera mieux avec 5 euros et 1 journée de travail - comme un mécano va réparer gratuitement sa voiture - Inutile de le démarcher) , sensibilisée plus ou moins honnêtement à l'impact d'une présence internet, qui ne connaît pas les prix du marché. En cela il font leur job, comme tout le monde.
L'unique problème, c'est le : « plus ou moins honnêtement »
à broardell
De déluge
menuisier | 12H55 | 05/01/2009 |
Bien évidemment qu'il n'y a rien d'illégal.
Mais tout ne se résume pas à un Dalloz, il existe d'autres catégories, comme la morale par exemple.
S'interdire de profiter de la faiblesse des autres, de son ignorance ou de sa naïveté.
En l'espèce, de morale, cette digne corporation n'en a qu'une : Son propre intérêt, même si il est en contradiction avec ceux des clients (sur ce point leur système bien verrouillé est typique de leurs moeurs parasites).
Encore une fois, le fait que ce soit légal montre leur habilité, mais pas leur honnêté.
à déluge
De benzitoune
réveillez moi! | 14H25 | 05/01/2009 |
Legal ne devrait-il pas signifier moral ?
Cherchons l'erreur
à louis87
De Pierrrrre
12H29 | 05/01/2009 |
»….je me souviens d'une commerciale séductrice devenant arrogante…. »
► Ce sont des tueurs pour qui le sourire n'est qu'une arme de séduction.
Et pour qui l'arrogance est parfois arme efficace contre les impressionnables.
J'ai le souvenir m'être essayé dans le commercial
Tests psy.. j'ai cartonné…
réponse négative.
« Vous êtes trop réfléchi, trop rationnel, trop gagnant gagnant, trop de conviction.
Un vendeur se doit de coller au client.. de reculer quand il avance, de ne jamais le contrer, de ne point argumenter en fonction de soi, mais en fonction de ce qu'attend le client. »
- mais ce ne sont pas mes tests qui vous ont permis d'arriver à cette conclusion, vous me demandiez ma photo d'identité, ne seriez vous pas psychomorphologue ?
» exactement, mais vous voyez bien que j'ai raison, vous raisonnez, vous argumentez et un commercial n'est fait que pour séduire.
Un commercial est un extraverti.. et vous semblez trop.. averti pour cela, trop cartésien (c'était un compliment)
Un conseil, si vous restez dans cette voie, mettez vous au marketing, à l'organisation, à la stratégie, pas à la vente »
- et pourtant, je suis enseignant
» ça n'a rien à voir : un enseignant transmet un savoir, un savoir faire,
Un commercial n'est là que pour convaincre, l'explication n'étant pas destinée à faire comprendre, mais uniquement à convaincre.
Un commercial gagne quand il décroche une signature, même si le prospect ne comprend rien à ce à quoi il s'engage »
De sinbad
Strasbourg | 10H50 | 05/01/2009 |
Bonjour,
Il est terrible de voir des abus de ce type. Comme quoi, la force de vente importe plus que ce que l'on vend.
Très concerné par le bâtiment, j'avais déjà entendu parler de ce genre de pratique par Cimbat, les sociétés comme Cortix intervenant notamment auprès des artisans du bâtiment.
http://www.cimbat.com/ressources/dossiers/sites-internet-a-credit.php
Il existe des agences web qui vendent pour moins de 900 € des sites complets sans abonnement, et parfaitement adaptés aux petits artisans.
De Pierrrrre
11H33 | 05/01/2009 |
Notre monde entrepreneurial est contaminé par une minorité de pieds-niquelés dont la seule activité consiste à arnaquer son monde.
Si la prestation peut rester amusante pour qui apprécie les combinaisons habiles,
elle est souvent génératrice de détresses insupportables,
et de suspicion qui pénalise d'autres entreprises transparentes et honnête.
L'Etat est trop laxiste par rapport à ces bandits de bas chemins qui montent en janvier une société immobilière, s'attribuent un gros salaire (protégé par le code du travail), dépôt de bilan en septembre sur le dos de clients grugés,
et remontage en décembre d'une autre société de cuisiniste, de réparateur plombier ou d'installateur de fenêtres… au nom de sa femme, puis du cousin, puis du fiston….
L'Etat s'octroie le droit de taxer des contribuables qui respectent strictement les textes, taxe pour « abus de droit »
Il devrait aussi punir sévèrement ceux qui se jouent des règles de mise en faillite et de contrats à effets cachés pour gruger ses semblables.
Si des escrocs, c'est que la législation en permet l'existence et ne fait pas son travail de vigilance…. (faut dire qu'elle passe tant de temps à gérer ses propres problèmes digestifs pour cause d'embonpoint…)
à Pierrrrre
De jck
15H43 | 05/01/2009 |
ce n'est pas du tout une minorité. Ces pratiques, ces montages financiers, ces techniques marketings, « l'achat de réputation », « l'ingénierie fiscale », c'est simplement ce qu'on apprend dans les écoles de commerce. Ce n'est pas la minorité puisque c'est la norme.
à jck
De alexchant
commerçant | 17H32 | 07/01/2009 |
pour celui ou celle qui aurait un doute sur ce qui est une escoqueie en france : http://legifrance.gouv.fr/affichCode.do ; jsessionid=B164DC723857A43B95478…
bon lecture pour certain, bon courage pour d autre
et pour les touchés de près : lesarnaques.com
De gmily
11H37 | 05/01/2009 |
Bonjour, vous parlez d'une société du nom de « PARFIP » , il se trouve que cette société gère aussi des locations d'appareils de secours à domicile pour les personnes âgées. Lorsque mon père est décédé , j'ai essayé de contacter cette société afin de rompre le contrat . Le n° de téléphone et l'adresse de cette société à Grenoble n'est plus sur l'annuaire , aucune trace ! …. Curieuse pratique en effet ! …..les abonnement de cette société sont par ailleurs les plus cher du marché ( 4 fois plus) que certains concurrents avec les mêmes système.
j'en conclue que « qui s'assemble se ressemble ».
De TARPON
12H26 | 05/01/2009 |
Je vois mal Cortix passer à la vitesse superieure ,car penetrer dans une grande entreprise c'est avoir en face de soi des informaticiens,des controleurs de gestion qui n'ont pas par definition la candeur des petits clients de ce prestataire.D'autant plus que leur competence semble tres limitee.
La clientele de cortix c'est un peu toutes proportions gardées la personne agée qui se fait facturer par un faux plombier,
Par contre ,je reste un peu sur ma faim : avez vous cherché les relations qui peuvent exister sur le plan personnel,juridique entre Cortex et cette societe de leasing .Qui assure la maintenance,qui remunere cette maintenance ? Cette societe sert t'elle d'ecran juridique ?
Que la justice donne tort ou raison aux plaignants ,cela deviendra tres difficile pour Cortix de continuer son Business en France et en Europe.
à TARPON
De thugdual Lefranc
webdesigner | 11H05 | 06/01/2009 |
Salut Tarpon tu as raison, la cible c'est les petits commercants largués de l'informatique et de l'internet qui avalent tout ce qu'on leur dit. Cortix comme bien d'autres, à commencer par la société dans laquelle je travaillais il y a peu, prennent bien soin de ne pas se griller auprès de gens qui s'y connaissent. Ils évitent les grosses boites, les clients qui posent trop de question, les salons, etc. Même que mes ex-patrons qui sont des « enfants de cortix » et de vrais truands n'y connaissent strictement rien à internet et abusent les clients avec quelques mots clefs comme « plateforme », « netlinking », « javascript », « php », « optimisation » etc. mots auquels évidemment ils ne comprennent rien, mais ca impressionne le chaland. Alors vous comprenez qu'ils évitent d'avoir affaire à des gens qui s'y connaissent ! ! ! mais comme ils misent tout sur le bluff ca marche…
Je sais trop bien de quoi je parle car j'ai mainte et maintes fois vu et entendu ces choses et participé à cette arnaque car j'ai été Le webdesigner d » une de ces boites d'escrocs du net.
De paysan2
retraité actif | 12H35 | 05/01/2009 |
En tant qu'ancien commerçant (pendant 30 ans) , ancien informaticien (pendant 10 ans) , et fils de boulanger , je voudrais dire ici que, depuis toujours, même à l'époque où l'informatique n'était pas vulgarisée comme aujourd'hui, les informaticiens avaient un fâcheux penchant à vouloir épater la galerie, à vouloir préserver leur pré-carré de détenteurs du « savoir » face à ceux qu'ils considéraient comme des « ignares ».
Pas étonnant que, avec cet esprit-là, ajouté à des velléités de vouloir faire du fric au forcing, quelques jeunes loups peu scrupuleux (je ne parle pas de Cortix dont j'ignore tout) ont eu beau jeu à « séduire » des entrepreneurs pour qui, avoir un site internet était important uniquement parce qu'ils en avaient entendu parler.
C'est la même chose pour les énergies renouvelables aujourd'hui, et pourquoi pas les voitures électriques demain.
à paysan2
De totolarigo
20H41 | 05/01/2009 |
je ne suis pas d'accord avec ce point de vue.
en effet beaucoup d'informaticiens sont pretentieux.
cependant, ne confondons pas les techniciens et les commerciaux.
un informaticien mettra une animation haut de gamme sur une page par fierte et pour le prix d'une cacahuette.
un commercial mettra une cacahuette sur une page pour le prix d'une animation haut de gamme…
en informatique, ce ne sont pas les techniciens qui sont riches ( a part de tres rares exceptions ) mais ce sont les commerciaux comme dans tous les secteurs.
la plupart des createurs de sites web 2.0 sortent de hec non pas de supinfo
bill gates et steve jobs sont avant tout des genies du marketing non pas de l'informatique ( ils savent tres bien copier l'existant mais ils n'ont rien invente )
à totolarigo
De JP_JP
14H28 | 06/01/2009 |
« beaucoup d'informaticiens sont pretentieux ».
Savapa ? Pas plus que dans d'autres professions mon p'tit gars.
Non mais !
à JP_JP
De totolarigo
06H21 | 08/01/2009 |
oui c'est vrai, j'ai deconne : )
c vrai que quand je vais voir mon garagiste alors que j'y connais rien il se la raconte aussi