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Cortix : étranges méthodes pour un marchand de sites
Par François Krug | Eco89 | 04/01/2009 | 22H25
Un des succès du web français tournera-t-il au scandale ? La start-up Cortix, cotée en Bourse et implantée dans toute l'Europe, propose aux petites entreprises une offre simple : un site clé en mains, pour presque rien.
Mais plus d'une centaine de clients ont porté plainte en découvrant qu'un montage juridique et financier les obligeait, en fait, à verser des milliers d'euros pour un résultat bâclé. Cortix contre-attaque en chargeant des cabinets spécialisés d'enquêter sur les plaignants et de nettoyer Internet.
L'enjeu est important. Neuf ans après sa création à Bordeaux, la start-up est devenue un véritable groupe. Avec plus de 400 employés, des filiales en Tunisie, des agences dans toute la France mais aussi en Belgique, en Espagne, en Suisse, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni. Et selon son rapport financier 2007-2008, Cortix est en pleine forme, avec un chiffre d'affaires de 28,2 millions d'euros (+98% en un an) et un bénéfice de 1,7 million (+138%).
Pour son PDG, Hassane Hamza, la consécration est venue en décembre 2007, avec l'introduction sur Alternext, le marché boursier des PME. Le trentenaire se targue aussi d'avoir accompagné Nicolas Sarkozy lors d'un voyage officiel en Tunisie, et d'accumuler les trophées professionnels. Son intuition a payé : Cortix s'est imposé, selon ses propres termes, comme le « facilitateur de business » des petits patrons.
Aujourd'hui, une partie des 20 000 clients, minoritaire mais très remontée, se rebiffe. Le groupe n'a pas voulu répondre à nos questions. Mais les témoignages recueillis par Eco89 et les documents financiers apportent des explications peu flatteuses au succès de Cortix :
- Des commerciaux entretenant le flou sur les conditions réelles du contrat
- Des sites low-cost fabriqués à la chaîne en Tunisie et vendus au prix fort en France
- Des rentrées d'argent rapides grâce à la revente des contrats à des sociétés de crédit
« J'ai fait l'erreur du petit entrepreneur »
Mi-septembre, Agnès Cojan, patronne d'une petite entreprise d'assainissement à Lunel (Hérault), reçoit la visite d'un commercial de Cortix.
La conversation, très cordiale, dure trois heures. Et se conclut, raconte l'intéressée, par une offre généreuse : sa société étant la première à être démarchée dans le coin, le site sera conçu gratuitement et les frais d'hébergement resteront modiques. A condition de fournir à Cortix une liste d'autres entreprises locales susceptibles d'être intéressées.
Agnès Cojan signe, mais quelques détails auraient dû l'étonner. Le contrat, dont la case « créancier » reste vide, annonce des mensualités de 143,52 euros. Sans fournir le montant total. Or, en petits caractères, le document précise que l'engagement court pour 48 mois, « durée ferme et irrévocable ». Soit une facture de presque 6 900 euros :
« J'ai fait l'erreur du petit entrepreneur, je ne percute pas. Il y a une telle habileté dans la présentation que vous ne faites pas le calcul, je ne remarque pas que je m'engage pour quatre ans. »
Une semaine plus tard, Agnès Cojan adresse une demande de résiliation du contrat. Sans réponse. Et début novembre, son compte est prélevé de 562 euros par une société dont elle n'a jamais entendu parler, Parfip. Qui, face à ses protestations, lui rappelle les annexes du contrat : « Le client reconnaît au fournisseur le droit de céder les droits résultant du présent contrat à un cessionnaire. »
Cortix a en fait revendu le dossier à une société de « leasing », ou crédit-bail. Et après tout, la start-up a rempli sa part du contrat : le site est effectivement mis en ligne. Sauf qu'Agnès Cojan n'a fourni aucun des images et des textes devant l'alimenter. Le résultat : des photos de pelleteuses transforment sa modeste entreprise (« un seul technicien et une camionette Peugeot Expert ») en géant du BTP.
Des sites en copier-coller
Pour les textes, Cortix ne s'est pas foulé non plus. L'entreprise d'Agnès Cojan, ainsi, « vous souhaite la bienvenue sur son site et vous invite à découvrir les différents aspects de son activité ainsi que les multiples services qu'elle met à votre disposition ». Mais les clients de la start-up semblent manquer singulièrement d'imagination : des copier-coller et des recherches sur Google font apparaître exactement les mêmes formules sur des dizaines de sites.
Comme celui d'un ramoneur de Laval (Mayenne) qui, contacté par Eco89, se dit satisfait des services de Cortix.
L'artisan assure avoir signé un contrat d'un an. Mais vérification faite, il s'est bien engagé lui aussi pour quatre ans. « Efficacité, fiabilité et respect des délais sont les maîtres mots de notre notoriété et notre réputation », assure en tout cas son site. « Notre devise est la satisfaction du client. »
Cette devise, c'est aussi celle d'une carrosserie de Jujurieux (Ain). Son patron se dit lui aussi satisfait, mais admet que les photos choisies par Cortix, comme ce couple circulant en décapotable sur une avenue bordée de palmiers, sont un peu éloignées de la réalité. « Nous tenons à vous offrir la meilleure qualité possible à des prix abordables », indique le site. « A cet égard, nous mettons à votre disposition tout notre savoir-faire et notre expérience pour vous apporter le plus de satisfaction possible. »
La même ambition anime une agence immobilière de Lambersart (Nord). Sa gérante aimerait que Cortix l'aide à modifier le site, mais « c'est nous qui devons faire tout le travail ». Les clients ne devraient cependant pas manquer, avec de tels arguments sur le site : « Notre équipe est formée de professionnels qualifiés et compétents, tous voués au travail bien fait et ne lésinent aucun effort (sic) pour vous satisfaire. »
A l'autre bout de la France, des éleveurs de chevaux de La Salvetat-Lauragais (Haute-Garonne), eux non plus, « ne lésinent aucun effort ». Leur site a été désactivé récemment. Mais lorsqu'Eco89 l'avait contacté, le patron de l'exploitation, Thierry Bouyssou, était furieux :
« Ici, on est brave, on est droit. On sait recevoir les gens. Le commercial est resté bouffer, il était super sympa, on lui a montré les chevaux… Il a profité de ce que je ne connaissais pas l'informatique. »
Plus d'une centaine de plaintes pour tromperie
A priori, les clients mécontents ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes. Le contrat ? Une lecture attentive aurait permis d'en connaître la durée et le montant réels, et de deviner qu'il se transformerait en un crédit très contraignant. Les sites ? Rien n'empêchait d'envoyer à Cortix des textes plus originaux et des photos plus proches de la réalité. Mais l'affaire intéresse désormais la justice.
Selon le parquet de Bordeaux, plus d'une centaine de plaintes pour tromperie ont été déposées depuis 2006 devant le tribunal de grande instance. L'instruction, en cours, n'a pour l'instant débouché sur aucune mise en examen. Cortix et certains de ses partenaires financiers sont également poursuivis au civil, devant plusieurs tribunaux de commerce. « C'est plus rapide, l'objectif étant d'abord d'obtenir la résiliation des contrats », explique un des avocats.
Deux associations tentent de regrouper les témoignages et les plaintes : Xit Roc (soit « Cortix » à l'envers), et l'Adcapi, l'Association de défense contre les abus des prestataires de l'Internet, qui revendique 200 adhérents.
Son président, Gilles Guilley, est plombier à Landudec (Finistère). Il a porté plainte contre Cortix et Parfip (en étant lui-même poursuivi en diffamation par la start-up pour des accusations lancées sur le web) :
« Je ne peux pas contester la légalité du contrat, mais la façon de le commercialiser. Je ne me bats pas sur le prix, je me bats sur une méthode de vente. »
Cette méthode, bien connue des commerciaux, c'est celle du « one shot » : une visite à domicile ou sur le lieu de travail, et la signature d'un contrat sur-le-champ. Rien d'illégal, sauf si le commercial a menti ou oublié volontairement certains détails, ou si le produit acheté ne correspond pas à ce qui avait été promis. Difficile à prouver. Les avocats comptent sur l'accumulation de plaintes étrangement similaires pour convaincre la justice.
L'industrialisation du web
Au-delà de la méthode commerciale, le succès de Cortix repose sur une industrialisation du web et sur des montages financiers habiles -et parfaitement légaux. Comme la start-up, son partenaire Parfip n'a pas souhaité répondre à nos questions.
Une partie des réponses se trouvent en fait dans le document réglementaire présenté aux investisseurs lors de l'introduction en Bourse, fin 2007, et dans une analyse du cabinet Arkeon Finance.
Première surprise : Cortix réalise une bonne partie de son chiffre d'affaires… en se débarrassant de ses clients. Il cède les contrats dès leur signature à une société de « leasing », qui lui verse immédiatement, en moyenne, la moitié du montant total. L'encre est à peine sèche que l'argent rentre déjà dans les caisses. Et il continuera à rentrer car, pendant les quatre ans suivants, Cortix se verra reverser 15% de chaque mensualité, au titre des frais de maintenance du site.
Et au bout de ces quatre ans ? Cortix reprend le contrôle, et touche l'intégralité des mensualités. Car le contrat n'est pas pour autant arrivé à expiration : très flou sur ce point, le document adressé aux investisseurs évoque un simple « renouvellement » ou une « reconduction tacite ». Et s'il décide de rompre, le client risque bien d'être privé de site. Il n'en est pas le propriétaire, mais un simple locataire : la start-up détient en effet les droits d'auteur du site.
Pour Cortix, l'essentiel ne se joue en fait pas à son siège de Mérignac, dans la banlieue de Bordeaux, mais en Tunisie. Ce sont les opérateurs locaux de sa filiale Proxitel Communication qui démarchent les petits patrons français. Et c'est aussi là-bas que sont conçus la plupart des sites, à partir d'un catalogue standardisé. Et à un coût très éloigné du montant des contrats : selon Arkeon Finance, un site revient à 200 euros, pour trois à quatre heures de travail.
La méthode de vente est elle aussi standardisée. Sur 30 appels par heure, les opérateurs de Proxitel Communication décrochent au moins un rendez-vous. Et sur le terrain, les commerciaux sont eux aussi efficaces : un rendez-vous sur cinq se conclut par la signature d'un contrat. Ils ont, au préalable, bénéficié d'une formation par Cortix. De quoi renforcer les soupçons des plaignants sur la méthode de vente de la start-up.
Fermeture de la page de Wikipedia sur Cortix
Pour défendre sa réputation, Cortix sort les grands moyens. Le document remis aux investisseurs évoque, comme l'exige la réglementation, les litiges : à l'époque, 47 plaintes devant le tribunal de grande instance. Et annonce, en réplique, le dépôt de 47 procédures contre les plaignants, pour « chantage » et « dénonciation calomnieuse ». Cortix a même fait appel à un des principaux cabinets d'intelligence économique, Kroll :
« Après enquête réalisée par un cabinet spécialisé (Kroll) dans ce type de procédure, l'action sous-jacente d'un concurrent de Cortix a été avérée avec la complicité active d'une avocate bordelaise. »
Les avocats de plaignants joints par Eco89 démentent, sans surprise, mais refusent d'être identifiés dans cet article. L'un d'entre eux nous a mis en garde dès le début de la conversation : « Vous voulez parler de Cortix ? J'espère que vous avez un bon avocat ! »
Cortix a également fait appel à un des meilleurs spécialistes de la « web réputation », le cabinet Hington Klarsey. Résultat : plusieurs plaintes pour diffamation à l'égard de clients un peu trop remontés, la fermeture de forums et de blogs, mais aussi celle de la page concernant Cortix sur Wikipedia.
Une fermeture surprenante, car temporaire. Le 2 octobre, le tribunal de commerce de Paris a approuvé la demande de Hington Klarsey, en précisant que la fermeture deviendrait « caduque » trente jours plus tard si une nouvelle procédure n'était pas engagée. La page est à nouveau en ligne, débarrassée des attaques les plus virulentes. « Certaines de leurs demandes étaient fondées, car les auteurs n'avaient pas fourni de sources », admet Christophe Henner, un des administrateurs de Wikipedia en France.
« Le commerçant est une cible de choix »
Mais chez les représentants de l'artisanat et du petit commerce, la méfiance monte. Dès 2006, Sylvain Marion, secrétaire général de la Fédération nationale de l'épicerie, avait invité ses adhérents à se méfier de certains prestataires. En se gardant bien de nommer ceux qu'il visait.
C'est avec la même prudence qu'il a répondu à Eco89, en s'en tenant à des remarques générales :
« La démarche est très ciblée, vers des entreprises jeunes qui viennent de se créer ou d'être reprises, en milieu rural ou dans des villes moyennes. Le commerçant a besoin de développer sa notoriété, c'est une cible de choix. C'est une solution qui pourrait paraître intéressante et abordable. C'est là-dessus que le piège fonctionne. Et c'est indolore car on ne verse que de petites sommes. »
Et pour Sylvain Marion, les commerçants estimant avoir été trompés préfèrent garder le silence :
« Il y a une certaine honte de s'être fait berner. Il y a une tendance à se recroqueviller sur soi-même ou à tourner la page. Les entreprises qui pratiquent ce genre de système le savent. »
Si la justice donne tort aux clients mécontents, l'avenir de Cortix paraît prometteur. Les analystes d'Arkeon Finance notent qu'avec plus de deux millions de très petites entreprises en France, la start-up dispose d'une « clientèle captive » importante, prête à payer pour des services supplémentaires. Et, en unifiant son réseau de sites sous la forme d'un immense portail, elle pourra attirer la publicité. Avant de passer à la vitesse supérieure, en séduisant les grandes entreprises, bien plus riches.
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De Cricetus
hamsteroide | 13H23 | 05/01/2009 |
Bonjour à tous,
Je travaille dans l'associatif et nous avons subi le même sort que bon nombre d'autres en étant contacté par un commercial de chez Cortix. Outre le langage stéréotypé et les phrases tout droit issues d'un court d'action-co, nous avons subi le harcelment téléphonique et mail de cet étrange personnage. Agressivité, insolence, irrespect parfois même menace…
Nous non plus nous n'avons pas voulu du site professionnel « gratuit » qu'il nous proposait.
Que ce genre de requin aille jouer dans la cours des grands en s'attaquant à de très grosses entreprises plutôt que de plumer les PME et les associations.
Reste à espérer que le nouveau capitalisme qu'on nous promet permettra d'éviter cela (c'est le début de l'année on a le droit d'avoir des voeux pieux ; -))
à Cricetus
De louis87
gérant tpe | 14H09 | 05/01/2009 |
le plus inquiétant avec chez escrocs, c'est que ce sont souvent les plus fragiles qui se font avoir … alors quand on a connaissance d'un abus n'hésitons pas à le dénoncer !
à Cricetus
De Pas lolo
fasciné | 14H25 | 05/01/2009 |
Les grandes entreprises ont généralement des conditions générales et/ou particulières d'achat et des processus d'appels d'offres formalisés. Ce qui veut généralement dire qu'on attend une liste de reserves explicites à ces conditions d'achat, pas s'attendre à ce que l'acheteur vous signe vos conditions générales de vente.
La seule chance de passer à travers c'est, disons d'avoir de « bonnes » relations avec le passeur d'ordre, et un marché qui ne dépasse pas les …. en fonction de la boutique.
Si on ajoute à cela le fait que les grosses boutiques soignent généralement leur com et leur image, on peut supputer qu'elles se satisfairaient difficilement de passer pour l'équivalent de la quincaillerie Bebert de Montargis, sur le web. Et ce n'est pas une question de 5-10 k€. Si il y a un sujet sur lequel les costs-killers sont encore tenus un peu à l'écart, c'est bien la com.
De Alcyon89
Citoyen | 13H59 | 05/01/2009 |
Je pensai que vender un service en crédit bail n'était pas possible. Une affaire, ancienne il est vrai, a permis de faire condamner de nombreuses banques qui avaient prété leur concours à une escroquerie.
Il y a peut être une piste
Sinon certains peuvent toujours faire miroiter un contrat à un vendeur et enregistrer la conversation ; limite sur le plan juridique mais cela peut être efficace.
De campusliber
dilettante | 14H03 | 05/01/2009 |
Cette affaire est à rapprocher de celle de « L'annuaire Electronique Européen » et autres du même style.
Le contrat ne devrait pas être trop difficile à démonter, dans la mesure où il ne constitue pas une offre préalable…
De agencehorizon
web entrepreneur | 14H30 | 05/01/2009 |
En tant que professionnel du web, j'ai déjà entendu parler à de nombreuses reprises de ce genre de pratiques : on fait une offre alléchante (site gratuit ou trois fois rien) et en contrepartie on réclame un abonnement d'une durée de quatre ans. Au final le site coûte plus de quatre fois le prix de marché, pour une qualité très variable.
Cortix n'est pas devenu le leader français (tout du moins se déclare-t-il comme tel) pour rien. En d'autres temps les Pages Jaunes possédaient également un monopole (et un C.A.) record dans la matière. Aujourd'hui on voit aussi fleurir des clones « régionaux » fonctionnant sur le même principe. Le marché est donc loin de s'assainir…
Rappellons qu'un hébergement ne coûte que quelques euros par mois et un nom de domaine guère plus d'une dizaine d'euros par an. Il devrait exister une loi Sapin pour les prestataires web.
Une solution passe par l'éducation des artisans et petits entrepreneurs aux pratiques du web. On achète mieux quand on sait ce que l'on achète. Inutile de rappeler de respecter les précautions valables dans tous les secteurs : demander des garanties, connaître les engagements et leur durée, ne rien signer sans avoir bien tout lu. Se faire conseiller (par un juriste, un comptable, des amis). Et faire jouer la concurrence en demandant un ou plusieurs devis comparatif à des sociétés de taille différente.
à agencehorizon
De Alain TAUBER
cadre territorial | 16H55 | 05/01/2009 |
Ce que tu écris, agencehorizon (merci pour la pub ! ) n'apporte pas de réponse pertinente à ce scandale qu'est la vente en « one shot » pratiquée industriellement par Cortix et bien d'autres avec commerciaux baratineurs à la clé : on sait qu'il est absolument impossible dans le cadre de cette pratique de lire le contrat ; on a même vu un commercial excédé le déchirer après plusieurs heures de forcing chez un viticulteur qui insistait pour le lire avant de signer ! Il faut comprendre les conditions dans lesquelles intervient le commercial : pendant les heures de travail du client qui est pressé d'en finir parce qu'il a lui aussi des clients à servir, des tas de choses à faire. Et après s'être entendu dire qu'il bénéficiait d'une faveur en tant que « partenaire » qui servirait de site vitrine à Cortix et consorts grâce à quoi on lui « offrait » la réalisation du site, ne restant à payer que l'hébergement (dont il ignore tout du coût par ailleurs) et le référencement au sujet duquel le commercial lui a « appris » qu'avec d'autres prestataires cela lui aurait été facturé 3000 euros et plus, eh bien il signe en toute confiance. Sinon, le commercial lui a expliqué qu'un de ses concurrents en profiterait, c'est à prendre ou à laisser. En fait, il ignore que le référencement ce sera du bidon car ce ne sera rien d'autre qu'un choix de mot-clés dans le header du site à propos de quoi nous savons bien que cela ne sert plus à rien depuis un bon moment.
Oui, les sites sont bâclés, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais la loi n'interdit pas cela ni de vendre ce qu'on veut au prix que l'on veut.
Quant à « former les artisans » ou leur suggérer de « ne rien signer sans avoir tout lu », ça ne correspond en rien au problème posé. On manque tous de formation sur un tas de choses et rien ne pourra y remédier dans les millénaires à venir. Ce qui est impératif, c'est que la loi nous protège de ces pratiques, que les parlementaires et les autorités compétentes se saisissent du problème, à commencer par imposer un délai de rétractation y compris pour les professionnels. Et je trouve scandaleux que les centaines de plaintes déposées au TGI de Bordeaux depuis au moins deux ans restent sans effet : Hassane Hamza, P.-D.G. de Cortix, a été simplement déclaré témoin assisté à l'issue de son instruction.
Que les victimes de ces pratiques rejoignent l'association ADCAPI afin d'ajouter leur poids au combat qu'elle mène. Voir aussi le site Glop.fr.
à Alain TAUBER
De agencehorizon
web entrepreneur | 11H17 | 06/01/2009 |
Cher Alain,
je suis entièrement d'accord concernant le scandale de la vente forcée. C'est une pratique qui touche de nombreux secteurs (les encyclopédies, les produits d'entretien, les abonnements à tel ou tel service…). Malheureusement c'est sur la faiblesse de l'acheteur que repose le système du one shot. Et c'est grâce à ça que certains font leur beurre, depuis la nuit des temps.
L'absence d'un délai de rétractation pour les professionnels est un point crucial.
Et la création d'une réglementation sur le modèle de la loi Sapin assainirait certainement le secteur.
Éduquer les consommateurs (au sens large, pros ou non) ce n'est pas en faire des spécialistes. C'est leur donner des outils afin qu'ils puissent déterminer par eux-même ce qui est bien pour eux ou non (en clair flairer les arnaques et savoir les éviter).
Je n'ai pas besoin de savoir comment fonctionne un moteur à injection pour acheter une voiture. En revanche je sais comparer la consommation, le coût des entretiens courants, le nombre et la qualité des équipements de différents modèles ou marques. Et je me méfie du discours du commercial qui tente de me fourguer le modèle sur lequel il réalisera la plus grosse marge.
Concernant le débat juridique, je ne connais pas suffisamment le dossier pour en parler. Sur la forme le contrat a bel et bien été signé (ce qui rejoint le problème d'éducation et de ne rien signer à la va-vite, même lorsqu'on a le couteau sous la gorge). En ce sens il est donc accepté pleinement par le signataire, qui en prend pour 4 ans ferme. C'est bien regrettable évidemment.
Sur le fond la colère des clients qui se sont fait plumer est bien légitime, d'autant que le prix payé est démesuré par rapport à la prestation.
Je ne peux que vous souhaiter d'aboutir et d'obtenir gain de cause.
De Thierry-Photographe
15H20 | 05/01/2009 |
J'ai bien fais de pas signer avec eux ! ! !
Quand j'ai reçu un des commerciaux de cette société, tous était gratuit à condition que j'autorise la diffusion du site développé par leur soin dans leurs vitrines sur le web ? ? ? ?
Mais au moment de remplir le contrat, je constate en fais que c'était une demande de prélèvement que je remplissais et le vendeur me disais qu'en fait le développement du site est gratuit mais sa maintenance est payante , un peu plus de 130 euros et effectivement, fallait que je m'engage pour plusieurs mois ? ? ? ?
Osons !
J'ai senti que c'était vraiment pas très claire ! ! ! !
A présent ça ne m'étonne pas qu'ils ont ce genre de plainte ! ! !
De CX2
producteur | 07H14 | 06/01/2009 |
On ne peu pas en premier lieu parler d'arnaque, même si le procédé reste douteux.
Par expérience, quand on explique à un client que la qualité et le service ça se paie, on nous renvoit dans nos pénates car on est trop chers. Dans l'esprit des entrepreneurs, l'immatérialité du web implique un prix faible (ils ont du mal à asocier production virtuelle et argent bien réel). Ors réaliser un site personalisé nécessite plus d'un mois de tavail, plusieurs jours de conception rédaction, de la prise de vue et de la retouche, du web design (dynamique, si en plus on utilise du flash). Pour les mises à jour selon les services soit c'est compris dans le prix d'achat du site (plus élevé du coup), soit par abonnement, soit par acte. Dans tous les cas une interface administrateur est la meilleure façon de donner les clefs du site au client. Oui mais voilà, ça aussi ça se paie.
De nombreuses agences proposent ce qui est présenté dans l'article. Même pour des outils très technique on veut du low cost. Ce qui amène les agences à limiter le travail en copiant collant l'architecture, voir le contenu des sites.
à CX2
De thugdual Lefranc
webdesigner | 11H26 | 06/01/2009 |
pourquoi prends tu leur défense ? je suis webdesigner integrateur et ce que tu dis est inexact pour ne pas dire complêtement faux. le temps de réalisation que tu décrit est celui d'un site d'abord de très bonne qualité, ensuite fabriqué par un gars conciencieux qui bosse tout seul, vu le temps passé. Il faut être bien naif pour croire que cortix et les autres du même genre ont cette approche. Et dis pas que Cortix et ses potes n'ont pas les moyens de faire de même et sont ainsi obligés de copier coller pour baisser les couts, car déja ils sont bien plus chers (Deux à trois fois) que les autres, le site n'appartient pas au client et est une vrai daube, tant graphiquement que techniquement. Ayant bossé pour ce genre de guignols je sais de quoi je parle. Tu défend peut être ton business, mais les sites bidons de cortix n'ont rien à voir avec ce que font les vrais pros, consciencieux et compétents, qui souvent sont des indépendants.
à thugdual Lefranc
De loulou1789
touriste | 15H12 | 08/01/2009 |
Rentrer dans le détail n'est pas les défendre !
Tu omets de citer les nombreuses web agency qui oublient de parler a leurs clients de référencement en préférant leur laisser découvrir à l'usage qu'un site c'est bien quand ça à des visiteurs et donc qu'il faut le référencer.
Un référencement pro chez Amen : http://www.amen.fr/static/referencement.html c'est plus de 150€ par mois avec un engagement de durée de 2 ans ? ! ?
Est ce vraiment le rapport qualité prix qui est en cause ou les méthodes commerciales ? Pour ma part je penche pour le second point ! Il y a toute sortes de tarifs sur le net et toutes les entreprises n'ont pas les moyens de s'offrir un site crée par un « orfèvre » !
à CX2
De thugdual Lefranc
webdesigner | 11H29 | 06/01/2009 |
et quand tu dis qu'on ne peut pas en premier lieux parler d'arnaque, je te conseille de te renseigner un peu… à moins que tu bosses pour eux ?
à thugdual Lefranc
De CX2
producteur | 13H01 | 06/01/2009 |
Je ne les défends pas (et non, je ne bose pas pour eux ^^)
Ce que je dis c'est que malheureusement la plupart des clients de PME ne sont as prèts à payer la vraie valeur d'un site (créé justement par un dévelopeur consciencieux).
C'est pour ça qu'ils accrochent au tarrifs fausementavantageux de Cortix.
Après on est d'accord, les sites de Cortix sont honteusement chers pour une qualté navrante. même en crédit baille…
à CX2
De dune85
artisan | 16H45 | 08/01/2009 |
pour affirmer qu il ne sagit pas d une arnaque , j espere que vous connaissez bien le dossier et que vous meme avez etait temoin des methodes de ventes !
et aucun des clients de cortix n ont demandé un site au rabais !
n inverssons pas les roles !
De jeromeM
designer | 15H45 | 05/01/2009 |
d'un point de vu conception technique et en ayant observé à la loupe quelques réalisations il est possible de dire que le travail fournis n'est pas très professionnel, je suis même tombé sur des erreurs 404 (pages inexistantes) en cliquant sur certains liens.
De jeromeM
designer | 16H07 | 05/01/2009 |
Pour squatter le haut des moteurs de recherche et reléguer les sites malvenus en dernières pages cortix multiplie la création de sites destinés au référencement. Ces derniers sont reconnaissables au nom de domaine : www.cortixmagazine.com - www.cortixlexique.com - www.cortix-sport.com… il y en a des wagons.
De kasar
17H24 | 05/01/2009 |
AAAAA ça me fait super plaisir que vous vous occupiez du cas de ces gaziers.
Webmaster pro, je me suis récupéré les dossiers les plus merdeux de ma carrière à cause d'eux.
Qu'on les casse enfin !
Merci RUE 89 ! ! !
De thugdual Lefranc
webdesigner | 17H28 | 05/01/2009 |
bonjour, je connais bien le système car j'ai été webdesigner
dans une société du même type. Je dirais même une copie conforme de cortix, qui visiblement a fait des émules. J'ai été licencié il y a peu car j'avais un peu d'ancienneté et je commencait à comprendre un peu trop de choses et être un peu moins docile.
Bien sûr, on m'a licencié officiellement pour autre chose de
purement imaginaire… ce qui montre que ces sociétés ne reculent
devant rien pour garder leur business d'escrocs.
Mon job consistait à faires une maquette graphique pour
que le client aie l'impression qu'on travaille sur son site.
Une fois la charte de son site présentée, il peut toujours
attendre son site proprement dit. Certains attendent depuis
plus d'un an dans la société ou je travaillais il y a encore
quelques semaines ! ! Par contre ils paient leurs mensualités
entre 150, 225 voire 300 euros suivant les cas avec un contrat
de 4 ans, soit 48 mensualités.
En effet, le but initial est de faire signer le client, ensuite on lui fait croire que le site avance, on valide la maquette (ca prend peu de temps de travail, entre un et deux jours) et après plus rien, car monter le site en entier peu mobiliser deux ou trois personnes sur deux semaines, ce qui occasionne des coûts de production trop élevés au goût de mon ex-employeur…
Sauf que le client paie pour cela et au prix fort, car son site lui
revient entre 7500 et 15000 euros pour un travail qui n'est soit pas fait, soit bâclé (je peux en attester) soit ne correspondant en rien aux sommes astronomiques payées par le client. Comment peut on payer aussi cher un site plaquette (de présentation) de 5 ou 6 pages qui ne vaut en fait pas plus de trois cents euros en production ?
Le contrat est effectivement revendu à un organisme financier qui reverse la totalité du contrat à cette société, et ce dès la signature. On est donc dans une situation ou l'entreprise est rémunérée avant même d'avoir commencé le travail et ou le site a été cédé à un organisme financier qui encaisseles intérêts pendant 4 ans.
Il ne faut pas s'étonner que dans un tel montage,
le client ne risque pas de voir son site un jour et n'a plus que ses yeux pour pleurer ! ! !
Je peux même vous en raconter une meilleure : mon travail consistait aussi à faire des faux sites. je m'explique : l'organisme financier ne verse la totalité de la valeur du site que si les travaux on commencé.
C'est alors que mon employeur, le lendemain de la signature du
contrat « one shot », me demande de faire un brouillon de site avec juste le logo fourni par le client pour que l'organisme de crédit pense que la fabrication a commencé et verse l'argent. Mais il semble que l'organisme de crédit ne soit pas dupe et marche dans la combine, le but étant d'être couvert juridiquement.
Combien de temps pour faire ce faux site ? 15 minutes chrono.
En effet, on m'a demandé de faire un modèle de base
(franchement ca ne ressemble à rien) que j'ai mis une heure à faire.
Ensuite je change vite fait la couleur du texte et je met grossierement le logo sur le bandeau (15 minutes chrono) et l'affaire est dans le sac, tout le monde est content, sauf le client qui s'est fait avoir. Pour 15 minutes de mon travail mon employeur perçoit aussitôt la valeur à laquelle le contrat a été vendu, soit plusieurs miliers d'euros ! Comme je les fait par lots de quatre ou cinq, vous imaginez les bénéfices énormes et imédiats ! Deux ou trois mois après on propose une maquette (qui est presque toujours validée) au client pour lui faire croire que ca suit son cours et après plus rien. Le client continue de payer, souvent pour rien. Seuls les plus énervés (ils sont peu nombreux)
arrivent tant bien que mal à se faire livrer leur site, mais un site franchement bâclé.
Les autres semblent essayer d'oublier qu'ils se sont fait avoir, car ils ne se manifestent pas.
Il arrive aussi que certains d'entre eux pensent avoir fait une bonne affaire, en payant leur site jusqu'à 10 fois sa valeur… Pourquoi ? car la cible de ces sociétés, c'est le client crédule,
qui n'y comprend rien à internet et qui ne pourra pas se défendre, du fait de son ignorance. D'ailleurs, il m'est arrivé de voir la société dans laquelle je travaillais décider de ne pas signer avec tel client car il était succeptible de se rebeller, et ils n'ont
pas insisté longtemps avec ceux qui se sont rebellés, car il y en a eu quelques uns quand même.Mais en général, quelques menaces bidon d'ordre juridique en haussant le ton
suffisent à ramener le client récalcitrant dans le droit chemin. Ca, je l'ai vu…
Et pour bien faire en sorte qu'il ne puisse pas faire marche arrière, on fourni au client un ordinateur sois disant gratuitement : Comme il est inclu dans le contrat, le fait de le livrer fait qu'une partie du contrat est réalisé, donc le client ne peux plus faire marche arrière.(bien qu'en fait, il peut quand même, mais ca fait partie de l'embrouille)
Au final, cet ordinateur bas de gamme est vendu 1500€ au client,
alors qu'on le trouve à moins de 400€ en grande surface. C'est toujours ca de pris.
Mais qui sont donc ces clients qui se font avoir d'une façon aussi grossière ?
Ce sont des petites entreprises, qui en général n'ont même pas besoin de site internet, à qui on fait miroiter une offre exeptionnelle, dans le cadre d'un partenariat. Le partenariat permet sois disant à cette petite entreprise (boulangerie, fleuriste, artisan de toute sorte) de bénéficier d'un site gratuit… ben voyons, et que ce qu'elle va payer c'est le référencement, enfin plutôt l'optimisation,a fait plus professionnel et ca force le respect.
Comprenez qu'on entend par « optimisation » le référencement et l'hébergement. Le référencement d'un site, ca prend à tout casser une demi journée de travail à une personne, quand
à l'hébergement, c'est toujours professionnel et ca coûte 45€ maximum par an.
Alors effectivement, il faut être sacrément crédule et ignorant pour accepter de payer ca 150 ou 225 ou 300€ par mois pendant quatre ans, soit 10000€ en moyenne…
et le site ne vous appartient même pas ! ! ! Quelque part, je n'ai pas toujours envie de plaindre le client, car souvent il est trop bête.
Les gens qui se font avoir comme ca on un côté énervant.
Certains clients (des artisans) sont du coup dans une situation critique mais j'ai vu à plusieurs reprises mon patron s'en amuser d'une manière odieuse, et je préfère ne pas rapporter ses propos
ca risquerait de choquer.
Je voudrais aussi ajouter que ces sociétés sans foi ni lois cherchent du personnel commercial et technique
débutant et docile, car dès que l'expérience arrive, le personnel adhère moins aux méthodes, donc il est remplacé.
Le turn over est énorme chez les commerciaux, qui en général sont jettés à la fin de leur période d'essai.
Pour les techniciens comme moi c'est plus difficile, on est obligé d'inventer des motifs de licenciement pour s'en débarasser.
Voilà, donc on dit des choses sur cortix, qui est surement le pire de tous, mais sachez que des sociétés du même genre il y en a plein, dans toutes les villes moyennes, et elles s'inspirent directement et clairement du modèle cortix.
Elle sont souvent petites, comme celle ou je travaillais : une dizaine de salariés (de « collaborateurs », comme ils disent). Alors petits entrepreneurs méfiez vous, et si vous me lisez vous en savez assez pour ne pas vous faire avoir bêtement. Faites plutôt confiance aux « indépendants », qui travaillent seuls à leur compte, donc qui sont obligés de bien travailler au juste prix. Les cortix vous diront que ce sont des amateurs, arguant de leur grand nombre de « collaborateurs », alors que c'est justement tout le contraire.
à thugdual Lefranc
De Keloglan
19H51 | 05/01/2009 |
Merci à vous Lefranc d'avoir été si clair et si précis. C'est pour des contrib » comme la vôtre qu'on lit le Web et c'est tout bénéfice.
Merci aussi à Rue89 pour cet article. Vraiment du bon travail et qui a suscité des réactions d'excellente qualité. La presse informatique dans ce qu'elle a de meilleur. Très complète, réactive, rapide. Ma journée en devient toute guillerette.
à thugdual Lefranc
De olive49
travailleur | 06H58 | 06/01/2009 |
La qualité principale d'un commercial est d'abonder dans le sens du client, de flatter sa perspicacité et ses ambitions afin de lui proposer un site qui en soit le reflet. C'est une démarche qui ressort plus de la psychologie que de la technologie.
J'ai souvenir d'une entreprise de distribution qui se montait dans un secteur très concurrentiel et qui nécéssitait la gestion d'une base de données. Pour plusieurs milliers d'euros on lui a transféré sa base Acces, gérable de son ordinateur, à une base Oracle qui elle même gérait nombre d'autres sites et qui nécéssitait une maintenance prévue par le cahier des charges. Le tout éffectué par des stagiaires.
Où était l'erreur ? Dans les désidérata du client ou dans la pratique de l'opérateur ? ( qui n'était pas une entreprise genre Cortix mais un prestataire habitué aux grosses structures, style constructeur automobile).
Dans son cas n'aurait il pas mieux valu pour le client de s'adresser à une petite structure et réviser ses prétentions à la baisse car le site a du être payé en totalité et dès qu'il a commencé à renacler l'interface administrateur a été bloquée.
à thugdual Lefranc
De Emma T
TBBT addict. | 10H31 | 06/01/2009 |
Merci à vous Monsieur Lefranc, vous avez bien fait de changer de crèmerie, c'est toujours malsain de bosser pour des faisans même si on est couverts juridiquement.
Dans le genre arnaque aux petites boites, il y a aussi les « annuaires professionnels en ligne » bidon. Il y en a des tas qui vous harcelent pour figurer « gratuitement » dans leur « machin » introuvable ensuite sur le net et qui n'a donc aucun intérêt. (Même chose en papier d'ailleurs, maintenant que j'y pense…)
D'une manière générale, il faut toujours se méfier de la gratuité : il y a toujours quelqu'un qui paye de toute façon, c'est le principe !
J'ai un truc qui les déconnecte au téléphone :
- Allo, je voudrais parler au « responsable de l'entreprise » (Ils ne savent pas sous quelle forme juridique vous êtes et encore moins si c'est un homme ou une femme).
- Ah bon, et vous lui voulez quoi au « responsable » ?
- Nous voulons faire figurer votre entreprise sur notre site gratuit.
- Combien ?
-…
- Je dis : combien nous demandez-vous pour figurer sur votre site gratuit ?
- Clac
- : -D
à thugdual Lefranc
De dune85
artisan | 17H06 | 08/01/2009 |
merci pour votre temoignage !
les ex cortix ou ex truc temoignent tres rarement ! dommage !
néanmoins , dommage que je fasse partis des artisans betes qui se sont fait piegés .
moi meme si je voulais , je pourrai dans mon domaine , arnaquer mes clients en leur faisant croire des tas de choses ….malgré ca ils me font confiance et ces pour ca que je les arnaque pas , car j ai la fierte de mon travail ….
et ils n en sont pas betes pour cela !
De grimberto
17H33 | 05/01/2009 |
J'ai eu la même aventure mais il y a 4 ans, dans un registre différent. Il serait intéressant de savoir si ce sont les mêmes escrocs derrière. Cela s'appelait Eurofactor ou le guide europpéen je crois.
Lors d'un salon de la musique, en tant qu'exposant, on me demande si je veux paraître au catalogue européen de la musique, et on me présente un formulaire qui laisse à croire que cela vient de l'organisateur du-dit salon, et cela semble gratuit. Mais en fait, en bas et en tout petit, il est indiqué que cela coûte 1500 € et que ce n'est pas révocable. Donc je reçois à ma surprise une injonction de payer, et cela a duré ainsi longtemps. Bien entendu, il était hors de question pour moi de payer. Cela a été jusqu'à des intimidations et même lettre d'huissier en suisse avec proposition d'arrangement amiable pour 900€ en signant ne plus poursuivre.
Même ça c'est du pipeau, ils n'avaient pas les moyens réel de faire pression. Puis j'ai eu un appel téléphonique de ce cabinet à qui j'ai rit au nez en disant qu'ils n'auraient jamais mon argent.
A ce point, cela s'est terminé et je n'ai plus eu de suite, mais cela a duré 4 années !
Mais je sais que beaucoup de gens se laissent intimider, et il est en effet très stressant de recevoir des lettre de relance de plus en plus « noires » et genre officielles, et même l'avocat donc. Et ils payent et c'est fini pour eux.
Je me suis toujours dit qu'en justice, les petits caractères en bas de contrat me donneraient raison, et je l'espère fort.
Alors, vous qui avez été bernés, résistez, voir faites un association de défense et regroupez vous.
Visiblement cette fois-ci ils ont rôdé leurs méthodes et sont plus forts juridiquement parlant. Courage !
De kasar
17H37 | 05/01/2009 |
Le GROS souci c'est que ce ne sont pas les seuls, mais en général les contrats sont moins bien ficelés.
Par exemple si vous êtes victimes de ces loqueteux, vérifiez dans le whois que vous êtes propriétaire du domaine, comme stipulé dans le contrat.
Ce n'est jamais le cas et ça permet de cogner, en s'aidant d'un huissier pour le constat.
Jouissif cet article
De BRUNO33
Directeur Conseil | 18H22 | 05/01/2009 |
Cela fait un certain temps que nous étions au courant des méthodes frauduleuses de cette société, et de la publicité honteuse faite autour d'elle.
Je souhaite dire merci à votre journaliste pour cet article au nom des personnes qui ont été flouées, et des professionnels du web dont je fais parti.
Par contre, carton rouge à certaines institutions, Oseo en tête qui les a « récompensé » récemment, et certains journalistes complaisants, car comme toujours, beaucoup de monde savait.
à BRUNO33
De dune85
artisan | 17H14 | 08/01/2009 |
bravo ! ! ! ……..tres juste ! ! ! ! !
et oseo est un organisme d etat financé avec l argent des citoyens !
et oseo a recompensé cortix en lui accordant le prix de l inovation !
formidable non ?
et la complaisance ca sert surtout a poursuivre son petit plan de carriere sans vague ………..pas vu pas pris !
De Route64
18H54 | 05/01/2009 |
HELP ! ! !
si quelqu'un a entendu parler de la Société KEMENN, alliés à la société de crédit LOCAM, qui « vendent » quelque chose de très semblable, faites un signe, pour une action groupée. Moi, ils me réclament 15 000 euros ! résultat, ma boutique ferme.
route64@free.fr
et merci d'avance
à Route64
De kasar
22H46 | 05/01/2009 |
Ah, oui, ceux-là sont très bons aussi, l'autre jour un de mes potes a coincé un de leurs petits jeunes de commerciaux dans le 56.
Il l'a laissé développer son argumentaire de merde, et après il s'est lâché.
Le mec était tout blanc, je pense qu'il ne reviendra plus de sitôt dans le coin.
Non mais.
De philippe.edmond
unvoyageauliban.bafweb.com | 19H25 | 05/01/2009 |
C'est typique des difficultés que rencontrent les utilisateurs de services informatiques.
Ceux qui les fournissent profitent des possibilités de l'automatisation, mais doivent aussi assurer un minimum de service après vente coûteux en main.
Les fournisseurs d'accès ont rencontré des difficultés similaires dans le temps.
A terme la qualité du service est une nécessité pour la survie de l'entreprise.