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Bonne nouvelle : le patron d'Apple est vraiment malade
Par François Krug | Eco89 | 06/01/2009 | 11H29

Steve Jobs avait maigri et ne se montrait plus en public. La rumeur s'emballait. Le président-fondateur d'Apple a finalement décidé de la confirmer : oui, il est à nouveau malade. Cette mauvaise nouvelle a immédiatement rassuré les fans et les investisseurs. Paradoxal ?
Steve Jobs est sorti de son silence ce lundi, dans un message publié sur le site d'Apple :
« Comme beaucoup d'entre vous le savent, j'ai perdu du poids en 2008 (…). Mes médecins pensent en avoir trouvé la cause -un déséquilibre hormonal qui me “vole” les protéines dont j'ai besoin pour être en bonne santé (…).
Mes médecins estiment qu'il me faudra jusqu'à la fin du printemps pour retrouver mon poids. Je resterai président d'Apple pendant ma convalescence. (…) J'en ai dit plus que je ne voulais, et ce sera tout ce que je dirai à ce sujet. »
Donné pour mort
Un déséquilibre hormonal ? C'est un moindre mal. En 2004, Steve Jobs avait souffert d'un cancer. Et récemment, il était tout simplement donné pour mort. Rue89 vous avait raconté ce gag macabre : fin août, l'agence de presse financière Bloomberg avait malencontreusement diffusé la nécrologie qu'elle avait préparée. Tout y était, sauf la date exacte du décès.
Steve Jobs à l'article de la mort ? La rumeur a repris de plus belle lorsqu'Apple a annoncé que, cette année, son président n'interviendrait pas au MacWorld. Explication officielle : cette réunion de fans n'était plus essentielle à la stratégie de communication d'Apple, rien à voir avec la santé du patron.
Catastrophe, la semaine dernière : un article du site Gizmodo annonce que « la santé de Steve Jobs déclinerait rapidement ». Au Nasdaq, l'action Apple dégringole. Gizmodo assure citer « une source digne de foi » :
« La santé de Steve se dégrade rapidement. Apple a choisi stratégiquement de retirer le facteur hype plutôt que de laisser la hype détruire Apple lorsque que l'inévitable nouvelle se répandra plus tard au printemps. Cette perte stratégique affectera moins les investisseurs.
C'est pourquoi MacWorld n'a plus de sens. Plus de Steve signifie plus de hype. Dire qu'ils n'ont plus besoin de MacWorld est la couverture choisie par le département “loyauté”. »
Indissociable d'Apple
L'histoire de Steve Jobs se confond en fait avec celle d'Apple. Il fonde l'entreprise en 1976, à 21 ans. Les actionnaires le remercient en 1985. Puis le rappellent douze ans plus tard pour redresser Apple. Mission réussie, grâce à une diversification audacieuse, de l'iPod à l'iPhone. La petite pomme, symbole de fun et de frime, est devenue omniprésente.
Mais Apple pourra-t-il survivre à son fondateur ? La question n'inquiète pas que les fans de la marque. Les rumeurs entourant Steve Jobs et la crise économique ont fait chuter l'action Apple de presque 60% en un an. Et pour un analyste cité dans la nécrologie de Bloomberg, le départ du créateur ferait perdre dans la foulée 25% au titre.
En dévoilant son état de santé, Steve Jobs a inversé la tendance. Lundi soir, l'action gagnait près de 5%. Tout simplement parce que le marché boursier n'aime pas l'incertitude : mieux vaut une mauvaise nouvelle que pas de nouvelle du tout. Et mieux vaut un « problème nutritionnel » qu'un nouveau cancer.
Pourtant, la question qui agitait les fans et les investisseurs n'a toujours pas de réponse. Les dirigeants d'Apple n'ont jamais évoqué publiquement la succession de Steve Jobs. Dans son message, l'intéressé se contente du minimum sur la question :
« Si je n'étais plus en mesure d'assurer mes responsabilités, je serais le premier à le reconnaître et à l'annoncer à notre conseil d'administration. »
Et dans leur propre communiqué, les administrateurs d'Apple tentent sèchement de clore le débat :
« Steve Jobs est reconnu comme un des PDG les plus talentueux et les plus efficaces du monde. S'il décidait un jour de partir ou si, pour d'autres raisons, il ne pouvait plus assurer ses responsabilités, vous le saurez. »
Photo : Steve Jobs au MacWorld de San Francisco le 15 janvier 2008 (Robert Galbraith/Reuters).
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De pierre.reve
14H39 | 06/01/2009 |
C'est sans nul doute une preuve du problème du système économique en place. Moi qui croyais naivement que les echanges commerciaux et financiers étaient régulés par la production d'une entreprise et ses propres investissements.
En fait il semblerait que le cours de la bourse soit plus apte à répondre aux nouvelles peoples qu'aux informations financières des entreprises.
En tout cas, bon rétablissement à Steve Jobs.
De the cat
étudiant | 18H58 | 06/01/2009 |
La finance est avant tout basée sur la confiance. Les actionnaires ont besoin d'avoir confiance en la pérennité des bons résultats d'une entreprise.
Et tout est lié, on ne peut pas comme vous le faites dissocier le « people » de l'économie à proprement parler. Car si jamais Steve Jobs n'est plus en mesure d'assurer la direction d'Apple, les incertitudes sur sa succession risquent de nuire aux résultats de l'entreprise. Et on l'a bien vu, c'est lui qui a relancé Apple grâce à son ingéniosité après en avoir été écarté.
En Bourse, n'importe quel élément relatif de près ou de loin à l'entreprise concernée peut faire varier le cours de son action.
De the cat
étudiant | 10H55 | 08/01/2009 |
« Think different », ça me fait bien rigoler. Ce n'est plus vraiment d'actualité.
Apple est devenu LA référence, et maintenant c'est celui qui n'achète pas Apple qui « think different ». Les 80% des propriétaires de baladeur Mp3 ont un Ipod.
Cela dit, au niveau informatique, les Macs sont encore un peu marginalisés, même si dans un futur très proche (lorsque les prix auront un peu baissé) il sera aussi le numéro 1.