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Fillon veut « imposer » aux banques de se doter de fonds propres
AFP via Google.com07/11/09 | 14h07 -
Changement à la tête du Crédit Agricole
LaTribune.fr06/11/09 | 19h46 -
Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Quand l'UMP taclait Guaino et la relance par les déficits
Par Julien Martin | Rue89 | 09/01/2009 | 11H48

Le 2 octobre 2008, les journées parlementaires de l'UMP débutent avec une polémique. Henri Guaino, conseiller spécial du Président déclenche l'ire de la majorité en déclarant le matin même que les critères de Maastricht « ne sont pas la priorité des priorités ».
La machine à broyer se met immédiatement en marche. « Je ne partage pas cette analyse. Je pense qu'on doit être capables de prendre les bonnes mesures, tout en évitant la dérive des déficits », assène Jean-François Copé, chef de file des députés UMP. Avant que le gouvernement s'y mettent à son tour publiquement :
François Fillon : « La France ne trahira pas ses engagements européens et ne renoncera pas à son objectif de déficit public proche de zéro en 2012. »
Eric Woerth : « On ne peut pas faire fi des critères de Maastricht. C'est une règle, une règle commune. Cette règle, évidemment, doit être respectée. »
Fillon et Woerth se contredisent
Deux mois et deux jours plus tard, Nicolas Sarkozy traduit pourtant dans la réalité les propos de son conseiller spécial. Lors de la présentation du plan de relance, le 4 décembre à Douai, le chef de l'Etat contredit à la fois son Premier ministre et son ministre du Budget :
« A ceux qui s'inquiéteraient de l'importance de ce surcroît de dépense pour une part financé par un surcroît d'endettement, je voudrais dire tout d'abord que nous n'avons pas le choix : ne rien faire nous coûterait bien plus cher. (…)
Sur les critères du pacte de stabilité, sur les aides d'Etat, les choses commencent à bouger. Mais il faudra aller plus loin, et il ne faut pas que nous-mêmes nous restions immobiles sur nos propres règles et que nous nous empêchions nous-mêmes d'agir. »
Là, aucune contestation à relever. Mieux, les mêmes affirment haut et fort ce qu'ils se refusaient à penser deux mois auparavant. Avec ce plan de relance, François Fillon sait que « oui, on va augmenter le déficit en 2009 de 15 milliards d'euros » et Eric Woerth que la France va « être amenée à enregistrer un déficit public de 3,9% en 2009 ».
Les élus UMP la jouent profil bas
Les parlementaires UMP ont eux plutôt choisi de garder le silence. Nombre des anciens pourfendeurs d'Henri Guaino n'ont pas souhaité répondre aux sollicitations de Rue89. Seuls deux sont revenus sur leur précédentes déclarations.
Au mois d'octobre, le député Hervé Mariton réagissait dans Le Monde : « La confiance dans les institutions financières et dans l'Etat exige de respecter la discipline à laquelle on a adhéré. » Aujourd'hui, il critique plus la méthode que le fond :
« Heureusement, Maastricht est capable de connaître un certain nombre d'adaptations, mais on n'est pas obligé non plus de se vanter de dépenser plus. Il l'a fait de manière provocatrice. En tout cas, il faut réfléchir dès maintenant à la manière dont on peut redescendre de ces montagnes [de déficits, ndlr]. »
Guaino : « Une question de bon sens »
Même chose pour le sénateur Alain Lambert. Sur son blog, il s'était félicité il y a deux mois de la mise au point de François Fillon. Là encore, si l'intervention du conseiller spécial l'a agacé, il n'en fait pas une question doctrinale :
« Il y a une logique économique qui ne me blesse pas. Les théories keynésiennes, je suis capables d'y adhérer quand l'investissement privé fait défaut, mais pas sur trente ans. Henri Guaino ne le disait simplement pas au moment où il le fallait. »
Quant au principal intéressé, il n'entend pas raviver la polémique, même si le temps, ainsi que Nicolas Sarkozy et les chefs d'Etat des autres pays touchés par la crise ont donné raison à Henri Guaino :
« La polémique n'a de toute façon duré que deux jours. Le G4, l'Eurogroupe puis les Vingt-Sept ont rapidement validé, en disant aussi qu'on pouvait s'affranchir des critères de Maastricht dans une situation exceptionnelle. C'était une utilisation tactique de mes propos de la part d'un certain nombre de gens, alors que c'est simplement une question de bon sens. »
Photo : Henri Guaino, conseiller politique de Sarkozy (Audrey Cerdan/Rue89).
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De PANCH
Cadre | 14H27 | 09/01/2009 |
Vous connaissez le scotch double-face…
Vous connaissez la boule à facette…
Vous connaissez la veste réversible…
Nous découvrons avec l'UMP, la veste réversible à facettes…
1000 positions en un clin d'oeil !
Facile à retourner !
Vu à la télé !
D'un simple clic vous passez de la position : « Il faut encourager le crédit hypothécaire en France. » à « Il faut réguler le capitalisme et les produits financiers opaques. » ou encore de « Il faut laisser les marchés s'auto-réguler. » à « Il faut socialiser les pertes des marchés financiers. » ou encore de « Nous n'avons pas besoin de cet argent. Notre situation est solide. » à « Un nouveau plan d'aide aux banques a été accordé. »
Vendu avec son package TR-PUMP (Télé,Radio,Presse) pour un impact dans toute les chaumières.
Pour deux lots achetés, deux décisions de justice offertes !
Sénat et parlement offert aux 100 premiers acheteurs !
Et comme toujours avec UMP trade mark, grace à ces points CAC's, vous partez aux 4 coins du monde aux frais du jet princier, ou partez pour une croisière chez copain&co !
Alors ne tardez pas !
ADHERER !
note : il apparait qu'à l'approche d'éléctions, la veste peut avoir tendance à se bloquer sur une position… les symptômes disparaissent après le débourrage des urnes.
De Ga
Dessineux | 14H42 | 09/01/2009 |
De Anthoni
étudiant | 14H39 | 10/01/2009 |
« L'endettement de l'état [me fait peur] »
Et pourtant, pas de quoi s'inquiéter. Evidemment, dire cela va à l'encontre du catastrophisme ambiant au sujet de la dette publique. Le spectre de l'endettement de l'état est agité régulièrement, accompagné de son cortège de contre-vérités, à chaque annonce de coupe budgétaire.
La dette publique française (dette brute de l'ensemble des administrations du pays) s'élevait à 1270 milliards d'euros au premier trimestre 2008, un chiffre astronomique. Dans le même temps, l'éducation, la justice, les services postaux… coûtent cher à l'état. La suite est limpide : on nous explique alors que, comme dans n'importe quel ménage français, il faut savoir faire certains efforts, le président se comportant simplement en bon père de famille…
Et pourtant, pas besoin d'être expert comptable pour savoir que lorsque l'on considère « l'entreprise France », le passif public doit être mis en perspective avec l'actif public. Lorsqu'il naît, chaque français hérite d'un lourd passif certes, mais aussi d'un vrai patrimoine : écoles, routes, hôpitaux… Et là, ô miracle, la balance devient positive : « le patrimoine total des administrations publiques est positif d'environ 700 milliards d'euros » (Wikipedia).
Au cours de son histoire, la France a connu une dette publique bien plus élevée que la dette actuelle (comparativement à son PIB). La dette représente 65,3% du PIB français actuellement, contre près de 100% à la fin du 19ème siècle et même 290% en 1944. Si l'endettement de l'état a explosé à partir de 1980, la plus forte croissance fut observée entre 1991 et 1996 (de 33% à 58%). Un certain Nicolas Sarkozy était ministre du budget entre 1993 et 1995, lui qui affirma quelques années plus tard, lors de la campagne présidentielle de 2007 : « la dette est la conséquence de l'échec de nos politiques antérieures »… (http://www.u-m-p.org/propositions/index.php ? cat=Dette)
Par ailleurs, il est important de noter que la dette publique française se situe en deçà du niveau moyen de dette des pays de la zone euro (69,6 % en 2006), bien loin des dettes publiques belge (83,9% du PIB) et italienne (plus de 100% du PIB)…
L'augmentation de la dette au cours des dernières années n'est pas à mettre sur le compte d'une augmentation des dépenses publiques : entre 1993 et 2006, l'endettement de l'état est passé de 46,2% à 63,6% du PIB, alors que dans le même temps les dépenses publiques diminuaient, passant de 54,9 à 53,4% du PIB.
L'endettement public résulte au contraire des mesures d'incitation à l'épargne qui se sont accrues en France : lois favorisant le développement des retraites par capitalisation, paquet fiscal et son lot de cadeaux aux plus riches… « La montée de la dette de l'état découle du choix consistant à faire payer de moins en moins d'impôts à une couche sociale auprès de laquelle il faut ensuite s'endetter à des taux d'intérêts prohibitifs (et non révisables) » (http://hussonet.free.fr/detpub7.pdf)
Finalement, la dette publique est un chiffon rouge agité pour justifier des mesures qui ne feront que l'accroître. Entendre des membres de l'UMP déclarer que l'endettement n'est pas une priorité en ce moment, alors qu'ils en font leur cheval de bataille le reste du temps, montre bien l'hypocrisie ambiante sur le sujet. Mais alors, un doute subsiste : si la dette publique n'est pas la priorité des priorités en ce moment, comment justifier la suppression de 10000 postes dans l'éducation nationale en 2008 ?
A lire sur le sujet :
« L'épouvantail de la dette publique », Le Monde Diplomatique
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/07/TINEL/16109