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Les mutuelles vont augmenter de 5% en 2010
LeParisien.fr28/12/09 | 08h30
Question séléctionnée par Eco89
Le temps partiel choisi est-il une solution à la crise ?
Le temps partiel « choisi », solution à la crise sociale ? Partiellement peut-être, car une généralisation du temps partiel (déjà relativement important en France, à 17,2% de la population active occupée) permettrait éventuellement de répartir sur davantage de têtes le nombre d'emplois total qui se restreint, et ainsi d'éviter au maximum de personnes possible la stigmatisation du chômage.
En revanche, le temps partiel ne peut pas être considéré comme un remède à la crise économique. D'abord parce que l'emploi n'est à moyen et long terme pas un « gâteau » que l'on partage : il existe de nombreux cas historiques où une hausse brutale de la population active ne s'est pas traduite par une hausse durable (plus d'un an) du chômage, par exemple le retour des « Pieds-Noirs » d'Algérie. Et l'inverse est vrai également.
Une mesure défavorable au pouvoir d'achat
Ensuite, qui dit temps partiel dit salaire partiel, et donc baisse automatique des revenus. Dans une perspective de relance « keynésienne », l'idée est au contraire de maintenir autant que possible le pouvoir d'achat des ménages afin que leur consommation ne faiblisse pas : a priori, un chômeur touchant son assurance chômage (soit pour simplifier 60% de son ancien salaire – ce statut lui donne en outre droit à quelques aides) et un travailleur à temps plein consommeront plus que deux travailleurs à temps partiel.
En effet, le chômage comme le temps partiel touchent davantage des personnes occupant des emplois peu qualifiés ou peu rémunérés, et qui ont tendance à consommer une part très importante de leur revenu. A court terme, une substitution du travail à temps partiel au travail à temps plein tendrait plutôt à déprimer la demande.
Peu de candidats ces temps-ci
De plus, on ne peut décider unilatéralement que le temps partiel deviendrait tout à coup un choix. D'abord parce que à l'heure actuelle il est majoritairement subi : il existe davantage de personnes travaillant à temps partiel et souhaitant passer à temps plein que de personnes employées à temps plein et souhaitant réduire leurs horaires (les emplois à temps partiel sont occupés à 80% par les femmes qui se retrouvent sévèrement pénalisées en termes de carrière et de retraite. Ensuite parce que les ménages sont actuellement inquiets et cherchent au contraire à ne pas se priver de sources de revenus complémentaires : du fait de la rigidité du marché de l'emploi, il est difficile quand on passe à un temps partiel d'être sûr qu'on pourra repasser à temps complet si cela s'avère nécessaire (licenciement du conjoint, problèmes familiaux…). En outre de nombreuses entreprises, notamment petites et moyennes, traversent en ce moment une passe assez difficile et il semble inopportun de leur imposer des réorganisations industrielles brutales.
La crise appelle une réponse contraire
Et pour répondre aux préoccupations « décroissantes » d'Hedoniste et de jpp64, on pourrait envisager une généralisation d'une réduction du temps de travail, un passage à 32 heures par exemple, comme le défend le socialiste Pierre Larrouturou depuis 1993. (sorte de « temps partiel généralisé »). Cette baisse générale du temps de travail, qui serait concomitante à un (re)développement de l'autoproduction et/ou à une baisse de la consommation globale, est un mouvement de société à long terme. S'il a ses partisans, il n'est pas sûr qu'il fasse envie à beaucoup de Français et ne semble pas une façon de surmonter rapidement une crise qui appelle plutôt une réponse contraire.
Merci à red sky, Hedoniste,
comptecourant
les chats et
jpp64 pour leurs contributions .
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De pomme53
Médiation | 10H14 | 19/01/2009 |
Au risque d'enfoncer des portes ouvertes, il est évidemment erroné de croire que le temps partiel imposé et non choisi est la solution idoine de régulation du chomage de masse ; préconisé par le gouvernement et le MEDEF, il induit automatiquement une baisse insupportable du pouvoir d'achat donc une diminution des conditions de vies décentes des salariés. Louangé et porté aux nues par SARKOZY, le « Newton » élyséen, le temps partiel creuse les inégalités et appauvrit davantage ceux qui déjà, ressentent durement la précarité. En effet, comment se priver de revenus alors que les salaires à temps complet ne suffisent déjà plus pour vivre normalement ?
Obnubilé par ses statistiques sur l'emploi à tout prix , synonyme de réélection automatique, soutenu en celà par le grand patronat, le gouvernement et le MEDEF, opportunistes même en temps de crise, s'engouffrent de concert dans la brèche du temps le plus partiel possible, générateur selon eux de multi-boulot (même petits), et donc d'emplois. Peu leur importe des conditions dans lesquelles s'exercent ces emplois. Pourquoi voulez-vous qu'ils s'embarrassent de telles considérations ?
Derrière cette mesure à laquelle nos « seigneurs » se raccrochent désespéremment, rêvant peut-être à recréer pour les « serfs » que nous sommes, le nouveau contrat social de Karl MARX, se profile un piège redoutable qu'ils ne semblent pas avoir compris ; le manque à gagner en terme de productivité industrielle, ainsi que sur le plan de la consommation intérieure, soit autant de recettes en moins pour l'état, et une régression pour le coup obligée non pas vers les 35 heures ni les 32 heures mais plus sûrement vers les 30 heures de travail hebdo !
Seulement voilà, si l'INSEE (même en « arrondissant » ses chiffres) observe que le salarié ne peut plus vivre avec un revenu sur la base de 35 heures, comment ledit salarié survivra-t-il avec ce même salaire amputé de 20% en raison de la réduction de son temps de travail ? Car dans ce cas, oublié, remisé le « travailler plus pour gagner plus » ! Et partant, quid du maintient des services publics, de la retraite par répartition, des soins médicaux pour tous, de la solidarité nationale ?
Il deviendra donc nécessaire pour le gouvernement, de procéder à une inévitable et conséquente augmentation de salaire de référence (SMIC) tant réfrénée jusqu'alors, afin de compenser la perte de revenus des salariés, et surtout d'éviter les émeutes généralisées des millions de précaires et de ceux qui craignent de le devenir !
C'est le revenu mensuel insuffisant des salariés qui déterminera d'ici peu le déclenchement de graves mouvements sociaux en Europe et plus particulièrement dans notre pays ; en généralisant le travail à temps partiel, le gouvernement ne fait qu'accélérer ce processus de révolte ! Un 14 Juillet plus tôt que prévu ! ?
De iconoclaste07
chargé d'etudes stats | 15H49 | 19/01/2009 |
Pour transformer un temps partiel imposé en temps partiel choisi il vous suffit de faire signer à vos salariés une lettre comme quoi ils sont volontaires pour passer à temps partiel. Demandez à votre DRH de vous en rédiger une !
De iconoclaste07
chargé d'etudes stats | 16H05 | 19/01/2009 |
J'ai du mal à faire la différence entre une crise économique et une crise sociale. Une crise économique qui n'aurait pas de conséquence sociale ne serait pas une crise et une crise sociale a toujours une origine économique.
Il y a 2 types de salariés dans le secteur privé ceux qui vendent leur force de travail et ceux qui vendent leur savoir faire. Pour les premiers toute baisse du temps de travail implique une baisse de revenu réel Le passage au 35H a entraîné une baisse de revenu des classes sociales les plus pauvres et une baisse des conditions de travail. Pour les autres la situation est plus complexe les cadres ont été les grands gagnants des 35 H. On est en train de leur reprendre les gains acquis à ce moment là
De Hedoniste
Agitateur social | 09H07 | 20/01/2009 |
Merci pour cet article.
Evidemment, le risque existe du faux travail partiel choisi … imposé. Et je suis bien placé pour le savoir car je suis représentant du personnel et que la frontière entre le choisi et l'imposé est un combat quasi quotidien.
Ensuite, il n'est pas vrai que perdre 10 ou 20% de salaire est impossible pour certaines et certains … celles et ceux qui ont un niveau de vie qui leur permet d'acquérir une trés grosse automobile, la dernière télévision son XXXXHD …, etc. Cette décroissance de leur part leur imposerait un changement de consommation, certainement moins nuisible à la planète … au passage.
Ensuite, d'un point de vue individuel, à quoi bon, quand on gagne assez pour vivre décemment, se tuer au travail jusque 70 ans … pour l'instant. Comme dit un livre « Travailler peut gravement nuire à la santé » … Comme tout, l'idée est de ne pas en abuser.
Idéaliste ? !
Evidemment ! mais c'est bien cela qui manque aujourd'hui : que ce soit dans les entreprises ou chez nos gouvernants : de l'idéalisme et des idées qui redonnerait un Sens avec un grand S.
Combien de temps va t-on laisser les gens crever de faim sur nos trottoirs en prônant les droits de l'homme à l'étranger ? ? ! ! … car ce n'est pas de la crise financière dont il faut sortir mais bien d'une crise de l'organisation de notre, de nos sociétés et de leurs équilibres.
A moins de faire comme mon patron et de répondre : « Tant que ça marche » …
De MKL
attentif | 18H08 | 22/01/2009 |
Petites précisions sur le concept de la semaine de 4 jours à la carte (plutôt que des 32h) de Pierre Larrouturou.
Il ne s'agit en aucune façon d'un « temps partiel généralisé » mais d'une redistribution globale des gains de productivité par le biais du temps de travail
Cette mesure est expérimentée depuis 14 ans dans 400 PME/TPE. Sa généralisation créerait au minimum 1.6 million d'emplois en CDI, sans 1 ct d'augmentation des impôts des contribuables ni des charges des entreprises (étude Ministère du Travail/Caisse des Dépôts/Patrick Artus).
« Stupide ! » répondez-vous ? je vous concède que cette mesure est difficile à « caser dans la conversation » tant elle paraît utopique dans le contexte de matraquage idéologique actuel.
Alors juste quelques exemples : Mamie Nova, Télérama, Fleury Michon et 400 PME/TPE (labos - informatique - petits commerces - auto-écoles) sont à 4j depuis + de 10 ans et cartonnent - gains de motivation des équipes, moins de fatigue/stress, meilleur équilibre vie pro/vie perso => compétitivité de l'entreprise augmentée !
Aux USA et en GB, malgré une croissance de + de 4%/an jusqu'au début 2008, le temps de travail moyen constaté hors chômeurs est tombé respectivement à 33,7h/semaine et 32.1 (36,2 en France) ! Dans l'industrie et les services à haute valeur ajoutée, il est de + de 40h/s, mais ne concerne plus qu'à peine les 2/3 des emplois, le reste de la population active n'a droit qu'à des petits boulots de quelques heures/s. Et cette précarité est elle-même due à l'explosion de la productivité réalisée en 45 ans : multipliée par 5 (informatique, robotique, formation), alors que durant les 150 années pécédentes elle n'a été multipliée que par 2 ! Dans le même temps (45 ans donc) la durée légale de travail hebdomadaire est restée en gros partout à 40h/s. Le temps de travail a donc été réparti de manière anarchique par le marché, entre d'une part ceux qui font jusqu'à 70h/s (et qui aimeraient faire moins pour la plupart), ceux qui ne récupèrent que les « miettes » de quelques h/s et enfin les chômeurs qui font 0h/s.
En France, les centaines de milliers d'emplois créés récemment sont pour la plupart des emplois aidés à temps partiel, alimentant par wagons entiers l'armée de précaires que notre société produit à la chaîne depuis des décennies…
Dans de telles conditions, par peur de basculer du « mauvais côté », la négociation salariale ne se résume souvent qu'à un : « Si t'es pas content tu peux aller voir ailleurs » !
La semaine de 4j n'a rien à voir dans son mode de fonctionnement et financement avec les 35h (dont Larrouturou prédisait l'échec dans : « 35h, le double piège » paru en 1998 ! ), elle ne coûte rien à l'état (financement UNEDIC), rien à l'entreprise et lui permet d'embaucher au moins 10% de personnel sans un centime d'augmentation de la masse salariale, et rien aux salariés dont le salaire est sous les 1500 euros net/mois (certaines entreprises n'ont baissé aucun salaire).
Le cercle vertueux attendu est : 1,6 millions d'emplois stables créés => 1.6 millions de familles retrouvant un réel pouvoir d'achat => + de consommation et de cotisations sociales=> + de croissance et - de déficits => encore moins de chômage et de précarité => rééquilibrage du rapport de force salariés/employeurs => augmentation globale des salaires et donc du pouvoir d'achat pour tous.
http://www.nouvellegauche.fr
De Hedoniste
Agitateur social | 16H59 | 13/01/2009 |
Merci pour cette réponse à laquelle je souhaite apporter ma contribution car je l'ai appliqué à moi-même en passant à 9/10ème avec perte de salaire équivalente.
En effet, d'un point de vue macro économique, il faut relancer la consommation alors que, personnellement, je m'inscris dans la décroissance en faisant baisser ma consommation.
Pourquoi rester persuadé que la solution de la crise consistera à relancer la consommation et réitérer les erreurs du passé qui nous ont, justement, conduit à cette crise ?
L'objectif est-il de sauver le système et de survivre ou, peut-être, de repenser le sens que nous donnons à notre organisation sociale, à nos vies et à la place de la consommation dans celles-ci ?
Au passage, cela permettrait certainement de partager le travail avec celles et ceux que l'on a mis en temps partiel forcé ou qui n'ont pas d'emploi du tout et qui souhaiteraient consommer au moins le minimum pour survivre …
De jpp64
11H55 | 16/01/2009 |
Je suis bien plus proche de la solution d'Hédoniste que de Mafeco et je réfléchis aussi à cette solution.
Il y en a ras le bol de ce paradigme de la croissance éternelle basée sur une consommation toujours plus forte.
Et je ne suis pas sûr qu'un employé à temps plein et un chomeur consomme plus que deux employés partiels, on pourrait aussi comparer à un employé à temps plein et un RMIste.
Pour moi une décroissance choisie et non subie est une solution, et un RMI n'est pas autre chose qu'une décroissance forcée. On sacrifie certaines personnes pour permettre à d'autres de continuer à vivre normalement.
Je suis persuadé que le passage au 35h aurait du être un passage au 32h avec partage de l'effort entre le patronnat et les salariés, on serait arrivé trés prêt du plein emploi.
Au PS il y a des gens comme Pierre Larouturou qui défendent encore la semaine des 4 jours.
De Les Chats
En grève du zèle contre le nettoyeu... | 11H11 | 14/01/2009 |
Et pour augmenter le travail, pourquoi ne donne t-on pas la retraite plus tôt aux femmes ?
Certains crieront au scandale, égalité …. mais l'égalité n'existe pas, les femmes sont toujours moins payées que les hommes et plus elles avancent en âge, c'est à dire vers la retraite et plus la différence est grande entre le salaire des hommes et celui des femmes.
Les différences de salaires augmentent avec l'âge :
La différence de salaires entre les femmes et les hommes s'accroît fortement avec l'âge : de 6 % pour les cadres de moins de 30 ans à 38 % pour les cadres de 55 ans et plus.
Du côté des femmes, la croissance du salaire présente un net ralentissement à partir de 35-39 ans.
Chez les hommes au contraire, le salaire évolue de façon continue avec l'âge.
À noter également que l »écart entre les salaires des femmes et des hommes se creuse encore plus à partir de 50 ans.
http://www.juritravail.com/salaire/actualites/homme-femme-travail-egal-s…
Et combien de familles monoparentales en France ?
Au boulot les socialistes creusez-vous un peu pour nous donner une étude complète et des chiffres, c'est ce que devrait faire ce gouvernement s'il voulait vraiment trouver une solution.
De Mafeco (auteur)
Blogueurs | 11H11 | 14/01/2009 |
Désolés Hédoniste, mais nous avons traité la question posée, qui portait sur le temps partiel, alors que visiblement vous aviez en tête « la décroissance peut-elle nous sauver de la crise ? »…
De Suppriméàlademandeduriverain17.02.09
11H11 | 14/01/2009 |
Le temps partiel n'intéresse pas que les femmes même si elles semblent plus nombreuses à opter pour ce mode de répartition du travail. Contrairement aux idées reçues, la très grande majorité des salariés à temps partiel ont choisi cette formule. Mais elle a un coût aussi bien pour le salarié que pour les déficits.
Beaucoup d'hommes travaillent à temps partiel, dans tous les secteurs d'activité économique, tant du service public que du secteur privé et marchand.
L'inconvénient du temps partiel est identifié, il paye moins. En outre, il a le désavantage de léser le travailleur au moment de la liquidation de sa pension, sans compter le manque à gagner pour les organismes de solidarité (Sécu, Caf, retraites complémentaires, etc).
Pour autant, il est une véritable solution que les employeurs ne veulent pas se donner la peine d'exploiter. Je travaille à temps partiel et j'ai un mal de chien à trouver des opportunités pour continuer à travailler de cette manière. Les recruteurs me regardent d'un air hébété lorsque je leur propose un temps réduit en arguant des heures volatiles dans une journée de 7 ou 8 heures. Pire que la crainte du conflit social, il y a le non-dit du temps perdu dans la journée de temps plein.
A de rares exceptions, le temps partiel est correctement rémuné, dans les grandes entreprises je peux percevoir pour 20 h de travail l'équivalent d'un Smic brut, dans d'autres le calcul est moins favorable. Je dirais que le problème majeur du temps partiel c'est qu'on en trouve peu pour les emplois à quelque valeur ajouté ou au niveau de la petite maîtrise d'entreprise. Le changement des mentalités dans le monde de l'entreprise française n'est pas pour demain. Il faut grignoter petit à petit les préjugés pour imposer une manière de travailler efficace et rationnelle.
De Hedoniste
Agitateur social | 11H57 | 16/01/2009 |
Maféco, pour moi, il n'y a pas de malentendu dans la réponse apportée car le sujet n'est pas la décroissance.
En effet, ma question porte sur une action concrête face à la crise. Il se trouve que ma motivation personnelle est la décroissance car, derrière, il y a la question de savoir si c'est le système que l'on vetu sauver ou les gens qui le composent.
Mon titillement volontaire a pour objectif de tenter de prendre du recul et de se rendre compte, décroissance ou pas, que chaque individu peut infléchir le présent et surtout le futur, à sa manière …
De Red-Sky
Battant abattu | 12H24 | 15/01/2009 |
Il ne faut pas avoir une vision arithmétique sur ce sujet, mais dynamique, cybernétique.
A temps partiel, on ne gagne vraiment pas grand chose (et on perd quand même sa journée, dans les transports etc). Moins d'argent, donc moins de dépenses, donc moins d'emploi… C'est la spirale négative. Le système ne peut être intéressant que dans une optique « décroissante » avec une forte part d'auto-production : cuisine, jardinage, bricolage, auto-construction, donc difficilement envisageable dans des grandes métropoles où vivent la majorité des gens.
Le système d'emploi le plus intéressant est un marché de l'emploi fluide où chacun peut choisir à la carte sa formule (travailler plus quand on est jeune et pauvre, moins quand on est âgé). Où l'on peut passer du public au privé et inversement, être jugé sur ses aptitudes et non sur des préjugés de recrutement, se former régulièrement, maîtriser ses objectifs plutôt que subir un management tyrannique etc… C'est donc plus un problème qualitatif que quantitatif. Mais pour avoir le qualitatif, il faut avoir une quantité minimale d'emploi disponible sur un marché fluide ; c'est la pénurie d'emploi qui entraîne la détérioration des qualités des emplois en favorisant les abus des employeurs, ou leur manque d'intérêt pour la qualité des conditions de travail.
Inversement, des mauvaises conditions qualitatives de travail induisent des productions de biens et de services de mauvaises qualités et des pertes de clientèles et donc d'emploi.
Tout se teint, et c'est tout le système français, très archaïque qui est à revoir. Ce n'est quand même pas par hasard, ni sans raisons, que les français sont les champions du chômage depuis de nombreuses années. ( en raisonnant sur les VRAIS chiffres du chômage…).