-
General Motors : Koenigsegg renonce à acheter Saab
ABCBourse.com24/11/09 | 18h51 -
Pour Que Choisir, l'indexation du gaz sur le pétrole est injustifiée
QueChoisir.org24/11/09 | 17h50 -
L'usine Continental de Clairoix fermera officiellement début 2010
AFP via LePoint.fr24/11/09 | 15h32 -
Pinault veut céder la Fnac et Conforama
Wall Street Journal via LExpansion.com24/11/09 | 15h10 -
Le coût de la santé pour les ménages en hausse de 50% depuis 2001
LeMonde.fr24/11/09 | 14h59
Profits : les « trois tiers » de Sarkozy sont loin du compte
Par François Krug | Eco89 | 18/02/2009 | 15H27
Le calcul de Nicolas Sarkozy est simple : les profits devraient se partager en trois tiers, entre l'entreprise, ses actionnaires et ses salariés. Une note de l'Insee révèle que l'objectif est loin de la réalité. Aujourd'hui, les salariés touchent moins de 6% des bénéfices.
L'idée des trois tiers n'est pas neuve. Lors de son interview du 5 février, Sarkozy l'a reprise à son compte et promis d'en discuter avec les syndicats ce mercredi :
« Comment on arbitre entre le souhait légitime des actionnaires de gagner de l'argent avec l'entreprise et la demande des salariés d'être associés aux bénéfices de l'entreprise dont ils ont contribué à créer la richesse ? Je vais vous dire une chose : le compte n'y est pas ! »
Ce compte, l'Insee l'a fait. Dans une courte note datée du 16 février, il décortique les bénéfices réalisés par les entreprises françaises en 2007 :
- Part conservée par l'entreprise : 51,8%
- Part versée aux actionnaires et aux propriétaires des terrains : 42%
- Part distribuée aux salariés : 5,5%
Mardi, la présidente du Medef a voulu couper court au débat, en rappelant que les bénéfices ne se partagent qu'en deux : « les dividendes et l'auto-financement ». Pas besoin de discuter d'un troisième tiers, puisqu'il n'existe pas.
Pas faux, selon les normes comptables habituelles. L'excédent brut d'exploitation ne prend normalement pas en compte l'intéressement et la participation des salariés. En les prenant en compte, l'Insee a fait apparaître ce mystérieux troisième tiers. Et démontré que le compte n'y était décidément pas.
A lire aussi sur Eco89 et Rue89
► Sarkozy et les syndicats : des négociations déjà bouclées ?
► Total : quatre scénarios pour 14 milliards de profit
Ailleurs sur le Web
► Le site de l'Insee
2764 visites | 11 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque





























3
De Monsieur patate
Juriste en formation | 16H36 | 18/02/2009 |
Oui sur le principe d'un investissement permettant de poursuivre d'autres objectifs que la rentabilité (comme l'amélioration du cadre de travail, ou d'assurer une pérennité à long terme plutôt que d'importants profits à court terme (exemple : recrutement dans des secteurs qui ne se développeront pas immédiatement)).
Sauf que cela n'est possible qu'en réduisant la part des actionnaires qui par principe et pour la quasi-totalité ne recherchent que la rentabilité de leur titre. Aujourd'hui les actions ne sont plus achetées par des gens qui veulent aider à ce que se développe une entreprise ou un secteur d'activités.
De yalienx
un passant | 18H50 | 18/02/2009 |
Le principe du partage par tiers est peu réaliste. En théorie (je dis bien en théorie), le partage dépend de la conjoncture. En période de crise, on devrait avoir peu (ou pas) de dividendes, pas d'allocation de profit aux salariés, et beaucoup d'investissement.
En période de croissance solide, la règle des 3 tiers pourrait se comprendre. Mais à mes yeux, les tiers revenant aux salariés ne devrait pas être une simple allocation des profits de l'année (ou seulement en partie). On devrait développer beaucoup plus l'actionnariat salarié, trop faible en France, et associer ainsi les salariés à la prise de valeur, mais également aux risques, de leurs entreprises.
De tox
www.dessins-tox.com | 22H11 | 18/02/2009 |