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Sites de rencontre : le Zoda, détecteur d'âme soeur
Par Augustin Scalbert | Rue89 | 24/02/2009 | 11H21

Vous venez de passer la Saint-Valentin seul ou à oublier votre célibat avec de vieux potes ? Imaginez cette scène : vous êtes dans un bar avec des amis, et l'objet vibre dans la poche de votre veste. Côté gauche. Vous sortez l'appareil, qui clignote en rouge vif. Le message est très clair : quelque part dans la pièce, se trouve celui ou celle qui pourrait être votre âme soeur…
Cet appareil, c'est Zoda, un nouveau procédé de rencontres amoureuses qui propose au réel de rejoindre, ou même de précéder, le virtuel. La technologie de Zoda (un petit boîtier ovale qui retrouve ses pairs dans un rayon de 20 mètres grâce au Bluetooth) permet la déclinaison dans le réel d'un créneau de plus en plus exploité par les « grands » de la rencontre virtuelle : la rencontre « par affinité ».
Le Français Meetic et l'Américain Match.com -qui viennent de s'allier, le premier rachetant les activités européennes du second- investissent ce marché depuis 2008, avec respectivement MeeticAffinity et Alchimie. Le but est de rendre la rencontre plus adéquate, plus rapidement, en demandant aux utilisateurs de répondre à des questions qui affinent leurs choix. Accessoirement, les sites facturent ces services un peu plus cher.
Les Français(es) séduit(e)s en ligne, déçu(e)s en vrai…
Dans une interview donnée l'an dernier au Journal du Net, le PDG de Match.com, numéro un mondial du secteur, expliquait en quoi le marché français est un terrain de choix pour la rencontre affinitaire :
« D'un côté, la France est le pays dans lequel les internautes célibataires sont les plus gros utilisateurs de services de rencontre en ligne. De l'autre il est aussi celui où ces utilisateurs sont les plus insatisfaits de ce type de services. Nous estimons que 22% des internautes célibataires utilisent un service de rencontre en France. Mais environ une personne sur deux est déçue de ce qu'elle y trouve. »
L'inventeur de Zoda, Pierre Antebi, 30 ans, responsable commercial chez Cadresonline, est parti du même constat. Tout à fait empiriquement : auparavant planneur stratégique dans l'agence de publicité BDDP & Fils, il a un jour participé à une compétition pour obtenir le budget de Match.com. « Nous n'avons pas eu le budget », raconte-t-il. « Mais les rencontres que nous avons faites avec des utilisateurs de sites de rencontre m'ont donné cette idée. »
Et particulièrement, l'expérience d'une jeune femme :
« Elle passait beaucoup de temps sur ces sites, le courant passait bien avec certains hommes. Le problème, c'est qu'à l'instant où elle les rencontrait pour la première fois, elle savait que ce ne serait pas lui le bon… A la longue, elle était donc déçue. »
Avec Zoda, cette jeune femme saurait directement à quoi ressemble l'autre. Reprenons notre belle histoire d'amour. Si votre Zoda vibre, c'est parce que vous avez préalablement répondu à des questions sur le site MyZoda. Et s'il clignote en rouge, c'est parce que le niveau de correspondance entre vos attentes et celles de l'autre est maximal (il y a trois niveaux).
Il s'agit donc de retrouver l'autre. Si vous acceptez de le rencontrer et lui aussi, le Zoda vibre de plus en plus fort à mesure que vous vous rapprochez de la personne. Vous chauffez, votre coeur bat la chamade… Et la discussion s'engage.
Un smiley pour accepter, un autre pour refuser
Si jamais vous avez refusé la rencontre (en appuyant sur un smiley boudeur), le pseudo de l'autre s'est tout de même enregistré dans l'appareil, qu'il vous suffit ensuite de synchroniser avec le site Web une fois rentré chez vous, puis, éventuellement, de poursuivre l'échange.
C'est là l'idée des concepteurs de Zoda : lier les avantages de la rencontre réelle à ceux de la rencontre virtuelle, en laissant à l'utilisateur le loisir de piocher entre les deux. Ce qui donne une chance de succès supplémentaire à la rencontre affinitaire.
A la fin des années 90, au Japon, les créateurs du Tamagotchi avaient lancé un objet similaire : le Lovegety. Six cent mille exemplaires vendus en quelques mois, avec seulement trois niveaux de correspondance possibles : « discutons », « allons chanter un karaoke », ou « get2 » (qui ouvrait plus de possibilités). Mais le concept n'a pas quitté l'archipel et ne semble pas avoir survécu au nouveau millénaire, à voir les traces qu'il a laissées sur Google.
Zoda augmente les possibilités, mais nécessite des points de rencontre. Des bars Zoda, des soirées Zoda vont bientôt se lancer. L'objet a terminé sa phase de prélancement le soir de la Saint-Valentin au Showcase, la boîte de la jeunesse dorée parisienne située sous le pont Alexandre-III.
Avec un succès certain pour Martin, un trentenaire, qui « matchait » constamment, notamment avec Paige, une charmante jeune Américaine (mais leur histoire s'est arrêtée là). Chou blanc, en revanche, pour moi comme pour la soeur de l'inventeur : que cette très jolie trentenaire soit toujours célibataire est un des motifs principaux de l'invention de Zoda.
En vendant ses petits appareils 30 euros, plus 3 euros d'abonnement par mois au bout de six mois, Pierre Antebi espère atteindre sa masse critique de 5 000 à 10 000 Zoda à Paris au bout de quelques mois. Ensuite, les grandes villes de province, les capitales étrangères…
Des propositions commencent à venir de Londres, de Bruxelles et de Scandinavie. Les grands sites de rencontre pourraient aussi être séduits. Ensuite, les possibilités sont infinies : Zoda peut être très utile dans un salon professionnel. A condition, bien sûr, d'adapter les paramètres…
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De lalejand
Freelance multimédia à San Sebastia... | 12H42 | 24/02/2009 |
Bon déjà ce genre de dispositif, tout comme les sites de rencontres, se base sur la prémisse suivante : « il faut rencontrer quelqu'un qui a des affinités avec soi pour que ça marche ».
Ça pour moi déjà c'est pas du tout évident. On peut très bien tomber amoureux de quelqu'un de très différent de soi, et ça peut très bien durer longtemps. Je dirais même, en poussant un peu le bouchon, que ce serait préférable. Rencontrer quelqu'un qui va penser comme moi, qui va aimer la même musique, mener le même style de vie… mouais bof. Un peu ennuyeux peut-être non ? Et puis fonctionner à coup d'affinités ça fait un peu « circuit fermé », on reste entre nous. Hors pour évoluer il faut mélanger.
D'autre part, pour qu'on en vienne à inventer des dispositifs pareils, c'est peut-être qu'il y a quelque chose qui ne va pas trop dans notre société non ? Si on commençait par faire en sortes que notre société permette plus de multiplier les rencontres, brasser les gens, …
De Tyb
(par ici, par là) | 12H52 | 24/02/2009 |
ouais je pensais exactement à ça à la lecture de l'article :
« Elle passait beaucoup de temps sur ces sites, le courant passait bien avec certains hommes. Le problème, c'est qu'à l'instant où elle les rencontrait pour la première fois, elle savait que ce ne serait pas lui le bon… A la longue, elle était donc déçue. »
Effectivement si on se focalise sur un Le Bon Unique Parfait et finalement totalement fantasmé et inexistant çar risque pas de marcher… surtout si on juge chaque personne rencontrée en moins de 15 minutes.
et quand on lit le reste :
« Avec Zoda, cette jeune femme saurait directement à quoi ressemble l'autre. Reprenons notre belle histoire d'amour. Si votre Zoda vibre, c'est parce que vous avez préalablement répondu à des questions sur le site MyZoda. Et s'il clignote en rouge, c'est parce que le niveau de correspondance entre vos attentes et celles de l'autre est maximal (il y a trois niveaux). »
je vois vraiment pas la différence avec un site de rencontre c'est exactement la même chose…. sauf que : le plupart des gens qui vont sur les sites de rencontre sont vraisemblablement ceux qui n'osent pas aborder ou draguer dans la vie, sinon ils n'en auraient pas besoin, donc c'est pas une petite led clignotante qui va leur permettre de surmonter leur timidité / réserve …
Mieux veux trouver un bon pote / copine et lui demander de se servir de la phrase magique « Hi ! Did you meet Ted ? » ; )
De Raslacouette
. | 13H58 | 24/02/2009 |
Le zoda a ses raisons que ma raison ignore.
De Hlebon
étudiant en droit | 18H29 | 24/02/2009 |
Bah en fait ça me fait plutôt marrer comme truc…
Pourquoi pas j'ai envie de dire !
Ca ne gène personne, c'est juste plus concret.
Attention à ne pas oublier de l'enlever une fois qu'on est casé, ce serait con de s'apercevoir qu'on a une autre âme sœur !
Pas trop cher, bravo un bon plan pour les timides et puis attendons le zoda mega hard core pour trouver dans la rue la partenaire sexuelle juste pour un coup d'un soir ! ! !
ZODA POWA !