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Lift, le rendez-vous suisse des technophiles, vise la France

Par Frédéric Burnand | Swissinfo | 01/03/2009 | 11H58

Swissinfo Pour sa 4e édition à Genève, Lift –une réunion centrée sur les nouvelles technologies et leur impact sur la société- se demande où est passé le futur. Un thème qui sera prolongé cet été à Marseille à l'occasion de la 1ère rencontre Lift en France.

Lancé à Genève en 2005, le projet Lift ne cesse d'étendre son réseau. Après la Corée-du-Sud en septembre dernier, les organisateurs genevois viennent de décider de mettre un pied en France, face à la Méditerranée et au continent africain.

La conférence se tiendra à Marseille les 18 et 19 juin prochain en partenariat avec la Fondation internet nouvelle génération (Fing), une association française qui travaille sur les services et les usages de l'Internet et des réseaux.

« Il n'y a pas en France une grande manifestation internationale à la fois sur les technologies et la société, tournée vers l'avenir et la créativité », souligne Daniel Kaplan, directeur de la Fing. Et de poursuivre :

« Nous travaillons sur l'innovation, la construction du futur et le rôle des technologies. Depuis ses débuts, nous sommes en relation avec Lift, un des meilleurs événements européens dans ce domaine. D'où l'idée de nous associer pour lancer Lift à Marseille. »

La Friche de la Belle de Mai

Laurent Haug, l'un des fondateurs de Lift, rappelle sa spécificité :

« Nous n'accueillons pas de présentation à but commercial. L'objectif est l'échange entre personnes d'horizons très différents. »

Le choix de Marseille ne doit rien au hasard. « Lift ayant toujours cherché à se démarquer, nous avons choisi Marseille plutôt que Paris. »

Marseille est en train de bouger. Il y a une créativité entrepreneuriale et culturelle de plus en plus visible. Comme en témoigne le choix de Marseille comme capitale culturelle de l'Europe en 2013.

Raison pour laquelle, Lift a choisi la Friche de la Belle de Mai pour tenir sa rencontre. « Dans ce quartier situé en bordure du port de Marseille, on trouve des artistes et un très grand incubateur d'entreprises audiovisuelles et multimédias », précise Daniel Kaplan.

Un pont vers le Sud

« Nous pensons également que la réflexion sur les innovations technologiques doit se faire avec les pays du Sud. Depuis Marseille, nous nous adressons aussi aux pays du pourtour méditerranéen et, au-delà, à l'Afrique », explique Daniel Kaplan, qui entretient d'anciennes relations avec les pays du Maghreb.

Une perspective qui enchante Laurent Haug : « Depuis que nous avons lancé Lift il y a 4 ans, mon grand rêve, c'est l'Afrique. » Ce continent présente de multiples intérêts sur le plan des nouvelles technologies :

« Certains pays sont en train de s'équiper en antennes GSM, sans passer par l'installation d'infrastructures lourdes et chères, raconte Laurent Haug. Il est intéressant de savoir que 60% du trafic sur la version mobile du site de la BBC vient d'Afrique. »

Autre exemple cité par Laurent Haug : Nokia envoie des gens en Afrique pour observer les nouveaux usages des téléphones mobiles, comme ces systèmes d'échange financier par SMS, faute de banques, ou ces systèmes de rencontres amoureuses par SMS, pour pallier l'absence d'ordinateurs classiques.

« Beaucoup de grandes compagnies estiment aujourd'hui que l'Afrique est une importante source d'innovation », ajoute le cofondateur de Lift.

Faites-le vous-même

Quant au thème général de la réunion marseillaise -Futur : faites-le vous-même- il doit prolonger la réflexion menée cette semaine à Genève (où est passé le futur ? ). « Il ne s'agit pas de savoir ce que sera le futur, mais de permettre au plus grand nombre de gens de l'écrire au fur et à mesure et d'en être les acteurs », précise Daniel Kaplan. Et d'ajouter :

« C'est une des promesses possibles des nouvelles technologies de plus en plus appropriables par le commun des mortels. La plupart des usages majeurs de l'Internet sont en effet venus de tous petits acteurs ou de détournements d'usages. Ils n'ont pas été inventés par les grands laboratoires de recherche dont s'est pourtant le métier. »

Lors de la conférence de Marseille, les participants vont tenter d'évaluer si ce fonctionnement est également valable pour la production d'objet physique et non plus virtuel.

« Jusqu'où les dynamiques d'appropriation engendrées par la révolution numérique peuvent s'étendre au monde physique et matériel », questionne Daniel Kaplan.

Une perspective qui s'inscrit dans le développement de Lift :

« A Marseille, nous allons resserrer le débat autour d'Internet en abordant la question des objets connectés au réseau, des “fab lab”, soit la possibilité pour chacun de fabriquer des objets chez soi et de mesurer l'impact sur la société de ces développements », précise Laurent Haug.

« A Genève, Lift aborde les grandes idées avec des thèmes élargis. En Corée du Sud, l'accent est mis sur le high-tech, tandis qu'à Marseille, Lift sera centré sur l'Internet. »

L'Internet des objets

Selon Laurent Haug, l'Internet traverse une nouvelle étape :

« Le web est devenu moins innovateur. Il est dominé par de gros acteurs comme Google ou Facebook. Par contre, Internet est en train de s'insérer dans les objets qui deviennent communicants et peuvent interagir entre eux, sans compter les robots dont le développement est rapide. »

Un thème qu'Alexandra Deschamp-Sonsino va développer à Marseille :

« Je vais parler des nouvelles tendances au niveau technologique et créatif dans le domaine du “do it yourself'. Le prix des technologies ayant beaucoup baissé, les gens ont maintenant la capacité de créer leur propre produit, de répondre ainsi à leurs propres besoins ou de constituer leur marché.”

À la tête de Tinker.It ! , une société de consultance basée à Londres et Milan, Alexandra Deschamp-Sonsino donne l'exemple d'une plateforme “open source” créée en Italie : Harduino. “Cette plateforme permet aux gens de fabriquer des objets intelligents”, précise la jeune cheffe d'entreprise.

Et Alexandra Deschamp-Sonsino de conclure :

“La crise que nous traversons a un effet accélérateur sur cette évolution. Un nombre croissant de gens se demandent aujourd'hui ce qu'ils peuvent produire eux-mêmes pour ne plus dépendre des grands acteurs économiques.”

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Portrait de yoruk

De yoruk

au fil de l'eau | 12H11 | 01/03/2009 | Permalien

Cà m'a l'air très pointu ce truc…
Et compliqué à souhait…
Est ce que celà fait aussi le café ? ? ? *

Yoruk

NB * notez que l'on peut aussi l'écrire :

Fait-ce aussi le café…

C'est alternatif…

Portrait de déluge

De déluge

menuisier | 12H39 | 01/03/2009 | Permalien

« des nouvelles technologies de plus en plus appropriables par le commun des mortels »

Sans négliger l'importance d'internet, il serait peut être bon que ces personnes n'oublient pas que le « commun des mortels » à l'heure actuelle a plus de chance de crever de faim, d'être déplacé ou plus prosaïquement n'a pas l'électricité, que de faire du Do It Yourself en jouant de la souris dans une config 3d interractive…

Incroyable comme ils semblent vivre dans une bulle.

Portrait de yoruk

à déluge Portrait de déluge De yoruk

au fil de l'eau | 12H47 | 01/03/2009 | Permalien

« le commun des mortels »

s'applique à quelques « happy few »
les autres sont en production, çà ne les concernent pas…

Yoruk

Portrait de dkaplan

à déluge Portrait de déluge De dkaplan

Délégué général de la Fing) | 14H12 | 01/03/2009 | Permalien

Comme d'habitude, quand une autre vision se propose, en France on commence par hausser des épaules : il y a tant d'autres problèmes à résoudre avant… Des problèmes que, d'ailleurs, on connaît depuis fort longtemps et qu'on ne résout pas… Mais continuons quand même à ne pas chercher d'autres solutions…

Alors pourquoi ne pas regarder, par exemple, ce que pourraient permettre les « fab labs » dans les pays en développement ? http://www.fablab.co.ke/

Pourquoi ne pas libérer les plans de certains produits pour en permettre la production décentralisée ? http://www.nextbillion.net/blog/2006/09/05/is-open-source-hardware-an-an…

Pourquoi ne pas s'intéresser au potentiel de l'innovation « verte » pour répondre aux problèmes environnementaux qui touchent encore plus gravement certaines villes du monde en développement ? http://www.worldchanging.com/

Etc. - c'est cela que nous voulons explorer lors de Lift France.

L'innovation n'est pas nécessairement réservée aux riches. Elle n'est certes pas la solution magique à tout ; mais il me semble que, compte tenu de notre performance passée dans la lutte contre la faim, la pauvreté, la maladie et l'oppression, il serait préférable, quand des pistes nouvelles se proposent, de les regarder avec un tout petit peu d'attention…

Portrait de MFog

à dkaplan Portrait de dkaplan De MFog

enseignant chercheur | 15H00 | 01/03/2009 | Permalien

Entièrement d'accord : « Il y a des enfants qui ont faim », c'est l'objection universelle que l'on oppose à tout et n'importe quoi. Si l'on veut résoudre le problème de la faim, chez soi, près de chez soi ou dans le monde, faut-il être cynique au point de jeter cette objection au visage des artistes, des ingénieurs, des journalistes ? Quand j'ai passé le bac, le sujet était : « A quoi sert de jouer la 9ième Symphonie de Beethoven, quand des enfants meurent de faim ? »

Evidemment, le consommateur d'aujourd'hui ne va pas se transformer du jour au lendemain en Steve Jobs et inventer des objets intelligents dans son garage. A la limite, on peut prévoir que quelques consommateurs férus de high-tech se prêteront au jeu, mais ce sera encore un mode de consommation. En revanche, David Kaplan a raison de pointer les communautés « open source », les « fab labs » et le conseil en énergies vertes, etc.

C'est dans ces petites équipes qu'apparaissent les innovations. Il est très important que ces projets soient « décentralisés », comme le dit Daniel Kaplan, c'est-à-dire qu'ils ne soient pas pilotés d'en haut par de grands stratèges ministériels. Regardez l'invention du wiki par exemple : à l'époque, Ward Cunningham fait de la « programmation extrême » en binôme.

« Chez Tektronix, dans les années 1970, nous programmions à toute vitesse, sans trop de conception, comme un photographe qui prend beaucoup de photos et ne garde que les meilleures. Nous nous lancions des défis entre nous. En dix-huit mois, nous avons ainsi produit quinze projets viables. »
http://www.01net.com/editorial/355856/et-ward-cunningham-donna-le-wiki-a…

L'invention du wiki il y a 15 ans montre bien ce que peuvent faire de petites communautés de programmeurs. Ces innovations ne sont pas nées chez Microsoft, ou dans le giron de l'Etat chercheur (CEA ou CNRS). En France, on préfère mettre son énergie dans la captation de financements publics, et donc de liens avec le politique, plutôt que dans l'échange horizontal. Certes, il y a des gens qui bricolent seulement pour le plaisir dans leur garage, mais c'est pour repeindre leurs volets. On a très peu de ces petites communautés informelles, pro ou semi-pro, encore étudiantes et geek, qui sont à l'origine d'une grande partie de l'innovation informatique.

Enfin, pourquoi de « petites » communautés ? Ici il faut relire le sociologue Mancur Olson (Logique de l'action collective, 1971) qui explique la force des petits groupes. Imaginez qu'un problème se pose. Quand vous faites partie de la majorité, vous n'avez pas intérêt à perdre votre temps et votre argent en essayant de le résoudre : mieux vaut attendre que d'autres agissent à votre place. Aussi un petit groupe organisé peut-il obtenir des résultats au premier abord surprenants. Ce qui se passe sur Internet donne une nouvelle actualité aux « petits groupes », qui sont d'ailleurs souvent des groupes d'intérêt.

Merci à Daniel Kaplan pour les liens et le commentaire.
Marc Foglia

Portrait de pablico

à dkaplan Portrait de dkaplan De pablico

15H24 | 01/03/2009 | Permalien

la seule chose qui pourrait peut-être « sauver » les pauvres c'est l'innovation.

car l'archaïsme, la coutume, l » immobilisme, la routine, et le présent n'ont jamais rien fait de bien pour eux.

Mais en sommes nous capables, en sont-ils capables ?

Portrait de yoruk

à pablico Portrait de pablico De yoruk

au fil de l'eau | 15H58 | 01/03/2009 | Permalien

Tu me choques pabico avec ton interrogation : « en sont ils capables »…
Tu peux m'expliquer pourquoi et à quel titre ils n'en seraient pas capables, pour peu qu'on leur en donne les moyens…
C'est de moyens dont ils onts besoins, pas de donneurs de leçons…

Non ? ? ?

Yoruk cool…

Portrait de pablico

à yoruk Portrait de yoruk De pablico

18H18 | 01/03/2009 | Permalien

ce n'était pas un jugement de valeur.

l'innovation, il n'y a pas beaucoup de personnes qui se jettent dedans.

Les gens aiment bien le train train, les choses connues.
L'innovation c'est un pas dans l'inconnu, un pari.
Tout le monde n'en est pas capable. même nous…
regardons nos voitures, pour en faire des ordinateurs ça a été, mais pour trouver un autre mode de combustion c'est la bérézina.

Un vendeur de pompes à chaleur, m'a dit : comment faire comprendre à quelqu'un qui s'est chauffé au pétrole pendant 30 ans , qu'on peut se chauffer avec de l'air, et du géothermique ? impossible..

Portrait de yoruk

à pablico Portrait de pablico De yoruk

au fil de l'eau | 20H36 | 01/03/2009 | Permalien

Je m'en doutais bien, pardonnes mon coup de sang…
Mais c'est comme çà, cà monte vite dans les tours chez moi…

Il me semble que la tonalité de l'article fait la part belle à la mode. Sauvons le monde…
La technologie nous ouvre les barrières (en chantant SVP…)
L'innovation, l'innovation, l'innovation… Ah… l'innovation…

Mais, si l'innovation ne remet pas en cause toutes les erreurs qui nous ont conduit ou nous sommes aujourd'hui… Quel intérêt ? ? ?
3 clics pour le prix d'un ? ? ? magique ! ! !

Bien sûr qu'il faut innover. Mais çà passera d'abord par une remise en cause individuelle. Par un effort de chacun, par notre aptitude à nous remettre en cause… Et çà « les p'tits pauvres » ont une sacré longueur d'avance sur nous.
Quand à nos amis instruits, qui vont nous sauver, merci beaucoup… Je vous pose une question :
A bord de mon voilier, homme libre, je suis avec vous en ligne par Internet, je vous écrits depuis la lointaine Turquie, et pourtant je ne consomme pas plus d'un 1 KW par jour, et c'est ma production solaire qui fournit..
Etes vous capables d'en faire autant ? ? ?
Accessoirement et cerise sur le gateau, j'ai la piscine autour ! ! !

Yoruk homme libre

*NB 1 KW/jour en moyenne annuelle

Portrait de david vincent 23

à pablico Portrait de pablico De david vincent 23

subliminaliberterre | 03H58 | 03/03/2009 | Permalien

et toi alors avec tout ce dont tu disposes, de quoi t'es capable exactement à part tes remarques digne de TrouFion1, et autres rascistes qui s'ignorent ! !
tu me fais tièp » la-dessus, t'es minable
t'as jamais entendu parler d'un prix nobel qui dit qu'une société peut directement passer d'une économie dite primaire à une tertiaire, et ce sans avoir à s'étouffer dans l'industrie, le secondaire ? ? ?

Portrait de déluge

à dkaplan Portrait de dkaplan De déluge

menuisier | 15H48 | 01/03/2009 | Permalien

Comme d'habitude avec les geeks, mettez un bémol et aussitot vous êtes suspecté de voukloir revenir à l'âge de pierre.

Ce n'est pas du tout ce que j'ai dit.

Relisez.

Ce que je soulignais concerne la formulation de l'auteur (le « commun des mortels »), pas la manifestation et les technologies en oeuvre.

Maintenant, l'auto-suffisance alimentaire des pays pauvres (et non pas « sous développés ») ne passera pas par les nouvelles technologies, mais par l'arrêt de la concurence faussée des matières premières occidentales, subventionnées et mécanisées.

Mais ce n'est pas le sujet.

Portrait de yoruk

à déluge Portrait de déluge De yoruk

au fil de l'eau | 15H53 | 01/03/2009 | Permalien

Absolument… c'est de l'élitisme stérile…
Les forces vives sont ailleurs, et l'innovation elles l'ont déjà entamée, mais on les étouffe… En particulier avec un langage comme celui là…

Yoruk

Portrait de Tyrian

à déluge Portrait de déluge De Tyrian

Informaticien | 08H00 | 02/03/2009 | Permalien

L'auto-suffisance des pays pauvres n'existera jamais. Point barre. Nous sommes trop nombreux, à moins qu'une innovation technologique ne nous apporte le miracle de la création de matière ex-nihilo.

Et s'il y a une chance pour que cela arrive, cela passerait forcement par de nouvelle technologies, car actuellement tout ce que nous savons faire, c'est ravagé les sols et les nappes phréatique pour produire à fond pendant quelques années et changer de terrains… Ca ne marchera pas éternellement.

Portrait de david vincent 23

à déluge Portrait de déluge De david vincent 23

subliminaliberterre | 04H02 | 03/03/2009 | Permalien

ce en quoi, ton dernier paragraphe est tout à fait vrai , cher deluge

Portrait de AlexG2008

De AlexG2008

temporaire | 13H46 | 01/03/2009 | Permalien

Le Loft du Lift

Le Loft du Lift.

Portrait de Redab

De Redab

21H23 | 01/03/2009 | Permalien

Llift à Marseille, en France ! quelle sacrée nouvelle !

et s'il ne s'agissait même pas d'innovation !
s'il s'agissait de l'émergence à la surface politique (au sens profond du terme) de tout ce qui a été construit par les pionniers de l'informatique, qui contrairement aux viennent ensuite, savaient qu'ils transformaient le monde profondément.

Penser que les thèmes de Lift sont de l'innovation est déjà tardif car notre monde est rentré dans cette nouvelle phase où beaucoup de possibles sont ouverts. En France, malgré des réussites jamais consolidées, on ne prend pas la mesure de cette mutation profonde, profonde y compris pour les luttes.

Il ne s'agit pas d'éltes, il s'agit de personnes qui se branchent et qui travaillent, qui ne consomment pas de l'Internet comme de la mal bouffe, qui agissent durablement généralement dans un désert comme le fondateur de Lift à ses débuts.

quelque chose de la nature de l'universel les bouge !

allez à Lift, toute personne honnête y prend des secousses dans ses certitudes.

Portrait de Tyrian

De Tyrian

Informaticien | 07H54 | 02/03/2009 | Permalien

Pourquoi faire ça en France ?
Nous sommes le dernier pays européen à mériter une telle réunion. Nous nous apprêtons à :
- adopter les lois les plus liberticide en ce qui concernes Internet ;
- couper des milliers de connexions de manière arbitraire ;
- mettre en place un énorme filtrage sur tous les accès wifi publiques ; - à forcer les gens à mettre en place des spywares chez eux (et à passer sous Windows et à payer pour le faire).

Nous sommes donc actuellement le pays le plus rétrograde d'Europe et le seul dont le président considère Internet comme une menace.

Portrait de Roland Guah

De Roland Guah

éleveur | 13H45 | 04/03/2009 | Permalien

Lift est une conférence très différente des autres conférence tech, dans le sens ou elle est « réaliste » et ne fait pas du tout l'apologie des nouvelles technologies. On y parle aussi de fracture numérique, de surcharge technologique, de violations de la vie privée, d'Internet utilisé par les réseaux de prostitution.

Je vous invite à voir quelques talks (tous disponibles gratuitement) histoire de vous faire une meilleure idée. Quelques exemples :

Des ordinateurs dans les rues défavorisées pour éduquer les enfants en Inde (projet qui a inspiré Slumdog Millionaire…) :
http://www.liftconference.com/videos/sugata-mitra

Petits secrets et mensonges des nouvelles technologies
http://www.liftconference.com/secrets-lies-possible-perils-truthful-tech…

Discussion sur la fracture numérique :
http://www.liftconference.com/panel-discussion-facing-digital-divide-bri…

Discussion sur la surcharge technologique :
http://www.liftconference.com/panel-discussion-technological-overload

A voir aussi dans les talks de cette année (disponibles sur www.tsr.ch/lift ET en français), Baba Wamé qui parle des sites de rencontres en Afrique, Sarah Marquis qui parle de la vie loin des technologies, les projets pour développer la démocratie en inde de Ramesh Srinivasan, les difficultés d'être une blogueuse Kenyane racontée par Juliana Rotich, etc etc…

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