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Crédits revolving : Christine Lagarde fait le minimum
Par François Krug | Eco89 | 16/03/2009 | 15H48
La ministre de l'Economie a présenté ce matin ses mesures pour encadrer le crédit à la consommation. Publicités trompeuses, délais de réflexion et de rétractation, montant des crédits « revolving » : les propositions de Christine Lagarde restent modestes par rapport à celles des associations de consommateurs et du sénateur UMP Philippe Marini.
Dans une enquête publiée vendredi, l'UFC-Que Choisir dénonce « une distribution effrénée du crédit renouvelable », ou « revolving ». Et en novembre, Philippe Marini avait déjà déposé une proposition de loi visant à encadrer ces prêts. Le projet de loi de Christine Lagarde ne reprend qu'une petite partie de leurs suggestions.
Contrôler la publicité
En matière de publicité, Christine Lagarde fait trois propositions :
- Les pubs devront inclure cette mention : « Un crédit vous engage et doit être remboursé »
- Elles ne pourront plus laisser entendre « qu'un crédit améliore la situation financière de l'emprunteur »
- Elles devront fournir des exemples chiffrés pour illustrer le coût réel du prêt
Pour Vanessa Dagand, qui suit le secteur bancaire à l'UFC-Que Choisir, ces mesures restent insuffisantes :
« Au lieu de dire qu'un crédit “doit être remboursé”, il faut montrer qu'il peut être dangereux et conduire au surendettement. Il faut interdire des expressions comme “réserve d'argent” et la mise en avant de taux promotionnels dans les publicités. »
Deux semaines pour se rétracter
L'avant-projet de loi de Christine Lagarde rallonge le délai de rétractation : l'emprunteur a 14 jours, au lieu de sept, pour changer d'avis. Cette mesure est en fait la transposition d'une directive européenne.
Et sur ce point, la proposition de loi de Philippe Marini était beaucoup plus audacieuse. Au lieu d'allonger le délai de rétractation, elle imposait un délai de réflexion : le contrat ne pouvait être signé qu'une semaine après la première rencontre entre le prêteur et l'emprunteur.
Vanessa Dagand de l'UFC-Que Choisir est sceptique :
« Pendant ce délai de 14 jours, l'argent peut quand même être versé. Il faut le rembourser et cela rend difficile de se rétracter. Nous étions favorables au maintien du délai de sept jours, mais sans possibilité de toucher l'argent. »
Le crédit toujours autorisé dans les magasins
La future loi imposera un « devoir d'explication » au prêteur : l'emprunteur devra être informé précisément des conséquences du crédit. Les prêteurs devront aussi « évaluer la solvabilité de l'emprunteur » avant la signature du contrat.
Mais la ministre n'a pas retenu une des principales revendications de l'UFC-Que Choisir : l'interdiction pure et simple de proposer des crédits « revolving » sur le lieu de vente. Ce qui empêcherait les magasins de proposer un crédit renouvelable lors de l'achat, par exemple, d'un appareil électro-ménager. Explication de Vanessa Dagand :
« Très souvent, si on vous propose un paiement en trois fois sans frais, vous finissez avec un crédit “revolving”. Il faut que le crédit soit affecté à ce produit, et que son montant soit en accord avec le prix de ce produit. »
Que faire, justement, lorsque le montant dépasse les besoins réels et les capacités de remboursement de l'emprunteur ? Selon Bercy, le projet de loi accélèrera le traitement des dossiers par les commissions de surendettement dépendant de la Banque de France.
Les commissions pourront décider seules, et non plus au terme d'une procédure à l'amiable, de rééchelonner le remboursement du prêt ou de supprimer les intérêts. C'était une des propositions de Philippe Marini.
Mais celui-ci envisageait aussi des sanctions : un établissement ayant proposé un prêt « manifestement disproportionné » aurait été contraint de contribuer financièrement à un fonds de lutte contre le surendettement.
Le débat n'est pas pour autant terminé. Selon le calendrier établi par Bercy, le texte de Christine Lagarde doit être présenté au Parlement à la fin du printemps ou au début de l'été, et n'entrerait pas en vigueur avant l'an prochain.
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De nono le simplet
ceinture noire de pétanque | 17H51 | 16/03/2009 |
le mieux c'est de plus préter aux pauvres et de leur expliquer comment se passer d'argent !
De dan46
gardé a vue | 18H04 | 16/03/2009 |
Devrait apparaitre en gros sur tout les contrats de Crédits revolving cette mention : Souscrire un tel contrat nuit gravement à votre santé financière »
De padiran
Chroniqueur mondain | 22H47 | 16/03/2009 |
C. Lagarde dans sa loi, propose en fait aux consommateurs d'apprendre à lire
« Un crédit vous engage et doit être remboursé »
» un crédit n » améliore pas la situation financière de l'emprunteur »
Ces deux axiomes apportent réfléxions
1)Il faut maintenant une loi pour apprendre à lire aux citoyens, je pensais naîvement que l'Education Nationale était là pour ça
2) Si les emprunts « revolving » sont à ce point nuisibles pour le consommateur qu'il faille mettre en toutes lettres « attention ce produit peut être nuisible pour votre pouvoir d'achat », il n'y a que 2 solutions :
iI faut soit, les supprimer, soit les mettre en des mains expertes seules en mesure de juger si le consommateur est « formé » à leur utilisation.
Il ne faut surtout pas les laisser à la grande distribution, qui n'a pas pour compétence de connaitre le degré d'addiction du consommateur pour les crédits crunch
3) La pharmacopée financière s« enrichie de jour en jour de produits “toxiques” pour lesquels aucune autorité n'a jusqu'içi prononcé ni le classement ni le stockage dans un lieu adapté et sécurisé
Il faudra peut être un jour créer un l'INRESF (Institut National en Recherche, Education et Sécurité Financière) avec des fiches réflexes et des gestes de premiers secours.
Quand le Sarkosysme veut “éduquer” sur les bonnes pratiques des crédits, on est entre Tartuffe et Zavata (je respecte les clowns)