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RTL.fr18/11/09 | 14h45
« L'Argent des Français » : agaçant Jacques Marseille
Par Patrick Cotelette | Critique à Nonfiction.fr | 18/04/2009 | 11H29
Jacques Marseille, historien économiste et professeur à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne, s'attache dans son nouvel ouvrage à examiner une question d'actualité, celle du pouvoir d'achat des Français.
Alors que partout on dénonce sa baisse, l'explosion de la pauvreté et des inégalités, les diverses analyses économiques et sociologiques publiées à ce jour montrent presque toutes le contraire. Avec ce livre, Jacques Marseille entend faire la part du mythe dans nos représentations.
L'économiste résume ses conclusions dans le plan, ce qui permet de voir d'un simple coup d'œil que :
- Le taux de croissance annuel moyen des salaires entre 1843 et 2007 a été de 1,6%
- Le taux de croissance annuel moyen du patrimoine entre 1830 et 2007 a été de 1,5%
- Le rapport des revenus disponibles entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres est passé de 19 fois plus en 1780 à 3 fois plus en 2007
- le score de bonheur des Français est passé de 2,88 en 1973 à 3 (sur 4) en 2006
- le taux de prélèvements obligatoires français est égal à 43,3% alors que celui de l'Union européenne est en moyenne de 38,6% en 2007
- 9 000 euros de cotisations sociales annuelles universelles pourraient changer le fonctionnement de la Sécurité sociale française.
Mais au fil de la lecture, il est du devoir du lecteur de séparer lui aussi le bon grain de l'ivraie, entre les réels apports de Jacques Marseille et ses errements. Cet ouvrage est en effet agaçant à un double titre.
Le premier agacement est plutôt salutaire. Marseille démontre bien que les faits sont têtus : malgré les discours alarmistes, il est indéniable d'observer tout au long de deux siècles d'histoire une croissance du pouvoir d'achat.
Le chapitre 21 donne les meilleurs arguments : en calculant l'évolution du pouvoir d'achat du revenu, c'est-à-dire le vrai pouvoir d'achat, et non l'évolution du pouvoir d'achat de la monnaie, c'est-à-dire l'inflation, Jacques Marseille montre très simplement que celui-ci augmente.
Par exemple, « en 1990, le pouvoir d'achat d'une heure de travail [payée au Smic horaire] était de 3,56 kilos de pain, 526 grammes de bifteck [etc.] ; en 2007, les quantités respectives étaient de 4,25 kilos de pain, 726 grammes de bifteck [etc.] ».
Jacques Marseille se laisse aller à égréner des poncifs irréfléchis
Le premier défaut du livre est alors les flous méthodologiques de l'auteur. On peut ainsi lui reprocher à certains moments son imprécision sur les chiffres donnés ou sur les méthodes de comparaison.
Le plus grave est à cet égard les découpages chronologiques réalisés par l'auteur, pourtant historien, dans le corps du texte, qui sont contredits par l'évolution visible dans les chiffres en annexe…
D'autres imprécisions portent enfin sur la qualité des preuves apportées. Ces flous méthodologiques portent ainsi un doute sur la qualité globale de l'ouvrage.
Autre source d'agacement, les représentations, qui sont tout aussi têtues que les faits, surtout dans la prose de Jacques Marseille. L'ouvrage, entre deux démonstrations sérieuses ou qui parfois se veulent sérieuses, égrène ainsi des poncifs irréfléchis.
On sait que Jacques Marseille est un ancien membre du Parti communiste et qu'il a, à plusieurs reprises, affirmé avoir une dent contre le Parti socialiste. Il n'hésite ainsi pas à tricher sur les chiffres de plusieurs années pour mettre en question l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981.
Il affirme ainsi que « la rupture avec les années glorieuses […] s'amorce […] au lendemain de l'arrivée de la gauche au pouvoir », alors que les chiffres en annexe -qu'il a lui-même calculés- montrent que la « cassure » a d'abord lieu en 1980.
Les vieilles rancunes de Marseille le poussent à contredire ses propres démonstrations. Pourquoi affirmer, si ce n'est pour critiquer le système d'imposition français, que « la France, sur les trente dernières années, a […] un pouvoir d'achat en berne » (p.276), alors que le livre démontre le contraire ?
Ainsi, l'agacement ressenti tourne-t-il presque à la pitié. Voilà un ouvrage qui comporte de très bons éléments de preuves et d'informations, mais qui doivent être impérativement triés et vérifiés par un lecteur attentif.
En partenariat avec :
► L'argent des Français, les chiffres et les mythes de Jacques Marseille - éd. Perrin - 396p. - 20€.
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De pablico
16H58 | 18/04/2009 |
parler d'argent des français, hérisse le poil.
c'est un terme générique, trop vague.
qui a l'argent, et comment c'est réparti oui…
l'argent des français vu par un sdf…cela doit le faire rêver ou gerber.
l'argent des français vu par un milliardaire cela doit le faire rire.
De philipp
retraité | 11H56 | 18/04/2009 |
« Le rapport des revenus disponibles entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres est passé de 19 fois plus en 1780 à 3 fois plus en 2007 “ En d'autres termes ,le revenu disponible de Bernard Arnault est trois fois supérieur à celui d” un smicard faisant des heures supplémentaires pour gagner plus ! ! ! Marseille, tais toi Marseille, tu ments trop fort .Histoirien ? C'est vrai que vous racontez des histoires. Prof ? Oui, de grosses blagues marseillaises ! ! !
à philipp
De 101.7
Promeneur | 12H10 | 18/04/2009 |
« Marseille, tais toi Marseille, tu ments trop fort “
Excellent !
Ce monsieur ne semble pas prendre en compte que les postes dans le budget des ménages ou même des individus ont beaucoup changé dans les pourcentages.
Sa mauvaise foi, que j'ai pu remarquer, sur tous les sujets sont une signature.
Dites-voir monsieur Marseille, combien gagnez vous par mois ?
à 101.7
De miremond
17H57 | 18/04/2009 |
oui ce mec a le don de m'énerver ! ! il est d'une mauvaise foi évidente ! ! et en plus je suis marseillaise
à 101.7
De philipp
retraité | 20H33 | 18/04/2009 |
Et d'où proviennent ses revenus ? Son discours ressemble tellement à celui de Parisot ! !
à philipp
De I.P
Flat4 | 18H09 | 18/04/2009 |
En fait pour que la stat en question marche il suffit d'isoler les 10% en question en se basant sur l'échelle des salaires.
Exemple :
10 personnes touchent 10 euros, 80 entre 10 et 90, on s'en fout et 10 personnnes touchent 100 euros.
Rapport de force : 10*10=100 euros de revenus disponibles pour les plus pauvres, 10*100= 1000 pour les plus riches. Soit une rapport de 10.
Deux siècles plus tard on prend 90 personnes à 10 euros, 10 personnes à 300 euros. Les 10% les plus pauvres seront compris entre 0 et 30 euros, les 10% les plus riches entre 270 et 300 euros. Et là hop c'est magique le rapport de revenus disponibles entre les plus riches et les plus pauvres est passé de 10 à 3.4.
De l'art de faire n'importe quoi avec les stats.
à philipp
De DBL8
Retraité | 12H33 | 19/04/2009 |
Statistiquement, il n'a pas tord, mais ça fait chier qu'il nous le rappel !
De plus les stats, on leurs fait dire ce que l'on veut.
De déluge
menuisier | 13H14 | 18/04/2009 |
Prendre comme aune de pouvoir d'achat le prix du pain est ridicule.
Quel serait le résultat si l'on prennait la part des dépenses incompressibles (logement, énergie, transport) ?
Prendre les taux moyens de croissance du patrimoine ou des salaires inclue les très hauts revenus et les misérables. Je ne connais pas les chiffres mais ils pouraient être comparables si l'on prenait comme période le XIIIèm / XVIIèm siècle.
Il oublie de préciser que la part redistribuée au travail a perdu 10% depuis les années 80, au profit du capital.
Le « score du bohneur » se passe de commentaire, tant le concept même est ridicule.
En fait, J Marseille, comme la droite dans son ensemble, masque son échec en tentant de faire passer la notion de perte de pouvoir d'achat comme « ressentie », alors que la réalité serait exactement l'inverse.
Ce faisant, elle fait très exactement la même erreur que la gauche lorsque l'insécurité était ravalée au rang de fantasme.
A un certain niveau, prendre les Français trop pour des imbéciles se révèle être à la fois une erreur tactique (ça revient comme un boomerang) en même temps qu « un mépris de classe bien dans la tradition de la droite “Marie Antoinette” qui lorsque le peuple demande du pain propose de la brioche.
Là Marseille dit que les Français ne se sont pas apauvris et donc qu'il n'y a rien à améliorer.
Vivement que les ténors de l'UMP reprennent l'argumentaire : Franc succès en perspective.
Marseille se trompe avec constance depuis vingt ans. Son livre semble être un plaidoyer pro domo pour l'ensemble des politiques économiques qu'il a soutenu et qui montrent maintenant leur carractère létal.
à déluge
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 13H43 | 18/04/2009 |
Ici :
http://www.ladepeche.fr/article/2009/04/10/590345-L-inflation-au-plus-ba…
l'inflation est de 0,3% en un an en mars
Là, où l'on ne regarde que ce que les gens ACHETENT :
http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/concurrence/prix/mars2009.htm
le mois de mars, sur un an, marque une hausse de 0,67 (en nette régression).
Bien que la hausse soit à la baisse, 0,67, c'est deux fois plus que 0,3. Faut-il compter ce que l'on achète ou ce qui est à vendre ?
Sur quoi raisonne (résonne ? ) Jacques Marseille ?
bon ouiquende, Déluge…
à déluge
De pascal kanibal
20H44 | 18/04/2009 |
Il y a 50 ans les ouvriers allaient au boulot en vélo ou à pied. Aujourd'hui ils sont en voiture ou en moto 1000 cc. Et ce n'est qu'un petit exemple….
J. Marseille n'est pas dans le courant dominant, la pensée unique hexagonale archaïque, pleurnicharde, piteuse, larmoyante, qui n'est au fond que de l'impuissance. La gauche au pouvoir dans les esprit depuis 1968, a fait de la France, autrefois rayonnante, un pays de fonctionnaires, d'assistés sociaux, de déprimés vivant dans le gris de leurs petites idées. Quel est ce pays dont 80% des jeunes aspirent à rentrer dans la fonction publique pour les petits avantages, les petites protections, les petites vacances et les petites mesquineries ? Ce pays est un pays socialiste bouffé par le fisc, castré, enfoncé dans son échec et qui cherche une grandeur dans les crachats qu'il distribue sur tout ce qui ne lui ressemble pas. Petit pays, tout petit pays de gauche….tout petit petit…..
à pascal kanibal
De Maria Rosa
21H20 | 18/04/2009 |
c'est vrai ça… les USA et la Grande Bretagne, qui ont depuis longtemps abandonné le système « français », connaissent les succès mirifiques que l'on constate tous les jours ! ! Vous devriez revoir un peu vos analyses, qui deviennent très très ringardes…
à Maria Rosa
De pascal kanibal
16H36 | 19/04/2009 |
A Maria Rosa et tous les autres convaincus que la France est un modèle ;
1) Personne dans le monde n'opte pour un système fonctionnarisé de castes et de privilèges selon le statut qui est le nôtre
2) USA et GB n'ont rien à faire de nos idées éculées et grostesques d'égalitarisme qui ne mènent qu'à la pauvreté pour tous, sauf pour les gens du pouvoir et de l'administration.
3) Le système social français ne s'autofinance pas et ne se paye (provisoirement) que par l'endettement doublé d'une fiscalité punitive pour les productifs qui les fait fuir et les fera encore plus fuir. On ne reste en France que pour le guichet social.
4) La crise va accélérer l'histoire et la fracture mère de la société française, à savoir celle existant entre le public et le privé va devenir évidente pour tous malgré la propagande étatiste qui jette le voile sur cette inéquité scandaleuse.
5) J'invite la jeunesse productiive, ambitieuse, entreprenante, et ceux à qui il reste encore des sous, à fuir l'hexagone le plus vite possible et à laisser ce pays à ses ayant droits sociaux. Qu'ils se démerdent et qu'ils profitent de leur égalité !
6) Je suis déjà parti et j'ai créé 35 emplois ailleurs. Je reviendrai dans le pays socialiste les pieds devant mais pas avant.
à pascal kanibal
De Avril
06H29 | 20/04/2009 |
Fantasia chez les ploucs ! Bye bye ! adios et bon vent ! si tu pouvais aussi éviter les blogs français, ça nous arrangerait bien !
Ils ont pas de blogs, les américains ? ou t'as pas d'amis ?
à pascal kanibal
De déluge
menuisier | 11H38 | 19/04/2009 |
J'adore les tristes sires dans votre genre se disant patriotes mais qui passent leur temps à cracher sur leur pays.
Si l'herbe est plus verte ailleurs, que n'y allez-vous pas ?
Vous voyez, l'Irland, le « dragon celtique », ça c'est un pays dynamique ! L'exemple à suivre par l'archaïque France pourrie de fonctionnaires !
Là bas on ne paye pas d'impot confiscatoires comme en France !
Allez-y vous dis-je.
Bon, le seul soucis est que le dragon est au bord de la faillite TOTALE.
Incidemment comme tous les pays ayant priés ST Friedman et la Sainte Ecole de Washington.
Mais quand on a la foi, on ne s'arrête pas à ce genre de détail.
Et puis il ne vaut pas mieux être pauvre et malade là bas, mais encore un détail.
à déluge
De balipit
bonne | 11H57 | 19/04/2009 |
y a aussi des pays plus juste socialement et économiquement plus performant ; mais il vaut mieux parler du dragon que de se remettre en question …
à balipit
De wardog
14H16 | 19/04/2009 |
Et qui sont des pays dont les taux d'impositions sont bien supérieurs, dont le budget de l'éducation est supérieur au notre, etc.
La remise en question ne doit pas être de courte vue.
: P
à wardog
De balipit
bonne | 15H06 | 19/04/2009 |
La remise en question est inexistante puique les taux sont quasi similaire … méme en suéde et les avantages sociaux plus conséquents (1 an congé maternité …)
Au Danemark - qui laisse mourrir ces citoyens c'est bien connue - on consomme 30% de médicaments de moins qu'en france .
La prélevements de l'imposition directement économise aux citoyens danois des milliers de fonctionnaires qui pénalisent la performance de notre économie etc …
Les exemples dont on devraient s'inspirer ne manquent pas pour ceux qui s'interessent à autres chose qu'a se répandre en poncifs
Les exemples de mauvaises gestions , d'opacité voire corruption dans la gestion française de notre ressource publique n'est pas vraiment digne d'une démocratie …
à balipit
De wardog
18H56 | 19/04/2009 |
Le prélèvement à la source serait excellent !
Reste que pour l'appliquer en France il faudrait faire preuve de transparence (et pas que dans le public, si c'était si simple) et là, le bât blesse…
Les exemples nordiques, bien que pouvant connaitre certaines améliorations, sont des modèles de bonne gestion mais aussi de civisme, chose que même nos politiques ou grands patrons ignorent sans scrupules aucun.
Mais en France coller sa feuille d'impôt sur le net ce n'est pas pour demain, on pourrait se rendre compte que certain n'ont pas mis que le doigt dans le pot de confiture…
à déluge
De pascal kanibal
16H55 | 19/04/2009 |
Déluge Si vous êtes menuisier artisan vous savez le sens du mot « arnaquer » quand vous payez vos impôts. N'est-il pas ?
L'Allemagne, pays au système social au moins aussi évolué que le nôtre, a inscrit dans sa constitution le bouclier fiscal à partir de 50 % du revenu en ce qui concerne seulement les impôts directs. Si la France fait sauter son bouclier, il y aura une nouvelle vague massive de départs dont on n'a pas encore idée…Les départs sont beaucoup plus massifs que ne le dit la propagande officielle étatiste qui ne parle seulement que de deux fortunes par jour. La France scie la branche sur laquelle elle est assise…..on ne parle que de 200 milliards d'euros partis mais le préjudice est bien plus énorme car les capitaux partis sont aussi de l'activité et des revenus et des investissements pour l'avenir. Petit pays de gauche, gris, étriqué, fou et misérable. Le marxisme n'est pas mort, il rôde encore en France et bien qu'elle en profite…..et elle boira son calice jusqu'à la lie….
à pascal kanibal
De wardog
18H52 | 19/04/2009 |
Les capitaux sont déjà loin, ils n'ont pas attendu le bouclier fiscal, la Nation les capitalistes s'en tamponnent le coquillard avec une force !
Il n'y a qu'à voir les fortunes amassées dans les paradis fiscaux (dont aucun sur liste noire, rions un peu) pour s'en rendre compte. Les morceaux de fortunes restant en France ne sont que la partie immergée de l'iceberg.
Marrant, moi si je fraude les impôts je pense que je prendrais cher, mais il est vrai que je n'ai pas les moyens de me payer un fiscaliste virtuose de la fraude légale.
Mais c'est vrai, le danger c'est l'ouvrier !
La poutre, l'oeil, tout ça…
à pascal kanibal
De Kereven
20H23 | 19/04/2009 |
vérifiez vos sources, l'Allemagne n'a pas mis de bouclier fiscal dans sa constitution. C'est un mensonge sarkozyste. Il en a été question , mais cela ne s'est pas fait.
à pascal kanibal
De balipit
bonne | 11H55 | 19/04/2009 |
pays de beaufs souvent prétentieux …
à pascal kanibal
De Kereven
20H19 | 19/04/2009 |
vos stats sont aussi inexactes que celles de J. Marseille.
Et votre discours complètement mensonger.
De Propergol
à bord du Head Hunter | 12H24 | 18/04/2009 |
Quelques remarques d'ordre général ; )
J'adore :
« Le premier agacement est plutôt salutaire. Marseille démontre bien que les faits sont têtus : malgré les discours alarmistes, il est indéniable d'observer tout au long de deux siècles d'histoire une croissance du pouvoir d'achat. »
Si c'est pas une évidence…
J'aurais aimé que :
« Le taux de croissance annuel moyen des salaires entre 1843 et 2007 a été de 1,6% »
soit complété par :
»…le taux de croissance annuel moyen des pays donnés entre 1843 et 2007 a été de… »
sinon ça n'a aucun intérêt. On sait que les salaires croissent chaque année en absolu !
« le score de bonheur des Français est passé de 2,88 en 1973 à 3 (sur 4) en 2006 »
C'est quoi un score de bonheur ? Ca se calcule comment ? Le bonheur ça se calcule ?
Et une autre perle, mais propre à une majorité de gens qui essaient de prouver qu'il faut baisser ou augmenter quelque chose :
« le taux de prélèvements obligatoires français est égal à 43,3% alors que celui de l'Union européenne est en moyenne de 38,6% en 2007 »
>>si on baisse le taux de prélèvement français à 38.6% en moyenne, on baisse du coup la moyenne européenne !
Comparer analytiquement un taux par rapport à un autre qui est calculé en fonction du premier est assez aberrant ! Chaque pays a une situation économique donnée et précise, donc des données économiques précises ! Il y a peut-être des objectifs précis à se fixer sur des données qui sont plutôt négative (le taux de racisme à l'embauche par exemple), mais pas sur les impôts !
Au pire on peut comparer la France et d'autres pays, et encore, ça n'a aucun sens objectif.
à Propergol
De jfko
Infosophe | 13H02 | 18/04/2009 |
Bien vu et bien dit !
à Propergol
De Kereven
20H32 | 19/04/2009 |
Le taux d'imposition de certains pays est plus faible que le notre, car, contrairement aux délires sarkozystes, l'impôt ne sert pas qu'à payer les fonctionnaires, mais aussi et surtout les infrastructures et qu'un pays moins grand que la France a moins de dépense pour ce poste.
De plus, de nombreux pays européen n'ont pas d'armée comme la notre, et n'ont pas à la payer.
Il faut voir à quoi sert l'impôt avant de raconter n'importe quelle connerie sarkozyste.
On en peut pas aller en Afghanistan et ne pas payer d'impôt, on ne peut pas avoir le TGV, avoir eu concorde et ne pas payer d'impôt, on ne peut pas construire routes et autoroutes, ports, métros, aéroport sans impôts. C'est la principale dépense de la France ces infrastructures. On ne peut pas non plus financer la culture (musées, monuments historiques, patrimoine) sans impôt.
Alors oui, nous avons des impôts importants, mais nous avons aussi un pays où les infrastructures sont de très bonnes qualités.
Que les cons radins qui ne veulent rien payer aillent aux USA et nous foutent la paix avec nos impôts, moi je suis fier d'en payer, et je ne déduis jamais mes dons sociaux, que je ne donne pas pour faire baisser mon imposition, mais parce que je crois aux actions que je soutiens.
De Piyoun
Etudiant | 17H44 | 19/04/2009 |
Il n'est pas seulement agaçant, ce Jacques Marseille, il est aussi incompétent pour parler d'économie.
C'est un historien de la France contemporaine, de la colonisation et de l'histoire des faits économiques. Mais il parait complètement ignare de la théorie économique, ou pour le moins raisonne de façon idéologique, abusant constamment de prénotions (sur les déficits, la dette, la fiscalité, le rôle de l'Etat, le commerce international, j'en passe…)
Son recours constant et autonome à des chiffres (Cf www.jacquesmarseille.fr), à des données statistiques, témoigne d'un raisonnement empiriste totalement dénué de toute théorie. Or, n'importe quel épistémologiste des sciences sociales (dont l'économie) vous mettra en garde : il n'y a pas de faits sans théorie.
(Ceci est un coup de gueule d'un étudiant en économie et en sociologie… peut être excessif, mais totalement assumé.)
De jfko
Infosophe | 13H00 | 18/04/2009 |
Voici ce que déclarait ce comique au lendemain de l'élection de NS : « [nous devrions] voir les résultats de la politique économique de Nicolas Sarkozy dès septembre ou octobre 2007 ».
Un visionnaire de talent, ce Marseille ! …
Cela fait 30 ans qu'il crache sur le « public », il ne sait rien faire d'autre (et en plus, il le fait mal) !
De Patrick Cotelette (auteur)
Critique à Nonfiction.fr | 13H03 | 18/04/2009 |
Ayant écrit la critique, j'apporte quelques informations complémentaires qui sont dans le livre de Jacques Marseille.
@Pablico : oui, le terme « argent des Français » est vague, c'est pour cela qu'il y a un chapitre sur les salaires, un chapitre sur le patrimoine, et un chapitre sur les inégalités de revenus. Il s'agit de décomposer le problème.
@Philipp : oui, Bernard Arnault a un revenu disponible beaucoup plus important que 3 fois le revenu du moins payé. Mais le rapport n'est pas entre le plus riche seul et le plus pauvre seul mais entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres en matière de revenu disponible (c'est-à-dire revenu d'activité - impôts et cotisations sociales + revenus de transfert).
@Deluge : pour la question de la hausse des salaires qui concerne aussi bien les pauvres que les riches : Marseille détaille par période quelle catégorie de la population a connu les plus fortes hausses. Mais le constat de baisse des inégalités entre les 10% les plus riches et les 10% les plus pauvres reste vrai.
@Deluge : pour la question du bonheur, effectivement, cela fait partie des chapitres faibles du livre.
@Deluge : sur la question du pouvoir d'achat pour d'autres produits que le pain et le steak :
Le chapitre 21 détaille pour d'autres produits. Pour la question de l'essence, la leçon est exemplaire : en 1974, le prix du litre d'essence est de 1,62 francs, le SMIC brut était de 6,75 francs, donc 4,17 litres d'essence équivalent une heure de travail ; en août 2008, le prix du litre d'essence est de 1,41 euros (cela a baissé depuis), le SMIC brut était de 8,71 euros, donc 6,18 litres d'essence équivalent une heure de travail. Il y a bien une hausse du pouvoir d'achat.
@Deluge : sur les dépenses contraintes : tout le détail est dans le chapitre 23.
à Patrick Cotelette
De nayko
Troubadour urbain | 13H26 | 18/04/2009 |
L'exemple du prix du pain me parait bien foireux, idem pour le bifteck. Smic horaire NET (car c'est ça qui finit dans notre poche et non le brut ! ) : environ 6,84 euros. Prix d'une baguette de 200g : 90 centimes d'euros sur lille dans la plupart des boulangeries soit environ 1.6 kg de pain ! il fume quoi Mr Marseille ?