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Disneyland : les licenciements pour faute grave explosent
Par Cyril LAZARO | Porte parole du collectif Libre et ... | 24/04/2009 | 12H03
Le durcissement disciplinaire à Disneyland Paris à l'égard des salariés non cadres, est une réalité indéniable. Le climat social est en chute libre. Les chiffres du bilan social parlent…

Je me suis penché sur le projet de bilan social 2008 de Disneyland Paris. Ce document annuel accueilli dans l'indifférence général reste cependant un véritable indicateur factuel de ce qui se passe dans l'entreprise si l'on prend la peine de s'y pencher un peu.
- Le Comité d'Entreprise à qui était présenté ce document a encore brillé par son manque d'intérêt avec seulement une dizaine d'élus présents sur 30. Quant au vote des élus, 1 pour, 1 contre, 8 abstentions, je ne sais pas trop ce qu'il signifie. Cette situation à elle seule est déjà le reflet d'une dégradation forte des relations sociales dans l'entreprise.
Je reviendrai dans les jours à venir sur différents points abordés par ce document car les champs abordés sont vastes. Aujourd'hui, je me contenterai d'aborder les licenciements dans l'entreprise :
- Entre 2006 et 2008, le nombre de licenciements a augmenté de 29% atteignant aujourd'hui le nombre de 416 licenciements pour 2008.
- Plus de 80% des licenciements actuels concernent les salariés non cadres contre 69% en 2006.
- Sur les 416 licenciements prononcés en 2008 dans l'entreprise, 283 licenciements (68%) sont des licenciements pour faute grave de salariés non cadres.
- Les licenciements pour faute grave de salariés non cadres sont en augmentation de 70% par rapport à 2006 et de 41% par rapport à 2007.
Une telle donnée ne laisse aucun doute et pour avoir moi-même été victime d'une procédure de licenciement, il y a quelques jours, je peux affirmer que l'aspect répressif vis-à-vis des salariés non cadres est en marche, avec une claire volonté de priver ces salariés d'une partie de leurs droits en utilisant comme qualification du licenciement la faute grave et non pas la cause réelle sérieuse.
- L'entreprise a compris qu'en licenciant pour faute grave, les salariés qui vont aux prud'hommes obtiennent en général la requalification du licenciement en cause réelle et sérieuse et beaucoup plus rarement la reconnaissance du licenciement comme étant abusif.
Les chiffres ont pour avantage de ne pas mentir sur certaines réalités, et le durcissement disciplinaire à Disneyland Paris à l'égard des salariés non cadres, est une réalité indéniable.
D'ailleurs le nombre de démissions des salariés non cadres a lui aussi augmenté de 20% par rapport à 2007, portant le nombre à 1288 salariés non cadres qui ont démissioné en 2008.
Une augmentation de travail sur le terrain, des exigences professionnelles accrues de la part de l'encadrement, une flexibilité qui tourne à l'hyper flexibilité, des horaires fluctuants en fonction des besoins opérationnels, des salaires qui ne suivent pas, le travail du dimanche payé simple sans compensation, un silence syndical assourdissant, cela commence à faire beaucoup.
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De supprimé à la demande du riverain 12 mai
... | 12H14 | 24/04/2009 |
SVP, qu'appellez-vous « cause réelle sérieuse » ? merci.
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De Arnaud Aubron
Rue89 | 12H17 | 24/04/2009 |
La « cause réelle et sérieuse » est une notion juridique. Vous trouverez toutes les explications ici.
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De flixp
02H25 | 25/04/2009 |
Ils n'ont pas voulu sucer Mickey.
Je fais le malin avec ça mes les chiffres de l'article sont impressionnants.
De Tyb
(par ici, par là) | 12H27 | 24/04/2009 |
« le travail du dimanche payé simple sans compensation »
c'est légal ça ?
à Tyb
De miclaire24
ouf ! retraitée ! | 12H44 | 24/04/2009 |
Il me semble bien que oui s'il est intégré dans ton planning de la semaine. Comment cela se passe-t-il dans les super ou hypermarchés ouverts le dimanche matin ?
à miclaire24
De tripo
résident de la république | 13H21 | 24/04/2009 |
pour avoir travaillé (en tant qu'étudiant, certes) dans un supermarché ouvert le dimanche matin, je n'étais pas payé plus que la semaine
à miclaire24
De Homer555
travailleur plus qui à gagné moins | 17H38 | 24/04/2009 |
Nous avons une convention collective différente de celle des métiers du loisirs.
En GD, il y a une distinction entre un travail occasionnel et un travail régulier du dimanche. En cas de travail régulier du dimanche, soit le salarié bénéficie de 3 demi journées de repos consécutives dans la semaine (comme les salarié lambda donc… : S ), soit le salarié est payé 20% de plus pour les heures effectuées le dimanche.
Accessoirement, c'est pour cette raison que en cas d'ouverture du dimanche des commerces, une grande partie des salariés de GD ne toucherais pas un centime de plus. Donc la litanie sur le pouvoir d'achat du gouvernement…
à Tyb
De DBL8
Retraité | 12H39 | 25/04/2009 |
Cela dépend du contrat de travail.
Si celui-ci prévoit le travail le dimanche & jour de fêtes, OUI.
Il est prévu des compensations… plus ou moins attribués, pour compenser.
Il ne faut pas trop réclamer si l'on veut garder son travail, et en ce moment c'est dur, ils le savent très bien.
De Sixpatte
77583 | 12H36 | 24/04/2009 |
C'est beau le rêve américain : business efficace, management serré, salaires mirobolants. Et si on arrêtait d'alimenter toutes ces pompes à finances à forte médiocrité, même pour faire plaisir aux gosses ?
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 13H41 | 24/04/2009 |
Quand Eurodisney s'est implanté à Marnes la Vallée (77) en 1992, cela s'est fait après une campagne lobbying pugnace menée par le conseil général et le conseil régional d'IdeF dont l'objectif était de « dynamiser l'emploi et la croissance » dans cette région, qui pourtant n'avait pas besoin de cela.
Des terres agricoles fertiles ont été bradées et les contribuables ont du payer toutes les infrastructures (rail, route, RER, EDF, réseaux divers..) il fallait se conformer aux dictats de la bande à Mickey, toute réserve ou critique étaient jugées ringardes et Disney était cité comme une entreprise de référence exemplaire, dont il fallait suivre la démarche innovante annonciatrice de l'univers économique que nous allions connaitre…
On connait la suite, et il n'y a plus que des crétins, ou des « concentrés de d'abjection » pour utiliser ce lieu de vulgarité comme tremplin pour leur vie conjugale !
à Waldeck
De azerty69
ExecutieveBranleur | 14H20 | 24/04/2009 |
Quand Eurodisney s'est implanté à Marnes la Vallée (77) en 1992, cela s'est fait après une campagne lobbying pugnace menée par le conseil général et le conseil régional d'IdeF dont l'objectif était de « dynamiser l'emploi et la croissance » dans cette région, dont la grande majorité des habitants travaillent à Paris, entrainant les problèmes de transport connu par tous parisiens.
Des terres agricoles fertiles (dont la france regorge par bien trop, abreuvé de pesticides et d'engrais pour finir en sur plus invendable qui si ils n'avaient pas servie a mickey seraient en jachère) ont été bradées (vendue aux prix de la terre aricole avec un joli bénéfice par les paysans, mais transformé en constructible par l'état) et les contribuables ont du avancer les frais de toutes les infrastructures (rail, route, RER, EDF, réseaux divers..) qu'ils ont finalement eu gratuitement (remboursé par toutes les taxes, impôts payés par Mickey).
L'argent perdu par Disney (compensé largement par la publicité gratuite récurente de ce parc) mais surtout par les actionnaires de ce Disney Parisien est souvent cité dans les écoles de commerce/banque/finance comme une entreprise de référence exemplaire, dont il ne faut pas suivre la démarche.
On connait la suite, et il n'y a plus que des crétins, ou des « concentrés de démago » pour utiliser ce lieu de divertissement comme tremplin pour leur vie de rejet en bloc de la société !
à azerty69
De Kereven
13H00 | 25/04/2009 |
J'ajouterai qu'à l'époque de nombreux sous-traitants de mickey ont mis la clé sous la porte, faute d'avoir été payé. La plupart des boites qui ont construit cette merde bling bling l'on encore en travers de la gorge. Mais le parc n'était pas rentable, donc les factures pourvaient attendre.
à Waldeck
De Selenewebsite
Informaticien | 14H28 | 24/04/2009 |
Une polémique encore une polémique. D'accord peut être qu'il y a des licenciements abusifs mais vous ne voyez toujours que le mauvais côté des choses. A mon avis Disney n'est pas l'entreprise la plus mal sur ce point là. On est en pleine crise économique et ils ont trouvé une façon facile de virer du personnel mais ce ne sont pas les pires. Si vous n'êtes pas content allez séquestrer le PDG de Disney.
Il ne faut pas oublié que Disneyland Paris est avant tout un endroit de divertissement. De quel droit vous permettez-vous de critiquer les personnes qui y vont ? Vous ne leur êtes supérieurs sur aucun point. Je ne me suis pas senti crétin quand j'ai vu les yeux de ma petite fille pétiller. C'est un avis personnel comme le votre.
Chacun fait sa vie comme il le veut, si vous préférez laisser vos enfants devant la TV plutôt que de les faire sortir cela vous regarde.
Le trajet était cher, l'hôtel aussi, mais je ne regrette pas y être allé.
____________________________________________________
http://www.selene.fr.nf
à Selenewebsite
De jllprod
72308
de passage dans la rue | 18H51 | 24/04/2009 |
Excusez-moi, mais je pense que vous faites une confusion. Quand Waldeck parle des crétins et des concentrés d'abjection, pour moi, il ne parle pas du client lambda, mais d'un certain couple qui s'y est rendu (un certain Nicolas S. et une certaine Carla B., vous me suivez ? )
Que votre petite fille ait apprécié Eurodisney, je n'y vois absolument rien à y redire, pas plus, à mon avis, que Waldeck d'ailleurs, s'il me permet de parler en son nom.
Le problème, c'est que si votre petite fille, et en règle générale, les enfants qui s'y rendent, apprécient leur sortie, c'est aussi grâce au travail de tous les employés.
Employés dont une partie subit des licenciements abusifs, pour faute grave, parce que la direction y voit un moyen commode de réduire les effectifs, alors que la gestion elle-même du parc est sujette à caution. Avec tout l'impact traumatisant que de tels licenciements ont. Un licenciement, c'est loin d'être anodin, quand en plus c'est un licenciement abusif, pour faute grave …
à jllprod
De General Subverciòn
réfractaire délocalisé | 20H11 | 24/04/2009 |
à General Subverciòn
De eudemon
intello-précaire | 23H30 | 24/04/2009 |
ça me rappelle une chanson de Gainsbourg.
Une histoire de sucette.
à jllprod
De Waldeck
Naufragé en Sarkoland | 09H06 | 26/04/2009 |
-« que Waldeck d'ailleurs, s'il me permet de parler en son nom. »
Tout à fait, cher jiiprod, je pensais surtout (et uniquement) à ce couple, dont seul,l'élément femelle me séduit.
Je connais un peu le cas Disney-employeur dans cette région de la Brie.
Quand ils se sont implantés, ils ont imposé leurs règles yankees, affichés leur mépris du code du travail « à la française » , ils étaient précurseurs d'un mode de management qui allait devenir la règle générale 10 ans plus tard.
Ils précisait bien qu'Eurodisney n'était pas une entreprise française à destination d'un public français, mais une entreprise de culture et de droit américain, à destination d'un public (aisé) européen.
a l'époque, tous les adeptes français de la méthode Thatcher ont crié au génie, on voit le résultat
De supprimé à la demande du riverain 12 mai
... | 14H20 | 24/04/2009 |
Hier soir, j'entendais Thibaud qui disait qu'aux USA, il n'y avait pas de Droit du Travail. Est-ce qu'Eurodisney est soumis au droit du travail français ou cherche-t-il à transposer en France les méthodes américaines ? Je suis quand même étonné que pendant des semaines les anti-CPE aient paralysé la France, alors que le Droit du Travail français est si avantageux. N'était-ce pas une imposture ?
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De fidesien
ouvrier | 17H56 | 24/04/2009 |
Si le droit du travail est « si avantageux » c'est que des luttes freinent (trop peu) les régressions
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De lolaryna
cnro | 10H55 | 25/04/2009 |
toi tu es vraiment trop fort
apres la defense de cette incompétente de dati, tu enchaine avec la defense de mickey et de sa bande
en meme temps c'est tous des guignols mais j'ai quand meme du mal a comprendre ce qui peux te motiver à ce point ? ? ? ? ? ?
à supprimé à la demande du riverain 12 mai
De DBL8
Retraité | 12H43 | 25/04/2009 |
Le travail en France est soumis au droit Français.
Il ne manquerait plus que des sociétés étrangères utilisent le droit de leurs pays d'origine…
C'est déjà assez dur comme ça !
De nemo3637
Déchoukeur | 14H25 | 24/04/2009 |
Cela fait longtemps que « ça coince » au niveau des relations salariés-employeurs dans cette entreprise. Mickey avec nous ! A un moment donné il y a eu une réaction syndicale (CGT). Mais c'était il y a longtemps. Depuis la répression anti-syndicale a du s'établir, se paufiner. La seule riposte est un affrontement radical, comme il peut y en avoir d'ailleurs aux Etats-Unis dans ce genre de situation…et comme cela se produit en France de plus en plus. Facile à dire ! Situation difficile. Rejoignez les syndicats de combat, provoquez des solidarités - cet article est déjà une bonne idée - , et déclenchez l'attaque.
à nemo3637
De supprimé à la demande du riverain 12 mai
... | 14H43 | 24/04/2009 |
Non ! Pas question !
à nemo3637
De Argos
06H42 | 25/04/2009 |
apparemment, d'après l'article, les syndicats ne sont pas très véloces sur le sujet …
peut être la fameuse « paix sociale » de l'UIMM est-elle passée par là ?
à nemo3637
De DBL8
Retraité | 12H45 | 25/04/2009 |
Séquestrer Picsou ?
J'entends déjà les revendications :
PICSOU des sous ! !
De franc parleur
anarchieevangelique.wordpress.com | 14H54 | 24/04/2009 |
Picsouland
à franc parleur
De Gom
16H36 | 24/04/2009 |
Phénomène connu à défaut d'être reconnu. Les grandes ou moins grandes d'ailleurs multi américaines ou autres, profitent des périodes de crises pour licencier en France même si ça ne répond pas forcément à un réel besoin. Le droit y est tellement contraignant qu'il est plus facile de faire passer en ce moment que de faire passer plus tard s'il y a un réel besoin de le faire. En plus dilué dans la masse, c'est tout bénef.
à Gom
De Kereven
13H05 | 25/04/2009 |
Le droit français est peut-être contraignant, mais la France a l'une des meilleurs productivités au monde. Si l'on vous écoutait, il n'y aurait plus une seule entreprise étrangère en France depuis 1789. Or, les investissements continuent ce qui prouve que vos arguments sont contre-faits.
à Kereven
De dob
11H06 | 26/04/2009 |
ouais, n'empêche qu'on perd quand même des investissements avec notre propension à la grève et notre rigidité du code du travail. On veut plus d'emplois ? faut augmenter notre attractivité, ya pas de secrets.
à dob
De haiker
19H01 | 27/04/2009 |
Le patronat ne veut pas plus d'emplois. Son pire cauchemar est la disparition du chômage de masse, sa seule véritable arme contre les revendications salariales.Et comme le gouvernement veut ce que veut le patronat.
Ce que veulent les français, on leur demande le moins souvent possible, et on choisi de privilégier une interprétation « carte blanche » de résultats d'élections datant de 2 ans voir plus que celles plus récentes ou toutes autres formes de manifestation plus récentes…