Question séléctionnée par Eco89

D'ou vient le problème des retraites ? S'il y a trop de retraités aujourd'hui c'est qu'il y avait trop de travailleurs hier…

Question posée par Arnaud L. | 06/05/2009 | 05H55

10 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

  • Téléchargez votre photo sur votre page perso. Elle apparaitra à côté de vos réactions.
  • Merci de respecter la charte des commentaires, sans quoi nous nous réservons le droit de supprimer votre réaction.
  • Les commentaires sont fermés après quatre jours.
Portrait de spin590

De spin590

17H43 | 07/05/2009 | Permalien

La retraite des salariés comprend deux composantes :
1 - La retraite sécurité sociale dite par répartition
2 - Les retraites complémentaires (ARRCO et AGIRC) qui sont reversées en fonction de points acquis par les prélèvements réalisés pendant les périodes d'activité.
Pour ce qui concerne la retraite par répartition, ce sont les prélèvements faits sur les revenus des actifs qui permettent le reversement aux retraités.
Hier, la question ne se posait pas, et les caisses de retraite pouvaient même être excédentaires.
Il est certain que s'il y a plus de retraités que d'actifs, il faut, soit baisser les reversements, soit augmenter les prélèvements.
Cette équation supposerait que les prélèvements soient bien effectués sur tous les revenus de tous les actifs salariés. Aujourd'hui ce n'est pas le cas. Toutes les exonérations de charges réclamées et accordées au nom de la « compétitivité », participent pour beaucoup à ce déséquilibre.
Il est quand même vrai, qu'à terme, et en conservant une retraite à taux plein à partir de 60 ans et ou 160 trimestres, il eût fallu augmenter légèrement les prélèvements des actifs.
C'est la réponse à ce type de question qui fait la différence entre une politique dite de gauche et une politique dite de droite.
A « gauche » on trouve les recettes nécessaires, à « droite » on
dépense moins en orientant vers des solutions individuelles du type « capitalisation ».
Les retraites complémentaires sont déjà individualisées, mais sont « obligatoires » et issues de prélèvements.
Pendant toutes les périodes d'activité, salarié et employeur cotisent en fonction de la partie du salaire qui dépasse le plafond de la sécurité sociale, et toutes les cotisations versées sont transformées en « points » selon une valeur déterminée par des accords entre partenaires sociaux.
Au moment de la liquidation de la retraite, il est reversé au retraité une rente équivalente au nombre de points acquis multiplié par la valeur du point du moment également négociée entre partenaires sociaux.
On retrouve à nouveau un problème de recettes qui conditonnera la valeur du point. Et là, même « punition », la valeur du point reversé peut très bien stagner et celle permettant d'acquérir les points augmenter, en fonction des besoins en recettes.
Dans ce cas, les pensions ne peuvent que diminuer au regard du coût de la vie.
Le problème des retraites est donc bien lié au nombre de retraité et à leur durée de vie, dont l'effet conjugué est d'augmenter la dépense. Mais le problème principale reste celui des recettes à mettre en face de ces dépenses.
Comme dit plus haut, il existe des solutions dites de « gauche » et des solutions dites de « droite ».
Il faut savoir que ces solutions (l'une ou l'autre) sont très liées aux orientations de politiques générales et aux idéologies sociaux économiques.

Portrait de Dominique THOMAS

De Dominique THOMAS

réseau alerte libertés | 07H51 | 08/05/2009 | Permalien

S'il n'y avait pas eu de travailleurs, on serait aujourd'hui dans un pays beaucoup moins riche et moins développé.
Plus sérieusement, le problème des retraites vient de deux facteurs démographiques et d'un facteur politique. Démographie : allongement de la durée de la vie et baisse de la natalité : de moins en moins d'actifs pour financer de plus en plus de retraités, c'est mathématique ça ne peut pas marcher quand on reste dans un système de solidarité générationnelle.
Le problème politique c'est l'incapacité à adopter une politique prévisionnelle et à long terme. Les rapports ne manquaient pas depuis le Livre Blanc de Michel Rocard et tous disaient la même chose : à moins d'une profonde réforme de ce système pensé pour une population différente, on ne s'en sortirait pas. Il fallait à la fois former les jeunes (en clair adapter l'Education nationale à cette nouvelle donne) allonger la durée de vie professionnelle sauf pour les professions pénibles physiquement ou psychologiquement (revendication de la CFDT depuis des lustres) aménager le temps de travail et de formation tout au long de la vie professionnelle pour développer les passerelles d'une activité à l'autre. Bref une politique à long terme (utopie de nos jours) menée en concertation avec toutes les branches pour cerner au plus près les évolutions de chaque profession, avec un souci de « sur mesure » incompatible avec le dogme français de l'égalité de tous devant la loi. Une chimère quoi !

Portrait de Tekhyla

à Dominique THOMAS Portrait de Dominique THOMAS De Tekhyla

Eudémoniste Contemporain | 15H14 | 28/05/2009 | Permalien

Juste une remarque tu oublies complètement la casse des politiques familiales, que l'on continue de sentir avec la proposition du tartuffe Lefebvre en proposant le travail des femmes en congé maternité.

Faites des enfants qu'ils disaient….

Après si le gouvernement avait une once de vision à long terme 90% des lois votées depuis 2 ans n'auraient jamais vu le jour (pour rester actuel mentionnons Hodopi, mais on peut parler aussi de la réforme de l'université, des baisses de subventions des ESAT qui laisseront de personnes schizophrènes livrées à elle mêmes ; sûrement pour le plus gfrand bien futur de la société.)

Portrait de JANCAP

De JANCAP

21H26 | 08/05/2009 | Permalien

COMMENT FINANCER LE SOCIAL EN FRANCE ?

Tous les indicateurs économiques et sociaux nous démontrent que la progression des dépen-ses sociales entre 2000 et 2040 peut aisément être financée, même avec une croissance faible de 1,7 à 1,8 % par an. A condition que l'on affirme le choix de société de la redistribution et de la répartition, celui de la République sociale qui génère meilleure croissance, développe-ment durable et bien être intergénérationnel. Et que l'on cesse enfin de mentir au peuple.

Il faudrait quand même que l'on m'explique… Pourquoi la France « ne pourra plus se payer » un système de santé, de retraite et de solidarité par la répartition et la redistribution ? Comment ce qui était possible en 1945 (1) ne le serait plus en 2008 …ni en 2020 ou 2040 ? Le vieillissement ? Seulement ? …
Comment se fait-il qu'une augmentation prévisible des dépenses sociales de 9 % dans le PIB en 40 ans (de 30 à 39 %) ne puisse pas être financée par une augmentation nette des richesses produites de 100 % sur la même période ?

LE GATEAU A PARTAGER SERA DEUX FOIS PLUS GRAND

En effet, on estime, en hypothèse basse de 1,7 à 1,8 % de croissance annuelle, que la production natio-nale, le fameux PIB (2), va au moins doubler entre 2000 et 2040, passant de 1441 à 2900 Milliards d'Eu-ros minimum. En conséquence, « le gâteau » à partager sera deux fois plus grand, en Euros constants ! Mais cela, on ne le dit jamais aux Français. Pourquoi ? …

On sait par ailleurs que le partage de ce gâteau pose problème. Il est même au cœur des politiques de répartition et de redistribution qui devraient différencier libéraux-conservateurs et progressistes-sociaux au pouvoir. En effet, la Valeur Ajoutée produite par le travail dans l'entreprise, « le gâteau », doit être partagée entre rémunération du travail (salaires…), cotisations sociales, impôts et taxes, frais financiers, profit des actionnaires, autofinancement des investissements, recherche, provisions pour risques et avan-tages financiers divers, parfois indécents (stocks options, primes en tous genres, « parachutes dorés »…).

LE SOCIAL UTILISERA UN TIERS DE LA CROISSANCE

En 40 ans, les ressources de la maison France (PIB) vont donc augmenter de 100 % minimum, en € constants. Qu'en est-il pour l'ensemble des dépenses sociales et leur évolution prévisible entre 2000 et 2040 ? Selon les experts et en maximisant les dépenses (bases avant « réformes » santé-retraites 1993-2006), les besoins pour la retraite passeraient de 180 à 510 M€ (3), la santé de 140 à 370 M€ et la solida-rité (famille, handicap, chômage, logement, exclusion…) de 110 à 260 M€, pour un total général qui passerait de 430 à 1140 M€ en 40 ans. Cette forte progression est-elle supportable pour la France ?

En 2000, ces 430 M€ de dépenses sociales globales représentaient 29,8 % (retraites 12,5 %, santé 9,7 %, et solidarité 7,6 %) d'un PIB de 1441 M€, permettant d'affecter 1011 M€ pour les autres utilisations : salaires et autres revenus du travail, profits, impôts et taxes, investissements, recherche…
En 2040, les dépenses sociales se monteraient au maximum à 1140 M€, soit 39,4 % (retraites 17,6 %, santé 12,8 % et solidarité 9 %) d'un PIB de 2900 M€, les autres destinations se répartissant 1760 M€.
Remarquons qu'en 2040, le PIB annuel aura progressé de 1460 M€ par rapport à 2000, les dépenses sociales progressant de 710 M€ et le disponible pour les autres utilisations de 750 M€.

On peut donc considérer que l'accroissement des dépenses sociales utilisera, en moyenne, le tiers d'une croissance faible de 1,7 à 1,8 % pendant les 40 années à venir : de 29,8 % du PIB en 2000 à 39,4 % en 2040. Par ailleurs, l'excellente natalité française et l'immigration, choisie ou pas, permettront aux retrai-tes de « peser moins lourd » que prévu sur les actifs, comme l'indique déjà le Conseil d'Orientation des Retraites ( COR ) qui corrige ses projections de 2003.

L'INVESTISSEMENT SOCIAL EST ECONOMIQUEMENT FORMIDABLE

La progression des dépenses sociales entre 2000 et 2040 est donc très supportable par l'économie fran-çaise. Elle est même souhaitable car cette redistribution, qui est un choix de société, sera presque entiè-rement utilisée pour la consommation intérieure qui est le principal moteur de la croissance car « l'investissement social est économiquement formidable » (4). De plus, il alimente la spirale du développement humain vers le bien-être intergénérationnel recherché par le peuple (santé, retraite, solidarité).
Donc, nul besoin de « réformes », synonymes de régression sociale comme depuis les années 90, mais plutôt d'une consolidation plus juste des acquis sociaux pour l'ensemble la population. Car, à quoi doit servir la croissance, si la France souhaite demeurer « une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » (Art . 1, Constitution 1958) ? L'économie n'est elle pas au service de l'être humain ?

On voit donc que le doublement de la production des richesses dans les 40 ans à venir permet de finan-cer largement les besoins sociaux par répartition et redistribution, avec les cotisations sociales et le bud-get de l'Etat, tout en laissant une grande marge de disponibilités pour augmenter les revenus du travail, les profits, la recherche-investissements et autres utilisations de la valeur ajoutée.
Mais peut-être faut-il baser, enfin, les cotisations sociales employeur sur la Valeur Ajoutée produite par l'entreprise, et non plus sur les salaires, et réhabiliter l'impôt progressif au niveau de l'Etat. Les ressour-ces sociales destinées à la redistribution doivent progresser au même rythme que la croissance du PIB et être financées par la production nationale …et non sur la consommation des ménages (TVA sociale…).

UNE PRATIQUE RECURRENTE DES NEO-LIBERAUX

Il faudrait donc arrêter de mentir au peuple, en affirmant que les besoins sociaux augmentent et que les ressources stagnent. Sans événements catastrophiques, imprévisibles actuellement (guerres, épidémies, phénomènes naturels…), il n'y a aucun problème de financement de la protection sociale française pour les 32 années à venir (5). Sauf à considérer une pratique récurrente du capitalisme financiarisé et des gouvernements néo-libéraux …que l'on nomme lutte des classes. Même si ce terme n'est plus « ten-dance », il y a toujours une lutte sans merci entre actionnaires, rentiers, capitalisme spéculatif, soutenus par la droite politique, et le peuple (salariés, besoins sociaux, services publics…), pour la répartition du « gâteau », c'est à dire la Valeur Ajoutée produite par le travail dans les entreprises (6), afin d'organiser des déficits sociaux structurels conduisant aux régressions baptisées « réformes », avant privatisations (7).

Marx n'est-il pas toujours d'une actualité brûlante ? … Les privilégiés, spéculateurs et gouvernements néo-libéraux semblent le relire, le comprendre et le pratiquer à leur profit bien mieux que le Peuple ! …

Et si tout ce que je viens d'écrire n'est ni vrai, ni fondé, démontrez-moi le contraire. Expliquez-moi… (8)

Jean Caplanne
26 Mai 2008
jancap@free.fr

(1) sur le Programme du CNR : http://jerpel.fr/spip.php ? article63 ; http://jerpel.fr/spip.php ? article194
(2) PIB : Produit Intérieur Brut. 1441 Milliards d'€ en 2000, 1777 Milliards d'€ en 2006, soit + 3,04 %/an.
(3) M€ = Milliards d'Euros, en valeur constante 2000.
(4) pour la croissance économique, la redistribution sociale est un « investissement formidable » (Maurice Kriegel-Valrimont : http://dsedh.free.fr/transcriptions/kriegel-valrimont103.htm) qui stimule la consommation, l'activité des entreprises et l'emploi, comme pendant « les 30 Glorieuses » françaises (1945-1975).
(5) Michel Husson, « Pas de problème de financement… » voir : http://hussonet.free.fr/finass.pdf
(6) en 23 ans, de 1983 à 2006, la part des salaires et cotisations sociales a baissé de 11 points dans la Valeur Ajoutée du secteur marchand, passant de 72,4 % à 61,5 % , ce qui représente au moins 180 Milliards d'Euros qui manquent annuellement à la population pour consommer (salaires, prestations sociales…).
(7) voir Frédéric Pierru http://www.rue89.com/2008/06/09/comment-se-prepare-la-privatisation-de-l…
(8) le détail du chiffrage peut être affiné mais cela ne change rien à l'ordre des grandeurs et tendances.

ANNEXES :

1 - Notes de travail :

- Protection sociale, Année 2000, INSEE. Utilisations : Vieillesse 44,1 % du social, 180 Milliards €, 12,5 % PIB ; Santé 29,1 %, 140 Milliards €, 9,7 % PIB ; Solidarité 26,8 %, 109 Milliards €, 7,6 % PIB, pour un Total de 430 Milliards € (100 %), soit 29,8 % d'un PIB à 1441 Milliards €. Ressources : Contributions publiques 30,4 %, Cotisations sociales 66,7 %, autres 2,9 %.
- PIB 2000 : 1441 Milliards €. PIB 2040 : avec croissance annuelle très faible 1,7 % = 2828 Milliards € ; croissance moyenne basse 2 % = 3182 Milliards € ; croissance « souhaitable » 2,5 % = 3869 Milliards € (retenu : 1,76 %, soit un PIB de 2900 M€).
- Croissance PIB 2000-2006, INSEE : 3,04 %/an (PIB passant de 1441 à 1777 Milliards €).

2 - Les retraités et les jeunes :

Un haut niveau des retraites par répartition est un gage de croissance et de développement de l'économie. Les retraités sont de « super-consommateurs » : ils achètent souvent de la haute qualité, plutôt « français », et font fréquemment des cadeaux à leurs enfants et petits-enfants. Cadeaux en nature mais aussi en espèces, ce qui se traduit par des transferts intergénérationnels très importants, profitables à l'économie et souvent précieux pour aider les jeunes dans leur départ dans la vie (voir études et do-cuments du CERC - Conseil de l'Emploi, des Revenus et de la Cohésion Sociale - http://www.cerc.gouv.fr/indexf.html et Lettre de l'observatoire des retraites http://www.cor-retraites.fr/IMG/pdf/doc-17.pdf ).
Loin d'être un handicap, le vieillissement de la population, garanti par un haut niveau de retraites, de santé et de solidarité, est un atout pour la croissance économique, le développement durable, la sécurité publique et l'équilibre familial et social.
Mais faut-il encore conforter cette réalité par une politique humaniste et progressiste, basée sur l'égalité et la fraternité, c'est à dire la répartition et la redistribution, à l'opposé des orientations politiques néo-libérales actuelles, tant en France que dans l'Union Européenne.

3 - « Les ultra-riches vous saluent bien » :

Dans un article repris par le Courrier International (n° 932, 11 Septembre 2008), Stephan Theil décrit dans Newsweek l'inso-lente progression des milliardaires dans les quatre coins du monde, alors que la crise, provoquée par ces mêmes spéculateurs, frappe de plein fouet les pays pauvres mais aussi les populations pauvres et classes moyennes des pays riches.
Délocalisations aidant pour engranger des profits maximum et pressions sur les salaires et protections sociales dans les pays développés (suite à faire).

________________________

Portrait de louarn

à JANCAP Portrait de JANCAP De louarn

chomage | 10H16 | 09/05/2009 | Permalien

La caisse de retraite des Cadres pompe tous les ans dans la caisse du régime général . Il n'y aurait pas une aberration là ? .

Portrait de nipivime

De nipivime

;- | 10H15 | 10/05/2009 | Permalien

Question taquine… D'ailleurs, pourquoi parler de « problème » des retraites ? Le mot est chargé de sens. Il y a une chose certaine, la tendance au vieillissement de la population française. Cela aura des conséquences pour le choix social.

Toute société construit sa solidarité. Dans cette solidarité, il s'agit notamment de pourvoir aux besoins de ceux qui ne peuvent pas le faire seuls. Ainsi, ces derniers siècles, s'est petit à petit imposée l'idée que ceux qui ont travaillé quand ils étaient dans la force de l'âge ont le droit de s'arrêter de travailler (produire, aider,…) et de conserver une partie de leurs revenus.

Concrètement, cela passe par une ponction sur le revenu de ceux qui travaillent vers ceux qui ne travaillent plus : c'est le système de retraite qui organise ce transfert. Attention, quel que soit le système de financement des retraites (capitalisation, répartition, public, privé), le résultat global est toujours le même, une partie de ce qui est produit par les uns est transféré aux autres. Dans seconde moitié du XXe siècle, il y avait peu de retraités par rapport aux travailleurs, d'ou un « âge d'or » des retraites, cotisations faibles et pensions assez correctes.

Mais, plus il y a de retraités par rapport à ceux qui gagnent de l'argent, moins on peut donner aux premiers à ponction comparable et plus on doit prendre aux seconds pour garantir le revenu des premiers. Prendre plus aux seconds, c'est soit augmenter la part de leur revenu qu'ils consacrent aux retraites, notamment leurs « prélèvements obligatoires » (outil délicat dans un monde aux frontières ouvertes), soit leur demander de payer plus longtemps (on allonge la durée de cotisation). Donner moins aux premiers, c'est soit donner à chacun moins chaque année (diminuer les pensions), soit donner à moins, donc diminuer le temps passé à la retraite (allonger le durée de cotisation…).

Pour résumer, face au vieillissement de la population, soit on augmente les prélèvements, soit on donne moins aux pensionnés, soit on étale dans le temps, en demandant à ceux qui ne sont pas encore en retraite de continuer à travailler. C'est un mélange de tout cela qui est choisi, avec beaucoup de la troisième option.

Cela dit, tout cela n'est qu'un aspect des choses. Par exemple, avec le vieillissement, il y aura plus de retraités, mais moins d'enfants (qui sont, eux aussi, financés par les travailleurs, mais c'est marrant, on en parle peu). Il y aura des conséquences sur la productivité du pays. Sur ses besoins en infrastructures, bref, sur l'ensemble du système économique. On pourrait également remarquer qu'une solution, pour retarder cela, passe par l'ouverture des frontières aux personnes (des travailleurs entrant alors compenser les déséquilibres démographiques), mais il semble que, pour des raisons difficiles à comprendre objectivement, cette option soit exclue par les décideurs en Europe, quand elle est très utilisée aux Etats-Unis. Mais ceci est une autre histoire…

Portrait de Merak

De Merak

pré retraité | 19H25 | 10/05/2009 | Permalien

je ne vois pas où est le « problême » des retraites, au plus cela ne concerne qu'une génération : la mienne.

Avec quarante et quelques années de cotisations, une entrée sur le marché du travail à 25 ans et une, deux, trois périodes de chômage en perspective, je ne comprend pas bien en quoi les cotisants d'aujourd'hui cotisent pour quelque chose …

Pour les régimes complémentaires, peut-être que des fonds contrôlés sur de strictes règles prudentielles pourraient assurer une stabilité économique.

Pour faire écho au ton de l'article, il semble quand même que le soutien sans faille à une idéologie de circonstance ne soit plus l'apanage de la gauche. « on » vide les caisses, « on » forme les esprits et vive le renard libre dans le poulailler libre au service d'une prédation immédiate et destructrice.

S'aligner sur un système qui vient de prouver sa défaillance … ou plutôt qui le prouve tous les trois quatre ans … c'est peut être un problème religieux ?

Portrait de sel et vinaigre

De sel et vinaigre

xy | 23H19 | 12/05/2009 | Permalien

Il faut peut-être sortir du dogme qui dit que cette solidarité doit absolument se faire des travailleurs vers les retraités.
Rien n'empêche de décider que demain, un prélevement sur les revenus des actionnaires contribue à financer les retraites.
Faisons preuve de créativité. Et 1% sur les revenus de la Française des jeux, et 10% de l'ex taxe professionelle. Ca devrait aider.
Sinon, on peut aussi envisager de cesser de taxer pour les plus de 60 ans, tous les produits qui peuvent réduire la durée de leur retraite : essence, tabac, alcool.
Il faut être cohérent, merde. Si on en a trop, cessons de les empêcher de se détruire.

Portrait de aaamsnzzz

De aaamsnzzz

nwo | 17H57 | 21/05/2009 | Permalien

la réalité est beaucoup plus simple que ces réponses alambiquées, le problemes des retraites vient simplement du fait qu'elles sont évaluées ( financées, payées, nourries, bon employer le mot que vous voulez si vous admettez la suite) avec de l'argent ( des francs, des euros , des dollars , etc.
les « économistes » (ou n'importe quel type normal autrement dit) qui on pris des cours dans les facultés financées avec des mêmes $ par des professeurs payés avec ces mêmes $, vous répondent donc avec la base de connaissance qu'il ont emmagasinées, soit : blabla répartitions, capitalisations etc..

mais revenons à l'argent en lui même, l'objet est essentiel pour comprendre l'illusion et le non fondé de votre question.
cet argent est une illusion que vous utilisateurs formalisez comme réelle dans votre esprit puisque on vous l'a enseigné et que notre société repose sur cet objet matérialisé pour une petite part en billets et dématérialisé pour la plus grande (donc vous pouvez comprendre l'illsuion si vous comprenez cette dématérialisation) en écriture ( de 0 à 9 avec des points et des virgules) sur des écrans ou des feuilles de papiers ( extrait de compte).

l'argent qui a financé votre école, le salaire de vos professeurs, votre propres salaire, et aujourd'hui votre retraire si c'est le cas, il vient d'où cet argent ?
on parle de l'argent d'aujourd'hui hein pour cette fameuse retraite payée chaque mois au même titre que les salaires et autres dépenses.
bien jusque la vous suivez ? car maintenant nous entrons dans matrix et parfois les gens se sente mieux dans la matix que sortir dans la réalité.
la réponse à votre question est la suivante, il suffit de répondre à : d'ou vient l'argent qui paye cette retraite.

pensez vous trouver une équation physique qui démontrera que le premier sou ayant existé est un objet réel ? ou admettez vous que unilatéralement il a été décidé que ce premier franc, euro, dollar, serait un étalon représentant un troc contre votre travail ou autre possession personnelle ?
bien nous sommes d'accord c'est dons que vous avez intellectuellement accepté.

maintenant, pensez vous trouver une équation physique qui démontrera la reproduction naturel de cet objet ( et dont vous avez aussi admis qu'il a 2 formes : uen matériel- les billets- et une immatériel - les écritures) ? un billet de 100 s'accouple avec un billet de 200 et fait des petits billets de 5.
la réponse est non ? ok ca va aussi jusque la.

donc implicitement vous comprenez que ce sont les « immatériels » qui se reproduisent.

mais alors comment ces écritures se reproduisent elles ?

en échangeant nos biens et services (travail) avec les biens et services d'un autre personne, je donne mes $ (les objets donc vous avez admis qu'ils sont une création intellectuelle) à l'autre. c'est le commerce. et les économistes et les professeurs vous ont gravé dans le cerveau que l'économie s'accroit. se multiplie comme les cellules d'en embryon.
sauf que helloooooooo , réveil, l'objet est inanimé, cest une reproduction de votre esprit que vous acceptez comme étalon , rappelez vous car quelqu'un l'a symbolisé, imprimé (ou écrit sur l'écran) , nommé et qualifié.
en conséquence en aucune façon il ne peut se reproduire , sauf par la création de petits frères carbon copy par le créateur lui même (le banquier qui vous a convaincu que l'étalon a une existence).
'cest le seul point sensible pour comprendre le tour de magie. restez concentrer dessus jusqu'à ce vous voyez le truc svp.

ca « y est ? vous avez vu le truc ? bon il s'appelle ratio cook, puis accord de bâle, puis bâle II. etc….

alors il dit quoi le théorème :
a/ je crée un billet de 100 euros, dollars, francs. le premier.

b/je convainc un tiers de l'accepter contre son travail ( il est tapissier il me vend ( donne en vrai si vous avez compris lol) un gâteau contre le billet de 100 que le banquier m'a donné , qu'il a imprimé lui même et m'a dit, va mon fils, ceci est de l'argent, c est l'étalon équivalent à toute marchandise et service pour pouvoir troquer.

c/ la pâtissier qui n'a rien a faire avec ce papier ( moi je mange son gâteau mais lui ne mange pas mon papier) , le ramène à la banque, qui le passe en immatériel en l'écrivant sur l'écran.

d/ le banquier a fait lui même ses statuts le jour ou il a inventé l'étalon en disant : moi banque, je peut prêter 1000 euros si un client en fait la demande quand j » ai 100 euros sur inscris sur l'écran ( bon je simplifie hein, mais c est pour garder des chiffres simple à lire).

d'/ question : la valeur du travail pour faire le gâteau augmente-elle avec le facteur temps ? si le pâtissier arrête de faire des gateaux ( retraite) comment va t il survivre sans magie ?

e/ moi de mon coté , j'ai envie de manger plus de gâteaux, et ma banque me propose de me prêter 500 (pour acheter 5 gateaux donc) qu'elle génère, invente, fabrique etc… (avec 500 autre pour faire 1000 - cook, bâle etc) sur les 100 premiers euros dont elle m'a convaincu (et le pâtissier aussi) que l'objet etait réel (matrix ok ? ).

f/ je signe donc un papier ( un crédit , une dette, LA DETTE ! ! ! ) à la banque contre les 500 nouveaux euros ( fabriqué purement et simplement contre ma dette) et je vais acheter ( acheter hein, ca y est c'est communément admis maintenant, , c'était juste la première fois que c'était donné pour l'esprit ) 5 autres gâteaux chez mon pâtissier ( il est pas encore à la retraite donc)

g/ le pâtissier retourne les rendre à sa banque, qui refait son ménage et ce depuis 100 ans avec notre agrément car nous avons adopter l'étalon (ca parait incroyable tellement le tour est grossier, mais en fait tous les tours de magie sont grossier si on y regarde à deux fois)

e/ en d'autre terme , le travail du pâtissier n « est en rien valorisé à un prix ( au sens valeur du terme), il est simplement échangé contre une valeur 0 (matériel ou immatérielle). chaque gâteaux qu'il fabrique toute sa vie au travail permet de créer l'équivalent imaginaire (mais admis comme réel par nos esprits) de 10 gateaux le lundi , lesquelles en font 10x10 = 100 le mardi ( dans l'absolu hein, bien sur il y a des fuites, elle sont facilement calculable et sont calculées) . le tout avec chaque fois un interet, lequel pour être payé ( auto payé) est soumis à sa propre création puisque l'objet comme nous l'avons compris ne se reproduit pas mui meme.

Portrait de samivel51

De samivel51

Jeune insolent | 20H10 | 09/06/2009 | Permalien

Précisément ! C'est parcequ'on avait beaucoup de travailleurs et peu de retraités hier qu'on a accordé des conditions favorables aux retraités : retraite à 60 ans ou moins, cotisations modérées, retraite confortable. Avec l'allongement de la vie et la baisse de la natalité, ces avantages mettent aujourd'hui le système en déficit.

Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89

Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)

Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)

En savoir plus

Accrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.

123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque

Connectez-vous pour entrer votre code