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Faut-il demander le salaire du pilote avant de prendre l'avion ?
Par Guillemette Faure | Eco89 | 14/05/2009 | 18H40

La co-pilote de l'avion qui s'est écrasé le 12 février dans le nord de l'Etat de New York touchait un salaire annuel de 12 000 euros (16 200 dollars). Vous avez bien lu, 12 000 euros annuels pour une pilote de ligne.
Un an plus tôt, Rebecca Shaw mettait du beurre dans les épinards de ses revenus de pilote grâce à un petit boulot dans un café, rapporte le Washington Post.
C'est ce qu'ont révélé les auditions de la compagnie aérienne régionale Colgan Air par le NTSB (National Transportation Safety Board), l'organisme fédéral chargé d'enquêter sur les accidents d'avion aux Etats-Unis.
L'accident du vol 3407 de Colgan Air, le plus grave en sept ans, a tué les 49 personnes à bord et un habitant de la maison sur laquelle l'avion s'est écrasé.
« Notre fourchette de salaires est dans la moyenne du secteur » (des compagnies aériennes régionales), a expliqué Mary Colgan Finnigan, vice-présidente de Colgan Air, lors des auditions.
Un membre du panel a fait remarquer que de tels salaires ne permettaient probablement pas de louer un appartement à proximité des grandes villes où sont basées les compagnies aériennes. Rebecca Shaw, 24 ans, vivait avec son mari chez ses parents à Seattle, sur la côte ouest américaine, alors que pour son travail de pilote, elle était basée à Newark, en banlieue de New York, à l'autre bout du pays.
Le matin de l'accident, elle était arrivée à Newark à 6h30 du matin après un vol de nuit comprenant une correspondance à Memphis - soit 4000 kilomètres de vol dans les pattes avant sa journée de pilote. 49 des 137 pilotes de Colgan basés à Newark habitent à plus de 600 kilomètres de là.
Sur la bande d'enregistrement du cockpit, on entend les deux pilotes bailler.
Photo : vue aérienne du crash de l'avion de Colgan Air à Buffalo le 14 février 2009 (Ho New/Reuters).
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De Jerrick
Les paroles sincères ne sont pas él... | 20H15 | 14/05/2009 |
Eh ouais… Michael Moore en parlait déjà il y a une dizaine d'années de ce problème en se demandant à l'époque si on pouvait véritablement avoir confiance quand on sait que bcp de pilotes sont payés 1500 $ par mois. Pour info, je ne pense pas que les pilotes de RyanAir touchent beaucoup plus… Il en va ainsi de ce monde qui marche sur la tête, de ce monde qui ne veut plus payer les gens pour leur travail et leurs compétences. Il est vrai que de plus en plus de gens fortunés utilisent les jets privés. Je suis contrôleur aérien et nous assistons depuis qques années à une véritable explosion de ces « vols privés ». Ce qui me « fout le plus les boules » c'est que, dans l'exercice du contrôle aérien, qu'il y a 300 personnes ou 2 « trous du cul VIP » dans un avion, la part de travail est équivalente.
De PB2N
10H30 | 15/05/2009 |
Comment en arrive-t-on là ?
En principe ( ! ) les salaires sont quand même « proportionnels » aux études nécessaires pour acquérir un diplôme.
Alors dans le cas précis des pilotes « sous-payés » ; est-ce parce qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une bonne formation dans ces nouvelles compagnies, ou alors que la formation actuelle est de faible qualité ?
De organe_dhonneur
14H11 | 15/05/2009 |
Peut-être préciser que cet accident est le 1er mortel aux USA après 3 ans sans aucune victime dans un crash aérien, ce qui est historique ?
Ça éviterait, je sais pas, les généralisations par exemple.
De limbes
| 16H36 | 15/05/2009 |
Finnigan said that first officers such as Shaw made about $23 for each hour in the air and Shaw had earned $16,254 last year. Finnigan also said that first officers typically earned the « industry standard » of about $20,000, and captains made between $53,000 and $55,000 at Colgan
23 $ de l'heure , 16254 $ de salaire annuel, cela nous fait une moyenne de approximativement 59 heures de travail mensuel .
bon sur par rapport au 4000 euros pour 80 heures de vol mensuel chez air france pour un copilote debutant , c'est trés peut .
sa formation semblait à desirer , ainsi que celle du commandant
http://www.romandie.com/infos/news2/090513002447.18b9j3ut.asp
il semblaient ignorer que le givre transforme les avions en enclumes.
un job à 16 euros de l'heure en debut de carriere , c'est pas particulierement deshonorant , méme s'il exige d'importante responsabilité et une formation specifique et couteuse.
De vol19
awash | 20H18 | 15/05/2009 |
Le problème ne touche pas que des compagnies régionales récemment le site airliners.net a rapporté un crash évité par chance d'extrême justesse, (l'avion est néanmoins fichu : « write-off »), d'un A340 de la compagnie Emirate au décollage de Johanesbourg. Les pilotes manquaient de sommeil, une puissance insuffisante a été affichée, l'avion évita de justesse le bout de piste racla des antennes et la piste par l'arrière du fuselage mais réussi à décoller par miracle. Les pilotes ont été forcés à démissionner. Il semble que ces problème soient fréquent dans cette compagnie et dans d'autres.
Continuez à précariser et sous payer les professions intellectuelles et à reponsabilités et celà se payera très cher en retour… Effectivement , le cdt de bord de l'A 320 amerri dans l'hudson avait alerté sur cette situation aux Etats-Unis, mais c'est un peu partout pareil.
Même un routier avec son 35 tonnes remplis de produits chimiques et qui a mal dormi peut créer des dommages équivalents à un petit crash aérien… certes, c'est plus ennuyeux qu'un pigiste, un prof ou un chercheur qui craque, assurément…