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Fillon veut « imposer » aux banques de se doter de fonds propres
AFP via Google.com07/11/09 | 14h07 -
Changement à la tête du Crédit Agricole
LaTribune.fr06/11/09 | 19h46 -
Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Question séléctionnée par Eco89
Les prêts relais sont-ils les subprimes à la française ?
Le prêt relais est une avance de fonds d'une banque qui permet au propriétaire d'un bien immobilier d'acheter un nouveau logement avant d'avoir vendu l'ancien. Il peut représenter entre 50 et 80 % de la valeur du bien à vendre. Le taux d'intérêt est élevé mais le prêt est remboursable à tout moment sans pénalité.
Le mécanisme du prêt relais
Le prêt relais prévoit que vous ne payiez que les intérêts pendant la durée du prêt (de un à deux ans généralement), tandis que le capital est remboursé à l'échéance, mais il est possible de bénéficier d'une franchise totale qui vous permet de rembourser intérêts et capital en totalité à l'échéance.
Sauf si le montant prévisible de la vente de votre logement est égal ou supérieur à celui de l'achat du nouveau (vous n'avez donc pas besoin de financement complémentaire), le crédit relais est généralement accompagné d'un prêt à long terme classique qui finance la différence de prix entre l'ancien logement et le nouveau.
Les risques du prêt relais
Le principal risque est de ne pas parvenir à trouver acquéreur ou de devoir consentir à une forte baisse du prix de vente espéré.
Dans le cas où votre logement n'a pas pu être vendu dans les délais, l'établissement qui a accordé le prêt relais peut transformer le prêt relais en prêt classique, mais n'a aucune obligation de le faire. Il peut aussi vous accorder un délai supplémentaire, un an le plus souvent.
Mais la banque peut également engager une procédure de saisie immobilière, soit sur le bien financé par l'avance, soit sur le bien en attente d'être vendu, selon les garanties dont elle dispose.
Dans un contexte de ralentissement marqué du marché immobilier, le risque de ne pas parvenir à vendre se trouve accru.
Les mesures mises en œuvre pour soulager les détenteurs d'un prêt
En mars dernier, les six principales banques françaises ont pris l'engagement de ne pas infliger de pénalités aux clients qui ont souscrit un prêt relais dans le cas où elles seraient contraintes de recourir à un report d'échéances ou à un allongement de la durée du prêt.
De plus, afin de faciliter la résolution des cas les plus difficiles, chaque réseau bancaire a nommé une « personne contact crédit-relais », qui sert de référent aux particuliers.
On manque encore de recul pour apprécier la manière dont ces mesures seront appliquées. Les reports d'échéance n'étaient jusqu'ici pas forcément acceptés ou peuvent être accompagnés d'une augmentation du taux d'intérêt de 1 à 1,5% et d'une garantie d'hypothèque supplémentaire.
Même en l'absence de pénalité, le report reste coûteux puisqu'il accroit le montant total des intérêts.
Le prêt relais, la menace d'une nouvelle crise des « subprimes » ?
Même si certaines personnes peuvent être confrontées à de réelles difficultés, le danger de multiplication des accidents de crédit est moindre en France, où l'encadrement du crédit est bien plus important qu'aux Etats-Unis, ce qui permet de s'assurer que les emprunteurs disposent de réelles capacités de remboursement.
Par ailleurs et surtout, les prêts relais ne sont pas à taux variable (et les crédits immobiliers, d'une façon générale en France, le sont très peu), ce qui constituait le grand danger des subprimes.
Bien que la montée actuelle du surendettement soit inquiétante (un pic a été atteint au mois de mars 2009), les crédits immobiliers (dans leur ensemble) ne sont présents que dans 9% des dossiers, selon les chiffres de la Commission du surendettement.
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De lepage
sp | 10H59 | 17/05/2009 |
Très bonne question sélectionnée par Rue 89.
Afin d'aider les emprunteurs concernés par un crédit-relais, je tiens à ajouter qu'en cas de manque de compréhension avec une banque, il faut impérativement prendre contact avec l'AFUB (Association Française des Usagers de la Banque) dont le Président est monsieur Serge Maître.
L'AFUB , bien évidemment en y adhérant, ( regarder sur internet), apporte son aide dans les démarches à faire pour reconduire le prêts-relais pendant maximum 2 ans et parfois, sans intérêts ! ! ! ! !
Courage à tous ceux qui sont dans cette situation : l'important est de ne jamais désespérer.
Merci à Eco 89
De finanmedia
Gérant | 15H00 | 17/05/2009 |
Le prêt relais est aujourd'hui un financement quasi incontournable pour qui vend son bien pour en financer un nouveau (hormis ceux qui ont la possibilité de payer cash naturellement). La meilleure façon de sécurisé le financement est de réussir à signer un compromis de vente (voir l'acte authentique) de son bien actuel pour ensuite acheter le nouveau bien. Or beaucoup de personnes se soucie d'abord de l'achat et ensuite de la vente ce qui occasionne des situations de stress !
Webmaster du site www.le-livret-a.fr
De Ishtar
15H21 | 17/05/2009 |
« le prêt relais est un financement quasi incontournable … »
C'est dommage de cautionner cette arnaque que constitue le prêt relais.Un ami a fait de cette façon et a perdu toute la plus value qu'il avait fait sur son logement précédent.Prêt relais + déménagement et nouveaux travaux ….le gouffre financier est considérable.
Pour qui désire changer de maison le mieux n'est-il pas de prendre son temps dans la vente de son bien et la recherche du nouveau et de faire coïncider le départ avec l'emménagement et ne pas engraisser les banques.
De spin590
15H57 | 17/05/2009 |
Non, les prêts relais ne sont pas les sub-prime à la française, même si le dégonflement de la bulle immobilière en France, peut laisser certains acheteurs-vendeurs dans une situation proche de celle des souscripteurs de prêts « sub-prime » aux états unis.
La contribution ci-dessus explique très clairement ce qu'est un prêt relais.
En France le nombre de prêts relais est faible par rapport au nombre de transactions de vente (60 000 pour 650 000 transactions - données 2008-), et par ailleurs les banques étudient avec plus de sérieux les capacités de remboursement des emprunteurs, au moins sur les données valables au moment de la transaction.
Les sub-primes sont des cas très particuliers. Ce qui a causé cette fameuse crise, est leur généralisation par cupidité des prêteurs aux USA, qui non seulement ont prêté pour l'acquisition à des insolvables, mais de plus en tablant sur une forte hausse de l'immobilier, qui leur permettaient de faire de nouveaux prêts à la consommation en prenant comme garantie la future hausse du prix du bien. Inutile d'enter dans le détail des prêts à taux variable et taux d'appel, qui ont accentué le phénomène, en majorant les mensualités après la deuxième année.
Dès l'impossibilité de remboursement, les prêteurs ont fait des saisies (comme partout), et mis les biens en vente. En 2006 lorsque la bulle immobilière s'est retournée, la valeur du bien ne recouvrait plus la créance, d'où emprunteurs en faillite et prêteurs en difficulté.
Comme ces créances avaient été revendues et titritisées, effondrement en cascade des portefeuilles qui en incluaient et la spirale a commencé.
C'est la quantité de ce type de prêts qui est la cause principale de la crise financière et de la crise économique qui en découle. Si les salaires n'avaient pas stagné, voire baissé au USA depuis les années 80, il est probable qu'il y aurait eu moins de sub-prime, et que les conséquences du retournement de la bulle immobilière auraient été moins catastrophiques.
Nous avons connu en France des situations de ce type dans les années 1990 à 1995, lors du retournement de notre propre bulle immobilière, mais avec un nombre de cas suffisamment faible pour que l'impact reste limité « aux malheureux » pris dans la tourmente.
Bon nombre de vendeurs, par obligation (divorce, déménagement, retournement de situation
personnelle ….etc) ont vendu leur bien à une valeur inférieure à la dette hypothécaire liée au prêt.