Vos questions

Impôts (bientôt) en retard : les réponses à vos questions

Par Eco89 |   | 28/05/2009 | 20H57

Déclaration d'impôts sur Internet (Audrey Cerdan/Rue89).

(Remis à jour) Ce vendredi, c'est le dernier jour pour envoyer votre déclaration d'impôts par courrier. Pour les retardataires, nous avons soumis vos questions à Guy Dessut, expert comptable spécialiste de la fiscalité des particuliers. Voilà une nouvelle série de réponses à vos interrogations.

Pour lire les réponses aux dix questions suivantes, cliquer ici.

Kenjiamo : Je suis étudiant et j'étais sur le foyer fiscal de mes parents. J'ai 22 ans. Cette année, je souhaite y rester, les impots m'ont proposé de faire ma déclaration en ligne. Est-ce que je dois la faire ?

Guy Dessut : Si vous souhaitez rester rattaché au foyer fiscal de vos parents, vous n'avez pas de déclaration à faire à titre personnel.

Dans la case D de la page 2, vos parents doivent signaler votre rattachement à leur foyer fiscal. Le centre des impôts pourra être conduit à vous demander une demande de rattachement (simple lettre) et un certificat de scolarité.

Lize : Ma fille, 21 ans, étudiante, a travaillé cet été comme correspondante à Ouest-France. Pour la première fois, elle a reçu un document de l'employeur lui indiquant la somme à déclarer. Elle a toujours été rattachée à notre foyer fiscal. Que dois-je faire de ses 1200 euros ?

Guy Dessut : Dans la limite de trois fois le Smic (soit 3 963 euros par an), vous n'avez pas à déclarer les revenus de votre fille. Il suffit qu'elle ait moins de 25 ans au 1er janvier 2008.

Si elle reste rattachée à votre foyer fiscal, il n'y a aucune déclaration particulière à faire.

Eoin : Je n'ai encore jamais payé d'impôts, c'est moi qui les contacte ou j'attends qu'ils me trouvent ?

Guy Dessut : On ne peut que conseiller la prudence ; contactez l'administration fiscale. On a toujours intérêt à se mettre dans le « droit chemin fiscal »…

En outre, contrairement aux idées reçues, on a souvent affaire à un personnel compréhensif et qui cherche à aider le contribuable (à quelques exceptions notoires…).

Augustin : je suis fonctionnaire, aux frais réels. En 2008, j'ai changé de métier et acheté un portable pour suivre dans de bonnes conditions la formation initiale de mon nouveau métier qui s'est déroulée pendant six mois à Paris, à 800 km de chez moi. Le montant de l'achat est-il déductible ?

Guy Dessut : Attention, ce n'est que l'usure de ce portable qui peut être passée en frais réel (exemple s'il a été acheté 900 euros, on considère qu'il a une durée de vie de trois ans et l'on ne peut passer que 300 euros en frais réel par an). Si ce portable est exclusivement affecté à votre activité professionnelle, on peut effectivement le passer dans les frais réels. Dans le cas contraire, il faudrait faire un prorata : opération toujours un peu délicate…

Nous sommes dans une question d'appréciation de la part de l'administration fiscale.

Sigfried : Je me suis pacsé cette année, que faire ?

Guy Dessut : La grande saga de l'amour n'est pas sans conséquences fiscales.

Chaque membre du couple doit faire une déclaration pour ses revenus entre le 1er janvier et la date du PACS. Le couple fera une déclaration unique pour ses revenus de la date du PACS jusqu'au 31 décembre. Si la répartition des revenus entre l'avant et l'après-PACS n'est pas claire, il faut faire un prorata.

Fox2 : J'habite dans un département où l'emploi est rare dans mon domaine. Je dois aller travailler dans la région voisine et je parcours 80 km pour m'y rendre. Si je déclare mes frais kilométrique (selon le barème fourni dans la déclaration), dois-je ne comptabiliser que les 40 premiers kilomètres ?

Guy Dessut : Vous pouvez déclarer vos 80 kilomètres du moment que vous pouvez justifier que ce n'est par pour « convenance personnelle ». Si vous avez votre résidence principale et vos attaches familiales éloignées de votre lieu de travail, l'administration admettra la déduction des frais réels. A plus forte raison, si vous ne trouvez pas d'emploi près de chez vous.

Jane : Moins de 25 ans mais déclarée en concubinage à la CAF, est-ce que je peux tout de même être rattachée au foyer fiscal de mes parents ?

Guy Dessut : Les concubins sont encore considérés comme des étrangers par l'administration fiscale qui, sur ce sujet, a toujours eu un wagon de retard sur la CAF. Vous ne pourrez être rattachée au foyer fiscal de vos parents que si vous êtes encore étudiante.

Zeste 95 : J'ai acheté l'an dernier un appartement qui me sert d'habitation principale. Je vois qu'il est possible de déclarer les intérêts des emprunts (ligne VY). Ma banque m'a envoyé un relevé avec le montant cumulé des intérêts payés en 2008. Est-ce bien ce montant que je dois indiquer sous la ligne VY ?

Guy Dessut : C'est effectivement case VY qu'il faut indiquer les intérêts d'emprunt. Attention à bien inscrire le montant total des intérêts indiqué par votre banque.

L'administration fiscale se chargera d'effectuer le calcul relatif à la déductibilité :

  • dans la limite de 3 750 € par an pour un célibataire et 7 500 € pour un couple pacsé ou marié,
  • le taux du crédit est de 40 % au titre de la première annuité et de 20 % pour les quatre suivantes.

Jmchauve : Mon pacs a pris fin en juillet 2008 (après plusieurs années de déclaration commune), puis-je faire ma déclaration sur internet ? Puis-je glisser ma déclaration dans la boite aux lettres du centre des impôts durant le week-end ?

Guy Dessut : Bien entendu vous pouvez faire votre déclaration personnelle sur Internet. Et n'oubliez pas qu'il faut faire une déclaration commune pour les revenus de 2008 qui ont précédé la rupture du PACS.

Mettre la déclaration d'impôt dans la boîte aux lettres durant le week-end signifie que vous serez considéré comme retardataire. Dans la pratique, vous avez très peu de risques d'avoir des pénalités.

Jaquette du Guide malin et concret pour payer moins d'impôts (DR).Romano : Marié en 2008, j'ai bien compris que nous devrions remplir trois déclarations. Pour être certain de tout bien remplir j'avais prévu d'aller au centre des impôts avant le 29 pour tout bien faire avec eux.

Malheureusement je ne serai en possession de certaines informations indispensables à ma déclaration qu'après le 29 et ne pourrai déclarer qu'en ligne. La procédure de déclaration en ligne prend-elle en compte le cas d'un mariage pour l'année 2008 ?

Guy Dessut : Le système prévoit cette possibilité. Attention c'est quand même assez complexe.

Pour lire les réponses aux dix questions suivantes, cliquer ici.

Guy Dessut est auteur du Guide malin et concret pour payer moins d'impôts (éd. Maxima).

Photo : déclaration d'impôts sur Internet (Audrey Cerdan/Rue89).

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Portrait de jean-du-cep

De jean-du-cep

22H32 | 28/05/2009 | Permalien

C'est vos revenus que vous déclarez, pas vos impôts !
Déclaration de revenus, c'est écrit dessus, comme le port salut !
(D'accord, l'erreur est fréquente, mais tout de même : c'est tellement plus logique de déclarer ses revenus que ses impôts ! )

Portrait de FabiendeMénilmontant

à jean-du-cep Portrait de jean-du-cep De FabiendeMénilmontant

journaleux - blogueur | 00H56 | 29/05/2009 | Permalien

Il y a de nos jours des gens prêts à payer pour travailler.
Alors, payons un revenu et déclarons des impôts… ; )
C'est en effet monnaie courante, mais peu compréhensible.

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De jmc06

retraite | 07H48 | 29/05/2009 | Permalien

j'chui pas en retard, vers 11 h impot avec un glaçon

ok j'sort

Portrait de vecchia

De vecchia

ouvrier | 08H17 | 29/05/2009 | Permalien

pas de reactions ici ?

il faut rajoute ps dans le titre ou mieux SEGOLENE !

les gogochaux ne payent pas d impots c est connu !

Portrait de Keldan

De Keldan

Polytoxicomane à temps partiel | 11H16 | 29/05/2009 | Permalien

Vouloir payer moins d'impôts est un geste anti-citoyen !
Sans ça, comment financer les salaires des députés, les voyages présidentiels, les SNLE, les défilés militaires, les aides aux banques, le ramassage des crottes de chiens et les ristournes fiscales pour les riches qui font la grandeur de notre pays ?

Portrait de kamerlo divine

De kamerlo divine

ouvrier | 12H47 | 29/05/2009 | Permalien

OÙ EST PASSÉE LA PLAINTE CONTRE Vincent BOLLORÉ AU CAMEROUN…….. ?

Le 14 octobre 2008, le juge Ibrahima Abba du tribunal de grande instance du Wouri (Douala) avait finalement émis une convocation à l'intention de Vincent Bolloré dans le cadre d'une plainte contre X introduite par le président du groupe Progosa, Jacques Dupuydauby, pour corruption et favoritisme », d'après des sources judiciaires. Cette convocation intervient après une déposition, il y a quelque temps, de M. Dupuydauby dans l'information judiciaire ayant trait à la concussion présumée dans le processus de mise en concession du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala (Pad), il y a environ cinq ans, sous la houlette d'experts » de la Banque Mondiale.

Cette convocation, adressée au patron du groupe Bolloré à son domicile de la 54ème avenue des Tilleuls à Montonency dans le 16ème arrondissement parisien, intervient après une autre, datant du 08 septembre 2008, à l'intention de la plupart des responsables du groupes en service au Cameroun à l'époque des faits. Il s'était agi, en l'occurrence, de Michel Albert Roussin, ancien ministre et vice-président du groupe, et autres responsables régionaux ou nationaux, dont Georges Cognon, directeur Afrique, Daniel Charrier, Eric Melet, Gilles Alix…

Les concernés, parmi lesquels on compte aujourd'hui des retraités, n'avaient guère déferré à la convocation du juge camerounais malgré une promesse faite dans cette optique par leurs conseils. Aujourd'hui, « les juges camerounais ne rêvent pas de voir déferrer Vincent Bolloré qui est connu comme un ami du chef de l'Etat Paul Biya, et surtout du chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy », a indiqué une source judiciaire. « Il n'en demeure pas moins que la justice va suivre son cours ».

D'après une opinion proche du dossier, la question du processus de mise en concession du terminal à conteneurs du Port camerounais comporte,en effet,en sus de l'infraction de corruption et favoritisme présumés, « de nombreuses entorses procédurales pouvant entraîner sa nullité , notamment le fait de “n'avoir pas , dans le cadre des consultations, respecté les dispositions du code des marchés en vigueur, en particulier dans le rôle de l'Agence de régulation des marchés publics (Armp).

Le groupe Bolloré n'a pas émis de commentaires au sujet de cette nouvelle évolution judiciaire. Le groupe Progosa s'est, a contrario, dit ‘très satisfait que l'instruction ait été bien faite, non pas parce qu'on nous ait donné raison’, mais parce ‘l'instruction a montré qu'elle a une meilleure connaissance du dossier qu'auparavant’.

Portrait de Ainsi_parlait_Paul

à kamerlo divine Portrait de kamerlo divine De Ainsi_parlait_Paul

En vie | 14H44 | 29/05/2009 | Permalien

J'ai toujours du mal à accepter de déclarer un montant supérieur à ce que j'ai réellement touché, et je suis toujours stupéfait que personne ne monte au créneau contre ce « net imposable » !

Portrait de kamerlo divine

De kamerlo divine

ouvrier | 14H48 | 29/05/2009 | Permalien

LA FRANCE ET L´ESCLAVAGE MONÉTAIRE AFRICAIN

L'une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c'est l'impact d'une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l'Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l'Union Economique et Monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains (Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo).

Le deuxième c'est celui de la Communauté Economique et Monétaire d'Afrique Centrale (CEMAC) qui comprend six pays d'Afrique Centrale (Cameroun,République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Gabon), cette division correspond à l'AOF (Afrique Occidentale Française) pré-coloniale et AEF(Afrique Equatoriale Française), avec l'exception que la Guinée-Bissau était une colonie portugaise et la Guinée Equatoriale une colonie Espagnole dans le passé.

Chacun de ces deux groupes produit son propre franc CFA. Le franc CFA de l'UEMAO est produit par la BCEAO( Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et le franc CFA de la CEMAC est produit par la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique Centrale). Ces monnaies étaient estimées à 100 F CFA pour chaque franc Français, mais après que la France a rejoint la zone Euro de la Communauté Européenne à un taux fixe de 6,65957 francs Français pour un Euro, le taux du CFA par rapport à l'Euro fut fixé à 665, 957 F CFA pour chaque Euro, maintenant le ratio de 100 pour 1. Il est important de noter que c'est la responsabilité de la Trésorerie Française de garantir la convertibilité du Franc CFA à l'Euro.

La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu'elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l'UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d'accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d'échanges étrangers dans un « compte d'opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d'autres obligations financières.

Les banques centrales de la CFA imposent aussi un CAP sur les crédits étendus à chacun des États membres équivalent à 20% des revenus publiques de ce pays au cours de l'année précédente. Bien que la BEAC et la BCEAO aient des facilités de découvert avec la Trésorerie Française, les DRAWDOWNS sur ces facilités de découverts sont sujets au consentement de la Trésorerie Française. Le dernier mot c'est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d'opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l'investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d'aucun de ces changes n'est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d'opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s'il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des États africains.

Cela rend impossible pour les États Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d'employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l'Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d'échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l'Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d'employer leurs taux d'échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l'Afrique.

La création et le maintien de la domination Française des économies de l'Afrique francophone sont le produit d'une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des États africains. Pour la majeure partie de l'Afrique francophone, leurs banques centrales n'ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s'accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves. Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu'il n y ait l'approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L'argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L'on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu'on est pauvre, et aller ensuite quémander de l'argent »

Comment cela est-il Arrivé ?

Ce système de dépendance est une résultante directe des politiques coloniales du gouvernement français. Dans la période immédiate après-guerre, après la signature des accords de Bretton Woods en juillet 1944, l'économie Française avait besoin de se relever de toute urgence. Pour l'aider dans ce processus, elle créa le franc CFA au sein de ses colonies d'Afrique afin de garantir un marché captif pour ses produits. La décision principale qui découla des accords de Bretton Woods c'était l'abandon des Standards de l'Or. En un mot, le nouveau système donnait une place dominante au dollar. Les autres monnaies virent leur taux d'échange être indexé au dollar. Les réserves des banques centrales Européennes en ce temps là étaient constituées de monnaies à valeur douteuses d'après-guerre qui avaient été dévalorisées des fluctuations de la monnaie. Pour cette raison, la France avait besoin des monnaies de ses colonies pour soutenir sa compétitivité avec ses rivaux Américains et Britanniques. De Gaulle et Pierre Mendès, son principal conseillé économique, rencontrèrent des dirigeants africains et développèrent un pacte colonial qui garantirait que ceci dans un traité (avec des clauses publiques et des clauses secrètes). Le génie derrière tout cela c'était Jacques Foccart, le « Mister Africa » Français.

La décolonisation au Sud du Sahara ne se fit pas comme De Gaulle l'avait prévu. Il aurait voulu une Communauté Franco-Africaine qui interrompit l'indépendance totale. Mais lorsque la guinée de Sékou Touré vota « non » au référendum de 1958 concernant cette Communauté, l'idée fut effectivement morte. La Guinée fut propulsée dans les ténèbres à cause de sa décision et un semblant de Communauté fut mise sur pieds, mais l'appel à l'indépendance totale se montra difficile à résister.

Sans y être vraiment préparé, en 1960, De Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits États nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège aux Nations Unies, mais souvent avec de petits atouts précieux. C'est à ce niveau que Foccart eut à jouer un rôle essentiel, celui d'un architecte d'une série d'accords de Coopération avec chacun des nouveaux États dans les secteurs des finances et de l'Économie, de la culture et l'éducation, et de l'armée. Il y avait onze pays impliqués à l'origine : Mauritanie, Sénégal, Côte d'Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute Volta (actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville et Madagascar. Le Togo et le Cameroun, anciens Territoires Administratifs des Nations Unies, furent aussi co-optés dans le club. Ainsi furent aussi, plus tard le Mali et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, actuel Rwanda et Burundi, et le Congo-Kinshasa), quelques-unes des ex-territoires portugais, ainsi que les Iles Comores et le Djibouti, qui avaient aussi été sous la domination française pendant plusieurs années mais devinrent indépendants dans les années 1970. Tout cet ensemble fut placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Affaires des Départements et Territoires d'Outre-mer (connus sous le DOM-TOM) qui les administraient tous auparavant.

La clé de tout ceci était l'accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d'Afrique qui embrigadèrent ces colonies dans l'étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créa l'institution du franc CFA, mais aussi, il créa un mécanisme légal sous lequel la France obtint une place de choix dans la vie économique et politique de ses colonies.

Les accords du Pacte Colonial garantirent une préférence spéciale à la France dans les processus politiques, commerciaux et de la défense dans les pays Africains. Au niveau de la défense, il accepta deux sortes de contact continuel. Le premier était l'accord militaire ouvert sur la coopération militaire ou les accords d'Aide Militaire Technique (AMT), qui n'étaient pas légalement contraignantes, et pouvaient être suspendus selon les circonstances. Ils couvraient l'Éducation, la formation des soldats et des forces de sécurité Africaines. Le second type, secret et contraignant, consistait en des accords de défense supervisés et conduits par le Ministère de la Défense Français, qui servait de base légale pour des interventions Françaises. Ces accords permirent à la France d'avoir des troupes pré-déployées en Afrique ; en d'autres termes, des Unités de l'armée française présentes de façon permanente sur une base rotative dans des bases et des camps militaires en Afrique, entièrement gérées par les Français.

Selon l'Annexe II de l'accord de Défense signés entre les gouvernements de la République Française, de la République de Côte d'Ivoire, de la République de Dahomey et de la République du Niger le 24 Avril 1961, « la France a la priorité dans l'acquisition de ces “ matières premières classés comme stratégiques ”. En effet, selon l'article 2 de l'accord, la République Française informe régulièrement la République de Côte d'Ivoire (et les deux autres) de la politique qu'elle compte adopter concernant les matières premières et les produits, en tenant compte des besoins généraux de la défense, de l'évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

Selon l'article 3, « la République de Côte d'Ivoire (et les deux autres) informent la République Française des politiques qu'ils comptent suivre concernant les matières premières stratégiques et les produits, et les mesures qu'ils se proposent d'adopter afin d'appliquer ces politiques. » et pour conclure, l'article 5 : « Concernant ces même produits, la République de Côte d'Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de la défense, les réserve en priorité pour la vente à la République de France, après avoir satisfait aux besoins de la consommation interne, et ils importeront ce dont ils ont besoin prioritairement de la France. » la réciprocité entre les signataires n'était pas une négociation d'égal à égal, mais elle reflétait la dominance de la puissance coloniale qui avait, dans le cas de ces pays, une « indépendance » organisée quelques mois avant (en Août 1960).

En résumé, le pacte colonial maintenait le contrôle de la France sur les économies des États Africains ; il prit possession des réserves de monnaie étrangères ; il contrôla les matières premières stratégiques de pays, il posta des troupes dans le pays avec le droit de libre circulation ; il exigea que tous les équipements militaires soient acquis de la France ; il prit en charge la formation de l'armée et de la police, il exigea que les hommes d'affaire français soient autorisés à avoir le monopole des entreprises dans des secteurs clés (Eau, Electricité, Ports, Transports, Energies, etc.). La France non seulement imposa des restrictions sur les importations de quantités de produits en dehors de la zone franc, mais aussi elle imposa des quantités minima d'importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels.

La création d'un tel système n'était pas le produit de l'Assemblée Nationale Française ou le résultat d'aucun processus démocratique. C'était la résultante des politiques guidées par un groupuscule dans le bureau du Président, la « Cellule Africaine », initialement présidée par Foccart. Pendant le demi-siècle passé, la puissante et secrète « Cellule Africaine » a surveillé les intérêts stratégiques de la France en Afrique, gouvernant sur un grand andain d'anciennes colonies françaises.

Agissant comme une commande générale, la cellule utilise l'armée Française comme un marteau pour installer des gouvernants qu'elle estime conciliantes avec les intérêts français. En retour, ces pays donnent à des industries Françaises la primeur sur leur pétrole et d'autres ressources naturelles. Mettant à l'écart des canaux diplomatiques traditionnels, la cellule ne fait des rapports qu'à une personne : Le Président. Les liens serrés de la cellule au géant du pétrole Elf Aquitaine, dont les dirigeants furent emprisonnés pour corruption, était une source d'embarras. Et un ancien chef de la cellule a été condamné suite à des accusations de trafique d'armes en Angola. Ces problèmes politiques hautement controversés ne furent jamais soulevés avant aucunes des structures démocratiquement élues de la France. La politique africaine est le domaine privé du bureau du Président.

Cela était vrai de De Gaulle, Mittérand, Giscard d'Estaing et Chirac. Sarkozy n'a apparemment pas de contacts ou d'ambitions dans ce domaine et a laissé la Cellule de Chirac en place.

L'impact du Pacte Colonial

Certaines des conséquences pour les pays africains de la continuation de la dépendance sont évidentes-manque de compétition ; dépendance de l'Économie française ; dépendance de l'Armée Française ; et la politique porte- ouverte pour les entreprises privées françaises. Cependant, il y a des différences subtiles qui ressortent.

Les compagnies Françaises en Afrique francophone, en vertu de leur statut oligarchique ou de monopole, contribuent pour une part substantielle au PIB de ces pays. De façon plus importante, ils sont très souvent le seul groupe de gros payeurs d'impôts. Dans plusieurs de ces pays, les compagnies françaises paient plus de 50% des impôts sur le revenu national recueillis. Cela leur donne un statut unique. Assez fréquemment, les français disent que sans les compagnies françaises, l'économie des pays africains s'effondrerait. Couplé avec l'incapacité d'accès à ses propres ressources naturelles pour un pays, cela est vrai sans l'ombre d'un doute. Cependant, il ne s'en suit pas que des compagnies privées d'autres pays comme les USA et la Chine ne pourraient pas contribuer également. C'est l'une des raisons pour lesquelles les Français sont si inquiets concernant l'ouverture à la compétition sur le marché.

Un autre aspect c'est l'incapacité pour les pays francophones à collecter les impôts des citoyens ordinaires. Dans un pays comme la Côte d'Ivoire qui a été divisé pendant un certain nombre d'années entre le Nord rebelle et le Sud loyaliste, la collecte des impôts dans les régions rebelles a été impossible. Les rebelles se sont engraissés avec les taxes et les frais imposés à leurs populations captives, ainsi que de la vente des biens volés de leurs régions. Ils ne veulent pas déposer les armes parce que cela aura un effet économique néfaste sur eux, pas uniquement politique.

Le manque d'une force citoyenne qui paie des taxes creuse un gouffre entre le gouvernement et les citoyens ; la responsabilité mutuelle manque à l'équation. C'est le devoir de l'Assemblée Nationale de légiférer des programmes basés sur l'approvisionnement de l'Etat en revenus, mais s'il y a des revenus insuffisants, l'Assemblée Nationale est frustrée dans son rôle. Si 80% des fonds vont en France en tant que contribution au projet CFA, il ne reste que très peu pour que les ministres et l'Assemblée Nationale les affectent aux projets sociaux.

Dans plusieurs pays francophones, souffrant dans des conditions de sécheresse, de manque de nourriture ; manque de soins de santé ; il n y a que l'Aide française aux trésors nationaux qui les soutiennent. Cette « aide » est très souvent leur propre argent que les Français ont acheminé jusqu'à eux.

Il y en a plusieurs en Afrique qui ont vu et compris le problème du franc CFA et le Pacte Colonial ; Mamadou Koulibaly, le Président de l'Assemblée Nationale de la Côte d'Ivoire a été un critique remarquable du Pacte Colonial et la dominance du franc CFA. Il a écrit un livre excellent sur le sujet et donne des conférences et des interviews sur ce sujet régulièrement. Le problème est que très peu comprennent l'iniquité fondamentale de ce système français ; y compris beaucoup d'africains.

Si les nations africaines veulent assurer leur croissance, et prendre part pleinement aux opportunités de la globalisation, elles doivent être libérées des fers de cet albatros colonial. Afin d'attirer d'autres investissements directs dans les économies, par opposition à juste un portefeuille d'investissement, cette situation doit changer. Dans les termes du Président Koulibaly, « En Afrique, nous n'avons pas besoin des armes, nos problèmes ne sont pas dus au manque d'argent. Ma conviction est que nous devons premièrement déclarer clairement nos droits d'appartenance sur notre propre terre et aux ressources de notre sol qui furent emportées par les colons lorsqu'ils conquirent nos pays, et qui sont encore emportés à travers le Pacte Colonial ».

© Ocnus.net 200

Portrait de milou83

De milou83

neant | 15H55 | 29/05/2009 | Permalien

> prenez le pour un con,en tout cas il a de bons copains ! > > DE PLUS EN PLUS MAL-AIME ………
> > > > > >
> > > > > > > Jackpot pour Johnny
> > > > > >
> > > > > > > L'histoire en fera probablement sourire plus d'un. Et d'autres grinceront des dents !
> > > > > > >
> > > > > > > PARIS Pour le traditionnel concert du 14 juillet, Nicolas Sarkozy a choisi d'offrir aux Français un spectacle gratuit de Johnny Hallyday. Jusque-là, rien d'anormal. Surtout lorsqu'on sait que les deux hommes entretiennent une amitié de longue date.
> > > > > > >
> > > > > > > Sauf que cette récréation coûtera 1 million d'euros à l'État français et que la moitié de cette somme est destinée à la rémunération du chanteur. Johnny Hallyday devrait ainsi toucher 500.000 euros. (soit 327.950.000 anciens francs ! ) pour 3h de spectacle ! …
> > > > > > > Smicards, chômeurs soyez cons … allez l'applaudir … il s'en tape de vos misères !
> > > > > > > Un comble qu'il reçoive cet argent français alors qu'il a choisi de s'exiler en Suisse pour payer moins d'impôts ! « Je suis d'accord de payer des impôts, mais il y a une limite », déclarait-il il y a peu. L'hôpital se foutrait-il de la charité ?
> > > > > > > Deux ans après le concert exceptionnel de Michel Polnareff qui avait réuni un million de spectateurs sous la tour Eiffel le soir du 14 juillet, Johnny, d'origine belge et vivant en Suisse, fêtera la Fête nationale française !
> > > > > > > Ce concert sera bien plus lucratif pour Johnny que les autres dates de sa tournée d'adieux. En effet, il ne touchera que 200.000 euros par date. La tournée lui permettra toutefois d'empocher 20 millions d'euros. Un beau petit pactole pour son départ à la retraite !
> > > > > >
> > > > > > Faire suivre………… CE SCANDALE à tous les internautes
> > > > > >
> > > > > > Merci d'avance

Portrait de bastadeboludos

De bastadeboludos

commentjecomprendspas | 00H32 | 30/05/2009 | Permalien

Bonjour, à la question de fox 2 sur les frais de déplacement, il me semble qu'ils ne sont pas pris au compte si la carte grise n'est pas au nom de celui qui fait le trajet. Ce serait important de le préciser , à moins que je me trompe

Portrait de anne92

De anne92

11H41 | 30/05/2009 | Permalien

La réponse à la question de Siegfried est erronée : il s'est pacsé/marié cette année (2009), donc aucune incidence sur sa déclaration de revenus 2008 !
La réponse correspond à une déclaration en cas de Pacs/mariage en 2008…
Siegfried déclare cette année comme s'il était célibataire (sa situation de 2008), l'an prochain, il appliquera la démarche de la réponse de G Dessut…

Portrait de anne92

De anne92

11H45 | 30/05/2009 | Permalien

A Romano :
Ne vous inquiétez pas pour votre déclaration de mariage en ligne !
Je suis dans le même cas que vous, j'ai fait mes 3 déclarations sur internet sans problème ! Il faut que vous entriez votre numéro de télédéclarant (de célibataire) puis vous changez votre situation, ensuite vous remplissez votre déclaration individuelle puis celle du couple, enfin celle de votre partenaire… Hyper simple ! Pas d'alarmisme SVP ! ! !
De plus, le centre des impôts répond sans pb par mail, très rapidement !

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