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AFP via Google.com07/11/09 | 14h07 -
Changement à la tête du Crédit Agricole
LaTribune.fr06/11/09 | 19h46 -
Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Question séléctionnée par Eco89
Que signifie « gâcher » l'électricité ? Elle est produite à la demande ?
Quand on connait le temps que prend un réacteur de centrale nucléaire pour se mettre en route (plusieurs heures), on peut se poser la question : est-ce que ça change vraiment quelque chose si j'éteins la lumière en sortant d'une pièce ?
Au-delà des économies sur la facture, la réponse est oui : si on baisse sa consommation, la production baisse simultanément, et vice-versa.
RTE, la société qui gère le réseau électrique principal en France, veille à cet équilibre. Pour cela, certaines centrales, comme celles des barrages, peuvent être mises en route presque instantanément.
« Mais surtout, les centrales qui sont déjà en route peuvent augmenter leur production rapidement » explique Brigitte Peyron, directrice accès réseau chez RTE.
Pic pour le mariage du prince Charles
Cela ne dispense pas RTE de faire des prévisions de la consommation à venir.
« Elles dépendent de nombreux de facteurs : la saison, l'heure de la journée, la nébulosité, qui va influencer l'éclairage, et bien sûr la température à cause du chauffage en hiver et de la climatisation en été… C'est très important car de faibles variations peuvent mener à des écarts considérables. Au cœur de l'hiver par exemple, un degré en moins provoque une consommation supplémentaire de 2000 Mégawatts, soit plus que la production d'un EPR ! »
Mais il y a certains évènements difficiles à prévoir. « Par exemple, un pic de consommation qu'on avait pas prévu a été observé au moment précis où la retransmission du mariage du Prince Charles commençait à la télévision française, se souvient Brigitte Peyron. C'est aussi arrivé lors des prolongations de certains matchs de football. »
Sur le site internet de RTE, on peut d'ailleurs visionner l'écart, en temps réel, entre ces prévisions et la demande réelle.
La Bretagne et PACA dans une situation délicate
Dans certaines régions, dont le réseau est particulièrement fragile, comme la Bretagne (à cause d'une surconsommation par rapport au nombre de centrales) ou la région PACA (où il manque une ligne à haute tension), les habitants sont même incités à réduire leur consommation pour passer les pics.
« Les usagers qui se sont inscrits sur les sites ouest-ecowatt.com et securite-electrique-paca.fr reçoivent des messages aux périodes tendues, pour qu'ils décalent l'utilisation des appareils les plus gourmands (machines à laver, sèche-linge etc). »
Le casse-tête de l'éolien
L'expansion de la production éolienne (une « énergie fatale » dans le vocabulaire de RTE) crée un nouveau casse-tête pour RTE car, lorsque la production est très forte dans une région éloignée des zones de consommation, les lignes à haute tension doivent être renforcées.
« C'est un cas de figure qu'on déjà connu les espagnols : quand les éoliennes produisaient au maximum en Galice, ils doivent parfois les déconnecter parce que le débit était trop fort sur ces lignes, indique Brigitte Peyron. L'expansion de l'éolien va s'accompagner de la multiplication des lignes électriques »
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De Jovan
Nouille Orquee | 18H58 | 13/05/2009 |
De fait de la nature imaterielle de l'electricite, il est impossible de consommer plus d'electricite qu'il n'en est produit et vice et versa.
EDF est donc constament en train de reguler le reseau pour ajuster l'offre a la demande (phenomene de sous frequence et sur frequence).
Lors de grosses chaleurs comme de grand froid, il y a un risque de « rupture » du reseau qui peut engendrer de grandes coupures (ca arrive regulierement en Californie par exemple ou l'offre n'arrive pas a suivre la demande a cause du grand nombre de climatiseurs).
Lorsque les lignes tombent (comme lors des tempetes par exemple), le reseau est tres destabilise, on doit compenser en chargeant des gros codensateurs (des batteries en somme) pour comsomer le surplus d'energie (le delestage).
Au cas ou le reseau tombe, il existe bien sur des dijoncteurs qui vont isoler les zones deja coupees pour ne pas faire tomber tout le reseau francais comme en janvier 87 (Source Wikipedia : Par une journée particulièrement froide, trois groupes de production de la centrale thermique de Cordemais disjonctent en moins d'une heure pour des raisons indépendantes. Le dernier groupe de la centrale finit par décrocher également. Il s'ensuit une brusque dégradation du plan de tension régional, qui par répercussion provoque de nouveaux décrochages dans plusieurs centrales de l'ouest de la France. Grâce à l'envoi d'ordres de délestage, la tension se stabilise dans l'ouest de la France, mais à un niveau très bas proche de 300 kV, avant que l'action des dispatchers conduise au rétablissement de la situation.)
En France, on compense le manque de production temporaire en achetant de l'electricite a nos voisins (italiens et allemands notament), qui eux nous en rachete aussi lorsque le besoin se fait sentir. Ce sont les place de marche du type POWERNEXT qui regulent le tarifs d'echange.
La France est autonome d'un point de vue energetique de facon globale, mais en temps reel, les interconnections de reseau servent de soupape de securite.
Toujours en France, on a deux types de reactivite qui dependent de l'urgence et de la plannification. Une reactivite lente assuree principalement par le nucleaire qui assure la base du reseau (il faut plusieurs heures pour demarer une tranche nucleaire). Et l'hydraulique et fossile (gaz, charbbon, petrole) qui est tres reactif (dans l'heure voir moins), sur lequel on s'appuie beaucoup en hiver (c'est aussi la raison pour laquelle il est dangereux de se ballader a cote des barrages, les lachers d'eau peuvent etre assez imprevisibles).
Je vous invite a aller voir ce petit exemple explicatif de la RTE qui gere la distribution d'electricite en France :
http://www.rte-france.com/htm/fr/accueil/coupure.jsp
De Jovan
Nouille Orquee | 19H27 | 13/05/2009 |
Ah oui et en m'egarant, j'ai oublier de repondre a la question. On ne gache pas d'electricite a proprement parler. on gache les ressources minerales (Uranium, fuel, gaz,…) qui servent a produire l'electricite que nous consommons pour rien.
De Ech-picard
21H27 | 17/05/2009 |
L'électricité ne se stock pas. Ou de manière marginale par les batteries et les condensateurs.
Mais n'allez surtout pas croire que les électrons produits par des « énergies renouvelables » sont peints en vert. Personne n'a jamais vu la couleur d'un électron.
Plus sérieusement vous « gâchez » de l'électricité si vous êtes éloigné du lieu de production. C'est ce que l'on appel les pertes en ligne.
Pour faire simple la ligne électrique qui vous alimente « résiste » au passage du courant. W = R I ² t
W en Joule (l'énergie), R (la résistance) en Ohm, I en Ampère (au carré), t en seconde.
R est la résistance de la ligne et sur plusieurs km ce n'est pas négligeable.
D'où l'utilisation de gros câbles et de haute tension ( ça fait diminuer le I carré).
Pour compléter le commentaire des riverains précédents (que je salue)
j'ai assisté au démarrage d'un groupe de 4 MW (4 000 000 Watt) à froid 20°C.
On ne balance pas la purée comme cela : la mise en température du turbo à presque demandée la demie journée, le couplage au réseau un peu moins, la chaudière un peu plus mais la vapeur utilisée était aussi « consommée » ailleurs.
De Le Mitterand
PS = FN (sur le plan eco & social) ... | 13H16 | 19/05/2009 |
« Gacher » de l'electricité, car avec l'argent economisé en eteignant tes appareils electriques en veille, changeant tes ampoules , etc… , tu aurais pu t'acheter d'autres trucs (qui ont utilisé beaucoup d'energie pour leur transport et leur fabrication (exemple : des chaussures fabriquées en Chine ; etc..)
De egide
Littéral | 16H43 | 20/05/2009 |
« Gâcher » l'électricité ?
Souvent, on reproche aux État et aux sociétés qui produisent, transportent et distribuent de l'énergie électrique les fortes déperditions d'électricité qui ont lieu lors du transport par les ligne à très hautes tensions qui fournissent en courant électrique des transformateurs situés à plusieurs centaines voire à plus de 1500 kilomètres du lieu de production c'est à dire les centrales.
Certes, s'il est vrai que les pertes dues au transport de l'énergie électrique sont importantes mais que comparés à tout autre moyen de produire de l'énergie sur place, ce système reste encore rentable et performant en regard d'autres technologies.
L'électrification de zone de faible densité d'habitation, difficiles d'accès où dépourvues de toutes ressources propres à produire de l'énergie électrique, le transport d'électricité a permis en à peine 50 ans un développement économique sans précédent !
Cette déperdition d'énergie par le transport demeure une des critiques majeures de la production industrielle d'énergie électrique avec des centrales à très grande capacité de production.
L'intérêt essentielle de cette critique demeure néanmoins la nécessaire justification des modèles de production d'énergie électrique à l'échelle par exemple de l'Union Européenne ?
À quand des comparaisons chiffrées du modèle actuel avec d'autres modèles possibles, des centres de production de moins grande capacité, plus nombreux donc et un transport réduit à de courtes distances.
Après tout, pour une centrale nucléaire, une éolienne, un système de marée motrice, une centrale thermique, une turbine à gaz :
U = RI
N'est-ce pas ?