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AFP via Google.com07/11/09 | 14h07 -
Changement à la tête du Crédit Agricole
LaTribune.fr06/11/09 | 19h46 -
Les dockers en grève sur fond de réforme portuaire
Reuters via LExpress.fr06/11/09 | 16h30 -
Le chômage dépasse 10% aux Etats-Unis
bloomberg.com (anglais)06/11/09 | 15h03 -
Le déficit commercial français se réduit de moitié
Reuters via LesEchos.fr06/11/09 | 13h51
Les plus gros flops (1/2) : Bi-Bop, TO7, Rafale…
Par Zineb Dryef | Rue89 | 04/06/2009 | 18H43
A l'occasion de la fermeture du trottoir roulant de Montparnasse
, Rue89 vous propose de revenir sur les gros échecs industriels de ces dernières décennies. A vous de nous signaler les ratages les plus fragrants que vous avez en mémoire, pour le deuxième volet.

Bi-Bop,
la cabine téléphonique portable (1993-1997)
Pour les plus jeunes d'entre les riverains, rappelons qu'à son lancement, le Bi-Bop est une vraie curiosité.
Gros téléphone portable noir, il permettait de passer des coups de fil en extérieur à condition d'être près d'une borne à Bi-Bop. Marquées par un autocollant rayé bleu, vert et blanc (on en voit encore dans les rues de Paris), elles étaient rares. Il valait mieux vivre dans une grande ville.
. France Télécom visait 500 000 abonnés pour la fin 1995, mais en 1997, on ne comptait que 46 000 abonnés.
de Montparnasse (2002-2009)
En pointe sur le désastre de ce trottoir roulant qui devait être le plus rapide du monde, Rue89 a enquêté
l'été dernier sur les raisons de ce flop.
Mis en place en 2002 avec la promesse de rouler à 11 km/h, le super tapis de la gare Montparnasse (4,5 millions d'euros ! ) devait faire gagner une minute trente aux 110 000 voyageurs qui passent par la station chaque jour.
Bilan : les incessantes pannes et les nombreuses chutes de voyageur contraignent la RATP à stopper régulièrement son beau jouet, au point que ce dernier est plus souvent à l'arrêt qu'en fonctionnement.
Sept ans après, le trottoir roulant rapide (TRR) est officiellement arrêté. Il sera remplacé en 2011 par un trottoir « classique », donc lent. Cette lenteur ne fait pas que des malheureux, si l'on en croit cette vidéo, qui s'en amuse. (Voir la vidéo)
► La piteuse histoire du trottoir roulant rapide de Montparnasse
, un futur qui n'a jamais vu le jour (1957-1977)
Denis Faure, ancien pilote de l'Aérotrain, écrivait sur Rue89
à l'occasion d'une exposition consacrée au défunt projet :
« L'idée simple et révolutionnaire de l'Aérotrain était bien de se passer de la roue, inventée il y près de cinq mille ans, pour la remplacer par le coussin d'air, permettant à l'Aérotrain de “ flotter ” au dessus du sol.
Extrêmement léger comparé au train pesant des centaines de tonnes se traînant à l'époque à 150 km/h, le prototype d'Orléans atteignit 422 km/h sur la voie de 16 kilomètres encore visible au nord d'Orléans. Hélas, aujourd'hui, le rêve est fini… »
Dans les années 70, un véritable engouement est suscité par l'Aérotrain dont on croit qu'il sera le train de l'avenir. (Voir la vidéo)
En 1977, le projet est définitivement abandonné et l'Aérotrain est détrôné par le TGV.
► Comment l'Aérotrain s'est fait enterrer par le TGV
, début des ordinateurs grand public (1982-1984)
Nous sommes un peu mauvaise langue d'inclure le TO7 dans ce palmarès des flops industriels. Cette machine est le premier ordinateur grand public commercialisé par Thomson.
Ce télé-ordinateur (« TO »), conçu pour être branché au téléviseur via une prise Peritel
(autre invention français) et équipé d'un crayon optique connaît un joli succès grâce au plan gouvernemental de Laurent Fabius en faveur de l'informatique
. Plusieurs écoles sont alors équipées d'ordinateurs :
, un spécialiste des Thomson considère que le flop du TO7 est en réalité celui du « Plan Informatique pour tous » :
« Le PIT à voulu imposer Thomson comme le “micro officiel de la famille française” (je caricature), il a réussi, mais ce micro était fatalement voué à être sectarisé. Rapidement, plus personne n'y croit.
Sauf Thomson qui multiplie ses efforts avec de multiples déclinaisons de ses ordinateurs, certains étant vraiment performants, mais avec, toujours, toujours, ce même défaut de s'adresser à une base coupée du reste du monde. Le manque de jeux de qualité, programmés avec effort, va se faire ressentir très vite, et Thomson commencera à être mis en difficulté/
En France, c'est surtout ce satané crocodile d'Amstrad
qui va se tailler la part du lion. Ah la vache ! Ils étaient bien les jeux sur Amstrad ! Sur Thomson aussi mais… si peu, si peu, si peu… Et il y avait des défauts techniques, aussi. »
, le sinistre industriel permanent (1985-…)
Depuis sa création en 1985, l'avion de combat de Dassault
n'a de cesse de se faire rejeter par les clients étrangers de la France. L'Inde, le Maroc, la Corée du Sud, l'Arabie Saoudite, les Pays-Bas… ont tous renoncé à l'acheter préférant des engins américains.
Les nombreux échecs du Rafale lui ont valu d'être qualifié de « sinistre industriel » par Michel Rocard
dans les années 80, mais régulièrement de nouvelles versions sophistiquées sont vantées par Dassault, bien décidé à ne pas lâcher son avion. (Voir la vidéo)
Mais les Emirats arabes unis pourraient faire sortir le Rafale de notre palmarès
puisque ce pays est en discussion avec Dassault pour l'acquisition de 60 avions. Fin du suspense lors du prochain salon du Bourget, à la mi-juin.
de Renault, superbe échec automobile (2001-2003)
Il était chic, ce « coupéspace » de Renault. Le constructeur automobile, désireux de séduire une clientèle haut-de-gamme a totalement échoué avec l'Avantime
. Dix-sept mois de production et 5 000 exemplaires écoulés, dont la moitié en France, l'Avantime reste l'un des plus beaux flops de l'automobile tricolore.
Pour les nostalgiques de ce croisement coupé et monospace, une galerie de photos
a été ouverte sur un site consacré à la défunte.
► A vous de jouer.
Signalez-nous les plus beaux ratages industriels dont vous vous souvenez, Rue89 en publiera une nouvelle sélection.
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8
De Waldo
bye bye ... | 19H08 | 04/06/2009 |
pensez un jour aux réussites… il y en a de nombreuses.
De le_bienheureux
20H01 | 04/06/2009 |
Le travailler plus pour gagner plus…
De psych0Dad
sociopathe | 20H05 | 04/06/2009 |
Il y a beaucoup de raisons de se gausser des TO7 et autres MO5, mais personnellement je n'oublie pas que c'est avec ces machines (entre autres) que je me suis initie a l'informatique vers 8-10 ans. Nous sommes nombreux a avoir ainsi attrape le virus de la programmation.
Le desastre (comme souvent en France) ce fut l'impossibilite transformer l'investissement etatique du plan Informatique Pour Tous en une industrie privee dynamique. Une fois mes etudes terminees les offres d'embauche etaient nombreuses mais la qualite des jobs etait en dessous de tout. Dans la plupart des SSII les employes ont pour seule perspective l'ecriture de logiciels standards pour le monde de la banque ou de la grande distribution. Le niveau technique de l'encadrement est plus que moyen et vu mon profil j'etais predestine a devenir un de ces « chefs de projets » specialistes des reunions et des decks Power Point.
J'ai fini par m'expatrier aux Etats-Unis ou j'ai retrouve pas mal de francais comme moi et ou 25 ans apres mon premier contact avec l'informatique personnelle je continue a coder.
De Spirit-of-Eden
Rêveur | 07H41 | 05/06/2009 |
A mon avis il manque dans cet article le number one des échecs industriels français : le super-réacteur nucléaire SUPERPHENIX
http://fr.wikipedia.org/wiki/NERSA
Je ne vois pas d'échec plus gros que celui-là.
De tecole74hs
passe repasse trépassera... | 07H47 | 05/06/2009 |
La NSU RO80 à moteur rotatif qui promettait, dans les années 70 une meilleure longévité du moteur car moins d'usure par rapport aux pistons. Ce concept qui fonctionnait correctement a connu le même sort que l'avantime.
De Schtroumpf perplexe
physicien | 08H47 | 05/06/2009 |
Les échecs industriels me paraissent une chose normale, inévitable pour un pays qui innove. Cela veut simplement dire que les entreprises prennent des risques. C'est un signe de bonne santé. Il n'y a pas de quoi s'alarmer tant que ces risques sont compensés par des succès.
Il est intéressant de regarder les journaux de sciences et techniques du 19eme siècle et de contempler le nombre incroyable d'inventions astucieuses, et souvent oubliées. Elles faisaient preuve d'un foisonnement extraordinaire. Certes, l'industrie, sur le plan social, c'était bien souvent comme dans Zola. Mais sur le plan technique, il y avait une créativité incroyable.
L'aérotrain était, il me semble, un prototype, jamais entré en phase d'exploitation, et je présume que déjà, d'autres bureaux d'étude planchaient sur les prémices du TGV. Je ne le rangerais pas dans la catégorie des flops industriels, mais plutôt des projets abandonnés. Pas grave, puisque dans le domaine des train rapides, on a quand même trouvé une solution satisfaisante (et sans doute moins bruyante).
Le documentaire de l'INA de 1965, malgré ses airs de propagande est remarquablement bien vu ; presque tout ce qui est dit s'est réalisé. Autrement dit : presque tous les projets qui étaient en cours se réalisaient. On ne peut pas forcément dire la même chose aujourd'hui. Et leur court questionnement sur l'an 2000 et les rapports de l'homme avec les robots tapait vraiment dans le mille. (Même si les robots ressemblent plus à des caméras de surveillance et des caisses automatiques qu'à Aïbo ou R2D2).
TO7, voiture invendue, Bibop ont vite été mis au rancart. Quand un projet rate, il est sain d'en prendre acte. Notons la Smart qui faillit aussi être un flop, et se redressa.
Le cas du Rafale me semble plus grave, car cela fait pas loin de 30 ans qu'on traine ce boulet. C'est un peu comme la mise en survie de la sidérurgie dans le Nord dans les années 1970. Ah, le grand Serge (Héritier et (ex ? ) PDG de Dassault, maire de Corbeil) n'a pas le talent qu'avait son papa… Au fait, les grands héritages ne poseraient-ils pas un problème au niveau de l'innovation industrielle ?
De jesuistresjoueur
périlleuse | 11H28 | 05/06/2009 |
On peut aussi citer le four du projet F chez Citroën, dans les années 60 !
Le but était de combler le trou dans la gamme entre l'ami 6 et la DS, il fallait donc une berline de gamme moyenne ! Citroën allait donc la créér à sa manière, innovante : moteur rotatif, suspension hydropneumatique, et surtout un inédit procédé de soudure entre le pavillon et les panneaux latéraux qui allait grandement en faciliter l'assemblage en usine, procédé qui causa directement sa perte ! En effet, trop sûrs d'eux, les responsables Citroën ne firent pas breveter cette innovation…Ce que ne manqua pas de faire Renault pour sa R16 en 1965 ! Et voilà comment on se retrouve avec un projet impossible à industrialiser sans verser de copieux royalties à son principal concurrent !
Après des millions dépensés pour l'étude de cette voiture, Citroën abandonne le projet et étudie un autre véhicule de gamme moyenne, le projet G qui deviendra la GS en 1970, après avoir ainsi perdu près de 10 ans…
Pour ceux qui lisent l'anglais, une page web intéressante sur l'histoire de ce projet F :
http://www.citroenet.org.uk/prototypes/projet-f/projet-f.html
De nanouD
citoyenne | 12H19 | 05/06/2009 |
Et si on parlait du char Leclerc ? ? ?