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Faut-il indiquer « sans OGM » sur les étiquettes ?
Par Florent Pommier | Journaliste | 05/06/2009 | 10H51
Comment savoir ce qui a été produit sans le recours à des organismes génétiquement modifiés
(OGM) ? Aujourd'hui, la réglementation impose d'indiquer sur les étiquettes la mention « OGM » quand les fabricants en incorporent volontairement, ou quand est dépassé le seuil de 0,9 % d'OGM présents fortuitement après contamination.
Mais on voit très peu la mention « sans OGM », les pouvoirs publics ayant choisi jusque-là d'imposer un affichage aux producteurs faisant courir d'éventuels risques aux consommateurs – même si ceux-ci ne sont pas avérés.
Une allégation « sans OGM » concerne aujourd'hui certains produits végétaux, dont le maïs, mais reste très peu répandue.
Le débat revient à la faveur d'un avis publié le 19 mai
par le Conseil national de la consommation (CNC) après un an de travaux.
L'instance consultative demande aux autorités françaises de « soutenir la création rapide d'allégations européennes du type “sans OGM” » pour « valoriser les filières » n'en utilisant pas.
Les associations de consommateurs et les industriels y voient un bon argument de vente et une manière de séparer plus clairement les deux filières. Le CNC préconise donc un étiquetage pour les produits animaux (lait, viande, poisson, beurre, oeufs, certaines charcuteries, etc.) et tous les végétaux.
Une application casse-tête
Mais les complications commencent lorsqu'on entre dans les détails. Qu'est-ce qu'un produit réellement « sans OGM » quand on ne les détecte qu'à partir de 0,01 % de présence et que la réglementation impose une mention à partir de 0,9% ?
De plus, l'alimentation du bétail peut contenir des OGM, mais ces derniers ne se retrouvent pas nécessairement dans les produits vendus en boucherie ou en crémerie. Les autorités sanitaires affirment qu'il n'y a en général pas de traces de contamination en bout de chaîne.
Le CNC ne se prononce pas sur une définition du « sans OGM », laissant le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) plancher dessus cet été. Mais il suggère pour l'instant des formules telles que « vaches nourries sans utilisation d'OGM (alimentation des animaux contenant moins de 0,9 % d'OGM) » ou encore « chèvres nourries sans utilisation d'OGM : garanti à 99,1 % »…
Enfin, le CNC souhaite que les professionnels s'engageant dans une telle démarche conservent pendant cinq ans les traces de toutes leurs matières premières et aliments pour animaux. Au final, cette transparence pourrait coûter cher aux filières conventionnelles.
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De Autist Reading
Plombier/Electricien | 13H02 | 05/06/2009 |
Il faut interdire l'agriculture non-bio, et interdire l'entrée en France des produits agricoles étrangers, donc incontrôlables.
Plus de problème d'étiquette, tous les produits agro-alimentaires sont comestibles.
De ratman
comité invisible | 15H06 | 05/06/2009 |
bonjours,
je vous conseil a tous le livre
additifs alimentaire de corinne gouget
de chez edition chariot d'or
isbn : 978-2-9118-0669-8
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