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Le best of des pubs les plus écolo-mensongères
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 12/06/2009 | 18H40
L'Observatoire indépendant de la publicité et Rue89 analysent six campagnes accusées de « greenwashing ».

Vous êtes exaspéré de ces publicités verdoyantes qui vous vantent des produits tous plus « naturels » et « écolos » les uns que les autres ? Vous avez désormais un lieu pour le dire : l'Observatoire indépendant de la publicité (OIP) dont nous publions en exclusivité la deuxième vague d'analyses des publicités pratiquant le »greenwashing » le plus éhonté.
C'est bien connu, McDo lutte contre le réchauffement climatique, Areva produit une énergie « propre » et Saab fabrique des voitures « vertes »… mais comment les publicitaires peuvent-ils se permettre de telles énormités ?
Diverses initiatives ont été prises pour tenter de limiter le « greenwashing ». Le Grenelle de l'environnement avait créé un groupe de travail sur le sujet, mais entre écologistes et publicitaires, la rencontre a vite tourné au clash. L'Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP, l'ex BVP, bureau de vérification de la publicité) a signé en avril 2008 avec le gouvernement une »charte d'engagement pour une publicité éco-responsable ». Enfin, le collectif Alliance pour la Planète (qui regroupe 80 ONG) a créé de son coté l'Observatoire indépendant de la publicité, animé par des salariés du World Wildlife Fund (WWF).
Analyser les pubs avec les règles édictées par les marques
L'ARPP, qui exerce une délégation de service public au nom du CSA, visionne toutes les publicités télé avant leur diffusion (23 000 en 2008) et 14 600 pour les autres médias, et rejette celles qui ne seraient pas conformes à la charte.
Il y a du boulot, d'autant que le nombre de publicités utilisant l'argument écologique a quadruplé en un an. L'ARPP en a rejetté 1 136 sur 1 585, ce qui lui permet d'affirmer :
« On est vigilants. Nous n'avons jamais dit que notre système était parfait, mais on reçoit les plaintes et peut modifier nos avis a posteriori. A l'OIP ils sont dans l'affectif et dans l'incantatoire, leur démarche est militante, la nôtre est objective. »
Mais l'autodiscipline, dans cette profession aux 34 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuels, les ONG n'y croient pas. C'est pourquoi, en s'appuyant sur les recommandations déontologiques de l'ARPP édictées par la profession elle-même, l'observatoire indépendant s'érige en vigie citoyenne. A la manière de Rue89, en faisant participer les internautes, qui soumettent les publicités qu'ils jugent douteuses, l'OIP les sélectionne (par vagues de six) et les analyses sont co-rédigées.
Dans la première vague de six pubs analysées entre février et avril, les internautes s'étaient montrés au final plus sévères que les ONG, mais tous deux étaient tombés d'accord sur le classement. Le Chat était désignée comme le roi de l'éco-blanchiment, une publicité pour laquelle une procédure judiciaire est en cours.
Des notes de 0 à 5 pour chaque campagne analysée
Quelque 500 internautes sont inscrits sur le site et chaque publicité génère entre 10 et 30 commentaires. Ils argumentent sur la sémantique, la composition graphique, le degré d'informations et l'honnêteté, selon une grille d'analyse inspirée du Greenwashing Index, un site américain conçu par une agence de marketing social et l'université de l'Oregon.
Les notes vont de 0 (« éco-blanchiment » maximal) à 5 (conforme aux codes de déontologie) sur chacun des cinq critères, le tout compilé fait deux notes globales, une pour les internautes et une pour l'OIP.
Voici, en exclusivité, le classement de la dernière campagne :
- Red Bull : 0,8 / 5
- Renault : 1 / 5
- Peugeot : 1 / 5
- Herta : 1,2 / 5
- Skip : 2 / 5
- Apple : 3,2 / 5
La prochaine vague sur laquelle les internautes sont invités à réagir concerne les publicités suivantes :
- L'Institut Quick
- Volkswagen
- Land Rover
- Peugeot 307
- Défi'Syntega
- Phyto.
En quatre mois d'existence, l'observatoire s'est fait un petit nom dans le milieu des publicitaires, et a gagné quelques batailles comme l'avis du conseil paritaire de la pub (CPP), sorte de conseil des sages cogéré par publicitaires et associations de consommateurs et environnementales, proposant le 2 avril dernier à l'ARPP de muscler ses règles dans le domaine de l'environnement. Et le jury de déontologie publicitaire a reconnu le caractère franchement mensonger de la publicité France Betterave.
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De Bebert Cassandre
21H38 | 12/06/2009 |
A ne pas oublier : Le parpaing ou bloc de béton…. Vendu sur les ondes et notamment de « France inter » il n'y a pas si longtemps comme un produit « vert ». Or les cimenteries sont les industries les plus polluantes qui soient. Mais ça avait sans doute échapper au vérificateur de la publicité…
A ce niveau d'incompétence, on atteint des sommets.
De PB2N
21H58 | 12/06/2009 |
Une pub écolo est forcément mensongère.
Imaginez la pollution créée par sa conception, sa réalisation. Puis son impression sur papier (pour 80 % du temps), fabrication du papier, des encres. Puis distribution, envahissement des boites aux lettres avant d'envahir les poubelles et de générer moult camions poubelles en plus pour véhiculer tout ça vers les déchèteries et autres usines à ordures. Enfin incinération (au mieux).
Une pub ne peut être écolo …
De nono le simplet
artisan du moindre effort | 04H36 | 13/06/2009 |
Ushuaia sponsorisé par Rhône-Poulenc , dans mon souvenir c'est ce que j'ai vu de pire comme pub , ce qui m'a empéché de regarder cette émission , au temps où je regardais un peu encore la télé le soir !
J'oubliais … les Yaourts Bio au Bifidus machin remboursés par la sécu et vendus sans ordonnance dans les meilleures pharmacies !
De aimable
plasticien | 06H57 | 13/06/2009 |
Plus de dix ans déjà que le roi de l'arnaque conso-écolo Leclerc
lancait une campagne de pub nat ( des milliers d'affiches 3x4), pour sensibiliser leurs clients ( et surtout au nom de l'écologie - le culpabiliser à mort ), sur la pollution que représente les sacs d'emballages d'hyper marché.
Vilain conso que nous sommes de pourrir la planète avec ces saloperies de sacs plastique. Allez ouste plus de sac qui nous dit Leclerc, et que tous sommes content !
Au passage les Leclerc se frottent les mains et surtout s'enrichissent un peu plus sur le dos du gentil « con-sot “ puisque les foutus sacs plastique si ils étaient gratos aux sorties de caisse, ils coutaient belle et bien la peau des fesses à Leclerc ;
Manque de pot, six mois plus tard le ‘ panier moyen du Caddie est en chute libre ( normal - t'achete moins si tu ne peut pas transporter tes petits sacs de saloperies )
Et voilà comment, tous autant que nous sommes, avons ACHETE
nos propres sacs,( au passage, support de Pub à la marque du distributeur ), et voilà comment les hyper se font depuis, des couilles en or en nous vendant leurs sacs. C'est pas écolo ça !
Patience, sous peu nous paierons un droit d'entrée en hyper au nom d'une taxe Co2
De Laur3nt
zen | 15H13 | 14/06/2009 |
Je me souviens d'un petit panneau publicitaire d'Audi en haut des télésièges de Pralognan. Un gros break noir à côté duquel était écrit « Pollue autant qu'une luge ». Apparemment, j'étais le seul que ça faisait réagir … En tout cas, en bas des pistes, après avoir remisé le support où il devait se trouver (la benne pour les plastiques), j'aurais pu dire « Moins pratique qu'une luge ».
De Vkg30
Enragé | 09H45 | 15/06/2009 |
Il conviendrait peut-être de recadrer un peu le débat.
La publicité peut-elle être compatible avec l'écologie ? Non.
A quoi sert la pub ? A vous persuader d'acheter un produit dont vous n'avez pas besoin. A promouvoir une idéologie de la consommation (la consommation, c'est le bonheur ! ) aussi absurde que mensongère.
Avez-vous besoin de la pub pour penser à acheter du sel ou des chaussures ? Non.
Une attitude réellement responsable, au regard de l'état catastrophique de la planète (et il ne s'agit pas de sensiblerie à l'égard des petits animaux : l'espèce humaine fait partie de l'écosystème globale, et quand celui-ci se dégrade, c'est ses propres chances de survie qui diminuent) consisterait à militer pour l'abrogation immédiate et totale de la pub, en particulier dans les espaces publics. Évidemment, c'est assez loin des bien-pensances du Grenelles de l'écologie, et autre tartufferies contemporaines.