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Face à la cleptomanie au travail, les entreprises s'organisent
Par Rozenn Le Saint | Etudiante en journalisme | 29/06/2009 | 16H29
La petite cleptomanie au travail va des stylos aux bouteilles prévues pour les pots organisés par l'entreprise en passant par le café et les rouleaux de papier toilette, que l'on embarque le plus discrètement possible.
Le pic de cleptomanie ? La rentrée scolaire évidemment. Les trousses des enfants se remplissent alors de gommes, crayons et autres fournitures sorties tout droit de la réserve du bureau. Mais les entreprises ne sont pas dupes et essaient d'anticiper cette fâcheuse tendance.
Des serrures sur les armoires
Premier outil indispensable, la serrure. La plupart des armoires à fournitures sont fermées à double tour pour éviter les tentations. Même les dérouleurs de papier toilette sont pour la plupart dotés d'une serrure et d'une clé, que seul le personnel d'entretien possède.
A Office Depot, qui approvisionne les entreprises en fournitures et mobiliers de bureau, on reconnaît que si les dérouleurs de papier toilette sont sous clé, « c'est évidemment pour éviter que les gens les ramènent chez eux ».
Des capsules Nespresso antivol
Autre exemple d'objet de convoitise courante, les coûteuses capsules de café Nespresso. A 30 ou 40 centimes la capsule, il peut être tentant de ramener à la maison les petites doses multicolores du bureau.
Mais on ne la fait pas à la filiale de Nestlé. Pour éviter cette dérive, elle a conçu une machine Nespresso Pro, différente de celle des particuliers. Et les capsules de cette machine, de la forme d'une petite soucoupe, sont incompatibles avec les machines destinées à un usage privé. Fabien Laxague, du service communication de Nespresso, l'admet :
« Les machines pour les professionnels sont différentes, car ils servent beaucoup plus de café que les particuliers. Et les capsules ne sont pas les mêmes non plus, pour éviter que les employés les prennent pour chez eux. »
Dans votre entreprise aussi vous avez remarqué des mesures pour limiter le vol au bureau ? Faîtes les nous partager.
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De MAGENTA
Pesteux génétique | 08H01 | 30/06/2009 |
Moi , quand j'emportais rien , j'avais l'impression d'oublier quelque chose ! !
De Gringo
| 10H01 | 30/06/2009 |
Moi, c'est pas tellement au bureau que j'ai le problème, c'est plutôt sur les chantiers. Les ouvriers ont souvent des travaux à faire chez eux, ou « au black » chez des gens et ne paient vraiment pas cher les matériaux…
Alors, le(s) frigo(s), sous clé. L'electroportatif… un responsable par machine qui le rend au chef de chantier tous les jours, surtout le vendredi. Un bloc béton devant le container ou l'on range les matériaux (surtout : fuel, ciment, plâtre…), comme ça il n'y a que le grutier qui peut ouvrir.
Au final, les mecs viennent nous demander pour avoir 2-3 sacs de ciment. Et on les file, normal.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 11H00 | 30/06/2009 |
Le cleptomane, c'est un dingue qui choure sans s'en rendre compte.
Dans ces cas, les mecs sont tout à fait conscient de leurs actes, et cela s'appelle soit du vol, soit du détournement de bien social, soit de l'abus de bien social, soit prendre sa prime en nature, soit profiter d'avantages en nature.
Moi je partage entre chez moi et le taf.
Je récupère post-it, caleprins, clefs USB, papier pour imprimante, etc.
Mais de chez moi je ramène stylos (je n'utilise que des Bic 4 couleurs : D), logiciels, souris, tapis et même clavier quand ils sont trop nuls au bureau.
Un échange de bon procédé, surtout que je ne prends que ce qui m'appartient et qui ne me sert pas ou plus au bureau.
Bien sur, je n'hésite pas à me servir du fax du boulot, ou à utiliser les services postaux de la boite (faut sympathiser avec les secrétaires).
Sans compter le temps de travail utilisé pour des trucs sur le net que je pourrais faire à la maison, vu mon salaire horaire je crois que c'est le truc qui coute le plus cher à mon patron : D
Par contre, le vol en lui même, je l'ai vu sous toute ses formes et j'y ai même participé. Après un plan social, c'est le meilleur moment de récupérer du matériel, une partie pour le bureau pour améliorer ce qu'on a, une autre pour la maison pour toucher sa petite prime vu qu'on a viré plein de monde.
Écrans, unités centrales, portables, cartes en tout genre, j'ai en détourné des tas, mais jamais ce ne fut du vrai vol. Le matériel était destinés à la casse, en parfait état mais en trop.
De du_rhum_des_femmes
(pascontent) | 12H33 | 30/06/2009 |
Les fournitures de bureaux ne sont pas en libre service. Il faut aller au service des moyens généraux les chercher et ils notent ce qu'on prend. Pour certaines, il faut même commander à l'avance.
Je suis pas vraiment choqué si les gens se servent « un peu », genre un stylo, un bloc post'it de temps en temps, sans que ça devienne du gros trafic international de fournitures. C'est comme pour les photocopies, on peut en avoir un usage personnel modéré.
De Yémi
18H35 | 30/06/2009 |
Là où je bosse (établissement public du second degré) tout le monde se sert : ramettes de papier, fournitures diverses, ordis portables, matériel et périphériques informatique (ça va du cable RJ45 à l'onduleur ou unité centrale). Des projecteurs disparaissent, et bien d'autres choses encore (produits d'entretien, sans parler de la cantine).