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General Motors : Koenigsegg renonce à acheter Saab
ABCBourse.com24/11/09 | 18h51 -
Pour Que Choisir, l'indexation du gaz sur le pétrole est injustifiée
QueChoisir.org24/11/09 | 17h50 -
L'usine Continental de Clairoix fermera officiellement début 2010
AFP via LePoint.fr24/11/09 | 15h32 -
Pinault veut céder la Fnac et Conforama
Wall Street Journal via LExpansion.com24/11/09 | 15h10 -
Le coût de la santé pour les ménages en hausse de 50% depuis 2001
LeMonde.fr24/11/09 | 14h59
Japon : échange travailleurs contre marchandises
Par Thierry Ribault | Economiste au CNRS | 22/07/2009 | 10H33
Un budget extraordinaire de l'ordre de 139 milliards d'euros, soit 3% du PIB, afin de financer la relance économique du pays : c'est ce qu'a annoncé en mai le Premier ministre japonais. Au coeur de cet effort financier, le plus important dans l'histoire du Japon, l'aide aux personnes âgées.
Ainsi, 15 milliards d'euros devraient être consacrés à la création de 1,5 à 2 millions d'emplois d'ici 2012, dont 300 000 dans le secteur des soins aux personnes âgées. L'objectif : canaliser les salariés licenciés par les entreprises manufacturières, notamment du secteur automobile, vers des activités supposées d'avenir et/ou en pénurie de main-d'œuvre.
A Tokyo, où, dans le secteur du soin, il y a plus de trois ouvertures de poste pour un aspirant, la municipalité va subventionner des formations aux candidats potentiels, et leur proposer des prêts sans intérêt pour financer les coûts liés aux changements de carrière.
Les professionnels de la santé et de l'action sociale ont des doutes sur ces mesures de reconversion, estimant que leurs métiers requièrent des « qualités émotionnelles ». Sans oublier que la préférence des personnes âgées, majoritairement des femmes, va vers des aides féminines, alors que l'industrie automobile licencie massivement… des hommes.
Les syndicats de travailleurs temporaires sont également sceptiques, pointant la faiblesse des salaires, la précarité des contrats et les conditions de travail difficiles.
Une immigration sélective fondée sur des critères ethniques
Pour faire face à la pénurie de personnel dans le domaine du soin aux personnes âgées, une seconde piste est explorée : l'immigration sélective. Dans le cadre d'« accords bilatéraux de libre-échange » avec les Philippines et l'Indonésie, 450 ressortissants de chaque pays sont arrivés au Japon en mai pour intégrer ce secteur. Mille Philippins et autant d'Indonésiens seront accueillis d'ici deux ans.
Le salaire proposé aux nouveaux arrivants équivaut à celui de leurs homologues japonais débutants, ce qui peut paraître attractif pour ces ressortissants.
Des structures leur proposent en outre une allocation de logement, leur fournissent meubles et électroménager, ainsi que des services de traduction (par des bénévoles) pour leurs démarches administratives. D'autres offrent aux migrants de confession musulmane la possibilité de prier durant leurs pauses dans des lieux dédiés.
Une des difficultés pour les candidats réside toutefois dans l'apprentissage de la langue japonaise, orale et écrite. Même si certains responsables de sociétés de services de soin aux personnes âgées estiment que « le plus important, c'est d'avoir du cœur ».
Quelles que soient la nationalité et la langue, les accords officiels stipulent que les candidats sélectionnés doivent préparer un examen national de langue et l'obtenir à l'issue des six mois de formation ; puis, dans les trois années qui suivent leur arrivée au Japon, obtenir un diplôme : celui d'infirmière ou celui d'aide aux personnes âgées. L'échec à l'examen aurait pour conséquence un retour au pays.
Des difficultés de taille demeurent du côté des pratiques de soin. Les personnes âgées aux Philippines ou en Indonésie sont non seulement plus jeunes qu'au Japon, mais elles sont généralement prises en charge au sein de l'hôpital par les membres de la famille eux-mêmes, notamment pour les toilettes et le changement des couches, ce qui modifie la nature des tâches et des relations au cours de l'acte de soin.
Par ailleurs, l'incertitude règne quant à l'avenir de ces flux migratoires très canalisés, au-delà de la période prévue de deux années.
Après avoir ouvert la porte aux « Nikkei » (descendants des migrants japonais installés en
Amérique du Nord et du Sud depuis le début du XXe siècle), durant les années 80 et 90, dans le cadre d'une politique d'immigration fondée sur la préservation de l'homogénéité raciale, les pouvoirs publics viennent de faire voter une loi d'urgence visant à encourager leur départ en leur proposant une prime de 300 000 yens (2 700 euros).
Une manière de faire baisser les chiffres du chômage, mais aussi une décision qui accentue le caractère « jetable » de la main-d'œuvre étrangère.
Main-d'œuvre contre automobiles, énergie et thons
Ce type d'accords met en évidence une inquiétante tendance à la marchandisation des « ressources humaines ».
En contrepartie de l'importation de main-d'œuvre en provenance d'Indonésie, l'accord permet aux fabricants japonais d'automobiles d'accéder plus aisément au marché indonésien : les taxes à l'importation seront peu à peu supprimées.
Plus stratégique : dans le domaine énergétique, l'accord stipule que l'Indonésie s'engage à notifier immédiatement au Japon toute modification de ses exportations de gaz naturel suite à une évolution de sa demande domestique, et à discuter et coopérer afin de donner la priorité aux contrats signés entre les deux pays. C'est le premier accord de ce type que le Japon parvient à conclure.
Du côté des Philippines, en échange notamment d'une importation ciblée de main-d'œuvre et d'un accès facilité des exportations agricoles au marché japonais, l'accord prévoit d'ouvrir aux entreprises de pêche japonaises, l'accès à des zones économiques antérieurement exclusivement réservées aux Philippins.
Selon plusieurs associations qui tentent de résister à la politique gouvernementale (notamment l'association de pêcheurs Pamalakaya qui revendique 80 000 membres), les Philippines seraient déjà en situation de sur-pêche.
L'arrivée des aux bateaux-usines japonais (surtout des thoniers), risque de précipiter dans la pauvreté de nombreux pêcheurs Philippins, beaucoup moins équipés, artisanaux dans leurs méthodes, et non-suventionnés.
Les craintes sont grandes de voir le chômage local s'étendre, et venir alimenter une migration vers des zones urbaines déjà pauvres et surpeuplées : au moins 100 000 personnes seraient menacées. Sans oublier l'impact écologique sur la ressource en poissons.
Une version pacifique de la « traite atlantique » ?
L'imbrication croissante des politiques commerciales et industrielles, d'emploi, d'immigration, sociales et environnementales peut donc faire des dommages collatéraux.
Les associations japonaises d'infirmières et de travailleurs de soin estiment d'ailleurs que les pouvoirs publics devraient donner la priorité à l'embauche et à la reconnaissance pécuniaire et sociale des professionnels japonais de la santé, afin d'attirer les candidatures et de dissuader les salariés en place d'abandonner leur métier.
Autre dégât : le travailleur -c'est-à-dire l'humain- fait de plus en plus l'objet d'un commerce, régulé et inscrit dans des accords, au même titre que les marchandises échangées en contrepartie. Faut-il y voir, dans le cas du Japon et de ses partenaires d'Asie du Sud-Est, une version contemporaine et pacifique de la traite atlantique en vigueur jusqu'au XIXe siècle en Occident ?
Après l'ethnicisation, la robotisation des soins
L'importation de travailleurs au Japon sera peut-être rendue inutile par les progrès de la robotique. Le Meti japonais -ex-Miti- a annoncé que les premiers robots capables de fournir des prestations de soin aux personnes âgées seront dans les foyers d'ici cinq ans, le temps nécessaire à la mise au point des normes de sécurité.
Les prévisions annoncent un marché de l'ordre de 6 000 milliards de yens en 2025. Une fois le marché national satisfait, l'étape suivante devrait être celle de la conquête internationale. D'ici 2025, près d'un million d'emplois dans le domaine de la santé et de la prise en charge des personnes dépendantes seraient remplacés par des robots.
Le recours aux robots permettra-t-il pour autant de mettre fin à la néo-domesticité globale et de faire de l'histoire du veillard, de la nurse et du pêcheur une fable moins cynique ?
En attendant, au Japon, ces annonces entretiennent le rêve -et font élire des représentants- d'une nation préservée des conséquences jugées préjudiciables de l'immigration.
Photos : A Kyoto, juin 2009 (Thierry Ribault)
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De Iv
Roboticien utopiste | 10H47 | 22/07/2009 |
Héhé, à force d'obsession sur la purité ethnique le Japon commence à voir des maladies génétiques purement Japonaises (il y a entre autres une déformation cardiaque très courante)
Après, il faut relativiser les problèmes sociaux que connait le Japon : son espérance de vie est une des meilleures au monde, sa population est stable (je considère ça comme une avancée par rapport à une croissance positive) le taux de chomage reste incroyablement bas.
à Iv
De plesn
procrastinateur | 12H47 | 22/07/2009 |
Mais au prix d'une pression sociale immense risquant de rompre l'équilibre de leur société. D'après ce que j'en ai saisi, depuis les années 90, les facteurs communautaires soudant la société (exigeance très forte de la part des individus compensée par des facteurs stabilisants très fort : l'emploi à vie, la hierarchisation très poussée…) sont fissurés par la monté d'une certaine libéralisation apportant insécurité de l'emploi et angoisse du maintient de la position sociale (un pépin et c'est souvent le drame).
à plesn
De Iv
Roboticien utopiste | 15H28 | 22/07/2009 |
Tout dépend du point de vue. Les Japonais conservateurs parleront de fissure, de rupture, de déclin. D'autres, plus optimistes, d'évolution.
L'inégalité dans la société Japonaise n'est pas vraiment un fait nouveau. Une montée de l'individualisme et une volonté de briser les moules mettent en exergue certains problèmes sociaux mais je ne suis pas sur que le fait qu'on en parle à présent suffise à dire qu'ils n'existaient pas auparavant.
à Iv
De lekin
assis | 14H52 | 22/07/2009 |
Il n'y aurais pas un liens avec la seconde guerre et l'état de l'air ambiant et des eaux plutôt ?
à Iv
De trotter
01H06 | 23/07/2009 |
(il y a entre autres une déformation cardiaque très courante)
Vous auriez plus d'info svp ?
De coinpomme
dieu est une e-pothèse | 11H29 | 22/07/2009 |
…
moi je suis spécialiste des cocottes en papier…
disponible en toutes tailles
…
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 11H39 | 22/07/2009 |
Très gonflé, tout de même, le parallèle avec la traite atlantique. A ce que j'en sais, vivant au Japon, les conditions d'accueil de ces travailleurs indonésiens ou philippins n'ont rien à voir. de plus, quand ils décident de rentrer au pays, avec leur expérience au Japon ils peuvent trouver des postes bien plus intéressants que s'ils étaient restés au pays…
A relativiser, donc.
De Yvon le Zébulon
Retraité | 11H49 | 22/07/2009 |
Echanger la force de travail des êtres humains contre des biens (que ces biens soient virtuels, stratégiques ou physiques)…
…est simplement une autre façon de décliner le mot « ESCLAVAGE »
à Yvon le Zébulon
De fidal
guide de tourisme | 12H06 | 22/07/2009 |
D'accord avec toi (et pas avec Manapany)
Et en plus des thons contre des Philipinnes,qu'elles fautes de gout…
De Manapany
- | 12H17 | 22/07/2009 |
Comparer une politique migratoire avec La traite des Noirs ! ! !
Mais qui a pondu cette article totalement stupi… ? !
Je ne sais pas si notre (sois disant) specialiste le sait, mais les Japonais respectent depuis plus de 60 ans les droits de L'Homme.
Notre journaliste ignore aussi que pas mal de pays ( dont NOTRE France ! ) ont des bateaux de peches situe dans les eaux d'AUTRES PAYS ! Et des pays etrangers et ( non des moindres : Australie Japon ) pechent dans les eaux francaise du Pacifique SUD ) Ce genre d'accord sont toujourt geres via des accord billateraux entre les deux pays et surtout, les bateaux PAYENT DEUX LICENSES pour la durée ( avant ) et le poid de prise pechés ( après ) …
à Manapany
De Yvon le Zébulon
Retraité | 18H35 | 22/07/2009 |
L'homme est désormais un objet de « troc » !
- point final.
De ecor1
sur le fil | 12H22 | 22/07/2009 |
Pour quelques travailleurs placés je trouve que les Philippines offrent de sacrés contre parties au Japon. Je me demande si les Philippines ne se ferait pas un peu entuber, ou bien que la migration des philippins au Japon concernera en fait bien plus qu'un millier de personnes et qu'en réalité les deux pays sont entrain de mettre en place un véritable déplacement de population….
De Françaisehélas
12H24 | 22/07/2009 |
Je soutiens l'auteur de l'article quant à moi.
« En contrepartie de l'importation de main-d'œuvre en provenance d'Indonésie, l'accord permet aux fabricants japonais d'automobiles d'accéder plus aisément au marché indonésien “
Le gain ne viendra pas de la production créé par le travailleur mais de quelque chose qui n'y est pas lié.
Donc, vous avez échangé de la main d'oeuvre contre un gain.
Par contre, la main d'oeuvre est consentante, ce n'est donc pas de l'esclavage, encore que les autres choix soient certainement très limités…
Ces accords sont une honte, et l'évolution de la situation pour les populations n'ayant pas de porte-paroles est en train de devenir particulièrement préoccupante.
Des matières premières moins chères si vous embauchez des gens ?
Tiens donc, et que se passera-t-il si le pays d'acceuil veut lesdites matières premières enccore moins chères ?
Et quelles sont les garanties pour les migrants ? En cas de conflits au travail ? S'ils veulent revenir au pays ? Si le Japon ne respecte pas les accords, s'ils sont sous-payés, si l'appartement leur est pris ?
Quels sont leurs droits ? Quels recours ont-ils ? Quelles garanties que l'état respectera les procédures ?
Quel peut bien être même les moyens de pression du gouvernement philippin face au Japon ?
Et puis, cela soulève une autre grosse interrogation. Les matières premières concernent les industriels privés. L'immigration concerne l'état. Le travail des immigrants ne sera même pas dans la branche des industriels demandant les matières première.
D'abord, c'est du protectionnisme. Ensuite, qui obligera chaque partie signataire à respecter son accord ?
à Françaisehélas
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 13H16 | 22/07/2009 |
sauf qu'au Japon, ces accords sont très strictement encadrés. Tous les détails sont prévu dans le contrat et à côté des gouvernements il y a une société civile et des ONG qui les surveillent de près, de très près.
Les contrats tels qu'ils sont faits pour ces emplois dans les services aux personnes âgées assurent aux « émigrés » un salaire tout à fait convenable selon les normes japonaises et donc bien meilleur que dans leur pays d'origine. De plus, les candidats sont recrutés après un examen dans leur pays dont la difficulté est équivalente au même examen au Japon. Enfin, des cours de langue leur sont fournis pour faciliter la communication.
De telles conditions doivent faire rêver tous les travailleurs immigrés que la France a recruté sans vergogne dans leurs pays d'origine sans aucune contrepartie et surtout sans s'en soucier par la suite, avec les problèmes que l'on connait actuellement.
Loin de moi l'idée d'idolâtrer le modèle japonais, qui a aussi ses défauts. mais il faut penser à remettre les choses dans leur contexte, parfois. Ca s'appelle de l'éthique.
à Xa_chan
De Françaisehélas
13H52 | 22/07/2009 |
Je ne discute pas la position de l'immigré au Japon. Après tout, si ce qui est dit est vrai, ils bénéficient d'une meilleure aide que chez nous (ce que je différencie, quand à moi, de « conditions qui font rêver » et autre « ils sont très heureux et ont beaucoup d'enfants »)
Simplement, le procédé de considérer un humain travailleur comme une monnaie d'échange me choque jusqu'au plus profond, bien traité par la suite ou non.
Tout simplement, parce que dans la transaction, c'est le côté « travailleur » qui prime sur « humain ». Et qu'il peut très bien ne pas pouvoir le rester, travailleur. Et que deviendra t-il ?
D'accord, les travailleurs immigrés au Japon sont très bien traités. Rien ne prouve, malgré vos dires, que cela le restera.
Un travailleur immigré est en position de faiblesse. Le pouvoir de la société civile et des ONG, face à un état… je doute beaucoup de leur capacité à eux seuls, d'enrayer la situiation qui dégénère.
PS : Qu'on ne vienne pas me parler d'éthique, lorsque l'article parle d'un accord commercial avec un échange de marchandises contre des humains. Ah non, alors, ce serait trop facile.
à Françaisehélas
De Xa_chan
(nippon ni mauvais) | 14H16 | 22/07/2009 |
ben le pouvoir de la société civile, ici, c'est quand même que lorsqu'un journal soulève une affaire de corruption, généralement ça se solde rapidement par la démission de l'intéressé… Ce n'est pas arrivé depuis combien de temps en France ?
Alors non, tout n'est pas rose au Japon, il y a un certain racisme envers les chinois et les coréens (qui le rendent bien aux japonais, ce qui n'empêche pas chacun de ces pays de consommer allègrement ce que produisent les autres), mais qui ne va pas encore jusqu'à ce qu'on a pu observer dans certains coins d'Europe.
Après, le travailleur comme monnaie d'échange, il faut se réveiller un peu. Ca a toujours été comme ça. Ca vous choque parce que c'est entre états ? Mais la plupart du temps, c'est entre une multinationale et un pays ! ! Que croyez-vous que ce soit, quand la France offre des subventions par exemple à Daewoo ou à Toyota pour venir s'installer sur le territoire national ? Simplement rendre concurrentielle la main d'oeuvre française ! C'est donc bien considérer le travailleur comme monnaie d'échange : tu viens produire tes trucs chez moi, comme ça mes travailleurs sont pas au chômage, en contrepartie je te fais des conditions spéciales… Rien de nouveau sous le soleil, sauf que là au moins, c'est clairement annoncé.
à Xa_chan
De Françaisehélas
15H25 | 22/07/2009 |
Moi, je trouve qu'il y a une différence importante : le travailleur reste chez lui.
Je ne pense pas que ce soit un détail à négliger. Le facteur humain fait toute la différence, ici on n'échange pas des machines, mais des hommes.
Que deviendront-ils ensuite ? On les rapatrie ? c'est un moindre mal, même si ça fait un peu « jetable… si c'était aussi simple d'ailleurs, tout le monde rentrerait chez soi avec son pécule une foi la retraite arrivée. Or, ce n'est pas souvent le cas, et pourquoi ?
L'entreprise néglige beaucoup le facteur humain. C'est une erreur, car par la même, rien ne se passe jamais comme elle l'a prévu.
Je crois qu'ici, le facteur humain a été gravement négligé. On ne déplace pas des populations sous prétexte qu'il y a un contrat.
On ne réduit pas à la misère des centaines de personnes pour venir pêcher leur gagne-pain.
Naïve, moi ? Idéaliste ? Oui, et savez-vous pourquoi ? parce que ça va mal finir, et que si on y avait réfléchit plus tôt, on l'aurait vu aussi quand on a signé le contrat.
De Keldan
Polytoxicomane à temps partiel | 14H15 | 22/07/2009 |
Et c'est grave d'échanger des travailleurs contre des marchandises ? L'auteur appelle ça l'esclavage, moi j'appelle ça… le travail !
Bin ouais, l'auteur a échange un travailleur (lui) contre une marchandise (son article), et le lecteur échange une marchandise (toujours l'article) contre un travailleur (lui, sous la forme du temps perdu à le lire plutôt qu'à essayer de se reproduire)
Après tout c'est réglo. Ils acceptent d'adopter des petits Pinpins si on leur donne du poisson. Le Japon c'est pas Mère Thérésa, ils vont pas éduquer, soigner, loger et nourrir des types à l'oeil quand même, surtout que ça allège le fardeau de Pinpinland qui sait plus quoi faire de ses gars qui baisent comme des lapins même s'ils crèvent la dalle.
En plus dans nos sociétés pété de médocs, le vieux est une espèce qui arrêtent pas de se reproduire, à tel point que torcher du vieux est un métier d'avenir, où il y a tellement de demande que c'est le seul secteur où ils embauchent même des ex femme au foyer de 50 balais sans expérience ni diplôme (hein moman ! : D)
Donc les tiers mondistes ont bien raison de s'y spécialiser, demain y'aura un milliard de retraité plein de fric.
Ce n'est donc pas le procédé qui est à remettre en cause, mais les détails. C'est vrai que le thon devient rare et qu'on le pique à ceux sur place.
Mais par exemple, ça pourrait être échanger trois paquebots de Pinpins, qui seront nourris soignés éduqués et peignés, contre l'installation et l'exploitation de trois grosses centrales nuc… heu solaires : D
à Keldan
De dmz
expat | 00H15 | 23/07/2009 |
Le thon… c'est la gourmandise des japonais, le poisson-roi pour les sushis.
Mais des tensions sur le cours du thon, il y en a, surtout depuis que les voisins chinois se mangent plus de poisson et ont plus d'argent pour en acheter.
Ce que cherche a faire le Japon, c'est securiser ses sources d'approvisionnement. Vision a court terme, certes, mais c'est la duree dominante dans le milieu politico-industriel, et un certain nomber doivent de plus raisonner de la facon suivante : « si c'est pas nous qui les bouffons ce seront les autres ».
à Keldan
De corkian
employé | 17H25 | 23/07/2009 |
sauf que comme l'on dit plusieurs personnes au dessus, il y a quand meme un facteur important que vous semblez oubliez, c'est que le travailleur est un humain avant tout. Si le travailleur philippin qui a immigré au Japon se retrouve sans travail que devient il ? ? Lui et sa famille… Ou si pour une raison x ou y le Japon et la philippines casse leur accord… Le travaileur retourne gentiment dans la misere d'ou il vient ? … et 6 mois apres on a de nouveau besoin de lui au japon donc il y retourne ? ? C'est ultra precaire comme situation… Qui aurait envie de cela… vous aimeriez vous, que demain on vous dise : « ah ! fini la France, plus de boulot, vous devez partir en Slovaquie. amusez vous bien on se rappelle… »
D'accord vous etes francais et on ne vous virera pas comme ca de France (meme si a terme ca ne m'etonnerait pas que ca arrive un jour, vu la direction que ca prend…) mais le philippin n'a pas choisi ou il est né… alors l'argument que le Japon c'est pas mere Theresa, non, mais dans un pays avec un minimum de conscience sociale c'est la moindre des choses de s'occuper des personnes qui viennent y travailler…
Tout cela va dans le sens des multinationales qui veulent de la main d'oeuvre interchangeable et finalement jetable. Des pions sur un echequier…
De lekin
assis | 14H55 | 22/07/2009 |
Pas un mot sur le retour annoncé des démocrates ?
De daniel
17H30 | 22/07/2009 |
« 'une nation préservée des conséquences jugées préjudiciables de l'immigration. “
C'est un mythe ça. Allez voir sur le site :
http://alllooksame.com/
faites le test.
De Yvon le Zébulon
Retraité | 08H56 | 23/07/2009 |
Japon : « .. échange travailleurs contre marchandises… »
° Ou l'inverse, cela va de soi !
De Françaisehélas
09H36 | 23/07/2009 |
Franchement, mettre Hello Kitty en avant, avant cet article, (plus quelques autres, tout aussi intérressants), c'est navrant.
De Majesté
Trader à la banque du sperme | 10H10 | 23/07/2009 |
Après la guerre, la Belgique, pour relancer rapidement son économie, devait extraire d'énormes quantités de charbon (il fallait, comme ils disaient à l'époque, « gagner la bataille du charbon »).
Pour ce faire, ils ont passé un accord avec l'Etat italien, sous forme d'échange : pour chaque mineur italien envoyé en Belgique, l'Italie recevait x tonnes de charbon.
Le mineur italien, lui, était parqué dans des baraquements en tôle ondulée, ceux-là même qui avaient servi à enfermer les prisonniers allemands à la fin du conflit. En plus, il était lié par contrat, c'est-à-dire qu'il était obligé de descendre dans la mine, sous peine d'être renvoyé immédiatement au pays.
Ca peut paraître choquant, mais ça arrangeait les Italiens qui n'avaient aucune perspective dans un pays complètement ravagé. En outre, ils étaient payés (ce n'était pas vraiment de l'esclavage), et par la suite ils se sont intégrés d'une manière qui aujourd'hui encore est citée en exemple en Belgique.
Ce qui choque est plus dans la forme que dans le fond : importer en masse des milliers de personnes, comme des bestiaux, en échange de produits matériels, ça met l'humain et l'objet sur les plateaux d'une même balance, donc ça crée la confusion.
De Yvon le Zébulon
Retraité | 12H07 | 23/07/2009 |
Je reprend votre photo initiale.
Le parcours à venir des travailleurs Nippons et ceux d'ailleurs…
* Un sentier bien peu lumineux celui là !
Bon avenir, les jeunes.
Vous n'êtes plus que des marchandises à échanger contre d'autres !
De Hibou_Myope
Criticologue | 06H08 | 24/07/2009 |
Merci tout d'abord pour cet article étayé et bien écrit (ce n'est pas si fréquent sur rue 89, hélas)
J'avoue que je ne sais pas trop quoi penser… Et c'est d'ailleurs une vertu de l'article : il donne à réfléchir.
Cependant, comme d'autres commentateurs, je trouve votre référence à l'esclavage et à la traite atlantique complètement déplacée. Cela n'a rien à voir. Etre un immigré « choisi », échangé contre des droits de pêche, ce n'est pas comparable à être un prisonnier torturé, enfermé des semaines dans un bateau au risque d'y mourir et être condamné à travailler sans relâche à la merci d'un propriétaire tout puissant ayant droit de vie et de mort. Cette comparaison est une grave erreur.
Ceci étant dit l'échange de la force de travail contre des marchandises a quelque chose de gênant en ce qu'il réifie l'humain lui-meme. L'humain devient donc une marchandise. C'est d'ailleurs ce que dénonçaient les « socialistes » de tout genre lors de l'apparition du salariat. Marxistes ou anarchistes, ils dénonçaient cette réduction de l'humain à l'état de marchandise.
Depuis, le salariat s'est développé, mais on a crée une protection du salarié. C'est une marchandise protégée… Et il possède quelques droits qui le réhumanisent.
Ce genre de négociation entre Etats refait surgir la cruauté des rapports entre humains dans nos sociétés modernes. Les hommes ne valent plus pour eux-memes mais comme outil de production.
Et ce n'est ni nouveau, ni spécifiquement japonais… En France, le débat sur l'immigration choisie n'était rien d'autre que cela : choisir les bons outils africains pour assurer la production nationale.
De Yvon le Zébulon
Retraité | 11H04 | 25/07/2009 |
[ « Japon : échange travailleurs contre marchandises “ ]
- Cela ressemble à une ignoble petite annonce qu'on pourrait facilement corriger et réediter ainsi :
* Patrons profiteurs et mafia Japonaise échangeraient volontier HOMMES, FEMMES, ET ENFANTS A TOUT FAIRE…contre :
¤ Une belle masse de fric bien crasseuse mais confortable.