-
Restauration : une commission du Sénat vote le retour de la TVA à 19,6%
AFP via LeFigaro.fr23/11/09 | 15h40 -
Nicolas Sarkozy remercie les salariés de Pôle Emploi
Nouvelobs.com23/11/09 | 15h15 -
L'or bat des records
LeMonde.fr avec AFP23/11/09 | 09h52 -
Un fournisseur du vaccin de la grippe A licencie
LeParisien.fr20/11/09 | 10h14 -
AOL veut supprimer plus d'un tiers de ses effectifs
AFP via LesEchos.fr19/11/09 | 15h57
Menace « d'outing » des députés pro-Hadopi
Par Ambroise Bouleis | Rue89 | 11/08/2009 | 19H06
C'est l'été. Alors que les députés sont en vacances et que les Français se désintéressent de la politique, les mouvements anti-Hadopi, eux, font leur possible pour poursuivre le travail de contestation de la loi sur le téléchargement illégal. Allant jusqu'à menacer les députés qui voteraient pour de sortir leurs condamnations et « casseroles ».

Interrompu par les vacances parlementaires, l'examen du projet Hadopi II par les députés reprendra en session extraordinaire dès le 14 septembre. Pour l'heure, les mouvements d'opposition poursuivent leurs actions.
Informer les citoyens…
Informer les citoyens, c'est ce que fait toujours l'association La Quadrature du Net, via son site Internet. Fondée en mars 2008 à l'occasion de la présentation du projet de loi inspiré du rapport Olivennes, qui visait à introduire la riposte graduée, elle s'oppose aux fondements mêmes d'Hadopi.
L'association met à disposition plusieurs études qui soulignent l'absence de lien entre piratage et ventes de disques, ce qu'affirmaient déjà de nombreux députés de l'opposition lors des premiers débats. « Voler c'est soustraire ; partager n'est pas voler », peut-on lire sur le site. Jérémie Zimmermann, porte-parole de la Quadrature, s'explique :
« Comme la copie privée, on ne peut pas empêcher le partage d'œuvres. Pour nous, il est inévitable de le légaliser, tout autant qu'il est nécessaire d'instaurer de nouveaux financements pour la création. »
… et les députés
Interrogé par Rue89, le député UMP Lionel Tardy, informaticien de formation, partage ce point de vue :
« L'industrie de la musique a vécu jusqu'à maintenant sur une poule aux œufs d'or. Maintenant, il faut tout revoir. Les artistes doivent être conscients que c'est le contact avec le public qui leur fera gagner de l'argent, plus que de rester à la maison.
Avec Hadopi, on a pris le sujet du mauvais côté. Même si ça passe, il faudra que ceux qui l'ont demandé reviennent dans 18 mois, parce que ça n'aura rien changé. C'est très facilement contournable. »
Pour lui, trop nombreux sont les députés qui n'ont pas pris la peine d'étudier ce texte, et qui s'apprêtent à voter des dispositions contestables sur le plan constitutionnel.
C'est pour cette raison que la Quadrature du Net demande aux internautes d'informer leurs députés, en espérant obtenir ainsi un maximum d'abstentions au moment du vote.
Des actions qui restent confinées aux internautes
Mais au cœur du mois d'août, joindre son député pour aborder ce type de questions tient du fantasme.
Et selon un article de Versac (alias Nicolas Vanbremeersch) sur Slate, la colère des internautes ne se perçoit que de façon très réduite en dehors du Web. Dans un rapport de mars 2009, Linkfluence, un outil d'analyse du Web social, affirme que la mobilisation à l'encontre du projet Hadopi reste localisée sur des territoires du Web très spécifiques.
Ainsi, le « black-out du Net », mouvement initié par la Quadrature en début d'année et qui consistait à « peindre » son site en noir tout en expliquant les raisons de cette action aux visiteurs et à son député, a fait l'objet de nombreux commentaires dubitatifs quand à l'effet produit.
« Mais c'est justement grâce à ces articles de presse, précise Jérémie Zimmermann, que nous avons dépassé les 2 millions de pages en black-out en un mois. »
Des actions plus « spectaculaires »
Alors, pour attirer l'attention, les mouvements concernés entreprennent des actions d'un nouveau genre. Et dans ce domaine, la ligue ODEBI se distingue. Elle entretient une « armée numérique » dans laquelle les internautes montent en grade à mesure des actions accomplies.
Le 27 juillet, l'« armée » a posté en masse sur des forums d'artistes qu'elle classe comme étant pro-Hadopi (Bénabar, Bruel, M.Pokora, Le Forestier), entraînant des perturbations… jusqu'à la fermeture de deux des forums de fans. Une action similaire a eu lieu le 13 août : il s'agissait d'« attaquer » des « cibles sensibles » d'un ordre plus politique, en l'occurrence les groupes et profils Facebook de représentants de l'UMP.
Par ailleurs, la ligue menace de dévoiler les « casseroles » des députés qui se prononceront en faveur du projet de loi. Leurs agissements les moins glorieux seront rendus publics par bombardement Google.
« Les allusions à la nature “immorale” du partage des œuvres protégées par les droits d'auteur sur les réseaux P2P sont assez difficiles à entendre, quand on connait le pédigrée judiciaire d'une partie des représentants de notre classe politique. (…)
La Ligue ODEBI publiera donc avant les débats parlementaires de la rentrée une liste des condamnations pénales ou civiles de tous les députés qui ont voté pour l'Hadopi dans sa première version. Nous y ajouterons “les casseroles”, qui selon des critères communément admis, ont aussi un caractère potentiellement “immoral” , afin que les députés qui votent en faveur de cette loi sachent qu'ils verront ressurgir irrémédiablement sur Google leurs fautes actuelles ou passées. »
Interrogé à ce sujet, le député Lionel Tardy répond :
« Quels que soient les moyens de pression, les députés doivent voter en suivant leurs convictions. »
Mais aussi, dans l'idéal, en connaissance de cause.
Photo : L'assemblée nationale (Kimdokhac, Filckr)
Mise à jour le 14/08/08 à 13h15 : Action du 13 août de la ligue ODEBI.
35926 visites | 109 réactions
Vous avez aimé cet article ? Achetez votre plaque et soutenez l'indépendance de Rue89
Appelez le 08 99 78 00 93 (1,68 € / appel)
Envoyez « RUE » par SMS au 81027 (1,5 € / SMS)
En savoir plusAccrochez une plaque Rue89 sur votre page de membre et dans vos commentaires. Votre plaque, qui comportera votre numéro de riverain, apparaîtra pendant un mois.
123456
Rentrez le code que vous recevrez dans le cadre ci-dessous pour activer votre plaque






























4
De poutre
étudiant | 20H35 | 11/08/2009 |
La « justice des internautes » me fait aussi peur que la loi Hadopi. Se basant sur l'opinion et non le droit, elle donne lieu à des dérives effrayantes (relayant la propagande nationaliste en Chine par exemple).
Ses défenseurs pourront y voir une mobilisation nouvelle de la jeunesse, mais cette agitation virtuelle n'est-elle pas préférable à la protestation de la rue par nos gouvernements ?
De Gillesdd
08H37 | 12/08/2009 |
Et pourquoi attendre ?
Et pourquoi ne mentionner que les faits délictueux des « pour » ?
Il me semble qu'il y a un nombre important de députés et élus de tous bord, voir membre du gouvernement, qui sont sous le coup d'actions judiciaires, qui ont été condamnés ou qui trainent un certain nombre de casseroles.
Comment se fait il que ces personnes soient régulièrement réélues ? par quel mystère continuent ils à peser sur la moralité de chaque citoyen en votant des lois de plus en plus restrictives ? pourquoi continue t'on a les légalisér dans les privilèges que leur donne leur statut d'élu ?
Si quelqu'un s'en ressent pourquoi ne pas monter un blog ou seraient rescencés tout les faits avérés concernant chaque élu ?
Oui je sais, on tomberait sous le coup de la « diffamation ».
Heureusement que ça existe, cela sauve les fesses de certains de nos élus à tendance mafieuse.
A quand une loi interdisant à un élu de se représenter s'il ne peut présenter un extrait de casier judiciaire vierge ?
Bonne journée
De àdeparpoursans
09H04 | 12/08/2009 |
Protestant contre ce qu'ils voient comme une « dérive dictatoriale », ces activistes promeuvent en réalité une forme autre de dictature, celle de l'opinion -non dans son entier mais dans sa part la plus virulente.
Celui qui hurle le plus fort, celui qui se montre le plus démagogue l'emporte sur les élus de la République ; « l'opinion publique » sur la « volonté générale » telles que les définissent les théoriciens du droit depuis Rousseau.
En cherchant ainsi à rétablir, ou plutôt à conforter, la démocratie, c'est l'ochlocratie que l'on instaure.
La démagogie manipule la démocratie, l'ochlocratie la détruit.
Les deux sont à proscrire, mais peut-on défendre la démocratie en la détruisant ?
De Anomie
Vivant | 09H45 | 12/08/2009 |
Franchement plutôt que d'user d'une Aura intéressante pour mettre en lumière les paradoxes de la loi Hadopi 2 ou tout simplement mettre à disposition des internautes les sources audiovisuelles qui montrent les protagonistes de cette « épisode » se contredire, mentir ou forcer le trait de tel ou tel point, etc… Ils (le groupe ODEBI) préfèrent jouer la carte de la menace… Il serait peut être temps d'instituer une différence entre mener une action militante ou diligente et mener une action puérile et non constructive. Et ce qui m'irrite c'est de voir un site qui « résiste » mettre de la PUBLICITÉ en page d'accueil, c'est un peu comme quand l'Humanité (le journal version web) dénonce la logique du capitalisme avec une bonne PUB au dessus de l'article et L'adsense google qui tourne 24/24… sa me gave ce manque de cohérence et de réflexion de la part de personnes qui veulent « agir » et « dénoncer ». Si vous voulez suivre l'actualité des projets de loi sensibles tournez vous vers les « vrai » acteurs du logiciels libres ou les « vrai veilleurs » :
http://www.april.org
http://www.cnil.fr
http://www.laquadrature.net
http://www.framablog.org
http://libreacces.org
http://www.aful.org/
S'il y a une action forte qui mérite d'être soulevé, c'est l'action des Hackers qui ont fait en sorte que le site « j'aime les artistes » soit abandonné par le gouvernement suite aux trop nombreuses attaques qu'il a subit ; que l'on conteste le geste ou non, il y avait au moins là une action militante qui a su « cibler et réagir » … rien à rajouter.