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Budget : les cinq failles du projet de loi de finances 2010
Par Thomas Chalumeau | Terra Nova | 30/09/2009 | 09H26
Le budget de l'Etat pour 2010 présenté mercredi au Conseil des ministres affiche la plus grave dégradation des finances publiques en France depuis 1974. A 140 milliards d'euros (8,2% du PIB), le déficit budgétaire représente la moitié des dépenses de l'Etat.
La crise est bien sûr passée par là. Mais son impact sur les comptes publics est beaucoup plus spectaculaire que lors de la précédente récession de 1993. Il révèle l'ampleur de la destruction du tissu économique en France en cette « année 2009 cauchemar ».
Ce budget est d'abord un budget de crise, qui fait le choix de laisser filer les déficits pour éviter de prolonger la récession. Est-ce pour autant « le meilleur des budgets possibles compte tenu des circonstances » ? Probablement pas. Cinq principales critiques peuvent lui être adressées :
1. La politique de baisses d'impôts menée depuis 2002 a approfondi le déficit structurel de l'Etat de 30 milliards d'euros, soit près de 2 points de PIB. Les seules baisses d'impôts destinées aux contribuables les plus aisés représentent près de 20 milliards d'euros. Ces baisses ont limité d'autant les marges de manœuvre nécessaires pour une relance conjoncturelle en période de crise. C'est également le cas de la suppression de la taxe professionnelle en 2010, dont le coût aurait été mieux utilisé pour la relance de la consommation des classes moyennes.
2. Cette contrainte fiscale explique en grande partie la faiblesse du plan de relance décidé cette année. Elle explique également l'incapacité du gouvernement d'inscrire un second plan de relance pour 2010, pourtant nécessaire pour juguler le durcissement du chômage et de la crise sociale.
3. Le paquet fiscal est pour l'essentiel confirmé. La fiscalité des ménages restera orientée en 2010 sur l'allégement de la fiscalité du patrimoine et la baisse, ciblée socialement, de l'impôt sur le revenu. De manière symbolique, les diverses mesures « sociales » arrêtées en 2009 - dont les baisses limitées ciblées sur les plus modestes - sont supprimées de ce budget.
4. Les grandes décisions structurelles ont été une nouvelle fois repoussées. Le « verdissement » des finances publiques est entamé avec la taxe carbone mais demeure trop modeste. Les investissements dans les dépenses d'avenir sont laissées à la mission « grand emprunt ». La lutte contre les déficits structurels et le respect de la programmation pluriannuelle 2009-2012 des finances publiques, qui avaient été pourtant confirmés en juin lors du débat d'orientation budgétaire sont mis de côté : le retour des finances publiques sur une trajectoire soutenable est renvoyé à la discussion de la prochaine loi de programmation des finances publiques.
5. La hausse des prélèvements obligatoires pour restaurer les finances publiques est inévitable à terme. A défaut d'une réorientation de la politique fiscale, elle risque de frapper une nouvelle fois les classes moyennes (via la hausse des prélèvements locaux et sociaux), hypothéquant, au-delà du problème d'équité, les marges de rebond de l'économie.
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De palmer
passant | 09H58 | 30/09/2009 |
Un article de presse en Allemagne que l'on ne verra JAMAIS en France, tellement les journaleux se font dans le froc.

Ci-dessous, la traduction avec les photos, le titre étant : Sarkozy « vit comme Dieu en France », en allusion à ce dicton allemand qui nous envie notre douceur de vivre…
Traduction : 8 avions, 61 voitures de fonction, 1000 employés.Toute la France est touchée par les mesures de récession. Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le Président Nicolas Sarkozy (54 ans)Le budget de la Présidence a toujours été tenu secret en France. Pour la première fois il est révélé sous Nicolas Sarkozy.- Dans les 300 mètres carrés de l'appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraîches en permanence : coût 280.000 euros par an- Lorsque Nicolas Sarkozy voyage à titre privé, un avion gouvernemental vide l'accompagne en permanence, pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d'urgence.- Il dispose de 61 voitures de fonction, 2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier avion en date (60 millions d'euros) a été baptisé « Carla » du prénom de madame Sarkozy numéro 3 (c'est mimi… NdT) - Dépenses annuelles pour les boissons (Champagne etc.) : 1 million d'euros- Il a presque 1.000 employés à son service, deux fois plus que la Reine d'Angleterre. Parmi eux 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.- Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du Palais de l'Elysée, le repas de midi leur est servi par des laquais.- Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures sur 24. La cuisine est en service en permanence.Indignation ? Protestations ? Pas du tout. En France il semble être une affaire d'honneur que le Chef de l'Etat incarne la « Gloire de la nation » . Il est le successeur du Roi Soleil. Et c'est exactement comme tel qu'il vit. Légende des photos : - Gauche : Le Roi Soleil et sa Madame Pompadour : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni- Droite : Un des 30 « réfectoires » du Palais de l'Elysée
à palmer
De Marcantoines
trouveur | 10H27 | 30/09/2009 |
Il est indispensable que le budget de l'état soit clairement affiché devant les français. Des chiffres comparatifs en provenance de nos voisins européens devraient également être publiés.
Ce royaume de France navigue en pleine obscurité.
J'espérais naïvement qu'un contrôleur du budget, provenant de l'opposition, effectuait correctement son boulot. Qu'en est il exactement ?
à Marcantoines
De alaixih
22H55 | 30/09/2009 |
Vous savez, le sénat ne reverse déjà pas ses excédents au budget de l'état en dépit de la loi, alors le président peut très bien se servir dans les caisses de l'état… Cela ne pose aucun problème.
Mais c'est lamentable.
à palmer
De yalienx
un passant | 22H41 | 30/09/2009 |
Quelques bêtises dans cet article :
- le budget de l'Elysée est transparent, c'est vrai. Mais l'article oublie de dire que ce n'est pas le cas de tous les pays. Nous aimerions bien connaître les budgets des chefs d'Etat étrangers, histoire de comparer.
- Sarkozy dispose de 61 voitures de fonction ? C'est une idiotie. L'Elysée (et non Sarkozy) dispose de 61 voitures de fonction. Pas illogique avec 1000 employés !
- Deux fois plus d'employés que la reine d'Angleterre ? Drôle de comparaison, sachant que la reine d'Angleterre n'a aucune fonction réelle, mais est seulement une « icône ». Comparons avec le 10 Downing Street par exemple…
Et pourquoi ne pas avoir comparé avec les prédécesseurs de Sarkozy. Ah, c'est vrai, ils étaient beaucoup plus opaques sur leur budget. Mais ils en ont bien profité aussi non ?
à palmer
De Tokani
Oldmole | 22H55 | 30/09/2009 |
Je n'apprécie ni l'Homme ni pas mal de ses choix politiques , mais là tu donnes à fond dans le populisme de bas niveau …. Il me semble que jamais les budgets Elyséens n'ont été plus claires , accessibles et contrôlables .
Il est encore assez normal qu'en régime quasi présidentiel notre Souverain Républicain ait les moyens d'assumer dignement la fonction… Pourquoi ne pas aussi mettre fielleusement en relief ses origines ethniques pour souligner ses dépenses pendant que tu y es ? ? ? Sarko dépense beaucoup mais contrairement a ses prédécesseurs il n'y a plus de caisse noire ….
De Marcantoines
trouveur | 10H07 | 30/09/2009 |
Excellente tribune. Voici mes principales critiques.
La suppression de la taxe professionnelle en 2010 est une mesure essentielle qui doit permettre de baisser le coût du travail, donc favoriser la compétitivité : nos emplois. Vous indiquez que cette taxe pourrait être transférée vers l'augmentation de la consommation des classes moyennes. La destruction du tissu économique provient essentiellement de la disparition des entreprises de production de biens de consommation. L'augmentation de la consommation aura un impact très faible sur l'emploi, puisque nous allons acheter des produits fabriqués à l'étranger.
Ce que nous devons réussir c'est à améliorer notre production intérieure. L'emploi et la consommation suivront.
Bouclier fiscal. Oui, je pense que c'est une erreur, en temps de crise, de ne pas le modifier de 50% à 65%. Et surtout combattre les fraudes, dissimulations fiscales et certaines niches fiscales.
Avons nous la droite la plus bête du monde ? ? ? Et une gauche fort peu imaginative ?
à Marcantoines
De Tassin
Inquiet | 11H06 | 30/09/2009 |
Le pire c'est que nous avons de loin la gauche la plus bête du monde ! ! Le PS est dans un état idéologique déplorable.
à Marcantoines
De Boutauvent
chômiste | 11H25 | 30/09/2009 |
Pour améliorer notre « compétitivité », il faudrait que nos salariés héritent du même traitement que dans les pays émergents…
« On » s'y active, mais le principal résultat est la baisse du pouvoir d'achat… qui est un frein pour la consommation !
Produire plus, alors qu'il n'y a plus de consommateurs, est-ce bien raisonnable ?
Personnellement, j'ai la conviction que c'est ce qui a généré la crise économique et financière actuelle : les délocalisations ont engendré un chômage qui a fait exploser la « bulle immobilière » aux USA, avec les réactions en chaîne que l'on connait aggravées du fait que le pouvoir d'achat des pays émergents n'est pas suffisant pour absorber la production (schématiquement, bien sûr ! ), ce que je soulignais plus haut.
Le « bouclier fiscal » n'est pas une erreur qu'en temps de crise, mais une erreur permanente puisqu'elle restreint les capacités de la collectivité d'investir dans les infrastructures nécessaires à la performance économique.
Le plus stupide, c'est que ce sont ceux qui en tirent le plus grand profit (développement de leur entreprise) qui veulent le moins y contribuer !
Il parait que ça s'appelle du « libéralisme économique » ! ? !
à Boutauvent
De Tassin
Inquiet | 12H30 | 30/09/2009 |
« j'ai la conviction que c'est ce qui a généré la crise économique et financière actuelle : les délocalisations ont engendré un chômage qui a fait exploser la “ bulle immobilière ” aux USA »
Oui enfin c'est surtout que les subprimes qui en sont l'origine de cette crise aux USA. Certainement que les délocalisations jouent un rôle dans la mise en faillite des ménages endettés , mais c'est sur du moyen à long terme alors que les subprimes c'est sur quelques années seulement.
On peut aussi dire que l'explosion des prix du pétrole en 2007/2008 est le déclencheur de la crise des subprimes car les prix des carburants ont triplé pendant cette période ! C'est partiellement vrai.
Attendons de voir éclatement de bulles (2010/2011 selon Frédéric Lordon) qui se sont formées sur le même principe de titrisation des crédits et structuration de ces nouveaux produits financiers.
à Tassin
De Boutauvent
chômiste | 18H09 | 30/09/2009 |
Et les « subprimes », qu'est-ce que c'est ?
Si la « croissance » avait été constante, il n'y aurait pas eu de crise des subprimes, puisque chacun aurait remboursé ses crédits…
C'est donc le début de la récession économique qui a enclenché la crise financière, chacun s'apercevant qu'il s'était fait refiler des créances douteuses par ses petits camarades.
à Boutauvent
De jyeden
khmer vert ( age des caverne, pierr... | 19H34 | 30/09/2009 |
au début des années 1970 et jusquà aujourd'huy il y a eu un retournement
la part reservé aux salaires dans le partage des richesses a diminué pour aller au capital
pourtant il fallait bien que les salariés moins payés continuent à consommer, ils l'ont donc fait a credit
nous venons d'arriver à l'epuisement d'un système
à Boutauvent
De Tassin
Inquiet | 09H18 | 01/10/2009 |
« Si la “ croissance ” avait été constante, il n'y aurait pas eu de crise des subprimes, puisque chacun aurait remboursé ses crédits… »
Justement non, le phénomène des subprimes c'est que les banques se sont mises à accorder des crédits à des ménages non solvables car elles pouvaient ensuite les titriser, les structurer et les revendre en gardant les anciens statistiques de défauts de crédit, ceux qui étaient accordés aux ménages solvables. C'est une manière de gagner de l'argent en vendant du pourri avec une belle étiquette « BIO garanti ».
Ça a explosé au moment où les défauts de crédits (amplifiés par l'explosion du pétrole sur le court terme et les délocalisations sur le long terme) ont commencé à se montrer plus importants que les statistiques que tout les investisseurs et les banques se sont aperçus qu'ils détenaient des actifs toxiques dont le risque de défaut était sans commune mesure avec la théorie.
Pour comprendre cette crise je pense qu'il n'y a pas mieux que le bouquin de Lordon « Jusqu'à Quand » paru fin 2008.
à Tassin
De Boutauvent
chômiste | 11H50 | 01/10/2009 |
Ils ont accordé des crédits à fort taux de risque, mais pas initialement réputés insolvables ; restons sérieux !
J'imagine que si l'escroquerie était tellement avérée, les tribunaux siègeraient jour et nuit, les courtiers étant convaincus de co-responsabilité…
à Boutauvent
De Tassin
Inquiet | 12H19 | 01/10/2009 |
En effet, ils n'étaient pas insolvables, mais peu solvables et/ou avaient des antécédents de crédits difficiles. Un taux de risque de 75% c'est pas insolvable mais on s'en rapproche.
à Boutauvent
De Marcantoines
trouveur | 13H08 | 30/09/2009 |
Vous avez raison sur de nombreux points. L'économie mondiale est un système fort complexe. Et le capitalisme avec son profit à court terme est un broyeur de travailleurs.
Il faut que nous soyons compétitifs vis à vis de nos voisins immédiats sans pénaliser les salaires. C'est vrai que ce n'est pas facile- et parfois impossible vis à vis des coûts salariaux beaucoup plus bas de certains. Mais il ne faut pas baisser les bras, trouver des solutions pour protéger nos emplois : innovation, savoir faire, qualité des produits, organisation du travail, esprit d'équipe et solidarité, ouverture aux informations, hiérarchie intelligente…
Produire plus…en France. Diversifier notre production. Regarder autour de vous le nombre considérable d'objets fabriqués à l'étranger. La consommation, oui. Mais si possible de produits fabriqués en France.
Bouclier fiscal à 50 % d'impôt, une erreur, car cela diminue l'investissement ? Vous parlez sans doute de l'investissement par l'état qui aurait plus de ressources si le bouclier était supprimé.
Certes, …mais à un moment donné, s'il y a trop d'impôt ( 90%- 100%), le système ne fonctionne plus car les gus n'auront aucun intérêt à gagner de l'argent, à travailler, à s'enrichir,…puisque on leur prend tout ce qu'ils gagnent dans la tranche supérieure d'imposition.
« Faut pas être trop gourmand, si on veut bouffer du riche …. »
à Marcantoines
De Tassin
Inquiet | 14H05 | 30/09/2009 |
Justement, si on limite le revenu des individus à un seuil maximal, il ne leur est plus nécessaire de travailler plus, c'est à dire pour un actionnaire, à détruire un peu plus l'économie réelle.
C'est tout bénèf'.
à Tassin
De Marcantoines
trouveur | 16H39 | 30/09/2009 |
Oui, entièrement d'accord. Il faut limiter les revenus. Les revenus du travail et les revenus du capital.
Cette limitation ne doit pas être faite indirectement par l'impôt.
Il faut établir un seuil maximal. Plafond des revenus du travail : par exemple 10 Smic. Plafond des capitaux investis. Tout d'abord par entreprise, afin d'éviter les monopoles et les grosses erreurs de gestion. Ensuite un plafond sur la totalité des capitaux, afin de ne pas avoir une situation impérialiste sur un territoire aux ressources limitées.
à Marcantoines
De Boutauvent
chômiste | 18H23 | 30/09/2009 |
« 50% » d'impôts sur quoi ?
Sur des revenus qui ont déjà été amputés de nombreuses « manipulations » plus ou moins licites…
Et si ces revenus sont tellement conséquents, c'est aussi parce que les marges bénéficiaires sont trop importantes, ce qui revient à dénoncer un des éléments du manque de compétitivité.
De plus, je maintiens que c'est par les efforts d'investissement de la collectivité que ces entrepreneurs réalisent leur activité ; il est donc normal qu'ils paient en conséquence, quand bien même ça réduirait leur train de vie somptueux.
Nous ne sommes plus au temps des « charbonnages » où l'industriel investissait lui-même (l'argent volé sous l'ancien régime, le plus souvent) dans le logement de ses ouvriers et autres infrastructures nécessaires à son activité ; de nos jours, il sait très bien aller pleurnicher auprès des collectivités territoriales pour être desservi par les réseaux routiers et autres.
Qu'ils aillent donc faire un stage dans le désert, avec leur pelle et leur seau, voir s'ils vont y bâtir ces fortunes qu'ils ne veulent pas voir taxées !
à Boutauvent
De xaxa
cadre | 09H39 | 01/10/2009 |
juste en passant…
« Sur des revenus qui ont déjà été amputés de nombreuses “ manipulations ” plus ou moins licites »
Les revenus retenus pour le bouclier sont l'ensemble des revenus (travail, capitaux, rentes, allocations, pensions, …). La seule amputation retenue est l'abbattement de 10% pour frais professionnels.
Contrairement à la légende, les niches fiscales permettant de réduire l'assiette de l'imposition ne sont pas prises en compte pour le calcul du bouclier.
Le bouclier a beau etre une absurdite, inutile d'inventer des régles encore plus favorable pour le dénoncer.
à xaxa
De Boutauvent
chômiste | 11H41 | 01/10/2009 |
Il est vrai que les déclarations de revenus sont réputées « sincères et véritables », alors on a le droit d'y croire !
Évidemment, les salariés « nationaux » n'ont pratiquement pas d'autre choix, mais ce sont eux les dindons de la farce…
à Boutauvent
De xaxa
cadre | 13H46 | 01/10/2009 |
Je n'ai pas dit que les déclarations étaient toutes sincères (encore que ceux qui demandent le bouclier entrent en procédure de redressement, donc doivent être certains d'avoir extrèmement bien triché pour ne pas se prendre un control sur 10 ans).
Mais lorsque vous dites : « les revenus amputés de », vous inventez une règle qui n'existe pas.
Les revenus retenus sont les revenus bruts fiscaux (qui peuvent être insincères), moins l'abbattement de 10% pour frais professionnels. C'est tout.
Il n'y a pas de nombreuses amputations.
à Marcantoines
De zaichonok
bobo bio | 18H41 | 30/09/2009 |
Bouclier fiscal à 50 % d'impôt, une erreur, car cela diminue l'investissement ? Vous parlez sans doute de l'investissement par l'état qui aurait plus de ressources si le bouclier était supprimé.
Certes, …mais à un moment donné, s'il y a trop d'impôt ( 90%- 100%), le système ne fonctionne plus car les gus n'auront aucun intérêt à gagner de l'argent, à travailler, à s'enrichir,…puisque on leur prend tout ce qu'ils gagnent dans la tranche supérieure d'imposition
c'est mignon…
par contre on n'a jamais eu d'exemple historique d'un début de commencement de preuve pour ce sempiternel argument pour défendre le bouclier fiscal. Pendant les 30 glorieuses, le dernier décile était à des taux d'imposition supérieurs à 80%, et l'économie s'en portait très bien.
Accessoirement, le bouclier fiscal n'a fait revenir aucun exilé fiscal
à zaichonok
De alaixih
23H09 | 30/09/2009 |
Par contre il a fait sortir beaucoup d'argent des caisses de l'état.
Et surtout de gens qui ont des fortunes qui se chiffrent à au moins 7 zéros voir plus…. Les pauvres………
Il n'est pas difficile de diminuer son impôt sur le revenu à zéro lorsqu'on est multimillionnaire il suffit d'optimiser les niches fiscales et on peut très bien éluder l'impot sur le revenu et par conséquent l'isf via le bouclier fiscal.
à alaixih
De xaxa
cadre | 09H46 | 01/10/2009 |
« Par contre il a fait sortir beaucoup d'argent des caisses de l'état »
800 millions. C'est trop, mais c'est bien peu par rapport à la défiscalisation des bons de capitalisation (4 milliards), aux intérêts d'emprunt pour l'achat de la résidence principale (re 5 milliards à partir de 2012, probablement 2,5 actuellement), …
Et c'est encore moins par rapport à un demande excessivement simple à remplir par les impots : fusionner la fiscalisation des revenus mobiliers avec la fiscalisation des rentes et des revenus du travail (ie : supprimer le prélèvement libératoire), ce qui triplerait le total d'imposition de ces revenus.
à Marcantoines
De medicago
Plante cultivée | 04H30 | 01/10/2009 |
je serais curieux de connaître le temps de travail de ceux qui sont protégés par le bouclier fiscal…
Et je souhaiterais faire partie de ceux qui n'étaient pas protégés par ce bouclier…
à Boutauvent
De Annacelia
09H57 | 01/10/2009 |
Bonjour Boutauvent !
C'est précisément ce que je pensais. Vous avez raison sur toute la ligne. J'ai essayé de faire passer cette info lors de la conférence de ce matin mais je n'ai pas réussi à comprendre le fonctionnement, ni le but de cette conférence. La question fondamentale que je me pose aujourd'hui, c'est pourquoi n'y a t-il pas un débat de fond sur ce sujet, pourquoi surtout les Français ne réagissent pas devant l'ampleur des dégâts. Je suis stupéfaite que les JT relayent la présentation du budget de Woerth en nous précisant d'avance un déficit colossal. Et qui va payer les frais ? Les 80% de Français qui se débattent au quotidien pour gagner quelques euros pour leur survie et celle de leur famille ! Comment se fait-il que l'on ne réagisse pas tous ensemble pour manifester une cohérence dans la gouvernance financière de la France. Qu'allons-nous laisser à nos enfants ? Désolée de me poser toutes ces questions et de vous importuner avec toutes ces interrogations mais je cherche un interlocuteur avec lequel un échange constructif peut s'établir. J'ai écumer toute la rue pour trouver les commentaires dans lesquels les questionnements importants se posent mais il y a une telle foule d'informations que je me noie !
Merci pour la réponse, soit la vôtre, soit celle d'un autre riverain.
Cordialement
Annacelia
à Annacelia
De Boutauvent
chômiste | 16H16 | 01/10/2009 |
A votre service…
Mais je ne sais pas trop sur quelle partie de mon propos j'aurais « raison »… (Tout en étant fier de l'ensemble de mon œuvre ! ! ! )
Je ne sais pas, non plus, de quelle conférence il s'agit ? ! ?
Je doute, également, qu'on puisse « manifester tous ensemble » quand nous ne sommes pas si nombreux à nous affirmer comme « anti-productivistes » (que ce soit capitaliste ou non), même chez les sympathisants « écolo ».
à Marcantoines
De yamato
21H02 | 30/09/2009 |
Moui..
La TP finance les collectivités locales.
Les collectivtés locales assurent 73% de l'investissement public en france (totalité dont les établissements et sociétés publiques).
(voir, entre autres, www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/fina)
Cet investissement est très majoritairement affecté en infrastructures et bâtiment, générant donc une activité non délocalisable…donc des emplois.
Chanter à l'envi l'air du gain de compétitivité, c'est un choix. Prétendre que la suppression de la TP peut, à terme, avoir un effet bénéfique sur l'emploi. Je crains que ce ne soit une erreur de jugement.
à Marcantoines
De alaixih
22H59 | 30/09/2009 |
Sauf que la taxe professionnelle sert à payer les dépenses des communes et donc comme leurs besoins sont fixes cela va impliquer directement des hausses d'impôts locaux et donc au final cela voudra dire que cet impôt sera payé par les particuliers….
Et les professions libérales etc verront d'autant augmenter leurs bénéfices…. ( ce ne sera donc pas une mauvaise affaire pour tout le monde ). Mais essentiellement pour les salariés….
à Marcantoines
De Tokani
Oldmole | 23H08 | 30/09/2009 |
On peut discuter longuement du « bouclier fiscal » mais n'est ce pas une erreur économique et psychologique que d'extorquer les contribuables de plus de la moitié de ce qu'ils gagnent et donc…. rapportent à l'économie en dépensant et investissant ? ? ?
Est il très « moral » que 50% des foyers fiscaux ne paie pas un centime d'euro à la solidarité nationale par le biais de l'IR ?
Niches Fiscales ? Quand elles permettent d'éviter le travail au noir ou de faire vivre l'économie ultra marine , ou d'entretenire un patrimoine nationale qui serait vendu à l'étranger ou de freiner l'évasion fiscale , je ne suis pas sûr que la problèmatique soit aussi simpliste….
Supprimons la taxe professionnelle totalement anti économique mais alors contrôlons l'explosion de la fiscalité des collectivités locales qui a dégeneré grâce à la sacro sainte « décentralisation »